15.414, 15.415
La Banca nazionale deve garantire anche un elevato grado di occupazione / Il rispetto degli interessi generali del Paese da parte della Banca nazionale svizzera deve comprendere la parità del potere d'acquisto
Intervento procedurale
Antrag der Mehrheit
Den Initiativen keine Folge geben
Antrag der Minderheit
(Pardini, Birrer-Heimo, Jans, Leutenegger Oberholzer, Marra, Schelbert)
Den Initiativen Folge geben
Proposition de la majorité
Ne pas donner suite aux initiatives
Proposition de la minorité
(Pardini, Birrer-Heimo, Jans, Leutenegger Oberholzer, Marra, Schelbert)
Donner suite aux initiatives
Stahl Jürg · 1VP-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Präsident (Stahl Jürg, erster Vizepräsident): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten.
Aebischer Matthias · Mit-M · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo socialista
Meine Initiative fordert, dass die Nationalbank nicht nur die Preisstabilität gewährleisten, sondern auch einen maximalen Beschäftigungsgrad anstreben muss. Diskutiert wurde dieser Schritt schon öfters. Denn wenn man die Pflichtenhefte anderer Nationalbanken weltweit betrachtet, sieht man, dass das Kriterium eines hohen Beschäftigungsgrads fast bei allen irgendwie berücksichtigt wird. Das Thema beschäftigt mich nicht erst, seit ich Politiker bin, sondern hatte mich bereits als Journalist begleitet. Deshalb habe ich diese Initiative auch eingereicht.
Zum letzten Mal grossflächig diskutiert wurde diese Idee rund um die Revision des Nationalbankgesetzes im Jahre 2002. Das war vor vierzehn Jahren. Damals einigte man sich auf einen Kompromiss. Dieser Kompromiss findet sich in Artikel 5 des Bundesgesetzes über die Schweizerische Nationalbank wieder. Gemäss dieser Bestimmung hat die Nationalbank die Preisstabilität zu gewährleisten und trägt dabei der konjunkturellen Entwicklung Rechnung; das ist eben dieser Kompromiss, den ich angesprochen habe.
Heute, vierzehn Jahre später, stellt sich die Frage: Reicht das noch? Haben sich der internationale Finanzmarkt und auch die dazugehörenden Konjunkturzusammenhänge nicht derart verändert, dass eine Anpassung bei den Aufgaben der Nationalbank angebracht wäre? Ich sage Ja und stelle mit meiner Initiative den Antrag, dass die Schweizerische Nationalbank nebst der Preisstabilität in Zukunft explizit Rücksicht auf den Beschäftigungsgrad nehmen muss. Tut sie das nicht, drohen eine Deindustrialisierung und ein massiver Einbruch in verschiedenen Branchen wie etwa in der Metallindustrie oder in der Tourismusbranche. Über die Aufhebung von Firmen oder Filialen in der Schweiz und über den massiven Stellenabbau bei einigen Firmen können wir tagtäglich in den Medien lesen.
Bei der US-Zentralbank, dem Fed, gehört die Rücksichtnahme auf den Beschäftigungsgrad schon längst zum Pflichtenheft. Das ist im Federal Reserve Act notiert. Im Pflichtenheft steht also, dass das Fed nicht nur für die Preisstabilität, sondern eben auch für einen maximalen Beschäftigungsgrad und für eine Steigerung der Produktivität verantwortlich ist. Diese Aufgaben entsprechen den Forderungen meiner parlamentarischen Initiative.
Weshalb ist das heute sinnvoll? Oder anders gefragt: Was hat sich in den letzten zwei Jahrzehnten verändert? Neu ist sicher die enorme Verflechtung der Finanzmärkte weltweit. Kaum eine Krise wird nicht zur globalen Krise. Die "Ansteckungsgefahr" bei Krisen ist sehr gross. Sie wissen alle, dass der Schweizer Finanzmarkt heute stärker von anderen Finanzmärkten abhängig ist denn von der Schweizer Realwirtschaft. Die Finanzmärkte entfernen sich also von der Realwirtschaft.
