12.3733
Massnahmen zur Unterstützung der Schweizer Weinwirtschaft
Reynard Mathias · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion
Je défends la motion 12.3733 déposée il y a exactement deux ans. Elle a pour but la prise de mesures pour mieux soutenir la viticulture suisse.
En deux ans, la réalité de la viticulture suisse n'a pas fondamentalement changé, ce n'est un secret pour personne. La situation reste difficile pour ce secteur, non seulement - et cela a été dit par l'orateur précédent - parce que le cours du franc est élevé, mais aussi parce que la viticulture de notre pays doit faire face à une concurrence déloyale. En effet, certains vins importés sont vendus à des prix permettant à peine de couvrir les frais de production en Suisse. Alors que la consommation a nettement baissé dans notre pays, l'importation de vins étrangers bon marché est devenue importante, ce qui rend la situation très dure pour la branche.
Face à ce constat, une réaction politique est nécessaire. Cette motion charge donc le Conseil fédéral de prendre des mesures en suivant deux stratégies complémentaires.
1. Il est urgent d'intensifier les mesures de promotion du vin suisse, essentiellement sur le territoire national, mais en renforçant également notre présence à l'étranger afin de faire rayonner l'image de qualité des vins suisses. En effet, depuis quelques années, les vins suisses connaissent une forte concurrence de la part des vins produits dans certains pays voisins très présents dans notre pays du fait d'une stratégie de promotion dotée de moyens conséquents et largement soutenue par les pouvoirs publics desdits pays. Il est de notre devoir de réagir et de ne pas laisser tomber ce secteur. Une promotion plus énergique de nos vins sur le marché intérieur est devenue aujourd'hui une urgence. Les mesures prises dans le cadre de la Politique agricole 2014-2017 n'y répondent que partiellement. Les gros efforts réalisés par les vignerons et encaveurs suisses pour améliorer la qualité de leurs vins méritent aujourd'hui une action politique d'envergure, qui passe par une offensive pour promouvoir nos produits afin de résister à la pression de l'importation.
2. Nous devons agir et fixer certaines conditions aux importations pour garantir une égalité de traitement avec les vignerons suisses.
Dans sa réponse, le Conseil fédéral préfère s'abriter derrière les faibles exigences existantes pour justifier son immobilisme. Nous pensons au contraire que la situation actuelle doit nous conduire à une réaction politique. En effet, depuis des années, les vignerons et encaveurs de notre pays ont adopté une stratégie misant sur l'élévation de la qualité et la limitation des rendements.
Ces efforts se sont montrés payants. Nos vins obtiennent, comme vous le savez, chaque année des résultats excellents dans les concours internationaux.
Toutefois, concrètement, sur le marché, la concurrence de vins étrangers bon marché fait mal à notre production. Il est juste d'être exigeant à l'égard de nos producteurs, évidemment, mais nous devons également l'être à l'égard de l'importation. Les labels dans le domaine écologique et social, évoqués par le Conseil fédéral dans sa réponse, ne sont absolument pas suffisants: ils n'empêchent pas l'importation de vins à des prix ne couvrant même pas les frais de production de nos vignerons, de vins produits sans respect des normes environnementales élémentaires et dans des conditions sociales inacceptables. Cette motion prévoit donc, parallèlement au renforcement de la promotion des vins suisses, d'exiger une certaine éthique de production pour les vins importés.
Parce que la viticulture suisse en a grandement besoin, je vous demande de bien vouloir soutenir cette motion, cosignée par des parlementaires de toutes les appartenances politiques.
Schneider-Ammann Johann N. · BR-M · Bundesrat · Bern
Herr Reynard, der "Weinminister" trinkt nur Schweizer Wein - damit das einmal festgestellt ist.
