15.3802
Verbesserte Entwicklungszusammenarbeit im Interesse der eritreischen Bevölkerung und der Schweiz
Bischofberger Ivo · P-M · Ständerat · Appenzell I.-Rh. · CVP-Fraktion
Antrag der Mehrheit
Ablehnung der Motion
Antrag der Minderheit
(Müller Damian, Germann, Hösli, Keller-Sutter, Lombardi, Müller Philipp)
Annahme der Motion
Proposition de la majorité
Rejeter la motion
Proposition de la minorité
(Müller Damian, Germann, Hösli, Keller-Sutter, Lombardi, Müller Philipp)
Adopter la motion
Präsident (Bischofberger Ivo, Präsident): Es liegt ein schriftlicher Bericht der Kommission vor. Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Berberat Didier · Mit-M · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion
La Commission de politique extérieure de notre conseil a examiné la motion 18.3802 du groupe libéral-radical, "Coopération au développement améliorée dans l'intérêt de la population érythréenne et de la Suisse", lors de sa séance du 10 novembre dernier et vous recommande, par 7 voix contre 6, de la rejeter. Signalons que le Conseil national a accepté cette dernière, par 123 voix contre 62 et 7 abstentions, le 13 septembre dernier.
Cette motion charge le Conseil fédéral d'entamer des négociations avec l'Erythrée en vue de lancer, le cas échéant, des projets de développement dans cet Etat et de discuter du statut de pays prioritaire. Dans son avis du 18 novembre 2015, le Conseil fédéral propose de rejeter la motion en question. Le chef du DFAE vous expliquera les raisons qui font que le Conseil fédéral y est défavorable.
Indiquons-le d'emblée: il n'existe pas de divergence au sein de notre commission sur le fait qu'une amélioration des relations avec l'Erythrée est nécessaire. En effet, la Suisse a pour vocation internationale d'entretenir de bons contacts avec tous les Etats étrangers, et une amélioration notable de nos relations avec ce pays de la Corne de l'Afrique permettrait, dans une certaine mesure, de faire baisser la pression migratoire.
La divergence existant au sein de la commission est liée au fait que la majorité estime, avec le Conseil fédéral, que le but de la motion est atteint par les mesures déjà adoptées par le rapport en réponse au postulat Pfister Gerhard 15.3954, "Fournir enfin des informations claires au sujet de l'Erythrée". Selon la proposition de la minorité, déposée par Monsieur Damian Müller, qui s'exprimera après moi, cette réponse du gouvernement est insuffisante.
La situation en matière humanitaire et de droits humains en Erythrée est très inquiétante, vous le savez, puisque durant les six dernières années un million de personnes sur une population totale d'environ 6 millions d'âmes ont fuit le pays. Le nombre de personnes provenant d'Erythrée et ayant demandé l'asile en Suisse en 2015 se montait à presque 10 000, ce qui en fait un des pays de provenance les plus importants.
Le Conseil fédéral nous a assuré qu'il était déterminé à continuer à s'associer aux efforts de la communauté internationale pour rechercher le dialogue avec l'Erythrée et renforcer l'intégration de ce pays au sein de la communauté internationale. Mais jusqu'à présent, vous le savez aussi, le gouvernement érythréen n'a témoigné aucune volonté politique allant dans ce sens.
Le 2 novembre dernier, le Conseil fédéral a énuméré un certain nombre de décisions dans son rapport en réponse au postulat Pfister Gerhard 15.3954. Dix ans après le retrait de l'aide internationale à l'Erythrée, la Suisse va tester par l'intermédiaire de la Direction du développement et de la coopération la possibilité de faire redémarrer des programmes de développement dans ce pays. Il ne s'agit pas encore d'y rouvrir un bureau de coopération mais de mettre en oeuvre, dans le cadre d'actions pilotes, avec un budget limité à 2 millions de francs par année, des projets visant à augmenter les perspectives sur place pour les jeunes dans les domaines de la création d'emplois et de la formation professionnelle.