In den USA ist dieses Phänomen seit Langem bekannt. Die berühmte Phillips-Kurve wird heute nicht mehr angewendet. Das heisst, für die US-Wirtschaft lässt sich in den vergangenen Jahrzehnten kein stabiler Zusammenhang mehr zwischen Arbeitslosigkeit und Inflation feststellen. Die US-Notenbank nimmt explizit Rücksicht auf den Arbeitsmarkt. So erklärte die US-Notenbankchefin Janet Yellen vor gut einem Jahr, sie werde die expansive Geldpolitik so lange weiterführen, bis sich die Lage am Arbeitsmarkt verbessert habe. Bei all ihren Auftritten spricht Yellen vom Arbeitsmarkt, vom Beschäftigungsgrad. Das ist gut so und zeigt, warum die USA bei der Konjunktursteuerung sehr erfolgreich sind.
Ich wage einmal die Prognose, dass die Phillips-Kurve auch hierzulande nur noch mit grossen Fragezeichen angewendet werden darf. Zumindest dürfte sich die Reaktion des Arbeitsmarktes auf die Teuerung massiv verlangsamt haben.
Will man den Beschäftigungsgrad auch hierzulande mit der Geldpolitik ernsthaft berücksichtigen, das heisst, will man der Zunahme der Arbeitslosigkeit etwas entgegensetzen, muss man den Beschäftigungsgrad konkret im Fokus haben. Je stärker man den Beschäftigungsgrad berücksichtigt und je schneller man vor allem auch mit der Geldpolitik auf die Arbeitslosigkeit reagiert, desto besser ist dies für die Gesamtwirtschaft eines Landes - vor allem für ein exportorientiertes Land wie die Schweiz. Die Arbeitslosigkeit muss so tief wie möglich bleiben. Gerade in Bezug auf die Langzeitarbeitslosigkeit ist rasches Handeln etwas vom Zentralsten.
Ich bitte Sie, meinem Änderungsvorschlag zum Bundesgesetz über die Schweizerische Nationalbank zuzustimmen und damit dem hohen Beschäftigungsgrad einen höheren Stellenwert beizumessen. Diese Änderung ist für den Wirtschaftsstandort Schweiz von grösster Bedeutung.
Schwaab Jean Christophe · Mit-M · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo socialista
Au début 2015, la Banque nationale a abandonné le taux de change plancher du franc suisse par rapport à l'euro. Cette décision funeste a été critiquée, non seulement par mon parti, mon groupe politique et moi-même, mais aussi par toute une brochette d'éminents économistes qu'on ne saurait soupçonner de sympathie envers la gauche en général et envers le Parti socialiste en particulier. Parmi eux, feu Andreas Höfert, économiste en chef de l'UBS, Stéphane Garelli de l'IMD, Patrick Artus de Natixis, Peter Bofinger du Sachverständigenrat, Barry Eichengreen de l'Université de Berkeley; il y a aussi Peter Buomberger d'Avenir Suisse ou Bernd Schips du KOF. Tous ont critiqué les conséquences funestes de l'abandon de ce taux plancher.
Lorsqu'elle a abandonné le taux plancher, la Banque nationale s'est donné un nouveau mandat qui n'est pas prévu par la loi sur la Banque nationale suisse: elle s'est donné le mandat d'assainir son propre bilan. S'il n'y avait que cela, nous serions déjà face à un problème institutionnel de taille, mais ce n'est pas que cela. Lorsqu'elle a abandonné le taux plancher, la Banque nationale a généré d'importants problèmes économiques. Elle a détruit des emplois, elle a menacé la place de la Suisse en tant que place industrielle. Une année et demie plus tard, nous ne pouvons que constater les dégâts. L'économie suisse est passée d'une croissance réjouissante à une stagnation inquiétante. La Suisse est passée d'un taux de chômage maîtrisé à une hausse du chômage. La Suisse est passée d'une industrie performante à un risque majeur de désindustrialisation. Les exportations horlogères sont en recul alors que notre horlogerie doit déjà faire face à l'offensive des montres connectées. Près de 42 000 places de travail ont été supprimées ou n'ont pas été créées dans l'industrie - et je ne vous parle pas de la situation de l'industrie touristique. Pourtant le mandat que la Constitution et la loi donnent à la Banque nationale est de servir l'intérêt général du pays. Lorsqu'on considère les conséquences de l'abandon du taux plancher, on ne peut que constater que ce mandat n'a pas été respecté.
Mon initiative parlementaire a pour but de préciser ce mandat pour mieux respecter l'intérêt général du pays en tenant compte de la parité du pouvoir d'achat.
