15.075
Legge federale sui prodotti del tabacco
Intervento procedurale
Antrag der Mehrheit
Ablehnung der Rückweisung
Antrag der Minderheit
(Pezzatti, Brand, Brunner, Clottu, de Courten, Frehner, Giezendanner, Sauter, Steinemann)
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
(= Rückweisung der Vorlage an den Bundesrat)
Proposition de la majorité
Rejeter le renvoi
Proposition de la minorité
(Pezzatti, Brand, Brunner, Clottu, de Courten, Frehner, Giezendanner, Sauter, Steinemann)
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
(= Renvoyer le projet au Conseil fédéral)
Präsident (Stahl Jürg, Präsident): Der Ständerat ist auf die Vorlage eingetreten und hat sie an den Bundesrat zurückgewiesen. Wir beraten folglich nur die Frage der Rückweisung.
Ingold Maja · Mit-F · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo PPD
Die Schweiz ist eine wichtige und grosse Plattform für Zigarettenhersteller. Tabakprodukte sind seit 1955 in der Lebensmittelgesetzgebung mit einer spezifischen Verordnung zu diesen Produkten geregelt. Das Bundesparlament soll nun mit dem Bundesgesetz über Tabakprodukte die Regeln zu diesem Konsumgut neu festlegen, mit einigen Änderungen und zusätzlichen Einschränkungen bei Werbung, Verkaufsförderung und Sponsoring sowie einem Verbot der Abgabe von Tabakprodukten an Minderjährige.
Vor einem Jahr hat der Bundesrat die Botschaft dazu verabschiedet. Im Sommer hat der Ständerat die Vorlage mit 28 zu 15 Stimmen an den Bundesrat zurückgewiesen. Dieser Rückweisungsbeschluss geht nun zur Stellungnahme an unseren Rat. Damit ist auch der Spielraum der Debatte gegeben. Es geht nur um Rückweisung oder nicht. Aber die Aufträge des Ständerates an den Bundesrat für die Überarbeitung der Vorlage sind nicht modifizierbar. Diese verfahrenstechnische Gegebenheit trug unter anderem dazu bei, dass Ihre SGK Ihnen mit 12 zu 10 Stimmen bei 3 Enthaltungen beantragt, die Vorlage nicht zurückzuweisen.
Der Auftrag an den Bundesrat ist knapp und enthält vor allem die roten Linien für das, was nicht eingeschränkt werden soll. "Davon explizit auszunehmen sind" eben die folgenden Punkte: kein Werbeverbot, keine zusätzliche Einschränkung der Verkaufsförderung, "zu verzichten ist insbesondere ..."
Der Bundesrat verfolgt in seinem Entwurf ein anderes Konzept. Es heisst in der Botschaft: "Er regelt die Anforderungen an Tabakprodukte, um den Konsum dieser Produkte zu verringern und die schädlichen Auswirkungen des Konsums zu beschränken." Hinter den angestrebten Zwecken steht die Absicht, den Gesundheitsschutz für die Bevölkerung und vor allem für die Jugendlichen zu verbessern. Der Zielkonflikt ist klar: Eine auf Umsatzsteigerung hin orientierte Tabakindustrie steht diametral zu einer staatlichen Regulierung, die den Tabakkonsum einschränken will. Wir finden uns wieder in der alten Debatte und in einer politisch wichtigen Güterabwägung zwischen den Interessen der Wirtschaft und den gesundheitspolitischen Anliegen der Prävention und des Jugendschutzes.
Deshalb muss man über die Wirkung von Werbe- und Verkaufsverboten sprechen. Was heisst denn "Verbot von speziell an Minderjährige gerichteter Werbung"? Auch die nicht speziell an Minderjährige gerichtete Werbung wirkt auf Minderjährige. Diese identifizieren sich doch mit den 18- bis 25-Jährigen. Folglich reagieren sie sehr wohl auf Werbung für Erwachsene. Jugendschutz beschränkt sich nicht einfach auf ein Mindestalter von 18 Jahren für den Verkauf sowie die unbestrittene Schaffung der Grundlage für Testkäufe. Das ist etwas zu einfach. Wir alle kennen den Anreiz, den Verbote bieten, nämlich sie zu unterwandern.
Die Minderheit der Kommission folgt nun in allen Teilen dem Ständerat und hält seine Vorgehensweise für verhältnismässig und zielführend. Die knappe Mehrheit der Kommission ist der Ansicht, dass es Handlungsbedarf gibt und man der umfassenden Diskussion, die zum Ziel hat, das, was eine Mehrheit will, ins Gesetz zu schreiben, nicht aus dem Weg gehen soll. Um das tun zu können, muss man auf den Entwurf eintreten und in eine Detailberatung steigen. Es wurde mehrfach argumentiert, dass Rückweisung Arbeitsverweigerung wäre. Dazu kommt, dass eine Rückweisung eine zeitliche Verzögerung bis ins Jahr 2020 oder sogar 2021 zur Folge hätte. Wir brauchen ein Gesetz, weil wir im Lebensmittelgesetz die Grundlage für die Regelung des Umgangs mit Tabakprodukten nicht mehr aufgenommen haben. Auch die Rechtsunsicherheiten mit E-Zigaretten und Snus sollen nicht ohne wirklichen Grund verlängert werden.
Die Mehrheit der SGK-NR beantragt Ihnen, die Rückweisung abzulehnen, damit sich der Ständerat nochmals mit der Aufgabe auseinandersetzen kann.
Carobbio Guscetti Marina · 2VP-F · Consiglio nazionale · Ticino · Gruppo socialista
Par 12 voix contre 10 et 3 abstentions, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique vous demande de ne pas renvoyer le projet au Conseil fédéral. La commission vous invite donc à ne pas suivre le Conseil des Etats qui avait décidé, par 28 voix contre 15, de proposer le renvoi du projet au Conseil fédéral. Le renvoi sera définitif si notre conseil se rallie à cette proposition ou, à défaut, si la chambre des cantons confirme à nouveau ses positions.
Le tabagisme provoque 9500 décès par année en Suisse. La majorité des fumeurs, soit la moitié des fumeurs actuels, ont commencé à fumer avant l'âge de 18 ans, et 80 pour cent d'entre eux avant l'âge de 20 ans. Voilà pourquoi la commission estime qu'il est nécessaire d'entrer en matière et de discuter pour savoir s'il faut, par exemple, restreindre la publicité, ou s'il est suffisant de limiter ou d'interdire la vente aux moins de 18 ans.
Les traitements médicaux qui sont la conséquence de la consommation de tabac coûtent 1,7 milliard de francs par année. Les conséquences sont également très lourdes pour l'économie, qui, chaque année, perd en productivité 4 millions de journées de travail à cause du tabac. Les conséquences économiques en matière de perte de productivité se montent à 3,9 milliards de francs par année.
La base légale d'autorisation pour les produits du tabac a été élaborée à partir de la nouvelle loi sur les denrées alimentaires. Voilà pourquoi il faudra, après 2021, une nouvelle base légale, qui règle et autorise des produits du tabac.
Face à cette situation, face à la nécessité d'avoir une base légale pour la cigarette électronique - la vente des cigarettes électroniques avec nicotine est aujourd'hui interdite dans notre pays, faute de base légale pour l'autoriser -, le Conseil fédéral a présenté un projet de loi visant notamment à interdire les réclames pour les produits du tabac sur les affiches se trouvant dans l'espace public, dans les cinémas, dans la presse écrite et sur Internet. La remise d'échantillons gratuits devrait aussi être prohibée, alors que l'octroi de rabais sur le prix des cigarettes ne serait que partiellement autorisé. Le parrainage de festivals et de manifestations "open air" d'importance nationale continuerait d'être légal, mais pas celui de manifestations internationales.