Il s'agit d'un pas fait par la Suisse afin d'encourager le démarrage d'un véritable processus. Cette action permettra de vérifier la disposition du gouvernement érythréen à établir avec la Suisse un partenariat basé sur un réel dialogue visant notamment à améliorer la défense des droits de l'homme dans le pays. Il s'agit également pour le Département fédéral des affaires étrangères de tester la volonté de l'Erythrée de créer des conditions transparentes et efficaces qui pourraient ouvrir la voie à un programme de développement plus important.
La stratégie du Conseil fédéral à l'égard de l'Erythrée est basée avant tout sur une offre de partenariat équilibrée, et la commission approuve cette approche du problème. Le Conseil fédéral veut non seulement maintenir un dialogue - Monsieur le conseiller fédéral Burkhalter nous le confirmera -, mais aussi intensifier le dialogue afin d'accompagner un processus d'amélioration par étapes. Concrètement, les efforts doivent être entrepris des deux côtés: du côté suisse par les contributions au développement, lesquelles se concrétisent sous forme de projet ciblés; du côté érythréen par des améliorations sur le plan de la défense des droits de l'homme, de la prise en compte des enjeux migratoires et du développement économique.
Les échanges avec les autorités érythréennes se sont poursuivis. Des représentants de l'administration suisse se rendent régulièrement dans ce pays. La Suisse s'engage également pour le respect des droits de l'homme à travers les instruments du Conseil des droits de l'homme. Elle évalue actuellement dans ce domaine la possibilité d'un engagement sur place avec l'ONU et le CICR. Afin de donner davantage de chances de succès à ce processus, il est important que l'action internationale soit autant que possible coordonnée en Erythrée. C'est pourquoi le Conseil fédéral a pris les contacts nécessaires pour mener une action, notamment, avec les pays européens qui partagent sa vision du dossier et dont les intérêts sont convergents.
Vu ce qui précède, vous constatez que beaucoup se fait dans ce domaine et que la commission estime que la motion est donc inutile puisqu'elle est déjà réalisée.
Müller Damian · Mit-M · Ständerat · Luzern · FDP-Liberale Fraktion
Wir kommen zu einem bedeutenden Teilbereich innerhalb der schweizerischen Asylpolitik. Ein bedeutender Teilbereich ist es deshalb, Sie wissen es, weil Personen aus Eritrea seit Jahren den ersten Rang in der Asylstatistik der Schweiz belegen, und dies, obwohl in Eritrea kein Krieg herrscht. Entgegen der Mehrheit der Aussenpolitischen Kommission des Ständerates ist die Minderheit der Meinung, dass wir diese Motion annehmen sollten. Der Nationalrat hat die Motion - der Berichterstatter hat es bereits erwähnt - in der Herbstsession 2016 mit 123 zu 62 Stimmen bei 7 Enthaltungen gutgeheissen. Die Motionärin hatte diese Motion am 7. September 2015 eingereicht, weil das Thema für unser Land sehr relevant ist und aller Voraussicht nach auch relevant bleiben wird.
Mit der Motion wird der Bundesrat beauftragt, Verhandlungen mit Eritrea aufzunehmen, um allenfalls Entwicklungsprojekte in diesem Land aufzugleisen. Die Motionärin fordert seit Langem, dass entwicklungs- und migrationspolitische Ziele miteinander verknüpft werden sollten. Alleine in diesem Jahr, also von Januar bis Ende November, sind wieder über 4700 Personen aus Eritrea in die Schweiz gekommen. Wenn wir mit entwicklungspolitischen Massnahmen diese Sogwirkung eindämmen könnten, wäre dies sogar zu begrüssen. Ziel der Entwicklungszusammenarbeit sollte dereinst sein, dass Eritrea ein Schwerpunktstaat für die Entwicklungshilfe der Schweiz wird. Natürlich muss die Hilfe mit gewissen Bedingungen, namentlich im Bereich Menschenrechte, verbunden werden. Sollte das dereinst der Fall sein, müsste unbedingt ein Rückübernahmeabkommen abgeschlossen werden.
Der Bundesrat empfiehlt die Ablehnung der Motion mit der Begründung, dass die Deza zwar bis 2006 in Eritrea aktiv war, dass die Zusammenarbeit danach aber nicht mehr möglich gewesen sei, weil, wie der Bundesrat in seiner Antwort schreibt, das Umfeld keine verantwortbare Umsetzung von Projekten mehr erlaube.
