15.443
Maggiore sicurezza. Reintrodurre e rafforzare i controlli alle frontiere
Intervento procedurale
Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben
Antrag der Minderheit
(Golay, Amstutz, Arnold, Clottu, Hurter Thomas, Keller-Inhelder, Salzmann, von Siebenthal, Zuberbühler)
Der Initiative Folge geben
Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition de la minorité
(Golay, Amstutz, Arnold, Clottu, Hurter Thomas, Keller-Inhelder, Salzmann, von Siebenthal, Zuberbühler)
Donner suite à l'initiative
Reimann Lukas · Mit-M · Consiglio nazionale · San Gallo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Der Inhalt der vorliegenden parlamentarischen Initiative ist einfach und klar: Die Schweiz kontrolliert ihre Grenzen eigenständig und systematisch. Das heisst im Klartext nichts anderes, als dass wir zu einem verbesserten System zurückgehen wollen, wie wir es vor dem Schengen-Beitritt hatten. Ob das innerhalb von Schengen geschieht, mit einer Reform, oder mit einem Austritt aus Schengen, lässt die Initiative offen. Aber wir möchten sicherstellen, dass die Grenzen eigenständig und systematisch kontrolliert werden.
Ich habe noch nie so viele abenteuerliche Interpretationen eines Satzes gelesen wie bei dieser Initiative. Da wurden einfach Gründe gesucht, warum man jetzt nicht zustimmen soll. Es wurde lange über den Begriff "systematisch" gestritten. Diesen Begriff habe aber nicht ich erfunden; vielmehr stammt der Begriff aus der Zeit vor Schengen. "Systematisch" heisst "mit System". Das heisst nicht, dass jedes Auto, eines nach dem anderen, kontrolliert wird.
Dann wurde von einigen Leuten gesagt, dass das ganz schlimm sei und die Kündigung von Schengen zur Folge habe, während andere Leute - aus der gleichen Partei - sagten, dass nichts passieren werde und dass man das schon heute machen könne. Wenn wir es schon heute machen können, dann sollten wir es auch tun. Doch davon ist momentan wenig zu spüren.
Warum sind diese Grenzkontrollen und ein funktionierender Grenzschutz so wichtig? Beides ist so wichtig, weil man damit erstens Kriminalität bekämpfen kann. Die grenzüberschreitende Kriminalität hat ganz klar zugenommen, seit die Grenzen weniger kontrolliert werden. Es ist zweitens wichtig aufgrund des Asylwesens; hierzu gibt es die eindrücklichsten Beispiele. Wohl die Mehrheit der europäischen Staaten hat wieder Grenzkontrollen eingeführt. Es ist drittens auch bezüglich der Frage wichtig, ob ein Land eigenständig und unabhängig ist. Die Schweiz möchte selber entscheiden können, wo und wie sie die Grenze kontrolliert.
Vor der Abstimmung zum Schengen-Beitritt wurde der Schweiz versprochen, man werde mehr Sicherheit und weniger Migration bekommen. Das Ergebnis ist heute das Gegenteil: weniger Sicherheit und mehr Migration. Das Versprechen, das die EU abgab - die Grenzen würden noch viel dichter und noch viel sicherer kontrolliert, als es die Schweiz zuvor tat -, ist bis heute nicht eingelöst worden. Ich erinnere mich gut an das damalige Komitee rund um Jo Lang und die Linken, die auch gegen Schengen waren, die dachten, die EU werde funktionieren und werde das machen. Sie waren dagegen, weil sie befürchteten, man würde sich zu sehr abschotten. Das hat aber nicht funktioniert. Diese Grenze ist löchrig. Man kann da nach wie vor mit geringer oder gar ohne Bezahlung einfach herüberspazieren. Da brauchen wir jetzt und nicht erst in fünf, sechs Jahren Massnahmen. Es sollte innerhalb des Gemischten Schengen-Ausschusses verhandelt werden, dass man etwas wie systematische Grenzkontrollen machen kann. Wenn das nicht funktioniert, dann ist dieses Abkommen eben zu kündigen.