Il resterait possible de faire de la publicité sur des articles de consommation courante ou dans les points de vente. La promotion directe par des hôtesses serait encore autorisée, de même que la publicité personnelle adressée à des consommateurs adultes.
Pour la majorité de la commission, il convient de rejeter la proposition de renvoi de ce projet modéré qui tient compte des prises de position, parfois divergentes, formulées durant la phase de consultation.
Il progetto del Consiglio federale riprende tutta una serie di misure che esistono già in molti cantoni: sedici cantoni proibiscono già oggi la cartellonistica pubblicitaria ed altre pubblicità per il tabacco, ed in cinque cantoni una decisione in tal senso è stata presa dal popolo con delle chiare maggioranze; undici cantoni proibiscono la vendita delle sigarette ai minori di 18 anni; sei cantoni proibiscono la pubblicità per le sigarette nei cinema.
La situazione in Svizzera è comunque particolare, perché la nostra regolamentazione in materia non è delle più restrittive. Eppure il tabagismo fa parte dei grandi problemi mondiali nell'ambito della sanità pubblica. Proprio per questo, per la maggioranza commissionale è inutile ritardare i dibattiti, cosa che succederebbe se oggi si decidesse di rinviare il disegno di legge federale sui prodotti del tabacco. Delle proposte di modifica possono e devono essere fatte dal Parlamento se non si rinvia la legge.
Pour la majorité de la commission, il est inutile de retarder encore les débats. Comme cela a été discuté en commission, les travaux pourraient être prolongés d'au moins deux ans et, en les commençant en 2019, il y aurait une incertitude car les dispositions législatives actuelles sont valables jusqu'en 2021.
Des modifications peuvent être opérées par le Parlement lui-même, sans renvoi du projet au Conseil fédéral. En effet, le débat au Conseil des Etats a montré que plusieurs points du projet ne sont pas contestés. C'est le cas des mesures visant la protection de la jeunesse, comme l'interdiction de la vente aux moins de 18 ans et l'interdiction de la publicité ciblant les mineurs, ainsi que la réalisation d'achats tests. Surtout, il faut une loi pour remplacer les dispositions transitoires actuelles dont l'effet est, comme je l'ai dit, limité à 2021.
A cela s'ajoute le fait que, en 2004, le Conseil fédéral a signé la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac et que l'objectif, à terme, est la ratification de cette convention. Le projet du Conseil fédéral est le projet absolument minimal qui peut nous permettre cette ratification.
La minorité de la commission du Conseil national reprend l'argumentaire de la majorité du Conseil des Etats. Le principal point de controverse est donc l'interdiction de la publicité. Pour la minorité de la commission, rien ne prouve qu'une interdiction renforcée de la publicité permette de réduire la consommation de tabac. Elle juge également que la loi donne trop de compétences au gouvernement et que les cantons doivent rester libres de prévoir des règles plus strictes.
Je vous invite à suivre la majorité de la commission et à ne pas renvoyer le projet au Conseil fédéral.
Pezzatti Bruno · Mit-M · Consiglio nazionale · Zugo · Gruppo liberale radicale
Im Rahmen der Revision des Lebensmittelgesetzes ist ja entschieden worden, dass Tabakprodukte in Zukunft in einem eigenen Gesetz zu regeln sind. Bisher war dies im Grundsatz im Lebensmittelgesetz geregelt, und die Detailregulierungen fanden sich in der Tabakverordnung.
Der Ständerat hat die Vorlage, wie gehört, als Erstrat im Juni 2016 behandelt und Eintreten und Rückweisung an den Bundesrat beschlossen, dies mit deutlichem Mehr von 28 zu 15 Stimmen. Die SGK-NR behandelte die Vorlage Ende Oktober 2016. Wir haben jetzt gehört, dass die Rückweisung sehr knapp, mit 12 zu 10 Stimmen bei 3 Enthaltungen, abgelehnt wurde.
Ich beantrage Ihnen namens der Kommissionsminderheit, die Vorlage an den Bundesrat zurückzuweisen, dies mit dem gleichen Auftrag an den Bundesrat wie jener des Ständerates:
1. Verankerung des Schutzalters 18 im Gesetz, Schaffung einer gesetzlichen Grundlage für Testkäufe sowie Verbot von speziell an Minderjährige gerichteter Werbung;
2. Überführung der wichtigsten Regulierungen der bestehenden Verordnung in ein Gesetz, aber ohne zusätzliche Werbeverbote, Einschränkungen der Verkaufsförderung und des Sponsorings im Bereich der Erwachsenen, und - das ist wichtig - Verzicht auf die Meldung und Offenlegung von firmeneigenen Werbe- und Marketingaufwendungen;
3. Anerkennung und differenzierte Regulierung von innovativen Alternativprodukten wie z. B. E-Zigaretten und Snus.
Aus liberaler Sicht stellt der vorliegende Gesetzentwurf einen Eingriff in die freie Marktwirtschaft dar. Unnötige zusätzliche staatliche Regulierungen, umfassende Werbeverbote und weitere Einschränkungen im Marketing und Sponsoring sowie neue Bevormundungen von Erwachsenen schiessen weit über das Ziel hinaus. Besonders störend ist die Schaffung einer Rechtsgrundlage für behördliche Betriebsdurchsuchungen ohne Verdachtsmomente oder bürokratische Meldepflichten betreffend streng vertrauliche Geschäftsinformationen, wie die Offenlegung von Werbe- und Marketingausgaben. Eine erfolgreiche Prävention muss nicht, wie im Gesetzentwurf vorgesehen, mit mehr Verboten und Bürokratie verbunden werden.
Das Beispiel Frankreich zeigt es: Das totale Werbeverbot, welches seit 1991 in Kraft ist, kann nicht verhindern, dass der Raucheranteil mit 32 Prozent zum Beispiel um 7 Prozentpunkte höher ist als in der weniger regulierten Schweiz. Die bisherige Prävention hat sich in unserem Land bewährt. Beim Nichtraucherschutz und ganz allgemein beim Gesundheitsschutz ist in unserem Land mit der bisherigen Tabakverordnung sehr viel erreicht worden.
Das neue Gesetz schafft zudem latente Rechtsunsicherheit. Im Entwurf sind viele unklare Rechtsbegriffe und Kann-Formulierungen enthalten. Mit 35 Delegationsnormen werden wesentliche Gesetzgebungskompetenzen an den Bundesrat und an die zuständige Verwaltung delegiert. Das führt zu grosser Rechtsunsicherheit für alle Marktteilnehmer. Leidtragende sind vor allem die Tabakindustrie und die Werbebranche mit rund 13 000 Arbeitsplätzen und einer Wertschöpfung von 6,5 Milliarden Franken, immerhin 1 Prozent des BIP.
Schliesslich ist die fehlende Differenzierung bei der Regulierung unterschiedlicher Produkte völlig unverständlich und im Sinne des Gesundheitsschutzes sogar krass kontraproduktiv. Innovative und erwiesenermassen deutlich weniger gesundheitsschädigende E-Zigaretten und Snus werden gleich streng geregelt wie Zigaretten und Zigarren. Es ist unverständlich, dass für alle Produktkategorien, unabhängig von ihrem Risikoprofil, die gleichen Werbe- und Kommunikationsverbote gelten.
Aus all diesen Gründen ersuche ich Sie, übrigens auch namens der grossen Mehrheit der FDP-Fraktion, analog zum Ständerat die Vorlage an den Bundesrat zurückzuweisen.
