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Indice della parità salariale
Fehr Jacqueline · Mit-F · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo socialista
Die Ungleichheit zwischen den Frauen- und Männerlöhnen hält sich hartnäckig; sie ist im letzten Jahr sogar wieder grösser geworden. Die totale Lohnungleichheit, über alles hinweg gesehen, beträgt etwa 24 Prozent; jene Lohnungleichheit, die nicht über biografische Unterschiede wie Eintritt ins Berufsleben, Teilzeitarbeit, Ausbildung usw. erklärt werden kann, beträgt rund 9 Prozent. Diese Lohnungleichheit von 9 Prozent ist verfassungswidrig. Sie ist mit keinem anderen Faktor zu erklären als mit dem Geschlecht. Sie ist nicht zu erklären mit der Ausbildung, mit der Art der Arbeit, mit der Dauer des Erwerbslebens, sondern das ist wirklich das, was übrigbleibt, wenn man all diese Faktoren abzieht.
Diese verfassungswidrige Lohnungleichheit von rund 9 Prozent bedeutet konkret, dass Frauen rund dreissig Tage pro Jahr gratis arbeiten und quasi den ersten Lohn erst am 1. Februar erhalten, dass sie pro Frau und Monat im Durchschnitt rund 700 Franken weniger verdienen; das sind rund 8 Milliarden Franken weniger für alle Frauen in der Schweiz pro Jahr. Das sind auch 800 Millionen Franken weniger Einnahmen für die AHV, die IV und die Erwerbsersatzordnung pro Jahr. 800 Millionen Franken, die den Sozialversicherungen entgehen, 8 Milliarden Franken, die den Haushalten entgehen, weil Frauen weniger verdienen als Männer!
Seit langer Zeit, seit der Verfassungsartikel besteht, sind verschiedene Bestrebungen im Gange, die Lohnungleichheit zu beheben. Bisher hat nichts gegriffen. Den aktuellsten Debatten zufolge wird es auch künftig schwierig sein, hier wirklich griffige Massnahmen zu treffen.
Was auch auffällt, ist Folgendes: Je länger es dauert und je hilfloser insbesondere die Arbeitgeber diesem Problem gegenüberstehen, desto eher wird an der Datengrundlage gezweifelt. Ja, stimmt denn das überhaupt, was das Bundesamt für Statistik berechnet? Stimmen diese Zahlen usw.? Das ist der Hintergrund, vor dem ich einen Lohngleichheitsindex forderte - einen Index, wie wir ihn als Teuerungsindex oder als Konsumentenindex kennen, eine Zahl also, die eine Entwicklung abbildet, die objektiv und von allen Seiten akzeptiert ist, die es uns erlaubt, die Entwicklung im Bereich der Lohnungleichheit auch wirklich nachzuvollziehen. Man kann sagen: Das macht das Bundesamt für Statistik ja jetzt schon. Nur: Diese Zahl wird bestritten, oder sie wird von den Gegnern der Lohngleichheit politisch quasi ausgeschlachtet.
Ein Lohngleichheitsindex kann die Debatte noch einmal versachlichen. Er kann die verschiedenen Akteure noch einmal zusammenzubringen und Folgendes aussagen: Das ist objektiv die Zahl, die Ausgangslage, die wir haben, und jetzt machen wir uns auf den Weg. Ein solcher Lohngleichheitsindex könnte auch die Fortschritte sukzessive nachbilden und damit aufzeigen, welche Massnahmen wirklich zu einem Fortschritt führen und welche nicht.
Die verfassungswidrige Lohnungleichheit kann uns nicht kühl lassen. Sie ist, wie gesagt, verfassungswidrig; das allein würde uns schon zum Handeln auffordern. Sie bedeutet zudem einen Kaufkraftverlust für die Haushalte in der Schweiz. Sie ist eine massive Benachteiligung der Frauen auf dem Arbeitsmarkt. Sie hindert Paare aber auch, ihre Familienorganisation so zu wählen, wie es ihnen entspricht. Sehr viele Familien müssen sich schlicht und einfach den Löhnen entsprechend organisieren.