Sehr gespannt bin ich auf das Votum des Kommissionssprechers. Er ist sehr oft vor und jetzt auch noch nach den Wahlen aufgetreten mit dem Versprechen, er werde sich für einen besseren Grenzschutz einsetzen. Kürzlich, bei einer grossen Veranstaltung im Rheintal, sagten Herr Noth und die Grenzwächter, jeder Grenzwächter mehr bedeute auch mehr Sicherheit. Ich habe die Abstimmungen - wir hatten schon einige zu diesem Thema - sehr genau verfolgt. Der Kommissionssprecher hat bisher noch nie mitgeholfen. Ich hoffe, dass er uns dann in seinem Votum die Lösung geben kann, da wir uns ja im Ziel einig sind.
Wenn Sie aber Nägel mit Köpfen machen wollen und nicht auf ganz viele Berichte warten möchten, dann haben Sie heute die Chance, etwas zu ändern. Mit meiner parlamentarischen Initiative wird das passieren. Ich danke für die Zustimmung!
Golay Roger · Mit-M · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
L'initiative parlementaire Reimann Lukas a pour but de modifier l'article 57 de la Constitution. Son auteur souhaite ajouter un alinéa 3 qui prévoit: "La Suisse contrôle ses frontières de manière autonome et systématique."
Cette initiative parlementaire a tout son sens. En effet, depuis l'entrée de la Suisse dans l'espace Schengen, nous constatons que notre sécurité n'est pas ce qu'elle doit être et que le contrôle de l'immigration ne répond pas à ce à quoi nous pouvions nous attendre. En quelque sorte, l'accord de Schengen a été une simple illusion qui nous a fait croire que des conditions de sécurité optimales étaient remplies. Aujourd'hui, le rêve d'une Europe forte et sécurisée s'est éteint. Il faut se rendre à l'évidence: la crise migratoire que traverse notre continent a démontré les limites de ce système de protection des frontières. Le nier relève de l'irresponsabilité la plus totale.
Pour sa protection, la Suisse doit d'abord compter sur elle-même et ne pas dépendre uniquement de ses voisins, ceux qui peinent déjà à assurer la sécurité de leur propre territoire en raison de frontières extérieures à l'espace Schengen trop perméables. Nous ne pouvons pas espérer un changement rapide de cette situation catastrophique. En somme, nous pouvons le dire: Schengen, dans la configuration présente, est un échec total.
Actuellement, huit pays membres de Schengen ont également constaté les défaillances de ce système de sécurité européen et ont réintroduit sans autre des contrôles systématiques à leurs frontières intérieures. Malheureusement, certains élus de notre pays, par leur naïveté, croient toujours aux prétendus bienfaits du système Schengen. Au contraire, nous devons prendre conscience que la réalité des flux migratoires risque de nous atteindre fortement et mettre ainsi en danger la cohésion nationale en affaiblissant gravement notre système social.
Même à l'étranger, on ne croit plus en ce système de sécurité. Pour preuve, le professeur de la prestigieuse Université Paris-Sorbonne, Gérard-François Dumont, géographe spécialiste de l'Europe, estime que, sur le volet sécuritaire, cela fait longtemps que Schengen est mort. Le Parlement ne doit pas se contenter d'être le spectateur d'une crise qui nous échappe, mais doit reprendre un rôle d'acteur, ce qui requiert d'assumer ses responsabilités pour préserver l'unité de notre pays.
Malgré les compétences et les qualités du Corps des gardes-frontière, les effectifs ne sont pas suffisants pour assurer la protection souhaitée par nos concitoyens. L'augmentation des moyens à donner pour y parvenir peut se réaliser sous différentes formes: en augmentant drastiquement l'effectif du Corps des gardes-frontière et/ou en demandant l'appui subsidiaire de l'armée; ceci reste un choix politique. Toutefois, devant le risque que la situation dégénère encore davantage, nous devons prendre les mesures adéquates. Il convient donc, dans un premier temps, de légiférer en complétant la Constitution par l'ajout de la disposition stipulant que la Suisse doit disposer d'un contrôle autonome et systématique de ses frontières. En effet, nous devons lancer à la population un signal fort indiquant que notre pays n'est pas un self-service pour les criminels qui s'en donnent à coeur joie sur notre territoire, mais aussi que notre esprit humanitaire et d'accueil envers les migrants n'est pas illimité.