Fehlmann Rielle Laurence · Mit-F · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo socialista
Monsieur Pezzatti, vous dites être opposé à toute forme de restriction supplémentaire de la publicité, sauf celle qui cible les jeunes. Ne pensez-vous pas qu'il s'agit d'une mesure alibi? En effet, de toute façon, les jeunes subissent et sont exposés à un certain nombre de publicités, même si elles ne s'adressent pas directement à eux. Je pense, par exemple, aux publicités dans le cadre de festivals - puisque les jeunes y vont -, lorsque celles-ci sont soutenues par les milieux du tabac. Les jeunes regardent aussi les magazines, qui contiennent des publicités. Ils sont donc exposés à toutes sortes de publicité. C'est donc une mesure alibi.
Pezzatti Bruno · Mit-M · Consiglio nazionale · Zugo · Gruppo liberale radicale
Nein, geschätzte Kollegin, das ist keine Alibiübung. Das gezielte Verbot von Werbung, welche sich auf die Jugendlichen ausrichtet, ist eine Massnahme, die dazu führen wird, dass bei der Werbung in Zukunft stärker differenziert wird zwischen Werbung, die vor allem an die Erwachsenen gerichtet ist, und jener Werbung, die gezielt an Jugendliche gerichtet ist.
Humbel Ruth · Mit-F · Consiglio nazionale · Argovia · Gruppo PPD
Es geht beim Tabakproduktegesetz nicht um die Frage, ob wir ein Gesetz wollen oder nicht. Wir brauchen dieses Gesetz, weil Tabakprodukte richtigerweise nicht mehr im Lebensmittelgesetz geregelt werden. Bei Tabak handelt es sich bekanntlich um ein Konsumgut, das einfach nie ohne Gesundheitsrisiko konsumiert werden kann.
Der vorliegende Entwurf wurde im Anschluss an die Revision des Lebensmittelrechts erarbeitet. Innerhalb von vier Jahren ab Inkrafttreten des revidierten Lebensmittelgesetzes muss ein spezifisches Gesetz über Tabakprodukte vorliegen. Eintreten auf diese Vorlage ist daher unbestritten. Wir beraten heute nur die Frage des Vorgehens, ob die Vorlage gemäss Ständerat an den Bundesrat zurückgewiesen werden soll oder nicht. Die CVP-Fraktion ist in dieser Frage gespalten. Die Hälfte der Fraktion wird mit der Kommissionsmehrheit gegen Rückweisung stimmen. Die andere Hälfte wird der Minderheit folgen und die Vorlage an den Bundesrat zurückweisen. Dieser Fraktionsteil unterstützt inhaltlich den Antrag des Ständerates und geht davon aus, dass eine neue Vorlage, welche sich auf die vom Ständerat geforderten Punkte konzentriert, die parlamentarische Arbeit erleichtert. Die andere Hälfte - zu der ich gehöre - erachtet es als zielführender und effizienter, das Gesetz durchzuberaten und die politischen Entscheide zu fällen. Das Gesetz ist mit rund 40 Artikeln keine komplexe Vorlage, und es ist daher keine spezielle Herausforderung, dieses Gesetz zu beraten und Entscheidungen zu fällen. Man kann alle Artikel, die einem nicht passen, streichen, abändern oder präzisieren. Das ist der normale Gesetzgebungsprozess.
Bei einer Rückweisung verlieren wir zwei Jahre. Ein neues Gesetz braucht eine neue Vernehmlassung, und da werden die Meinungen zwischen Gesundheitsfachleuten und Tabakbranche ebenso weit auseinandergehen wie beim jetzt vorliegenden Entwurf. Mit der Rückweisung verlängert sich die kritisierte sogenannte Überregulierung in Verordnungen, und damit bleibt eine gewisse Rechtsunsicherheit für alle, insbesondere auch für die Tabakindustrie, welcher der Rückweisungsantrag primär dienen soll, erhalten. Es ist natürlich anders, als es der Minderheitssprecher ausgeführt hat: Rechtssicherheit entsteht nicht, indem man kein Gesetz macht. Vielmehr wird Rechtssicherheit eben gerade mit einem Gesetz geschaffen.
Der Auftrag gemäss ständerätlichem Rückweisungsbeschluss ist nicht so klar, wie er dargestellt wird. Im Wesentlichen sind es ja folgende Punkte: ein Ja zum Jugendschutz und die Forderungen nach Überführung der wichtigsten Punkte der heutigen Verordnung über Tabakprodukte in das Gesetz sowie Anerkennung und differenzierte Regulierung von Alternativprodukten. Dieser Auftrag ist relativ offen und lässt einen Spielraum. Was wichtige Punkte der Verordnung sein sollen, ist eben offen, und das wird je nach Interessenlage unterschiedlich beurteilt. Naturgemäss sind für Gesundheitsfachleute wie Lungenärzte andere Punkte wichtig als für die Tabakbranche. Genau diese Fragen müssen wir aber politisch diskutieren.
Es geht heute nicht um eine materielle Diskussion, z. B. um Prävention oder um die Frage, wie viel der steigenden Gesundheitskosten durch von Tabakkonsum verursachte Erkrankungen wie Krebs, Herz-Kreislauf-Erkrankungen, Lungenerkrankungen ausgelöst wird. Wir reden jetzt auch nicht über Werbeverbote, die Deregulierung von E-Zigaretten oder Snus oder die Zulassung von verschiedenen Geschmacksstoffen in Zigaretten. Das alles sind Fragen, welche wir bei der materiellen Diskussion der Gesetzesberatung diskutieren und entscheiden müssen.
Die Rückweisung ist daher nicht die beste Lösung. Es ist eine Verschiebung der Diskussion und damit eine Verzögerung des Gesetzgebungsprozesses und eine Verlängerung der Rechtsunsicherheit. Ich bitte Sie, diese Überlegungen bei Ihrem Entscheid zu berücksichtigen.
Heim Bea · Mit-F · Consiglio nazionale · Soletta · Gruppo socialista
Was will das Tabakproduktegesetz? Es will den Jugendschutz stärken. Wer nämlich in Jugendjahren mit dem Rauchen beginnt, wird in zwei von drei Fällen zum Kettenraucher. Wer viel raucht, riskiert eine Verkürzung der Lebensdauer um rund vierzehn Jahre. 9500 Menschen pro Jahr sterben an den Folgen des Rauchens. Der Tabakkonsum ist somit die häufigste vermeidbare Todesursache in der Schweiz. Die Rate ist fünfmal so hoch wie jene bei Verkehrsunfällen, Drogenkonsum, Tötungsdelikten und Suiziden zusammen. Jährlich erkranken 300 000 Menschen an den Folgen des Tabakkonsums, und zwar nicht an Bagatellerkrankungen, sondern an Herz-Kreislauf-Krankheiten und Krebs. Viele Stoffe in den Zigaretten sind nämlich kanzerogen, so auch das radioaktive Polonium: Wenn man zwanzig Zigaretten pro Tag raucht, ergibt das eine Strahlendosis wie von 300 Brustkorb-Röntgenaufnahmen jeden Tag. Die Folgen des häufigen Tabakkonsums sind Krankheitskosten in der Höhe von jährlich rund 2 Milliarden Franken. Wir müssen also alles tun, um diese vermeidbaren Risiken einzudämmen.
Wir können nicht dauernd über die hohen Gesundheitskosten oder die steigenden Krankenkassenprämien klagen und gleichzeitig zulassen, dass die Zigarettenindustrie für ihr Produkt werben kann, obschon alle wissen, dass es unzählige Personen süchtig und krank macht. Vor diesem Hintergrund ist es schlicht unlogisch und unverständlich, dass der Ständerat und jetzt auch die bürgerliche Minderheit der Kommission das Tabakproduktegesetz zurückweisen. Sagen wir Nein zu diesem Rückweisungsantrag!