Die Schweiz ist also seit zehn Jahren nicht mehr vor Ort tätig. Wir wissen nur wenig über Eritrea, aber eines ist klar: Das Regime hat in dieser Zeit nicht gewechselt, und es mag sein, dass 2006 ein Paradigmenwechsel in Bezug auf die Zusammenarbeit mit den internationalen Organisationen und den Entwicklungsbehörden stattgefunden hat.
Im Bericht in Erfüllung des Postulates Pfister Gerhard 15.3954 schreibt der Bundesrat zwar, dass die Umstände, die 2006 zur Schliessung des Deza-Büros geführt haben, sich noch nicht grundlegend verbessert haben. Dennoch gibt es Grund zur Annahme, dass sich das Regime wieder vermehrt öffnet. Dass es Signale der Öffnung gibt, wurde uns auch an der Kommissionssitzung gesagt.
Im überarbeiteten Bericht "Fokus Eritrea" des SEM vom 22. Juni 2016 sind weiterhin erstaunliche Passagen zu lesen, die darauf schliessen lassen, dass gewisse positive Entwicklungen im Gang sind. Auf Seite 43 dieses Berichtes ist Folgendes zu lesen: "Im Umgang mit freiwilligen Rückkehrern aus der Diaspora werden derzeit die oben aufgeführten gesetzlichen Bestimmungen für Desertion, Dienstverweigerung und illegale Ausreise offenbar nicht angewandt. Stattdessen bestehen dazu Richtlinien, die der Rechtslage widersprechen. Sie sehen vor, dass Diaspora-Eritreer, die ihre Dienstpflicht nicht erfüllt haben, ihren Status bei den eritreischen Behörden regeln und anschliessend straffrei nach Eritrea zurückkehren können. Falls sie sich mindestens drei Jahre im Ausland aufgehalten haben, können sie in Asmara den 'Diaspora-Status' beantragen. Dieser befreit sie von der Pflicht, Nationaldienst zu leisten und Ausreisevisa zu beantragen. Aufgrund der Regelung des Status spielt bei den freiwilligen Rückkehrern der Nationaldienst-Status zumindest unmittelbar nach der Rückkehr keine sehr grosse Rolle." Dies steht im Bericht. Das sind erstaunliche Einsichten in einem Land, das allgemein als "Nordkorea Afrikas" bezeichnet wird.
Der Bericht in Erfüllung des Postulates Pfister Gerhard schliesst Wegweisen in gewissen Fällen nicht mehr kategorisch aus. Auf den Seiten 13 und 14 dieses Berichtes bleibt der Bundesrat jedoch etwas vage, schreibt aber, dass in gewissen Fällen Personen weggewiesen werden, etwa Minderjährige, die den Nationaldienst noch nicht angetreten haben. In der letzten "NZZ am Sonntag" war nun zu lesen, dass immerhin gut 400 Personen nach Eritrea zurückgebracht wurden. Insgesamt sind die Gesuchszahlen natürlich immer noch sehr hoch; die Anerkennungsquote beträgt im November immer noch 42 Prozent, die Schutzquote knapp 70 Prozent.
Die Minderheit will mit dieser Motion weiterhin Druck ausüben, damit auch tatsächlich etwas geschieht. Natürlich wissen wir um die Bemühungen des Bundesrates im Zusammenhang mit Eritrea. Er beschreibt diese im obenerwähnten Bericht ausführlich. Wir sind auch froh um diese Schritte. Dennoch sollte nach unserer Meinung noch mehr getan werden. Es ist einfach so, dass die Zahlen immer noch eine deutliche Sprache sprechen.
Seit Anfang Jahr sind bereits wieder mehr als 4700 Eritreer in die Schweiz gekommen. Die Schweiz ist und bleibt eines der beliebtesten, wenn nicht das beliebteste Land für Eritreer. Es ist auch unbestritten, dass über 40 000 Menschen aus Eritrea, also mehr Personen, als im Kanton Uri leben, bereits in unserem Land leben. Dies führt zu einem enormen Pull-Effekt, ebenso, das möchte ich hier betonen, die hohe Schutzquote. Die Statistik zeigt leider auch, dass der grösste Teil der Flüchtlinge aus Eritrea nicht erwerbstätig ist. Mit anderen Worten: Diese Personen fallen direkt in die Sozialhilfe. Nach fünf bis sieben Jahren müssen dann die Gemeinden und Kantone die Vollkosten zahlen. Da kommen enorme Kosten auf die Gemeinden und Kantone zu.