Avec un taux qui respecte la parité du pouvoir d'achat, nous avons un taux de change qui est équitable pour nos entreprises et qui est prévisible non seulement pour nos entreprises, mais aussi pour leurs clients, les premières pouvant planifier leurs coûts de production, les seconds pouvant planifier leurs commandes. Il s'agit de sauvegarder l'emploi et de conserver le savoir-faire industriel de notre pays, qui est et qui doit demeurer une puissance industrielle.
Vous allez me rétorquer que mon initiative pourrait mettre en danger l'indépendance de la Banque nationale, et je pars de l'idée que le rapporteur et la rapporteuse répéteront comme un mantra qu'ils sont attachés à cette indépendance. Or, que signifie l'indépendance? Cela ne signifie en tout cas pas que la politique ne doit pas se mêler de ce que fait la Banque nationale. C'est la politique qui fixe le mandat de la Banque nationale, qui doit donc nous rendre des comptes. Certes, une fois que les objectifs ont été donnés, la politique doit éviter de se mêler de la conduite concrète de la politique monétaire. Cela dit, bien des observateurs ont relevé le fait que lorsqu'elle a abandonné le taux plancher, la Banque nationale "n'avait pas le choix". Mais, au fond, lorsque l'on estime qu'une institution n'a pas le choix de faire quelque chose, est-ce que l'on croit vraiment à son indépendance?
Il faut - et je vous propose de conclure sur cet élément - différencier l'indépendance des objectifs de l'indépendance des moyens. L'indépendance des objectifs est restreinte - la Banque d'Angleterre connaît la même situation: c'est en effet au législateur qu'il revient de fixer le mandat de la Banque nationale en tenant compte des prescriptions de notre Constitution. Or, selon la Constitution, la Banque nationale doit tenir compte de l'intérêt public. Quant à la loi sur la Banque nationale, elle ne précise que l'objectif d'inflation. Il est donc tout à fait possible, pour les pouvoirs publics, de préciser les objectifs de la politique monétaire de la Banque nationale.
En outre, il y a l'indépendance des moyens: une fois que le cadre et les objectifs de la Banque nationale ont été fixés, il faut laisser la Banque nationale libre de conduire sa politique monétaire comme elle l'entend, à savoir de conduire une politique monétaire qui tienne compte de l'intérêt général du pays. Mais, avant cela, il faut fixer un cadre, et nous devons fixer un cadre qui permette à la Banque nationale de mettre sur pied une politique monétaire qui serve réellement l'intérêt général du pays, qui sauvegarde les emplois et qui - je le répète - sauvegarde notre place industrielle.
Je vous remercie de donner suite à mon initiative parlementaire et à celle de mon préopinant.
Pardini Corrado · Mit-M · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo socialista
Ich werde die Minderheitsanträge zu beiden parlamentarischen Initiativen in einem einzigen Votum vertreten.
Die parlamentarischen Initiativen Aebischer Matthias und Schwaab verlangen, dass wir das Mandat der Nationalbank neu definieren. Die parlamentarische Initiative Aebischer Matthias verlangt, dass man neu auch den maximalen Beschäftigungsgrad ins Nationalbankgesetz aufnimmt, und die parlamentarische Initiative Schwaab verlangt, dass man das Gesamtinteresse neu so definiert, dass auch die Kaufkraftparität ein Eckwert ist, den die Nationalbank bei ihrer langfristigen Ausrichtung mit einzubeziehen hat.
Warum ist es wichtig, dass sich das Parlament mit diesen Fragen auseinandersetzt und diese parlamentarischen Initiativen unterstützt? Es ist wichtig, weil sich die Welt verändert hat. Die Rolle der Zentralbanken im internationalen Finanzgeflecht hat sich in den letzten zehn Jahren massiv verändert; das hat Herr Aebischer in seinem Votum erklärt. Die Nationalbanken spielen eine zentrale Rolle; sie tun das nicht nur währungspolitisch, sondern immer mehr auch wirtschaftspolitisch. Man könnte fast sagen, dass wir in der Schweiz mit dem Direktorium der Nationalbank eigentlich ein Schattenwirtschaftsministerium haben, das die Geschicke der Wirtschaft noch stärker lenkt als unser Bundesrat Schneider-Ammann. Mit dem Entscheid der Nationalbank, den Mindestkurs aufzuheben - aus welchen Gründen auch immer, bis heute fehlt nämlich eine ökonomisch und geldpolitisch plausible Erklärung der Nationalbank dafür -, hat die Nationalbank wissentlich Zigtausende Arbeitsplätze aufs Spiel gesetzt. Studien haben ergeben, dass bis heute allein aufgrund dieses Entscheids der Nationalbank rund 42 000 Arbeitsplätze gestrichen worden sind, was heute die Zahlen der Arbeitslosenstatistik nach oben treibt. Das ist allein auf diesen Fehlentscheid der Nationalbank zurückzuführen.