Bedenken Sie, dass der Tabakkonsum die Wirtschaft belastet, nämlich mit 4 Milliarden Franken an krankheitsbedingten Produktionsausfällen. Bedenken Sie auch, dass der regelmässige Tabakkonsum die Bevölkerung mit Kosten von summa summarum 10 Milliarden Franken jährlich belastet.
Bekanntlich waren es die Economiesuisse und ihre Alliierten, die dem Ständerat die Rückweisung der Vorlage an den Bundesrat empfohlen haben, dies mit der Behauptung, der Tabakkonsum in der Schweiz gehe zurück. Schön wäre es! Doch Fakt ist, dass 2007 die Raucherquote 28 Prozent betrug und im Jahr 2012 noch immer bei 28 Prozent lag. Von einem Rückgang kann nicht die Rede sein - schon gar nicht bei den Jugendlichen, im Gegenteil. Denn Tabakwerbung wirkt, im Internet, in Gratiszeitungen und beim Sponsoring von Open Airs, wo jedes Jahr Hunderttausende unserer Jugendlichen hingehen. Bei so viel Werbeaufwand - rund 130 Millionen Franken - sind 12 Millionen Franken Präventionsgeld aus dem Tabakfonds schlicht ein Klacks.
Sie werden entgegenhalten, die Tabakindustrie habe sich einen Ehrenkodex auferlegt, ihre Werbung nur noch auf Erwachsene auszurichten. Eine reine Alibiübung! Denn auch diese Werbung wirkt auf Kinder und Jugendliche. So wird dem Kind suggeriert, wenn es rauche, sei es auch etwas erwachsener oder womöglich auch so schön wie das Werbemodel. Der Ehrenkodex aber belegt: Man ist sich in der Branche sehr wohl bewusst, dass es ethisch mehr als problematisch ist, die Jugend zum Rauchen, zur Sucht zu verführen. Nur verletzt die Tabakindustrie den Code ihrer Selbstkontrolle seit Jahren und versucht mit immer neuen Möglichkeiten, die Jugend zu erreichen.
So unbestritten der Kinder- und Jugendschutz für alle Parteien zu sein scheint - seien wir uns bewusst: Ein Verbot des Verkaufs an Minderjährige nützt nichts ohne Einschränkung der Werbung. Im Gegenteil: je mehr Tabakwerbung, desto stärker der Anreiz, das Verkaufsverbot zu übertreten. Unsere Schlussfolgerung: Nein zur Rückweisung des Tabakproduktegesetzes an den Bundesrat, Nein zur Streichung einer Werbeeinschränkung. Diese ist uns eigentlich noch viel zu bescheiden, nämlich nur 0,3 Prozent des gesamten Werbevolumens. Wir wollen mehr Jugendschutz, wir wollen den Kräften, die in diesem Haus, in den Medien und überall so stark für den Tabakprodukteverkauf und Wirtschaftsfreiheit lobbyieren, entgegentreten, so, wie es auch das Bundesgericht sieht. Es hält nämlich fest: Die Gesundheit der Bevölkerung hat Priorität! Der Rückweisungsbeschluss des Ständerates aber setzt eine andere Priorität.
Wir wollen kein Geschäft auf Kosten der Jugend, wir wollen etwas tun. Es kann nicht angehen, und es wäre schizophren, auf der einen Seite Projekte für die Volksgesundheit zu lancieren, den Anstieg der Gesundheitskosten und der Prämien zu beklagen und auf der anderen Seite zuzulassen, dass mit enorm viel Geld Produkte beworben werden, die nachweislich krank machen, nachweislich die Gesundheitskosten ansteigen lassen. Das ist keine gescheite Politik.
Hören wir damit auf, und sagen wir Nein zum Rückweisungsantrag!
Clottu Raymond · Mit-M · Consiglio nazionale · Neuchâtel · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Le projet de nouvelle loi fédérale sur les produits du tabac est un cas d'école en matière de surréglementation croissante et de densité de réglementations dans notre pays. Il constitue ainsi, une fois de plus, une intervention exagérée et inutile de l'Etat dans l'ordre économique. De plus, ce type de législation aurait un effet préjudiciable sur la réglementation d'autres biens de consommation comme l'alcool, le sucre et le sel.
Tout d'abord, la vente et la consommation de produits du tabac sont légales dans notre pays, et les cadres juridiques doivent donc être conçus de manière correspondante. Cette constatation s'inscrit malheureusement en porte-à-faux avec le projet de la nouvelle loi sur les produits du tabac.
Afin d'écarter tout malentendu, mon groupe également soutient les mesures qui réduisent efficacement les méfaits du tabagisme sur la santé, notamment, l'âge minimum de 18 ans sur l'ensemble du territoire suisse pour l'achat de produits du tabac et l'interdiction de la publicité pour le tabac s'adressant spécialement aux mineurs.
Nous sommes, par ailleurs, en faveur de la reconnaissance d'une réglementation différenciée - et j'insiste sur ce point - des nouveaux produits destinés à être inhalés et du "snus".
Ces mesures ne nécessitent toutefois pas une loi aussi interventionniste que celle présentée par le Conseil fédéral. Les nouvelles restrictions proposées dans la loi ne sont pas justifiables, parce que la consommation de tabac dans notre pays est en recul depuis des années. Conformément aux chiffres de l'Office fédéral de la santé publique, la part des fumeurs dans notre pays a reculé de 24 pour cent durant les dix dernières années, et la tendance se poursuit.
Permettez-moi une très brève analyse, non exhaustive, des mesures disproportionnées et discutables au sens d'un Etat de droit et au sein d'une économie de marché libérale et concurrentielle: perquisition d'entreprises sans suspicion fondée et sans ordre du juge. Avec de telles dispositions, c'est une suspicion générale qui planera sur tout un secteur économique, celui-ci ayant l'obligation d'accorder, sans restriction, la consultation de dossiers et l'accès aux locaux de l'entreprise aux services de l'Etat.
Le fait que cela soit possible sans soupçon fondé est en contradiction flagrante avec la présomption d'innocence en vigueur dans notre pays. A nos yeux, il n'est pas du tout rassurant que l'Etat exige ce type de droit de consultation, et il est inouï que de tels passages puissent être intégrés dans un projet de loi, sans compter que cela risque de créer un précédent.
S'agissant de l'obligation de déclarer à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) les dépenses de publicité, de promotion des ventes et de sponsoring des différents fabricants, il faut savoir que ce type de dépenses correspond dans toutes les branches à des secrets commerciaux. Du reste cela s'applique également, je crois, à l'Etat. Cette disposition serait nouvelle dans notre économie de marché, pour l'heure encore libre. Je répète qu'une telle mesure montre l'attitude discriminatoire des autorités fédérales et de l'OFSP envers la branche des produits du tabac, qui serait alors régie par des nouveaux instruments de contrôle totalement inutiles.
Le projet introduit une nouvelle interdiction de publicité, bien que celle-ci soit indispensable dans la libre économie de marché comme moyen de communication entre les fabricants et les consommateurs. La promotion de produits légaux doit être possible. Les interdictions de publicité ne règlent pas les problèmes de société, pas plus qu'elles n'enlèvent aux consommateurs leur responsabilité individuelle. D'autres restrictions étatiques de publicité, telles que les interdictions de la publicité dans la presse, dans le cinéma, dans le sponsoring, ou les interdictions de publicité extérieure doivent donc être refusées. La publicité pour le tabac n'a pas pour objectif d'inciter à fumer, mais elle est simplement un instrument de concurrence essentiel et légitime entre les acteurs du marché.