In Anbetracht dieser Zahlen ist es absolut notwendig, dass der Bundesrat das Möglichste unternimmt. Wir fordern schlussendlich nichts anderes, als dass der Bundesrat alle möglichen Anstrengungen unternimmt, um mit Eritrea eine wirkliche migrationspolitische Zusammenarbeit anzustreben. Erst wenn sich die Situation in Eritrea wirklich verbessert, wird der stetige Zustrom von Menschen nachlassen.
Daher bitte ich Sie, diese Motion zu unterstützen.
Minder Thomas · Mit-M · Ständerat · Schaffhausen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Kaum eine Session vergeht ohne einen politischen Vorstoss zu Eritrea. In den letzten Jahren waren es Dutzende. Auffallend ist: Sie sind politisch breit gefächert und über beide Räte verteilt. In der vergangenen Herbstsession hat der Rat der Motion Béglé 16.3155 zugestimmt.
Herr Bundesrat, ich kann mir einfach nicht vorstellen, dass es Ihnen noch Spass macht, Session um Session einen politischen Vorstoss zu Eritrea zu behandeln. Wir beide, der Bundesrat und das Parlament, sollten endlich aus diesem Karussell herauskommen. Wird das Problem Eritrea nicht endlich gelöst, wird das Parlament den Bundesrat mit weiteren Vorstössen eindecken. Solange die Asylgesuche aus Eritrea - wir haben es gehört - Jahr für Jahr die Spitze der Ranglisten anführen, wie auch dieses Jahr, werden auch die politischen Vorstösse zu Eritrea top bleiben. Anzumerken ist, dass diese Vorstösse zu Eritrea in letzter Zeit vermehrt durchkommen. Das Parlament wird nicht lockerlassen, bis sich die Asylsituation in Bezug auf Eritrea nachhaltig beruhigt hat.
Seit ich im Parlament bin, höre ich seitens des Bundesrates zu diesem Thema immer dieselbe Antwort. Jedes Mal heisst es, die Schweiz könne nicht proaktiv und verstärkt mit Eritrea diplomatische Beziehungen aufnehmen, solange sie und das IKRK die eritreischen Gefängnisse nicht besuchen könnten. Diese Strategie und die gleichzeitige Forderung an die eritreische Führung funktionieren anscheinend und bewiesenermassen nicht. Was ich wirklich nicht begreife, ist, dass man sich in Sachen Eritrea derart auf dieses Argument eingeschossen hat und fast krankhaft daran festhält. Ohne die Gefängnisse betreten zu können, werde nicht verhandelt oder zumindest nicht erfolgreich verhandelt. In anderen schwierigen Ländern bis hin zu Unrechtsstaaten und anderen Diktaturen können wir die Gefängnisse auch nicht besuchen, werden Menschenrechte auch verletzt, werden politisch Andersdenkende sogar getötet. Wir sind in mehreren Staaten, in welchen die Menschenrechte aufs Schlimmste verletzt werden, in Sachen Entwicklungshilfe tätig und geben dort viel Geld aus.
Natürlich ist Eritrea mit dem diktatorischen Regime von Afewerki ein ganz schwieriges Land. Natürlich können wir die Gefängnisse noch nicht besuchen. Natürlich werden gewisse Landsleute politisch verfolgt. Natürlich droht ein langer Militärdienst. Natürlich werden die Menschenrechte verletzt. Doch das sind alles keine Gründe, nicht endlich, endlich auf Staatschef-Ebene Kontakt aufzunehmen. Herr Bundesrat, haben Sie selbst jemals versucht, Herrn Afewerki persönlich zu treffen? Ich wäre dankbar um eine Antwort.
