Lexipedia
HomeNewsEsploraRepertorio
Condizioni d’usoPrivacyAssistenza
Accedi

Garantire un aiuto alimentare immediato in Siria

37889 · Bollettino ufficiale

Del 13 set 2016

https://lexipedia.io/it/docs/ch/ab-bo-bu/37889/it/garantire-un-aiuto-alimentare-immediato-in-siria

Consultato il 13 set 2026

  1. Documenti
  2. Confederazione
  3. Bollettino ufficiale
Fonte

Oggetto parlamentare: Garantire un aiuto alimentare immediato in Siria (14.4086)

14.4086

Garantire un aiuto alimentare immediato in Siria

Markwalder Christa · P-F · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo liberale radicale

Präsidentin (Markwalder Christa, Präsidentin): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.

Amstutz Adrian · Mit-M · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Ich weiss, unsere Motion 14.4086, "Sofort-Lebensmittelhilfe für Syrien sicherstellen", ist zeitlich überholt. Aber das Problem ist ungelöst. Die Verweigerung der zeitgerechten Behandlung dieses wichtigen Vorstosses in diesem Rat ist ein Skandal - ein Skandal! Wenn der Bundesrat in der Stellungnahme schreibt, das Problem sei aufgenommen worden, man habe sich mit 4 Millionen Franken über einen Nachtragskredit an dieser Übung beteiligt, dann finde ich das schäbig, es ist schäbig.

Ich kann Ihnen auch sagen, wieso das so ist: Ich war zur gleichen Zeit in Libanon in einem Flüchtlingslager. Die menschenunwürdigen Zustände in diesem Lager schreien zum Himmel. Und was machen wir zeitgleich in unserem Land? Wir blähen eine Asylindustrie auf für mittlerweile - im laufenden Jahr - etwa zwei Milliarden Franken und vergessen die Leute, die das Geld nicht haben, um die Mafia mit ihren kriminellen Schlepperbanden zu bezahlen, damit sie die Lager verlassen können. Das ist nicht humanitär, das ist scheinhuman und verwerflich dazu.

Ich kann Ihnen schon sagen, wie das dort aussieht: In den Flüchtlingslagern in Libanon haben die Leute weder Zelte, die den Namen verdienen, noch haben sie Sanitäranlagen, die den Namen verdienen, noch haben sie eine Betreuung, die den Namen verdient. Die Leute vegetieren dahin. Ein Mädchen im Rollstuhl, etwa zehn Jahre alt, bewegt sich durch 10, 15 Zentimeter tiefen Schlamm, wenn es regnet. Schlamm! Und was macht unsere Regierung? Unter dem Titel "Wir nehmen aus Syrien besonders verletzliche Personen auf" holt sie eine Ärztefamilie aus einer intakten Wohnung in Beirut, dies unter Zuhilfenahme von "10 vor 10" - und es gibt zwei Abendsendungen daraus. Es ist - excusez-moi - zum Kotzen! Ich kann es nicht schöner sagen, es ist zum Kotzen, was da geschieht.

Wir täten gut daran, jetzt endlich einmal hinzuschauen und die Mittel dort einzusetzen, wo sie hingehören, nämlich in die umliegenden Länder von Syrien und nicht in die Asylindustrie, zumal jetzt nämlich keine Syrer kommen, praktisch keine. Es kommen Leute - ich habe die aktuelle Liste - aus Nigeria, Eritrea, Gambia, Sudan, Côte d'Ivoire, Guinea, Senegal, Somalia und Mali. Sie kommen nicht aus Syrien, wie uns jeden Abend im Fernsehen weisgemacht wird. Das muss jetzt aufhören.

Ich bitte Sie, Herr Minister, mit Ihren Geldern, die Sie zur Verfügung haben - es braucht nämlich nicht mehr Geld -, den Fokus jetzt auf diese Länder zu richten und dort zu helfen, wo es brennt, und nicht anderswo.

Ich ziehe den Vorstoss zurück. Er ist überholt, aber das Problem ist ungelöst.

Burkhalter Didier · BR-M · Consiglio federale · Neuchâtel

Je suis un peu surpris de votre ton, Monsieur le conseiller national. Je crois au contraire que la Suisse et les Suisses n'ont pas à avoir honte de ce qu'ils font pour aider les pauvres personnes qui sont victimes de la guerre depuis des années en Syrie et dans les pays voisins.