Une prévention efficace ne doit pas aller de pair avec davantage de bureaucratie et d'interdictions, bien au contraire. Comme vous avez pu le constater à l'écoute de cette très brève analyse, le projet de loi tel qu'il est proposé contient une multitude d'interdictions et de restrictions, notamment concernant la publicité, mais il contient aussi des concepts juridiques flous. De plus, avec non moins de 35 normes de délégation, notre Parlement déléguerait des compétences législatives essentielles au Conseil fédéral, plus particulièrement à l'administration fédérale, qui recevrait ainsi carte blanche pour la mise en oeuvre de mesures encore plus strictes, sans consulter le législateur. Une telle aberration conduirait à un flou juridique pour tous les acteurs du marché du tabac et ceux liés directement à la consommation. Ce projet de loi est empreint d'un esprit paternaliste et néglige une fois de plus totalement les responsabilités individuelles de chacun dans un Etat libre. L'OFSP veut inciter les citoyens à opter pour le "bon" comportement et définit lui-même directement quel est le "bon" comportement.
En conclusion, la proposition de renvoi est clairement formulée et n'entrave ni les objectifs de santé publique, ni une élaboration et une mise en vigueur rapides de la nouvelle loi sur les produits du tabac.
Nous voulons simplement l'élaboration d'un nouveau projet de loi comprenant la transcription du contenu de l'ordonnance sur le tabac, l'introduction d'un âge légal minimum dans toute la Suisse pour acheter les produits du tabac, la reconnaissance et une réglementation différenciée pour les nouveaux produits destinés à être inhalés - notamment la cigarette électronique.
Afin de préserver nos libertés, notre groupe vous invite à soutenir la proposition de la minorité Pezzatti, qui vise à renvoyer le projet au Conseil fédéral.
Fridez Pierre-Alain · Mit-M · Consiglio nazionale · Giura · Gruppo socialista
Monsieur Clottu, j'ai écouté votre plaidoyer favorable à la libre économie de marché. Pour vous, clairement, fumer, c'est un libre choix. Savez-vous que les industriels du tabac font des recherches et qu'ils ont développé des sauces - qui contiennent de l'ammoniaque ou des substances de ce type - avec lesquelles ils imprègnent le tabac, ce qui augmente l'addiction? Est-ce que c'est cela la liberté?
Clottu Raymond · Mit-M · Consiglio nazionale · Neuchâtel · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Monsieur Fridez, je crois que chacun, chaque adulte est apte à prendre ses responsabilités. Vous avez la même problématique avec les boissons sucrées. Vous pouvez avoir la même problématique avec des fruits. Personnellement, j'ai une addiction pour les fruits. Je mange un kilo de raisin par jour. A un moment donné, est-ce qu'on va me l'interdire?
Fehlmann Rielle Laurence · Mit-F · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo socialista
Cher collègue, vous avez affirmé beaucoup de contre-vérités dans votre plaidoyer, notamment que le nombre de fumeurs dans la population générale a diminué. Or ce n'est malheureusement pas le cas chez les jeunes et c'est justement le but du projet de loi présenté par le Conseil fédéral. Comment pouvez-vous affirmer avec sérieux que l'industrie du tabac ne fait pas de publicité pour vendre ses produits? J'aimerais bien avoir une réponse à ce sujet.
Clottu Raymond · Mit-M · Consiglio nazionale · Neuchâtel · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Comme je l'ai dit - vous m'avez peut-être très mal écouté -, je crois que la publicité est nécessaire. Il y a de la publicité dans un grand nombre de domaines. Je crois que les jeunes, à un moment donné, savent aussi faire la différence. Ce que nous ne voulons pas - et je crois que j'ai été très clair sur ce point -, c'est une publicité qui soit ciblée sur les jeunes.
Heim Bea · Mit-F · Consiglio nazionale · Soletta · Gruppo socialista
Herr Kollege, als Solothurnerin weiss ich, dass man mit weniger Werbung die Raucherquote senken kann. Im Kanton Solothurn war das der Fall. Sind Sie sich bewusst, dass verschiedene Kantone weiter gehen als dieses Gesetz in der Einschränkung der Werbung? Das sind bürgerlich dominierte Kantone. Keine Plakatwerbung, Verbot von Werbung in Kinos, Verbot von Werbung im Rahmen des Sponsorings von Open Airs. Solche Kantone gibt es - und Sie wollen da einen Rückschritt lancieren?
Clottu Raymond · Mit-M · Consiglio nazionale · Neuchâtel · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Oui, cela ne me pose pas de problème. Je le répète: chacun doit avoir une certaine liberté. Chacun doit aussi prendre ses responsabilités pour sa santé. Effectivement, certains cantons sont plus rigides en la matière. Je n'y suis pas forcément favorable, parce qu'on doit plutôt responsabiliser les gens et agir en faisant de la prévention. Et on voit que la prévention fonctionne, puisque - comme je l'ai dit - il y a dans notre pays une diminution notoire du nombre de fumeurs. C'est une réalité.
Häsler Christine · Mit-F · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo dei Verdi
Bei der geforderten Rückweisung an den Bundesrat handelt es sich um eine Rückweisung, die der Prävention praktisch alle Zähne ziehen würde. Als Grundlage für die Diskussion müssen wir wissen, dass dieses Gesetz im Vergleich zu jenen der umliegenden Länder ein sehr sanftes Gesetz ist und dass gleichzeitig die Gesundheitsorganisationen bereit sind, es als Kompromiss zu akzeptieren. Diese Ausgangslage wäre eine grosse Chance für eine tragfähige und griffige Lösung.
Auch in der Bevölkerung stossen das Tabakwerbeverbot und ein Bekenntnis zur Prävention auf eine breite, auf eine grosse Zustimmung. Der Bevölkerung ist bewusst, welche Schäden, welche menschlichen Schicksale, aber auch welche volkswirtschaftlichen Schäden das Rauchen verursachen kann und effektiv verursacht. Aktuell wollen über 70 Prozent der Bevölkerung ein Verbot der Tabakwerbung, wie es der Bundesrat beantragt, und mehr als die Hälfte wünscht sich, dass es gar keine Werbung für Tabakprodukte mehr gibt. Als Volksvertreterinnen und Volksvertreter sollten wir es, denke ich, als unsere Pflicht erachten, diesen breitabgestützten und starken Wunsch der Bevölkerung in unsere Überlegungen mit einzubeziehen.
Die Gegner der Vorlage führen oft und mit Nachdruck ins Feld, dass auch sie die Kinder und Jugendlichen vor dem Tabakkonsum und seinen Folgen schützen wollen. Aus meiner Sicht zeigen allerdings ihre Forderungen und Handlungen in eine andere Marschrichtung. Wenn der Bundesrat den Schutz von Kindern und Jugendlichen vor Tabakprodukten und deren Folgen erwirken soll, dann braucht es hier als Minimum diese Gesetzesgrundlage, die, wie eben erwähnt, auch von den Gesundheitsorganisationen mitgetragen würde. Verantwortung für unsere Kinder und Jugendlichen heisst hier, der Kommissionsmehrheit zu folgen und die Rückweisung abzulehnen.
Anschliessend muss es uns in der noch folgenden Arbeit darum gehen, uns für einen echten und umfassenden Schutz vor Tabakprodukten und vor den schädlichen Auswirkungen einzusetzen, mit griffigen Regeln, mit Kontrollen. Denn wir sehen, dass die sogenannt freiwilligen Massnahmen der Branche nicht greifen. Dazu müssen wir wirklich nur einen Blick in die Gratismagazine werfen: Dort ist die Werbung für Tabakprodukte auf die Interessen von Jugendlichen zugeschnitten und richtet sich ganz gezielt an Jugendliche. Aus meiner Sicht ist das eine fast schon perfide Art, junge Menschen und ihre Gesundheit für einen mächtigen Wirtschaftszweig zu missbrauchen.