In der Begründung des Bundesrates zur Ablehnung dieser Motion lese ich, dass die Voraussetzungen Eritreas hinsichtlich einer konstruktiven Zusammenarbeit nach wie vor nicht gegeben seien. Ich zitiere: "Ohne klare Verbesserung der Grundvoraussetzungen vonseiten Eritreas hinsichtlich einer konstruktiven Zusammenarbeit wäre ein erneutes Engagement ohne Wirkung." Diese stetig gleichlautende Erklärung bringt die Schweiz nicht weiter. Mit solchen Begründungen drehen wir uns im Kreis. Diese ewigen Schuldzuweisungen und Forderungen an die eritreische Regierung, den ersten Schritt zu machen, die Gefängnisse zu öffnen, funktionieren anscheinend nicht. Wie gesagt, mit anderen Unrechtsstaaten machen wir sogar Geschäfte.
Die Schweiz muss den ersten Schritt machen, und sie muss ihre Strategie ändern. Es gibt x Gründe, Eritrea zu beschuldigen, Eritrea verantwortlich zu zeichnen. Jahr für Jahr bekommen wir dieselbe Erklärung, warum man mit Eritrea nicht weiterkomme. Ohne Strategieänderung - das ist meine Analyse - kommen wir nicht weiter. Ziel muss es sein - das hören Sie von mir nicht zum ersten Mal -, eine Win-win-Strategie mit Eritrea aufzugleisen. Dazu ist diese Motion goldrichtig.
Zurzeit leben in der Schweiz etwa 40 000 Eritreer mit einer Sozialhilfequote von über 90 Prozent. Dies ergibt Sozialhilfekosten von jährlich gegen 500 bis 600 Millionen Franken. Nimmt man die hohe Anzahl an unbegleiteten Minderjährigen aus Eritrea und die indirekten Kosten hinzu, so reicht diese Summe natürlich bei Weitem nicht. Was will ich damit sagen? Ich will damit sagen, dass diese Win-win-Strategie die Schweiz einige Hundert Millionen Franken kosten darf. Sie wäre immer noch billiger, als Jahr für Jahr Tausende von neuen eritreischen Asylgesuchen bei uns zu haben. Ich wiederhole, und Sie hören das auch nicht zum ersten Mal von mir: Füllen Sie den Koffer mit "Schweizerfränkli"! Herr Afewerki wird Ihnen die Türe nicht zuschlagen.
Der Motionstext verlangt eigentlich dasselbe. Im ersten Satz heisst es: "Der Bundesrat wird beauftragt, Verhandlungen mit Eritrea aufzunehmen, um Entwicklungsprojekte im Land aufzugleisen." Weil Entwicklungsprojekte kosten, muss man eben den "Fränklikoffer" mitnehmen. Das ist die Win-Seite für Eritrea und Herrn Afewerki. Mit einem Umrechnungsfaktor von 80 - das ist die Zahl, die Kollege Philipp Müller in einer früheren Debatte zu Eritrea einmal erwähnt hat - ist die Entwicklungshilfe vor Ort in Eritrea 80-mal mehr wert als hier, rein was die Kaufkraft des Schweizerfrankens in Eritrea anbelangt. Der Gewinn der Schweiz in dieser Win-win-Situation kommt im Schlusssatz des Motionstextes: Diese Unterstützung müsse an ein Rücknahmeabkommen gekoppelt sein.
Nochmals: Die Motion ist also goldrichtig. Sie verkörpert einen Win-win-Ansatz. Wir investieren markant in Eritrea, und Eritrea nimmt im Gegenzug seine Landsleute zurück. Weil wir bereit sind, Entwicklungshilfe in Eritrea zu leisten, den Leuten vor Ort Perspektiven zu geben und ein Einkommen zu ermöglichen, brauchen sie nicht mehr zu fliehen.
Ich bitte Sie, der Minderheit zuzustimmen.
Berberat Didier · Mit-M · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion
J'ai écouté ce qu'ont dit Messieurs Damian Müller et Minder. Monsieur Minder affirme qu'il n'y a pas une session sans qu'on parle de l'Erythrée. Ce n'est pas de notre faute s'il y a des parlementaires qui ont des idées fixes et qui, à chaque fois, reviennent sur cette question alors même que le Conseil fédéral fait vraiment son possible - voire l'impossible. Donc, si vous adoptez cette motion - ce qui n'est pas la proposition de la commission -, je ne suis pas sûr que le Conseil fédéral pourra changer grand-chose à ce qu'il fait actuellement, dans la mesure où, je le répète, il fait vraiment tout son possible. Vous l'avez vu, l'aide au développement a redémarré.