J'ai rencontré des gens aussi bien au Liban qu'en Jordanie. Je suis allé les voir et cela ne se passe pas comme vous le dites. Vous mélangez tout! Vous mélangez les gens qui arrivent en Suisse avec les réfugiés syriens et les personnes déplacées en Syrie, qui sont des millions de personnes. Au total, je crois qu'il y a entre 11 et 12 millions de personnes déplacées. La plupart sont dans la région et elles veulent y rester.

Je suis allé en Jordanie il y a déjà quelques mois et j'y ai rencontré des gens, entre autres de jeunes familles, dont les enfants étaient nés pour partie durant la guerre et pour partie dans les camps de réfugiés. Tous m'ont dit qu'ils voulaient rentrer dans leur pays, qu'ils n'avaient pas envie d'aller plus loin, qu'ils ne souhaitaient pas prendre tous les risques de ce voyage qui mène parfois à la mort, pour essayer de trouver un paradis quelque part en Europe. Les réfugiés syriens et les personnes déplacées aimeraient retrouver une Syrie dans laquelle ils puissent vivre. C'est ce qu'ils veulent pour la plupart.

Alors, que fait la Suisse? Je ne sais pas pourquoi vous vous énervez comme cela, mais je crois que ce n'est pas bon pour votre santé, et ce que vous dites est faux. La Suisse fait vraiment beaucoup de choses. Nous avons, par exemple, créé des écoles pour des dizaines de milliers d'enfants.

Je l'ai déjà dit ici, 220 000 enfants syriens, qui viennent de régions en guerre, sont arrivés en Jordanie: 220 000, vous imaginez? L'arrivée de 220 000 enfants d'un seul coup, ou en très peu de temps, dans un système scolaire qui marche certes bien, mais qui est un peu à la limite de ses capacités. Alors, qu'ont fait les gens sur place? Avec notre aide - nous ne sommes pas les seuls, mais nous avons été très actifs dans ce domaine -, ils ont rénové des écoles, tout simplement. Et ils font des équipes qui travaillent en deux fois huit heures dans les écoles - ils font du "Schichtbetrieb", c'est donc comme une usine -, avec des classes qui comptent jusqu'à 80 enfants, pour faire face à la situation. Car on ne peut pas laisser ces enfants dans la rue. Malgré cela, seule la moitié de ces enfants a pu être intégrée au système scolaire. Il est donc indispensable que nous continuions à les aider, et c'est ce que nous faisons.

Au Liban, c'est la même chose, même s'il y a une plus grande volonté d'intégrer. Les choses se font parfois différemment, mais pas forcément bien, car il y a aussi des difficultés. C'est surtout un pays qui est dans une situation explosive, du fait qu'il y a 1 à 2 millions de réfugiés. Il y a déjà des réfugiés palestiniens depuis 70 ans et, maintenant, il y en a encore plus qui viennent de Syrie. Or, le Liban est un pays de 4 à 5 millions d'habitants au total. C'est donc une situation dramatique.

La Suisse et les Suisses, ainsi que chaque personne qui contribue par ses impôts, nous aident, et c'est pour cela que le Conseil national a décidé de continuer la coopération internationale. Vous avez accepté cela exactement dans ce sens. Donc, c'est ce qui permet d'augmenter la résilience dans les régions proches de la Syrie et en Syrie autant que possible. Et c'est pour cela, par exemple, que la Suisse fait de la diplomatie pour améliorer l'accès humanitaire, parce qu'il est très compliqué d'atteindre certaines personnes. Il y a des centaines de milliers de personnes qui sont dans des zones assiégées qu'on ne peut pas, en tout cas pas toujours, atteindre avec l'aide humanitaire. Nous faisons de la diplomatie humanitaire avec la Syrie; nous sommes en contact avec les autorités syriennes, avec l'Iran également, dans un dialogue à trois, pour améliorer les accès, ce qui a pu se faire en partie.