Die Nationalbank verfehlt aber nicht nur die Zielsetzung ihrer Aussage, was die Gesamtinteressen anbelangt, sondern auch ihre Zielsetzung, was die Inflation anbelangt. Sie peilt eine zweiprozentige Inflation an. Seit Jahren verfehlt sie dieses Ziel. Wir haben momentan eine Negativinflation, also faktisch eine Deflation. Auch dort greifen die Massnahmen und Zielsetzungen der Nationalbank nicht. Summa summarum kann man sagen, dass die Nationalbank dem Gesamtinteresse dieses Landes nicht mehr dient, sondern schadet. Wenn die Nationalbank, weil sie ihrer Aufgabe nicht mehr gerecht wird, dem Land schadet, dann ist die Politik gefragt, dann sind wir gefragt, dann ist der Gesetzgeber gefragt.
Von bürgerlicher Seite wird immer wieder das Mantra heruntergebetet, dass die Unabhängigkeit der Nationalbank unantastbar sei. Da hat Kollege Schwaab Ihnen zu Recht gesagt: Unabhängig ist sie in der Umsetzung ihrer Ziele, aber für die gesetzgeberischen Leitplanken ist das Parlament zuständig. Es ist Zeit, dass wir die Leitplanken für die Nationalbank neu definieren, weil die heutigen nicht mehr genügen und die Nationalbank wissentlich unsere starke Wirtschaft, vor allem auch die KMU-Strukturen, aufs Spiel setzt. Eine brummende Wirtschaft hat sie abgewürgt und Arbeitslosigkeit produziert, und mit Negativzinsen stellt sie unsere Altersvorsorge infrage.
In einem solchen Moment ist es zielführend, dass man auf gesetzgeberische Art und Weise die Leitplanken neu festsetzt - zum einen mit der parlamentarischen Initiative Aebischer Matthias, wonach die Nationalbank bei ihren Entscheidungen den Beschäftigungsgrad mit einzubeziehen hat, zum andern mit der parlamentarischen Initiative Schwaab, wonach die Kaufkraftparität mit einzubeziehen ist, weil sie für unsere Exportwirtschaft entscheidend ist.
In diesem Sinn bitte ich Sie, den zwei parlamentarischen Initiativen Folge zu geben.
Amaudruz Céline · Mit-F · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Réunie le 19 janvier 2016, la Commission de l'économie et des redevances du Conseil national a procédé à l'examen des deux initiatives parlementaires déposées le 18 mars 2015, respectivement par nos collègues Matthias Aebischer et Jean Christophe Schwaab.
L'initiative Aebischer Matthias, intitulée "Assigner expressément à la Banque nationale l'objectif d'un taux d'emploi élevé", vise à ce que l'article 5 alinéa 1 de la loi sur la Banque nationale (LBN) relatif aux tâches de la Banque nationale soit modifié de manière à ce que la Banque nationale se voie assigner l'objectif d'un taux d'emploi maximal, en plus de son devoir d'assurer la stabilité des prix. L'initiative Schwaab, intitulée "Le respect des intérêts généraux du pays par la Banque nationale suisse doit inclure la parité du pouvoir d'achat", demande que ce même article de la LBN soit complété de sorte que la Banque nationale garantisse la parité du pouvoir d'achat en plus de la stabilité des prix.
La majorité de la commission considère que le taux d'emploi et la parité du pouvoir d'achat sont implicitement inclus dans le mandat actuel de la Banque nationale, inscrit dans la Constitution et dans la loi, qui charge la Banque nationale de mener une politique monétaire servant l'intérêt général du pays et servant à garantir la stabilité des prix compte tenu de l'évolution conjoncturelle. Si d'autres tâches étaient inscrites dans la loi, l'attention se porterait sur certains secteurs d'activité ou sur certaines régions et non plus sur l'intérêt général de la Suisse.
S'agissant de l'initiative Aebischer Matthias, la majorité de la commission est d'avis que la responsabilité du taux de l'emploi est automatiquement dévolue à la Banque nationale puisqu'elle est inhérente au mandat visant à la stabilisation conjoncturelle. Elle admet qu'un taux d'emploi élevé est un objectif incontesté, mais note que le taux de chômage en Suisse est de toute façon plus bas que dans la plupart des autres pays.