Aus diesen Gründen bitte ich Sie, das Postulat anzunehmen und den Bundesrat zu beauftragen, einen Bericht zu machen, wie ein solcher Lohngleichheitsindex aufgebaut und umgesetzt werden könnte.
Berset Alain · BR-M · Consiglio federale · Friburgo
La mesure de l'inégalité des salaires fait partie du programme pluriannuel de la statistique fédérale. Le niveau et l'évolution des écarts salariaux entre femmes et hommes sont régulièrement analysés, présentés dans le cadre des publications de l'Office fédéral de la statistique et ces informations sont complétées tous les deux ans par une étude sur le thème spécifique de la discrimination salariale entre les sexes. Une série d'indicateurs mesurant la part discriminatoire - autrement dit la part non expliquée des écarts de rémunération entre les hommes et les femmes - existent depuis 1998.
En règle générale, un indice est quant à lui calculé en référence à une période trimestrielle voire annuelle. Il faut dire ici que la périodicité actuelle de l'enquête suisse sur la structure des salaires, qui est réalisée tous les deux ans, devrait être augmentée. Concrètement, cela nécessiterait la réalisation d'une nouvelle enquête auprès des entreprises. Le Conseil fédéral est d'avis qu'il faut considérer ici le rapport entre l'augmentation de la charge de travail que cela représenterait et l'avantage que le nouveau relevé pourrait procurer en termes de base statistique visant à mesurer les inégalités salariales. Nous sommes d'avis que le travail supplémentaire à réaliser ne permettrait pas d'aboutir à des informations beaucoup plus importantes que celles que nous avons aujourd'hui. Nous savons déjà qu'il existe une inégalité salariale considérable, nous savons déjà qu'elle pose un vrai problème. C'est la raison pour laquelle nous proposons de distinguer la détermination de l'inégalité salariale - qui nous permet de quantifier la réalité - des mesures qui permettent de lutter contre les inégalités salariales, ce qui représente naturellement, de l'avis du Conseil fédéral, le volet sur lequel il faut travailler.
Dans le domaine statistique, des mesures ont déjà été prises par l'OFS pour améliorer la visibilité, pour faciliter l'accès direct aux indicateurs d'égalité des salaires. La prochaine publication sur le thème de la discrimination salariale entre les sexes, qui est préparée en collaboration avec le Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes, sortira vers la fin de l'année et il s'agira des chiffres de 2012.
Ce sont les raisons pour lesquelles le Conseil fédéral vous invite à rejeter le postulat.
Je ne peux manquer ici de mentionner non seulement ce que nous faisons sur le plan statistique, mais aussi ce que nous faisons sur le plan de la lutte réelle contre les inégalités salariales, avec l'objectif posé par le Conseil fédéral d'augmenter le nombre de contrôles réalisés dans les entreprises qui se sont vu adjuger un marché à la suite d'un appel d'offres de la Confédération. Il faut dire que le nombre de ces contrôles est aujourd'hui extrêmement faible et va être multiplié par dix durant les prochaines années. Je rappelle également ici le développement de nouveaux outils de comparaison qui permettent de déceler les discriminations salariales et peut-être d'apporter des réponses, et notamment d'un outil qui ne doit pas servir que pour les grandes entreprises mais aussi pour les entreprises de taille moyenne. C'est un outil qui est actuellement en développement.
J'aimerais néanmoins rappeler le rôle des autorités ou des acteurs publics et parapublics dans notre pays dans la lutte contre la discrimination salariale. Je crois que là aussi un travail pourrait encore être fait.
En vous invitant aussi à différencier le travail statistique d'une part - où nous estimons que les informations sont disponibles -, de la lutte réelle contre les discriminations salariales d'autre part, le Conseil fédéral vous recommande, avec cette argumentation, de rejeter le postulat Fehr Jacqueline.
Votazione
Präsidentin (Markwalder Christa, zweite Vizepräsidentin): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung des Postulates.
Abstimmung - Vote
Für Annahme des Postulates ... 59 Stimmen
Dagegen ... 127 Stimmen
(5 Enthaltungen)