Aussi, les dangers liés au terrorisme qui peut frapper dans nos villes devraient suffire à nous conduire à approuver l'initiative parlementaire Reimann Lukas et les dispositions qu'elle contient. Ne pas le faire, c'est mettre en danger notre population face à ces nouvelles menaces. Ne nous comportons pas comme des doux rêveurs croyant que les frontières ne sont plus nécessaires à notre époque. Au contraire, elles sont là pour nous protéger d'un monde devenu de plus en plus instable et imprévisible. D'autres pays l'ont compris; nous aussi nous devons prendre nos responsabilités, afin de préserver la Suisse d'un danger majeur.
En plus, un élément primoridal qui devrait nous inciter à soutenir cette initiative parlementaire est apparu dans le courant du mois de mai 2016. Il s'agit du sondage de l'institut MIS Trend, publié par "L'Hebdo", qui indique que 70 pour cent des Suisses veulent des contrôles systématiques aux frontières. Vous l'avez bien entendu: 70 pour cent des Suisses seraient actuellement prêts à soutenir l'initiative parlementaire Reimann Lukas. Dès lors, répondons aux attentes de nos concitoyens.
Pour ces motifs, je vous demande, au nom de la minorité de la commission, de donner suite à cette initiative parlementaire.
Sommaruga Carlo · Mit-M · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo socialista
Nous traitons aujourd'hui l'initiative parlementaire Reimann Lukas 15.443, "Renforcement de la sécurité. Réintroduire et intensifier les contrôles aux frontières". Cette initiative parlementaire ne prévoit rien de moins que de modifier la Constitution, en la complétant par une disposition prévoyant que la Suisse contrôle ses frontières de manière autonome et systématique. C'est l'une des nombreuses interventions parlementaires sur la problématique du contrôle aux frontières que la Commission de la politique de sécurité a eu à traiter et aura encore à traiter compte tenu de l'évolution de la situation concernant l'arrivée de réfugiés venant de Syrie et d'autres régions du monde en crise et compte tenu des demandes qui émanent des cantons, notamment les cantons frontière.
En date du 26 janvier 2016, la commission a décidé, par 16 voix contre 9, de vous proposer de ne pas donner suite à cette initiative parlementaire. Une minorité de la commission propose d'y donner suite. Toutefois, la majorité de la commission est certainement préoccupée par la manière de mieux gérer les situations critiques aux frontières en cas de fort afflux de réfugiés. Elle est également préoccupée par la sécurité générale. Ces préoccupations ne sont pas seulement l'apanage d'un groupe parlementaire. Marquant sa préoccupation, la Commission de la politique de sécurité a décidé, le jour même du refus, de donner suite à l'initiative consistant à demander au Conseil fédéral un rapport portant sur le rôle et les effectifs du Corps des gardes-frontière. Cela devait être un rapport court et rapide. Il a déjà été livré le 25 mai 2016 par le Conseil fédéral. Le rapport montre comment la question des gardes-frontière a été gérée et sera gérée à l'avenir afin de pouvoir assurer plus de sécurité et de garantir une présence aux frontières. Cependant, il y est aussi rappelé ce que sont les tâches des gardes-frontière et le fait que celles-ci ne se limitent pas à la seule surveillance de la frontière.
Pour la majorité de la commission, donner suite à l'initiative conduirait à dénoncer les accords d'association à Schengen/Dublin, ce qui n'est pas souhaité pour des raisons majeures. Premièrement, pour une raison politique. La majorité de la commission estime qu'il n'y a pas lieu aujourd'hui de péjorer nos relations avec l'Union européenne, mais bien au contraire de les stabiliser. Les débats que nous avons eus sur d'autres thèmes européens ces derniers jours montrent que cette position est partagée par notre conseil.
Deuxièmement, pour une raison économique. Un contrôle systématique aux frontières, c'est ce que vise l'initiative, est un non-sens, car cela va à l'encontre du développement économique et constitue une entrave importante aux flux des marchandises et des personnes vers les régions voisines, qui sont nos principaux partenaires économiques.
Troisièmement, la majorité de la commission a estimé que le fait de remettre en question le système Schengen équivaut à remettre en question la participation au système d'information SIS qui permet aux polices cantonales et à Fedpol de poursuivre beaucoup plus efficacement la criminalité transfrontalière. Contrairement à ce qu'affirme l'auteur de l'initiative, ce système permet de combattre efficacement la criminalité transfrontalière.