La majorité de la commission constate en outre que la Banque nationale est déjà très active dans ce domaine, que le niveau d'emploi ne dépend pas uniquement de cela mais qu'il relève plutôt du libéralisme, de la politique économique et du droit du travail.
En ce qui concerne l'initiative parlementaire Schwaab, la commission est d'avis que l'introduction d'un objectif visant à stabiliser la parité du pouvoir d'achat dans la loi risquerait fort d'entraîner un gonflement du bilan. Or, ce risque l'emporterait sur les éventuels avantages. La commission estime que la Banque nationale prend déjà en compte, à l'heure actuelle, l'évolution des cours dans sa politique d'intérêts et dans ses interventions sur le marché. Un taux de change artificiel ne pourrait cependant pas être maintenu sur le long terme. De l'avis de la majorité de la commission, l'introduction expresse de nouveaux objectifs limiterait la marge de manoeuvre de la Banque nationale et pourrait mener à des conflits d'intérêts. Une minorité de la commission estime que la Banque nationale a une telle influence en matière de politique économique que le législateur doit fixer plus précisément les conditions-cadres de son activité.
En ce qui concerne l'objectif lié au taux d'emploi dont il est question dans l'initiative parlementaire Aebischer Matthias, la majorité de la commission partage le point vue selon lequel le taux d'emploi est compris dans l'objectif conjoncturel de la loi fédérale sur la Banque nationale suisse. Elle considère cependant que le taux d'emploi est un élément central de l'économie dans son ensemble et qu'il doit être explicitement mentionné. Aux Etats-Unis, par exemple, le taux d'emploi est inscrit dans la loi au même titre que la stabilité des prix. Par conséquent, la situation de l'emploi est l'un des éléments déterminants de la politique monétaire menée par la Réserve fédérale américaine, qui permet aux Etats-Unis de procéder à un pilotage efficace de la conjoncture.
S'agissant de l'objectif visant à inscrire la parité du pouvoir d'achat dans la loi, relatif à l'initiative parlementaire Schwaab, la minorité de la commission relève que l'économie est durement éprouvée par l'importante surévaluation du franc suisse par rapport à l'euro et que la zone euro est cependant essentielle pour la prospérité de la Suisse, notamment pour l'industrie exportatrice et pour le tourisme. Selon la minorité de la commission, l'économie a besoin d'un taux de change stable sur le long terme, c'est pourquoi la parité du pouvoir d'achat devrait faire partie des objectifs mentionnés explicitement dans la loi.
La commission vous propose, par 18 voix contre 6 dans les deux cas, de ne pas donner suite à ces initiatives parlementaires.
Müller Leo · Mit-M · Consiglio nazionale · Lucerna · Gruppo PPD
Die Kommission für Wirtschaft und Abgaben unseres Rates hat die von Nationalrat Matthias Aebischer sowie von Nationalrat Jean Christophe Schwaab eingereichten parlamentarischen Initiativen an ihrer Sitzung vom 19. Januar 2016 behandelt. Sie beantragt Ihnen, jeweils mit 18 zu 6 Stimmen, den beiden Initiativen keine Folge zu geben. Weshalb kommt die Kommission zu diesen Anträgen?
Sie haben es von den Initianten gehört: Die parlamentarische Initiative Aebischer Matthias verlangt, dass in Artikel 5 Absatz 1 des Nationalbankgesetzes der Aufgabenkatalog erweitert wird, und zwar soll neben der Preisstabilität auch das Erreichen eines maximalen Beschäftigungsgrads als Aufgabe definiert werden. Die parlamentarische Initiative Schwaab will, dass ebenfalls in Artikel 5 des Nationalbankgesetzes neben der Preisstabilität auch die Kaufkraftparität enthalten sein soll. Es geht also darum, den Aufgabenkatalog der Schweizerischen Nationalbank um zwei Aufgaben zu erweitern, nämlich um das Erreichen eines maximalen Beschäftigungsgrads und um die Berücksichtigung der Kaufkraftparität.
Die Begründung der Initianten haben Sie gehört. Nun komme ich zur Diskussion in der Kommission: In der Kommission war unbestritten, dass die Schweizerische Nationalbank ihre Unabhängigkeit weiterhin haben und behalten soll. Beide Initiativen wollen daran nicht rütteln, sie wollen aber die Aufgaben der Nationalbank erweitern.