Il est assez facile, quand on est assis tranquillement dans la salle du Conseil national ou du Conseil des Etats, de dire: "Le Conseil fédéral doit faire ceci, ou cela ..." Mais lorsqu'on se trouve face à un Etat dont les dirigeants ne souhaitent pas négocier et qui sont totalement obtus, il est extrêmement difficile de trouver une solution, et ce malgré l'efficacité de la diplomatie suisse. Vous le savez, Monsieur Minder, pour se marier, il faut être deux, et là, visiblement, l'Erythrée ne souhaite pas renouer des liens beaucoup plus forts avec la Suisse ou d'autres pays.
Je rappelle aussi que l'Union européenne a les mêmes problèmes que nous. Beaucoup de pays ont les mêmes problèmes que nous. Donc ce n'est pas une question de puissance ou de travail, c'est simplement parce que le gouvernement érythréen, pour l'instant, ne souhaite ni négocier ni ouvrir plus le pays.
Je vous demande encore, au nom de la commission, de rejeter cette motion qui n'apportera rien dans la mesure où, je le crois vraiment, tout ce qu'il est possible humainement de faire a été fait par le Conseil fédéral et le DFAE. Ce n'est pas cette motion qui changera les choses au niveau international.
Burkhalter Didier · BR-M · Bundesrat · Neuenburg
En me préparant pour ce débat, surtout en relisant tout ce que vous avez déjà dit par le passé, en vue de reparler de ce dossier avec vous aujourd'hui, en écoutant vos prises de position, j'avais l'impression que nos points du vue n'étaient plus très éloignés, même si une minorité de la commission s'oppose à la majorité de la commission, et que nous avions sur des points importants une vision assez semblable des choses. En entendant Monsieur le conseiller aux Etats Minder, je me rends compte qu'ils sont encore très éloignés. Nous avons fait un bon bout de chemin, mais il y a une divergence fondamentale, je dirai presque morale, sur la manière de concevoir ce dossier. Je sais que cela vous intéressera moyennement, mais je crois qu'il faudra une fois de plus l'aborder.
J'aimerais commencer d'abord par ce qui est très constructif. Cette motion déposée il y a une année date déjà un peu de même que la réponse du Conseil fédéral. Si on regarde l'évolution des choses durant cette année 2016, on peut dire pour l'essentiel que le problème érythréen n'est pas qu'un problème de migration, mais véritablement un problème de développement du pays. C'est un problème, comme il en existe dans beaucoup d'autres pays, vous avez raison sur ce point, de droits des êtres humains. Le Conseil fédéral est vraiment convaincu que la résolution du problème érythréen passe par l'établissement d'un véritable dialogue, un dialogue avec les autorités érythréennes pour le peuple érythréen, un dialogue Suisse-Erythrée, je dirai même "Suisse plus", car nous essayons de le mener avec d'autres.
Si la communauté internationale a quitté l'Erythrée il y a une dizaine d'années, c'est pour des raisons évidentes: il était tout simplement impossible de travailler sur place. La plupart des gens avec qui nous collaborions n'étaient tout simplement plus en état de pouvoir travailler. Sur place, la société civile disparaissait complètement et les organisations en question n'avaient plus de soutien, au contraire, elles étaient même en danger. Si la situation de l'époque a conduit la communauté internationale à quitter l'Erythrée, aujourd'hui la communauté internationale voudrait y revenir. Nous ne sommes pas les seuls à vouloir ce dialogue, donc autant le faire nous-mêmes, avec l'appui d'autres pays.
L'instrument est toujours le même, c'est celui des petits pas. Alors qui fera le premier? Nous avons fait un pas. Nous avons déjà clairement fait savoir aux autorités érythréennes que nous faisions le premier pas. Nous avons fait une pas en faveur du développement et nous attendons en retour un pas sur le plan du droit et sur celui des droits de l'homme. Alors on peut, systématiquement - à chaque session ! -, Monsieur le conseiller aux Etats Minder, ridiculiser le Conseil fédéral sur le fait qu'il souhaite, en effet, qu'il soit possible de visiter les prisons.