Die grüne Fraktion steht für Prävention ein und bittet Sie zusammen mit der Kommissionsmehrheit, diese Rückweisung abzulehnen. Wir finden, man kann nicht auf der einen Seite von Verantwortung sprechen und auf der anderen Seite die Gesundheit von Kindern und Jugendlichen in die Waagschale werfen und gegen wirtschaftliche Interessen aufwiegen.
Hess Lorenz · Mit-M · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo BD
Um es gleich vorwegzunehmen: Die BDP-Fraktion ist der Meinung, dass diese Vorlage nicht der Weisheit letzter Schluss ist oder, anders gesagt, dass diese Vorlage überladen ist und gravierende Mängel enthält. Einige wurden schon erwähnt, beispielsweise die Möglichkeit der Behörde, überfallartige unangemeldete Razzien - ich drücke es jetzt etwas überspitzt aus - bei den Unternehmen durchzuführen; das ist etwas, was unserer Ansicht nach nicht statthaft ist. Ein zweiter Bereich, wo die Regelung so nicht praxisgerecht ist, ist das Sponsoring; darüber muss auch noch beraten werden. Um einen letzten Punkt zu nennen: Die Art und Weise, wie die neuen Produkte, E-Zigaretten, geregelt werden sollen, entspricht auch nicht der Logik, die in diesem Gesetz drin sein sollte.
Auf der anderen Seite haben wir die unbefriedigende Situation, dass wir tatsächlich Tabakprodukte in einem Lebensmittelgesetz regeln plus - das ist etwas, was wir ja sonst hier in diesem Saal nicht so schätzen - in einer speziellen Verordnung. Diese Situation gilt es zu beheben; das ist nicht erst seit diesem Jahr ein Thema.
Was machen wir nun aus dieser Situation? Zum einen ist die Vorlage nicht befriedigend, zum andern ist die aktuelle Situation nicht befriedigend. Wir können jetzt Folgendes machen: Wir können jetzt tatsächlich zurückweisen und uns dabei überlegen, was wir gewinnen. Wir gewinnen etwa zwei Jahre. Ob das ein lohnenswertes Ziel ist, ist mehr als fraglich, vor allem wenn man sich dann noch die Frage stellt, was am Schluss passiert. Was weiss ich, vielleicht sind es zwei Jahre, ich weiss nicht, der Bundesrat kann das noch präzisieren.
Was passiert dann am Schluss? Wir stehen am genau gleichen Ort mit den genau gleichen Argumenten, wir beschäftigen den ganzen Apparat, inklusive Anhörungen, Vernehmlassungen; noch einmal: Stichwort Zeit, Stichwort Kosten. Ich glaube nicht, dass irgendjemand hier in diesem Saal meint, dass irgendein Vernehmlassungsteilnehmer, eine Organisation, eine Interessengruppe, beim zweiten Durchgang eine andere Position einnehmen würde. Wir stehen dann einfach am genau gleichen Ort und machen das dann zum zweiten Mal oder versuchen es zum zweiten Mal.
Deshalb sind wir der Meinung: Zwei Jahre Funkstille oder Windstille zu gewinnen ist nicht unbedingt ein lohnendes Ziel. Die BDP-Fraktion will das so nicht. Wir sind der Meinung, dass wir dieses Gesetz behandeln sollten und es deshalb nicht zurückweisen sollten. Das ist eigentlich die einzige Differenz, die wir zu den Voten haben, die ich gehört habe, in denen die Mängel an diesem Gesetz aufgezählt worden sind. Es ist einfach die Frage, wie man mit den Mängeln umgeht. Beraten und, wie man so schön sagt, die Giftzähne oder was auch immer ziehen, das muss die Idee sein, das muss die Möglichkeit sein.
Selbstverständlich werden das nicht beide Seiten hier drin gleich sehen. Wir haben vorhin gehört, was von der befürwortenden Seite gesagt wurde: Die Vorlage geht zu wenig weit. Aus unserer Sicht geht sie zu weit. Das muss ausgehandelt werden. Hier können wir uns nicht einfach zurücklehnen und die Augen verschliessen. Deshalb sind wir für Eintreten und Behandeln, oder einfacher gesagt: Es sollte uns darum gehen, hier nicht Arbeitsverweigerung an den Tag zu legen. Wenn man etwas erledigen kann, sollte man es erledigen. Heute geht es selbstverständlich noch nicht um die Inhalte, aber wir wissen schon und sehen, welches die wesentlichen Inhalte sein werden. Es geht um das Nichtrückweisen, das wir Ihnen empfehlen möchten.
Packen wir dieses Gesetz an, und behandeln wir es so, dass es am Schluss tatsächlich mehrheitsfähig ist.
Weibel Thomas · Mit-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo verde liberale
Das Wichtigste vorweg: Wir Grünliberalen sehen den Handlungsbedarf, und wir wollen die Vorlage beraten. Denn wir wollen keine Verzögerung, und wir können die Arbeitsverweigerung nicht unterstützen. Das Bundesgesetz über Tabakprodukte ist notwendig. Sie wissen, wir haben die Grundlage der Tabakverordnung aus dem Lebensmittelgesetz gestrichen. Die Übergangsfrist läuft noch bis ins Jahr 2020.
Fakt ist, dass fast zwei Drittel aller Raucher und Raucherinnen im Alter von weniger als 18 Jahren zu rauchen beginnen. Wer bis zum 21. Lebensjahr nicht mit dem Rauchen begonnen hat, wird mit grosser Wahrscheinlichkeit das ganze Leben lang Nichtraucher, Nichtraucherin bleiben. Der Tabakkonsum in der Schweiz verursacht jedes Jahr rund 9000 Todesfälle, 16 000 Fälle von Invalidität. Er verursacht volkswirtschaftliche Kosten von über 10 Milliarden Franken.
Der Ständerat hat die Rückweisung beschlossen und einen relativ offenen Auftrag erteilt. Er sagt Ja zum Kinder- und Jugendschutz und zum Mindestalter für den Erwerb von Tabakprodukten, er will die wichtigsten Punkte aus der Tabakverordnung ins Gesetz überführen, aber keine weiter gehenden Regelungen für Werbung, Verkaufsförderung und Sponsoring. Er will differenzierte Regelungen für alternative Produkte wie E-Zigaretten und Snus.
Wir Grünliberalen teilen die Einschätzung: Die Vorlage reguliert stark. Sie ist überladen, wie vorhin gesagt worden ist. Wir sehen aber auch die präventivmedizinischen Argumente, welche eine Regulierung erfordern. Diese werden im Grundsatz auch von jenen, welche die Vorlage zurückweisen wollen, nicht bestritten.
Worum geht es heute? Heute geht es um das weitere Vorgehen. Wir Grünliberalen möchten möglichst schnell und effizient legiferieren. Wir wollen die Vorlage nicht für Jahre in eine Schlaufe schicken. Denn es braucht politische Entscheide. Konkret müssen wir entscheiden, was aus der Verordnung ins Gesetz übernommen werden soll. Was ist wichtig? Was ist Überregulierung? Politische Entscheide können wir nicht an den Bundesrat und die Verwaltung delegieren.
Für uns ist klar, dass die Räte in der Pflicht sind. In der Vorlage hat es unbestritten gute Aspekte. Es braucht den Gesundheits- und Jugendschutz. Die Detailberatung ist notwendig und auch möglich. Wir werden der Rückweisung nicht zustimmen. Wir sind der Meinung, die SGK solle das Gesetz materiell beraten, präzisieren und auch entschlacken.
Berset Alain · BR-M · Consiglio federale · Friburgo
Au début de ce débat, même s'il s'agit essentiellement d'une question formelle qui consiste à savoir qui doit faire le travail, j'aimerais rappeler quelques éléments de contenu. Certains sont apparus dans votre débat, mais pas tous.