La majorité de la commission relève aussi que, par le passé, il n'a jamais été question de garantir une sécurité absolue en Suisse. Ce n'était pas le cas avant Schengen et cela ne l'est pas non plus après l'entrée en vigueur de la réglementation Schengen.
Cela ne sera pas différent avec un article constitutionnel qui prévoit un contrôle systématique aux frontières. Il serait erroné de concentrer tous les efforts aux frontières alors même que le Corps des gardes-frontière pourrait être utilisé de manière beaucoup plus intelligente et efficace.
La majorité de la commission a estimé que l'auteur de l'initiative n'était pas du tout clair avec sa notion de contrôle systématique. Son texte prévoit des contrôles continus et sans faille, ce qui est irréalisable, mais dans le cadre de ses déclarations en commission, il a changé de version en disant qu'il s'agissait de "systématique" au sens d'un système. Aujourd'hui, les gardes-frontière surveillent la frontière non pas de manière désordonnée mais à l'aide d'un système. Cela est donc déjà en place; son initiative parlementaire est par conséquent inutile. On ne va pas faire de bureaucratie parlementaire pour confirmer quelque chose qui existe déjà.
Dans les faits, comme cela ressort du rapport du Conseil fédéral déposé le 25 mai dernier, grâce à l'augmentation de l'effectif du Corps des gardes-frontière depuis 2003, les contrôles sont aujourd'hui aussi denses et même plus efficaces qu'avant l'entrée en vigueur de l'accord de Schengen.
Une minorité de la commission, comme je l'ai dit, continue à penser qu'une telle initiative ne mettrait pas en danger l'accord de Schengen et qu'il n'y aurait pas besoin de le dénoncer. La majorité de la commission estime le contraire.
Je vous prie donc de suivre la majorité de la commission qui a décidé de ne pas donner suite à cette initiative parlementaire; cette décision a été prise par 16 voix contre 9.
Müller Walter · Mit-M · Consiglio nazionale · San Gallo · Gruppo liberale radicale
Der Initiant hat vorhin erklärt, er sei gespannt auf mein Votum. Ich vertrete hier die Kommission und nicht meine persönliche Meinung. Das ist mein Job. So viel kann ich trotzdem sagen: Ich bin natürlich für eine starke Grenzwacht, ich habe das auch immer unterstützt. Es besteht aber ein Unterschied zwischen der Verstärkung der Grenzwacht und der Forderung nach systematischer Kontrolle, die wir übrigens gar nie hatten.
Zu den Erwägungen der Kommission: Bei einer Umsetzung der parlamentarischen Initiative müsste aus Sicht der Kommissionsmehrheit letztlich das Schengen-Abkommen gekündigt werden, was eine starke Behinderung der Wirtschaftsströme nach sich ziehen würde. Ebenso müsste auf den Zugang zum Schengener Informationssystem verzichtet werden, was die Schweizer Sicherheitslage erheblich beeinträchtigen würde. Die Kommissionsmehrheit betont, dass es zu keinem Zeitpunkt - und das möchte ich nachdrücklich betonen: zu keinem Zeitpunkt, auch nicht vor Inkrafttreten des Abkommens - eine hundertprozentige Sicherheit gegeben hat, vor allem nicht eine hundertprozentige Kontrolle. Die Kontrolle hat sich immer etwa auf 1 bis 2 Prozent beschränkt. Man kann nicht sagen, man hätte vorher hundert Prozent kontrolliert und kontrolliere nun nur noch lückenhaft. Das stimmt natürlich nicht. Diese hundertprozentige Kontrolle könnte also auch nicht durch eine Umsetzung der parlamentarischen Initiative erreicht werden.