Es macht mir wirklich Spass, jede Motion, sonst würde ich nicht in dieser Funktion bleiben. Sie haben die Frage gestellt, ob es immer noch Spass macht. Ja, es macht wirklich Spass! Ich habe die politische Debatte sehr gerne, vor allem im Ständerat, weil zugehört wird; und es ist wirklich interessant. Aber es macht mir keinen Spass, immer dasselbe zu sagen, obwohl es bereits klar ist.
Wir brauchen ein Minimum an Garantien bei den Menschenrechten. Diese Besuche der Gefängnisse sind nicht eine kleine Sache, nicht eine Obsession des Herrn Burkhalter oder des Bundesrates: Sie sind wichtig! Wir wissen nicht, was dort drin passiert. Das weiss die internationale Gemeinschaft nicht. Das IKRK unternimmt sehr viele Anstrengungen, führt sehr viele Diskussionen darüber, um wieder etwas Licht in diese Gefängnisse zu bringen. Das ist nötig, das ist moralisch nötig für die internationale Gemeinschaft, für unsere Schweiz, für unser Land. Sonst würden wir vielleicht etwas machen, was kurzfristig für Sie ein Erfolg ist, was aber langfristig eine moralische Katastrophe wäre! Das ist einfach so, da haben wir eine Divergenz.
Ich habe eigentlich wenig Divergenzen mit Herrn Ständerat Damian Müller. Zu dem, was er gesagt hat, kann ich fast immer Ja sagen. Dafür brauchen wir aber diese Motion nicht; dazu komme ich nachher. Aber wenn diese Motion kommt, dann machen wir sowieso dasselbe, das muss ich schon sagen. Es wird nichts ändern.
Aber was Sie gesagt haben, Herr Ständerat Minder, das ist einfach nicht die Linie des Bundesrates. Wir können nicht einfach jedes Mal kleinreden, was gross und wichtig ist - das ist einfach so! Es gibt einige moralische Prinzipien in der Arbeit der Politik, und die müssen wir auch jedes Mal beachten - das ist so.
Est-ce que l'on doit se résigner, parce que, en effet, c'est difficile? Par exemple, s'agissant des visites de prison, cela nous paraît très clairement être une mesure que le gouvernement érythréen pourrait autoriser assez vite. Il pourrait faire un premier pas - pour lui c'est un grand pas, mais pour nous c'est un petit pas. Doit-on se résigner parce que ce pas ne se fait pas et tout simplement dire: "Tant pis, versons des centaines de millions 'in die Kassen von Eritrea'"? C'est ce que vous avez dit si je vous ai bien compris - ich habe es so gehört. Des centaines de millions de francs! D'une part, on ne les a pas; d'autre part, si on voulait le faire, il faudrait qu'il y ait une décision du Parlement.
Voulez-vous vraiment que la Confédération verse des centaines de millions de francs dans les caisses d'un pays auquel on demande simplement des bases de travail correctes et des possibilités d'avancer sur des éléments évidents, si on veut pouvoir conclure un accord de réadmission un jour? L'Erythrée ne le veut pas, alors que nous, nous le voudrions bien, en effet. Nous n'allons pas verser des centaines de millions de francs, comme cela, sans aucune garantie!
La motion, d'ailleurs, charge le Conseil fédéral d'exiger un certain nombre de garanties et de formuler des conditions. Le contenu de la motion ne va pas dans le sens de vos propos. Selon la motion, il faut commencer doucement, et non pas en versant des centaines de millions de francs dans des caisses sans avoir aucune garantie de ce qui se fera. Nous avons clairement expliqué ce que nous voulons, et c'est pour cela que la motion a un peu vieilli tout comme la prise de position du Conseil fédéral.
Le rapport sur le postulat Pfister Gerhard 15.3954, "Fournir enfin des informations claires au sujet de l'Erythrée", date de début novembre 2016, la réponse est donc récente. Nous avons dit, dans cette réponse, que nous testons, en effet, concrètement, la possibilité de faire redémarrer des projets de développement. L'ordre de grandeur ne correspond pas à des centaines de millions, mais à 2 millions de francs destinés à des projets qui touchent la formation et l'emploi des jeunes. Comme seule condition, nous avons exigé une collaboration réelle avec le gouvernement, car nous voulons une perspective de développement de cette politique; nous voulons avoir des contacts et nous voulons envoyer des missions.