D'abord - et, sur ce point, je crois qu'il devrait y avoir un large accord sur la protection de la jeunesse -, la moitié des fumeurs actuels ont commencé à fumer avant l'âge de 18 ans. Ensuite, la moitié des personnes qui fument régulièrement meurent prématurément et perdent en moyenne quatorze années de vie - c'est une décision qui appartient à chacun. De plus, nous savons également que dans notre pays 9500 personnes - soit une personne chaque heure - décèdent chaque année des suites directes du tabagisme - c'est une décision qui appartient à chacun. Enfin, un autre élément intéressant est que les enquêtes montrent qu'en réalité la moitié des personnes qui fument souhaiteraient ne pas fumer.
J'aimerais aussi rappeler les coûts extrêmement élevés que cela entraîne pour la société. Quels sont les coûts des traitements médicaux découlant de maladies causées par le tabagisme? C'est 1,7 milliard de francs chaque année. L'économie même paie un très lourd tribut: chaque année le tabagisme entraîne une perte de productivité qui se monte à presque 4 milliards de francs; ce sont notamment 4 millions de journées de travail perdues.
Dans ce contexte, et à la suite de la révision de la loi sur les denrées alimentaires - cela a été rappelé -, il a été prévu et souhaité de préparer une loi sur les produits du tabac. Elle a été préparée, soumise à consultation. Les résultats de la consultation ont été très contrastés. Le Conseil fédéral a cherché, dans ce projet, à établir un équilibre très subtil entre la protection de la santé et les intérêts économiques de la branche concernée. Si l'on regarde les 640 prises de position qui sont apparues lors de la consultation, je crois pouvoir dire que nous avons trouvé, avec le projet du Conseil fédéral, un juste milieu - situation qui prévaut dans notre pays - mais qui nous place de manière très claire parmi les pays les plus libéraux du continent européen. Si le présent projet de loi était en vigueur, notre législation serait encore plus tolérante et plus libérale non seulement que celle de tous les pays européens, mais même que celle de la Turquie, de l'Ukraine ou de la Russie. Cela illustre bien dans quel cadre se situerait la Suisse si ce projet de loi était en vigueur.
Quels sont les objectifs principaux? D'abord, protéger la jeunesse, mais pas uniquement avec des mots. Le but est de protéger la jeunesse concrètement. La protection de l'enfance et de la jeunesse, comme elle figure dans la proposition de renvoi du Conseil des Etats - nous vous remercions de souligner que l'importance de la protection des jeunes figure dans la proposition de renvoi -, existe déjà depuis 1995. Depuis cette époque, il existe des restrictions de la publicité qui s'adresse spécifiquement aux jeunes. L'année 1995, c'était avant l'apparition et la généralisation d'Internet; c'était avant l'apparition et l'invention des journaux gratuits, qu'on trouve dans tous les trains, dans toutes les gares et que les jeunes consomment avec beaucoup d'intérêt.
Ensuite, l'âge minimal fixé à 18 ans pour l'achat de produits du tabac, entre autres de cigarettes, n'est pas contesté. C'est un élément sur lequel nous devrions pouvoir trouver un accord. Il existe aujourd'hui des différences entre les cantons que nous pouvons réduire en unifiant l'âge minimal à 18 ans.
En outre, et ce point est considéré comme extrêmement important par le Conseil fédéral, nous avons besoin de ce projet pour pouvoir enfin légaliser le commerce de cigarettes électroniques avec nicotine. Nous souhaitons que cela se fasse rapidement. Si la proposition de renvoi est adoptée, ce seront des mois voire des années qui seront perdues. Je reviendrai plus tard sur la question posée par Monsieur Lorenz Hess à ce sujet. Nous estimons que la perte de temps serait d'au moins deux ans: nous sommes bientôt au début de 2017; il faudrait envoyer un nouveau projet en consultation - cela paraît important si le premier a été soumis à une consultation publique; nous pourrions nous retrouver devant les conseils en 2019. Cela veut dire que la phase des travaux parlementaires aurait lieu probablement durant l'année 2019.
Un autre élément contenu dans ce projet, c'est celui de la limitation de la publicité, de la promotion et du parrainage. Il s'agit là d'unifier sur le plan suisse toute une série de mesures qui existent déjà dans les cantons. Plusieurs études représentatives ont été publiées sur ce sujet. Nous savons que la loi va moins loin que ce que souhaiterait la population puisque les sondages montrent régulièrement que la majorité de la population est acquise à une interdiction totale de la publicité en faveur des produits du tabac, ce qui va plus loin que ce que souhaite le Conseil fédéral. Dans une étude de 2016 que j'ai sous les yeux, on lit que 70 pour cent des personnes interrogées souhaitent que la publicité ne soit autorisée qu'aux points de vente, alors que le projet du Conseil fédéral est moins restrictif.
J'aimerais encore dire quelques mots tout de même sur la protection de la jeunesse et, notamment, sur les journaux gratuits. Un engagement et une discussion sur la protection de la jeunesse existent depuis 1995. Si vous regardez la publicité pour les cigarettes dans les journaux gratuits, elle ne se trouve pas aux pages financières, ni économiques ou politiques. Cette publicité se trouve toujours aux pages "people", où l'on raconte la vie de quelques starlettes américaines ou de couples célèbres, et on sait bien que ce sont naturellement les pages que les jeunes regardent en priorité. En effet - on peut le regretter, mais cela peut peut-être encore changer -, ils ne s'intéressent pas en priorité aux grandes questions financières et économiques, mais plutôt aux nouvelles des stars.
La publicité pour les cigarettes, dans ces journaux, utilise presque systématiquement - ou en tout cas très souvent - le tutoiement. C'est peut-être un autre indice que cette publicité, effectivement, s'adresse spécifiquement aux jeunes, sachant - je le répète - que la moitié des personnes qui fument dans notre pays ont commencé avant l'âge de 18 ans. Ce sont ce type de questions que nous souhaitons aborder.
Je souhaite encore mentionner quelques éléments. Il a été dit dans le débat - et c'est juste - que le tabac est un produit légal. Il appartient à chacune et à chacun de décider si elle ou il souhaite consommer des cigarettes. Cette liberté existe dans notre pays, elle n'est pas remise en question. Certains l'ont dit: si le tabac est un produit légal, alors la publicité doit être utilisée sans restriction. Il y a d'autres produits légaux, pour lesquels une certaine restriction de la publicité se justifie. Exemple: les médicaments. Les médicaments soumis à ordonnance sont des produits légaux - heureusement qu'ils existent - et ils sont soumis à des restrictions de publicité. Donc la situation est plus complexe qu'elle n'en a l'air.
Vous allez vous prononcer, dans quelques instants, sur le renvoi ou le non-renvoi du projet au Conseil fédéral. Votre décision, si le projet est renvoyé, sera définitive, puisque le Conseil des Etats a déjà décidé de ce renvoi.
La première chose que j'aimerais vous dire, c'est qu'il est difficile d'attendre ensuite du Conseil fédéral une loi qui soit normativement moins dense que la loi actuelle. Il est difficile de plaider pour le renvoi parce que la loi serait trop dense. Si vous lisez la proposition de renvoi, elle prévoit expressément de reprendre dans la loi toutes les dispositions de l'ordonnance. Vous devez donc vous attendre, si vous décidiez de renvoyer le projet au Conseil fédéral, à ce que la loi soit plus dense, plus large et plus détaillée, et donc plus interventionniste, que celle que vous avez aujourd'hui sur la table, puisqu'il faudrait intégrer l'ordonnance au projet.