Der Bundesrat teilt die Meinung, wonach das Image unseres Schweizer Weins im Inland wie auch im Ausland gestärkt werden muss und gestärkt werden kann. Die Branche hat im Rahmen des geltenden Rechts auch finanzielle Möglichkeiten. Es gibt zusätzliche finanzielle Möglichkeiten: Wir haben im Rahmen der Agrarpolitik 2014-2017 Mittel gesprochen, und zwar für die Qualitäts- und die Absatzförderung 56 Millionen Franken im Jahr 2012. Das sind 70 Millionen Franken im Jahr 2017. Von diesen zusätzlichen Mitteln profitiert auch die Schweizer Weinwirtschaft. Ich habe die entsprechenden Zahlen hier vor mir.
Betreffend die aufgeworfenen Richtlinien bezüglich der Weinproduktion gilt das Lebensmittelrecht sowohl für in- wie für ausländische Weine gleichermassen. Bei der Weinherstellung in unserem Land gelten die gleichen Bestimmungen und die gleichen Verfahren wie in der EU. Die ökologischen Aspekte unserer Weinproduktion werden über Direktzahlungen abgegolten, und irgendwelche Verschärfungen der ökologischen oder sozialen Auflagen beim Import würden gegen unsere internationalen Verpflichtungen verstossen. Ich habe das vorhin auch schon bei der Motion Hiltpold 12.3726 in Erinnerung gerufen.
Wo ist der Ausweg? Der Ausweg muss sein: private Initiativen, Labels, Werbung. Das machen die Schweizer Weinproduzenten auch ganz gut. Das kann man natürlich ausdehnen und ausbauen. Und wie gesagt: Man kann auch Unterstützungsmittel bekommen. Ich rufe in Erinnerung, dass es das Label Vinatura gibt, ein Label, das zur Vitiswiss gehört. In dieser Richtung müssen wir suchen, in diese Richtung muss es gehen.
Wie gesagt, der Bundesrat unterstützt grundsätzlich Ihr Anliegen, dass das Image des Schweizer Weins gestärkt werden muss. "Schweizer trinken Schweizer Weine" darf ein Schweizer Minister aber nur sagen, wenn er gleichzeitig sagt, dass Protektionismus nicht das Rezept ist.
Mit diesen paar Bemerkungen bitte ich den Rat, die Motion abzulehnen. Die Weinwirtschaft bitte ich, die Zusammenarbeit mit dem Bundesamt für Landwirtschaft, die ganz vernünftig läuft, weiter zu pflegen.
Bugnon André · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Effectivement, Monsieur le conseiller fédéral, vous avez tout à fait raison: la profession doit se prendre en charge et elle le fait en travaillant beaucoup pour la promotion des vins suisses, notamment par rapport à sa qualité. Vous affirmez que les règles économiques doivent résoudre la problématique. Mais, sur dix consommateurs qui trouvent du vin étranger à 4 francs la bouteille ou du vin suisse vendu au prix de revient de 10 francs la bouteille, combien d'entre eux achèteront du vin suisse à 10 francs la bouteille? C'est là que se situe le véritable problème.
Schneider-Ammann Johann N. · BR-M · Bundesrat · Bern
Ja, Herr Nationalrat Bugnon, ich bin mir völlig bewusst, dass wir in dieser Marktkonstellation Preisunterschiede und damit Preisdiskussionen haben. Deshalb betone ich auch aus Überzeugung, dass es darum gehen muss, dass wir in erster Linie über die Qualität und über das Preis-Leistungs-Verhältnis differenzieren können. Ich bin im Kontakt mit der Weinwirtschaft, Sie wissen das. Ich habe bei diesen Begegnungen - der Verbandspräsident sitzt auch hier - immer wieder gesagt: Wir unterstützen euch, wenn es darum geht, Absatz-, Qualitäts- oder Imageförderung zu betreiben. Ich glaube, die Zusammenarbeit funktioniert so schlecht nicht.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 73 Stimmen
Dagegen ... 83 Stimmen
(32 Enthaltungen)