La Suisse et les Suisses ont accordé 250 millions de francs depuis 2011 pour l'aide que vous souhaitez, exactement pour ce que vous souhaitez. La motion a été largement remplie, parce que le Parlement lui-même, vous-mêmes, vous avez décidé d'augmenter le budget à deux reprises, à fin 2014 et à fin 2015. En 2014, le montant supplémentaire était déjà destiné à la Syrie, mais également à la résolution de la crise Ebola. En 2015, c'était déjà pour la Syrie, mais c'était aussi pour la Corne de l'Afrique. Donc, toutes les mesures qui ont été prises par la Suisse et qui ont été mises en place sur le terrain ont eu un effet.

Je sais qu'il faut être modeste: on contribue à la résolution des crises, on ne résout pas tout, mais on essaie et on fait beaucoup de choses quand même, par la Genève internationale également, pour essayer de résoudre la crise syrienne.

Je crois vraiment qu'il est faux, Monsieur Amstutz, de culpabiliser les contribuables suisses. Vous pouvez culpabiliser le gouvernement, on en a l'habitude, on ne se sent pas coupable pour autant. Cela dit, les contribuables ne méritent pas cela! Personne n'a, en Suisse, à avoir honte de ce que fait la Suisse. Je dirai même: tout le monde devrait être assez fier! Bien sûr que l'on peut faire mieux, mais on en fait déjà beaucoup. Alors je trouve que votre excès verbal était en quelque sorte une insulte au peuple suisse qui, chaque année, participe à réduire les souffrances du monde grâce à la coopération.

Amstutz Adrian · Mit-M · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Ich kenne ja diese Argumentation. Aber sind Sie nicht auch der Meinung, dass eine Fokussierung der Entwicklungshilfegelder rund um Syrien Sinn macht, nämlich im Sinne der Hilfe zur Selbsthilfe? Syrische Bauarbeiter bauen syrische Unterkünfte. Syrische Lehrerinnen unterrichten syrische Schüler. Syrische Ärzte pflegen syrische Kranke gesund usw. usf. Es ist doch besser, dort den Ärmsten der Armen zu helfen, und zwar zielgerichtet, als die Leute, die ein bisschen Geld haben, mit unserem Anreizsystem hierherzulocken. Sie tun nichts dort.

Burkhalter Didier · BR-M · Consiglio federale · Neuchâtel

Ich teile Ihre Meinung, und deshalb sage ich, dass es besser wäre, wenn Ihre Fraktion unseren Kreditrahmen für genau diese Aufgabe einmal unterstützen würde. Das war noch nie der Fall. Deshalb möchte ich fragen, wenn Sie vor Ort etwas machen wollen: Warum sprechen Sie so böse über die ganze Schweiz, obwohl die Schweiz in der Realität sehr viel macht, auch mit vielen Mitteln?

Sie sagen, wir sollen mehr machen in Syrien. Wir haben dort die grösste humanitäre Aktion der Schweiz aller Zeiten. Wir haben noch nie so viel gemacht in einer solchen Situation - es ist auch eine sehr grosse Krise, das stimmt. Es wird sehr viel gemacht für das "Programme alimentaire mondial". Die Schweiz ist einer der grössten Geber. Das wird weiterhin so sein. Wir machen sehr viel, aber wir brauchen dafür auch ein klares Bekenntnis des ganzen politischen Spektrums. Das wäre auch gut. Wenn Sie das wirklich wollen, wäre es gut, wenn Sie nicht einfach sagen würden: "Nehmen Sie das Geld von der Entwicklungshilfe, um in Syrien mehr zu machen, weil wir das gut finden und die Entwicklungshilfe nicht."

Es gibt zudem noch mehr Krisen in Ländern, wo wir die Resilienz durch die Entwicklungshilfe erhöhen wollen. Sonst gibt es nachher wieder Probleme, die vielleicht mit einer guten Prävention hätten vermieden werden können. Diese gute Prävention macht man genau durch die Stärkung der Resilienz, was wir mit unserer Politik machen.

Ich glaube, einmal werde ich Sie überzeugen, aber heute noch nicht. (Teilweise Heiterkeit)

Markwalder Christa · P-F · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo liberale radicale

Präsidentin (Markwalder Christa, Präsidentin): Die Motion ist zurückgezogen worden.

Zurückgezogen - Retiré