L'autre élément qui doit être relevé, c'est que la proposition de renvoi ne contient pas de délai. C'est quand même une grande marque de confiance à l'égard du Conseil fédéral - et je vous en remercie - que de renvoyer la loi en lui disant: "Proposez quelque chose de différent, rendez-la un peu plus dense normativement. Il y a quelques éléments que nous ne souhaitons pas voir en ce qui concerne la publicité, nous sommes d'accord avec le fait de fixer l'âge pour l'achat des produits du tabac à 18 ans et nous souhaitons protéger la jeunesse. Faites ceci sans que nous ne vous donnions de délai." Tout cela en sachant que la législation actuelle sur l'autorisation des produits du tabac ne vaut que durant quatre ans après l'entrée en vigueur de la loi fédérale sur les denrées alimentaires et les objets usuels.
Je dois vous dire aussi, si vous le permettez, que ce n'est pas l'administration qui décide de ce qui figure dans une loi qui vous est transmise et que ce n'est pas non plus l'administration qui décide du contenu des ordonnances. L'administration, nous la dirigeons, permettez-moi de le dire clairement. Dès lors, ce sont donc des considérations politiques, faites par le Conseil fédéral, qui nous permettent de prendre des décisions relatives aux projets, qui vous sont ensuite transmis. Libre à vous d'en faire ce qui vous paraît bon! Notre ordre institutionnel prévoit, dans ce type de situation, que le Conseil fédéral propose - c'est ce que nous avons fait - et que le Parlement dispose. Que ce dernier fasse son travail!
La proposition de renvoi est une ligne claire. Ce n'est pas celle du Conseil fédéral - vous le savez -, mais il s'agit d'une ligne claire qui peut être discutée. Rien ne s'oppose à ce que le travail se fasse, à ce que les éléments qui sont fixés dans la proposition de renvoi soient discutés en commission. Nous prêterons naturellement tout notre concours et celui de l'administration pour vous aider et pour accompagner les travaux afin qu'ils puissent être réalisés. Toutefois, le fait de simplement renvoyer le projet au Conseil fédéral ne vous fait rien gagner, cela crée une insécurité juridique supplémentaire pour l'ensemble du domaine du tabac, retarde d'au moins deux ans l'autorisation de vente des cigarettes électroniques, retarde d'au moins deux ans - je m'adresse spécifiquement à Monsieur Lukas Reimann, qui semble vouloir me poser une question - le fait de trancher la question de la reconnaissance du "snus", une question naturellement importante. Or, si vous voulez trancher la question du "snus", autrement dit celle de savoir s'il doit être autorisé ou interdit - aujourd'hui, vous le savez, il est interdit -, alors il faut renoncer à renvoyer le projet et le traiter afin de pouvoir dire si vous souhaitez que ce produit soit autorisé ou pas.
Au terme de cette discussion, nous avons compris qu'il y a manifestement une divergence importante de contenu ou qu'il pourrait y en avoir une entre l'avis du Conseil fédéral et celui du Parlement. Nous sommes capables de fonctionner avec ces différences et nous sommes prêts à travailler avec vous pour que l'expression de la volonté du Parlement se fasse. Mais, pour cela, encore faut-il que le débat ait lieu en commission. Nous serions prêts à l'accompagner et, pour que ce travail puisse se faire, que ces questions puissent être tranchées et que cette insécurité juridique ne perdure pas, il faut rejeter la proposition de renvoi et mettre votre commission au travail.
Reimann Lukas · Mit-M · Consiglio nazionale · San Gallo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Sehr geehrter Herr Bundesrat, Sie haben zu Recht gesagt, das Parlament entscheide in dieser Frage. Warum entscheiden Sie dann wenige Wochen davor mit einer Weisung zum Snus-Verbot? Was ist für Sie die Rechtsgrundlage dafür, und ist das Ihr demokratisches Verständnis von Entscheiden?
Berset Alain · BR-M · Consiglio federale · Friburgo
Monsieur Reimann, merci pour votre question; elle est tout à fait justifiée. Je vous réponds comme suit: une législation sur les produits du tabac prévaut aujourd'hui en Suisse; l'interprétation et la mise en oeuvre de cette législation par le Conseil fédéral a lieu au travers d'une ordonnance. Le Parlement - et je le perçois, je le sens bien - souhaite changer la législation à ce sujet et autoriser le "snus". Libre à vous de le faire, mais pour cela il faut changer la loi.
Cela veut dire qu'il faut modifier la loi, y compris si les deux conseils acceptent une motion visant la légalisation du "snus", et cela tombe bien: vous avez le projet de loi sur la table. Je suis donc d'accord avec vous - pas sur le fond, mais sur la procédure: dans ce cas vous ne devez pas renvoyer le projet au Conseil fédéral, mais renvoyer l'objet à votre commission, modifier le projet pour que le "snus" soit autorisé et faire en sorte que le projet de loi entre en vigueur le plus rapidement possible.
La base de l'activité de l'Etat en Suisse, c'est la Constitution et les lois, Monsieur Reimann, et la loi qui a été acceptée par le Parlement à ce sujet vaudra aussi longtemps qu'une nouvelle loi n'aura pas été adoptée par le Parlement. Voilà encore un argument qui va dans votre sens et qui s'oppose au renvoi. Cela devrait vous inciter à mettre votre commission au travail. Nous l'accompagnerons pour que les travaux puissent avoir lieu rapidement et dans de bonnes conditions.
Ingold Maja · Mit-F · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo PPD
Ich fasse nur ganz kurz zusammen: Einerseits sind die gesundheitlichen Auswirkungen des Tabakkonsums erheblich. Auch die daraus resultierenden Kosten sind erheblich, viel höher als das, was an Tabaksteuern zurückkommt. Mehr als die Hälfte der Raucherinnen und Raucher, wir haben es gehört, beginnen als Minderjährige mit Rauchen. Es ist also ein ehrlicher Jugendschutz gefragt, keine Alibiübung. Andererseits ist unsere Tabakindustrie eine relevante Wirtschaftsakteurin in der Schweiz. Der Ständerat hat die Vorlage an den Bundesrat zurückgewiesen; er verlangt eine neue Vorlage, die mehr oder weniger nur unbestrittene Elemente der geltenden Tabakverordnung umfasst. Eine Rückweisung der Vorlage wäre jedoch ein missverständliches Signal. Die Debatte soll zeigen, wo die Mitte, die Balance zwischen den berechtigten Interessen der Tabakindustrie und der Gesundheitsförderung, sprich dem Jugendschutz, ist.
Die Mehrheit der SGK-NR empfiehlt Ihnen, die Rückweisung abzulehnen.
Carobbio Guscetti Marina · 2VP-F · Consiglio nazionale · Ticino · Gruppo socialista
En bref, dans les débats de ce matin, on a entendu des interventions sur le contenu des propositions, sur le contenu du projet de loi. Pour discuter ces propositions, il ne faut donc pas renvoyer le projet au Conseil fédéral, c'est la position de la majorité de la commission. Il faut examiner le projet de loi en détail, en commission puis en séance plénière. Il faut discuter de la nécessité de restreindre ou non la publicité en faveur des produits du tabac, de savoir s'il faut légaliser ou non le "snus" et de savoir s'il faut une base légale pour la cigarette électronique avec nicotine.
Vous avez entendu aussi ce que signifierait un renvoi, le Conseil fédéral l'a bien expliqué et la majorité de la commission en est aussi convaincue: cela signifierait au moins deux années de retard, avec le risque qu'on n'ait pas la possibilité de remplacer, en 2021, des dispositions qui sont actuellement transitoires.
Pour cette raison, je vous invite à suivre la majorité de la commission et à rejeter la proposition d'adhésion au renvoi défendue par la minorité de la commission.
Votazione
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Minderheit ... 101 Stimmen
Für den Antrag der Mehrheit ... 75 Stimmen
(14 Enthaltungen)