Envoyer régulièrement des missions est difficile, car elles ne sont même pas acceptées. Nous ne nous résignons pas, nous continuons, nous essayons de négocier avec le gouvernement et nous irons jusqu'au bout. Nous ne lâcherons pas sur les questions fondamentales; nous voulons des progrès des deux côtés.
Vous ne pouvez pas systématiquement demander le respect de la conditionnalité, l'établissement du dialogue et que la Suisse n'accepte pas n'importe quoi de la part de l'Erythrée. Là, parce que cela les arrange, quelques parlementaires regardent ce qu'il se passe dans un domaine précis, celui du renvoi de requérants d'asile, uniquement par le petit bout de la lorgnette. Même si je viens d'apprendre que le nombre d'Erythréens en Suisse fait concurrence au canton d'Uri pour ce qui concerne l'effectif de la population, ce n'est pas une raison de fouler aux pieds complètement nos principes, ni sur le plan humanitaire ni sur celui des droits de l'homme.
De plus, avec l'accord du Conseil fédéral, le Parlement a également transmis une motion qui va dans le même sens, Monsieur Damian Müller, à savoir la motion Béglé 16.3155, "Intensifier les relations avec l'Erythrée. Réduire le flux des immigrants érythréens". La seule différence qu'il y a, et c'est pour cela que nous estimons qu'il faut plutôt rejeter la motion du groupe libéral-radical, c'est que cette dernière prévoit que "le Conseil fédéral est chargé d'entamer des négociations". C'est donc un mandat. Le Conseil fédéral accepte tous les mandats qu'il peut mener à bien, mais, comme je l'ai dit en ce qui concerne un objet précédent et comme je le dirai encore, le Conseil fédéral ne peut pas, sans autre, accepter des mandats s'il ne peut pas garantir au Parlement qu'il sera capable de les assumer. Un mandat de négocier peut être préparé ici, mais la négociation elle-même ne peut être entamée que si l'autre est d'accord. C'est le problème que pose le texte de cette motion.
Je ne suis pas formaliste et je peux admettre que, si vous décidez d'accepter la motion, alors nous essayerons d'entamer ces négociations. Mais comprenez-le comme cela. Evidemment, nous essayons tout le temps d'entamer des négociations, mais nous ne pouvons pas décider pour les autres. Nous pouvons décider que nous voulons négocier, mais nous ne pouvons pas décider de négocier si, de l'autre côté de la table, il n'y a personne. En effet, négocier avec soi-même, c'est intéressant - et c'est d'ailleurs parfois utile pour l'esprit -, mais ce n'est pas vraiment le but de la négociation internationale, laquelle vise plutôt à ce que l'on négocie avec les autres.
Le Conseil fédéral estime qu'il n'est donc pas nécessaire qu'une nouvelle motion lui soit transmise.
Sie haben von "Druck ausüben" gesprochen. Üben Sie so viel Druck aus, wie Sie wollen. Wir machen eigentlich unsere Arbeit. Im Bundesrat sind wir daran gewöhnt, dass von überall her viel Druck ausgeübt wird. Wir wissen, dass dieser Druck an unserer Aufgabe eigentlich nichts ändert. Die Aufgabe ist klar: in diesem Bereich mit Eritrea und vor allem für das Volk von Eritrea Fortschritte zu machen. Das wollen wir tun.
On le fera, si les deux parties sont d'accord, sous la forme d'une négociation, sinon on continuera, systématiquement. On ne se résignera pas et on ne versera pas des centaines de millions de francs dans les caisses de l'Erythrée, sans avoir des garanties que les choses s'amélioreront dans ce pays, aussi en termes de droits de l'homme. On ne lâchera pas sur ce point - je vous le répète pour la troisième ou quatrième fois déjà. Daran habe ich noch immer sehr viel Spass, Herr Minder!
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 19 Stimmen
Dagegen ... 21 Stimmen
(0 Enthaltungen)