Diskutiert wurde in einem ersten Schritt die heutige Rechtslage. In der Bundesverfassung ist das Ziel der Geld- und Währungspolitik festgelegt; diese muss - so die Bundesverfassung - dem Gesamtinteresse des Landes dienen. Bereits mit dieser Bestimmung müsste die Nationalbank allfällige Zielkonflikte zwischen der Preisstabilität und der konjunkturellen Entwicklung im Sinne des Gesamtinteresses des Landes lösen. Dies heisst, dass in einer Rezession der Konjunkturlage grösseres Gewicht beigemessen wird als in einer Hochkonjunktur. Dagegen muss in einer Hochkonjunkturphase der Bekämpfung der Teuerung ein grösseres Gewicht gegeben werden. Mit der Konjunkturstabilisierung trägt die Nationalbank explizit auch Verantwortung für die Beschäftigungslage. Damit lässt die heutige Gesetzgebung eine Gewichtung der Ziele je nach Konjunkturlage zu.
Die Mehrheit der Kommission ist der Meinung, dass der heutige Auftrag an die Nationalbank genüge. Es bestehe kein Handlungsbedarf, zumal das Gesetz erst vor zwölf Jahren grundlegend revidiert worden sei. Dieses Gesetz erfülle nach wie vor die Anforderungen. Die Mehrheit argumentiert, dass mit dem Vorgeben zu vieler Aufträge an die Nationalbank die Unabhängigkeit formell zwar bestehen bleibe, materiell aber verlorengehen werde. Die Mehrheit der Kommission befürchtet zudem, dass mit der Aufnahme des Ziels der Kaufkraftparität die Bilanz der Schweizerischen Nationalbank massiv aufgebläht würde, und die Risiken einer solchen Bilanzaufblähung wären zu gross. Zudem wird befürchtet, dass ein künstlicher fixer Wechselkurs eingeführt würde, der langfristig nicht zu halten wäre. Für die Mehrheit der Kommission ist es zudem ebenso wichtig, dass die Schweiz Rahmenbedingungen schafft, damit die Unternehmen kompetitiv bleiben; dies sei für die Sicherung der Arbeitsplätze wichtiger als neue Aufgabenstellungen an die Nationalbank.
Die Minderheit der Kommission ist dagegen der Meinung, dass die Schweizerische Nationalbank einen grossen wirtschaftspolitischen Einfluss habe. Deshalb müsse der Gesetzgeber klarer und präziser vorgeben, was die Rahmenbedingungen für das Handeln der Nationalbank seien. Sie ist der Meinung, dass das Beschäftigungsziel für die Gesamtwirtschaft derart wichtig sei, dass dieses explizit im Auftrag erwähnt sein müsse. In Bezug auf die Kaufkraftparität argumentiert die Minderheit, dass die Wirtschaft enorm unter dem starken Franken leide. Der Euroraum sei für die Exportwirtschaft und den Tourismus zentral, und diese würden unter dem starken Franken zu sehr leiden. Die Wirtschaft brauche deshalb eine längerfristige Wechselkursstabilität, und aus diesem Grund solle die Berücksichtigung der Kaufkraftparität explizit als Aufgabe im Nationalbankgesetz festgehalten werden.
Zusammenfassend halte ich fest, dass die Kommission mit 18 zu 6 Stimmen zum Schluss gekommen ist, es sei kein Handlungsbedarf gegeben und das Nationalbankgesetz müsse nicht revidiert werden. In diesem Sinn beantragt Ihnen die Kommission für Wirtschaft und Abgaben unseres Rates, diesen beiden parlamentarischen Initiativen keine Folge zu geben.
Votazione
15.414
Präsidentin (Markwalder Christa, Präsidentin): Die Kommissionsmehrheit beantragt, der Initiative keine Folge zu geben. Eine Minderheit beantragt, der Initiative Folge zu geben.
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben ... 54 Stimmen
Dagegen ... 136 Stimmen
(0 Enthaltungen)
Votazione
15.415
Präsidentin (Markwalder Christa, Präsidentin): Die Kommissionsmehrheit beantragt, der Initiative keine Folge zu geben. Eine Minderheit beantragt, der Initiative Folge zu geben.
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben ... 53 Stimmen
Dagegen ... 136 Stimmen
(1 Enthaltung)