Weiter führt die Kommissionsmehrheit an, dass der Begriff "systematisch" unklar definiert sei. Eine systematische Grenzkontrolle im Sinne einer lückenlosen und andauernden Grenzkontrolle sei technisch nicht durchführbar. Sollte es sich dabei lediglich um eine Kontrolle mit System handeln, dann werde eine solche bereits heute durchgeführt. Zudem könnten dank des seit 2003 erhöhten Bestandes des Grenzwachtkorps mindestens die gleiche Kontrolldichte und eine höhere Trefferquote erreicht werden als vor dem Inkrafttreten des Schengener Abkommens. Bei Bedarf kann die Schweiz die Kontrolldichte zudem eigenständig weiter erhöhen, da sie nicht in der EU-Zollunion ist. Das ist ein ganz wesentlicher Unterschied zu den anderen Unterzeichnern des Schengener Abkommens. Wir haben die Möglichkeit, im Rahmen der Warenkontrollen am Zoll auch Personenkontrollen zu machen. Das ist unsere privilegierte Situation.
Die Minderheit fordert angesichts der zunehmenden Sicherheitsdefizite deutlich mehr Grenzkontrollen, analog zu anderen Ländern des Schengen-Verbundes. In jüngster Zeit hätten sich die EU-Grenzen als zu durchlässig erwiesen. Insbesondere in Grenzgebieten sei es zu einem drastischen Anstieg von kriminellen Vorfällen bzw. bei der Einbruchskriminalität gekommen, die es unbedingt zu unterbinden gelte. Aus Sicht der Minderheit hätte die Einführung von systematischen Grenzkontrollen keineswegs die Kündigung des Schengen-Abkommens zur Folge. Vielmehr könne dadurch der Gefährdung der inneren Sicherheit adäquat begegnet werden.
Der Antrag der Mehrheit der Kommission lautet - sie hat das mit 16 zu 9 Stimmen beschlossen -, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben.
Keller Peter · Mit-M · Consiglio nazionale · Nidvaldo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Herr Kollege Müller, Sie haben gesagt, systematische Grenzkontrollen müssten zu einer Kündigung von Schengen/Dublin führen. Tatsächlich ist es so, dass Nachbarstaaten wie Frankreich, Österreich, Deutschland und auch skandinavische Staaten systematische Grenzkontrollen durchführen. Wie erklären Sie sich diesen Widerspruch?
Müller Walter · Mit-M · Consiglio nazionale · San Gallo · Gruppo liberale radicale
Erstens gibt es dort überhaupt keine systematischen Grenzkontrollen; diese Länder haben verdichtete Grenzkontrollen gemacht. Zweitens muss ich Ihnen sagen, dass wir eine solche Systematik auch in der Schweiz nie hatten. Drittens haben wir immer mehr Grenzwächter gefordert. Ich sage Ihnen einfach eines: Dafür muss man auch die Mittel bereitstellen, und da müssen Sie bei Ihrer Fraktion noch Überzeugungsarbeit leisten.
Reimann Lukas · Mit-M · Consiglio nazionale · San Gallo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Lieber Herr Kollege, wenn ich Ihrer Logik folge, dass die Schleierfahndung mehr Sicherheit bringt als ein Mann an der Grenze, dann müssen wir beim Sicherheitsdienst hier im Bundeshaus also alle Wachleute am Eingang wegnehmen, und die kontrollieren dann stichprobenweise die Gäste hier im Haus. Sind Sie da auch der Meinung, dass das mehr Sicherheit bringen würde als die Leute, die am Eingang jeden kontrollieren?
Müller Walter · Mit-M · Consiglio nazionale · San Gallo · Gruppo liberale radicale
Lieber Kollege Reimann, Sie haben nicht zugehört. Ich habe klar und deutlich und auf Deutsch gesagt, dass wir in einer privilegierten Situation sind. Wir können im Rahmen der Warenkontrollen auch Personenkontrollen machen. Das ist unser Privileg. Und zudem haben wir den Zugang zum Schengener Informationssystem, das nach Aussagen von Fachleuten sehr erfolgreich ist. Ich muss Ihnen Folgendes sagen: Wenn wir investieren, dann müssen wir ins Personal investieren, wir müssen in die Infrastruktur investieren, und wir müssen in den IT-Bereich investieren. Sie können unsere Fraktionsmotion (15.3901) unterstützen, dann bekommen Sie das alles.
Matter Thomas · Mit-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Herr Kollege Müller, vor Schengen und Dublin wurden pro Jahr dreimal so viele Grenzübertritte registriert wie 2015. Es scheint mir nicht, dass die Kontrolle, die wir heute haben, wirklich funktioniert. Können Sie mir das bestätigen?
Müller Walter · Mit-M · Consiglio nazionale · San Gallo · Gruppo liberale radicale
Nein, ich kann Ihnen das nicht bestätigen. Ich kenne die Zahlen nicht, aber ich werde das selber gerne nachprüfen.
Herzog Verena · Mit-F · Consiglio nazionale · Turgovia · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Sind Sie nicht auch der Meinung, dass Leute des Grenzwachtkorps enorm geschulte Augen und Menschenkenntnisse haben und dass auch unsere Sicherheit umso mehr steigt, je mehr Kontrollen durchgeführt werden?
Müller Walter · Mit-M · Consiglio nazionale · San Gallo · Gruppo liberale radicale
Da haben wir einen Unterschied, Frau Herzog. Allerdings muss ich jetzt aufpassen, dass ich nicht meine persönliche Meinung vertrete. Ich vertrete hier die Meinung der Kommission, und das ist meine Aufgabe. Ich kann gerne zugeben, dass ich persönlich für die Verstärkung der Grenzwacht, für mehr Personal bin - ich sage es nochmals deutlich -, für mehr Investitionen in die Infrastruktur, für mehr Investitionen im IT-Bereich. Das alles fordern wir, das alles unterstützen wir.
Aber ich sage es nochmals, und hören Sie bitte zu: Es ist etwas anderes, wenn Sie hier systematische Kontrollen fordern, die wir nie hatten, die wir auch vor Schengen nie hatten. Da besteht eine Differenz. Aber das nächste Mal, wenn es mehr finanzielle Mittel braucht, bitte ich Sie aus der SVP, dann auch zuzustimmen. Bis anhin war das leider nicht der Fall. Sie haben wohl mehr Grenzwächter gefordert, aber wenn es darum ging, durch die Finanzkommission die finanziellen Mittel zu sichern, war es leider in aller Regel nicht der Fall.
Zuberbühler David · Mit-M · Consiglio nazionale · Appenzello Esterno · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Herr Nationalratskollege, vor ziemlich genau einem Jahr hat der G-7-Gipfel auf Schloss Elmau im Bundesland Bayern stattgefunden. Die Bundesrepublik Deutschland hat während etwa drei Wochen Grenzkontrollen durchgeführt. Die erste Bilanz hat mich ziemlich erstaunt: Es wurden 360 000 Personen überprüft, und dabei wurden 135 per Haftbefehl gesuchte Personen verhaftet und 10 500 Verstösse gegen das Aufenthaltsgesetz festgestellt. Was sagen Sie dazu?
Müller Walter · Mit-M · Consiglio nazionale · San Gallo · Gruppo liberale radicale
Natürlich gibt es diese Unterschiede, wenn die Grenzkontrolle von null auf hundert hochgefahren wird.
Brunner Toni · Mit-M · Consiglio nazionale · San Gallo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Herr Müller, vor zwei Wochen haben die FDP/die Liberalen eine Pressekonferenz gegeben. Dabei hat man gesagt, man sei für die Wiedereinführung von Grenzkontrollen. Was gilt nun?
Müller Walter · Mit-M · Consiglio nazionale · San Gallo · Gruppo liberale radicale
Ich weiss nicht, wo Sie das gelesen haben. Wir sind für die Verstärkung der Grenzwacht. Ich muss es wohl fünfmal sagen, jeder will eine eigene Antwort: Wir sind für die Stärkung der Infrastruktur, wir sind für die Stärkung des IT-Bereichs, dann haben wir mehr Effizienz. Mit mehr Personal, mit mehr Investitionen in diesem Bereich haben wir eine gute Grundlage, dann können wir sehr viel erledigen. Das wollen wir, das unterstützen wir. Und damit, so glaube ich, treffen wir auch das Ziel der Mehrheit. Ich sage es nochmals: Die Sicherheit braucht Finanzen. Wir unterstützen das. Bitte helfen Sie dann auch mit, wenn es um die Finanzen geht.
Vogt Hans-Ueli · Mit-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Herr Udo di Fabio, ein früherer Richter am deutschen Bundesverfassungsgericht, sagte wörtlich: "Die Verfassung setzt die Beherrschbarkeit der Staatsgrenzen und die Kontrolle über die auf dem Staatsgebiet befindlichen Personen voraus." Nur dies sei mit dem Konzept eines souveränen Staates zu vereinbaren. Herr Kollege Walter Müller, wie können Sie sagen, die Schweiz sei ein souveräner Staat, wenn Sie dieser parlamentarischen Initiative keine Folge geben, angesichts dieser Aussage eines deutschen Verfassungsrichters?
Müller Walter · Mit-M · Consiglio nazionale · San Gallo · Gruppo liberale radicale
Sind Sie der Meinung, die Schweiz beherrsche ihre Grenzen nicht?
Rösti Albert · Mit-M · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Geschätzter Herr Kollege Müller, ich stosse nach Toni Brunner noch nach. Ihre Parteipräsidentin hat in der "Basler Zeitung" klar deklariert, dass sie für Grenzkontrollen einsteht. Müsste man dann nicht dieser parlamentarischen Initiative Folge geben?
Müller Walter · Mit-M · Consiglio nazionale · San Gallo · Gruppo liberale radicale
Offensichtlich will auch der Präsident der SVP noch die gleiche Antwort hören: Wir sind für die Grenzwacht, wir sind für die Verstärkung, wir sind für Investitionen - und bitte, Herr Rösti, streuen Sie jetzt nicht Sand in die Augen, und verfolgen Sie nicht eine Verschleierungsstrategie. Das schätze ich gar nicht. Wir sollten zu den Fakten stehen. Bitte stehen Sie zur Finanzierung dieser Massnahmen zur Sicherheit. Bis jetzt - ich sage es noch einmal in aller Deutlichkeit - war das leider nicht der Fall. Aus Ihrer Delegation in der Finanzkommission kam in aller Regel Widerstand gegen Investitionen im Personalbereich. Ich habe schon einmal gedroht, dass wir die Motion Fehr nicht mehr unterstützen werden. Man kann nicht Schaufensterpolitik machen und auf der einen Seite sagen, dass man eine hundertprozentige Grenzkontrolle will, und sich auf der anderen Seite brüsten und sagen: "Wir sind fürs Sparen und geben das Geld nicht aus." Diese Politik geht leider nicht auf, Herr Kollege Rösti.
Glarner Andreas · Mit-M · Consiglio nazionale · Argovia · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Wir müssen darauf beharren: Sie können nicht an der Pressekonferenz in Anwesenheit Ihres vorherigen Präsidenten etwas erzählen lassen und das dann hier wieder bekämpfen. Ich frage Sie also: Was ist der Unterschied zwischen dem, was Sie an der Pressekonferenz gefordert haben, und dem, was Sie hier fordern? Sehen Sie den Unterschied, oder sehen Sie ihn nicht?
Müller Walter · Mit-M · Consiglio nazionale · San Gallo · Gruppo liberale radicale
Ich sehe den Unterschied. Was Sie fordern, heisst eigentlich: Schengen kündigen. Das wollen wir nicht, im Interesse der Wirtschaft, im Interesse der Sicherheit. Aber es ist das, was Sie jetzt wollen - ich sag's mit aller Deutlichkeit!
Sie können systematische Kontrollen im Rahmen des Schengener Abkommens durchführen. Vielleicht können Sie sich erinnern: Wir haben ja beschlossen, dass wir in ausserordentlichen Situationen, wenn also Staaten wie Italien ihren Job nicht mehr wahrnehmen, temporär diese Kontrollen wieder vollständig einführen könnten, obwohl das eigentlich nicht viel mehr Aktivitäten auslösen würde.
Sie wollen Schengen kündigen. Dann sagen Sie es doch: Sie wollen kündigen! Dann diskutieren wir über die Kündigung von Schengen. Dann haben wir auch kein Schengener Informationssystem mehr, dann haben wir keinen Zugriff auf diese Daten mehr. Sie müssen einfach offen deklarieren: "Wir wollen kündigen." Okay, dann diskutieren wir über diese Frage.
Votazione
Präsidentin (Markwalder Christa, Präsidentin): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten. Die Mehrheit der Kommission beantragt, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben. Eine Minderheit Golay beantragt, ihr Folge zu geben.
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben ... 70 Stimmen
Dagegen ... 110 Stimmen
(4 Enthaltungen)