14.3558
Schaffung einer Rechtsgrundlage für die Eintreibung von Beiträgen für überbetriebliche Kurse
Bischofberger Ivo · P-M · Ständerat · Appenzell I.-Rh. · CVP-Fraktion
Antrag der Mehrheit
Annahme der Motion
Antrag der Minderheit
(Français, Luginbühl)
Ablehnung der Motion
Proposition de la majorité
Adopter la motion
Proposition de la minorité
(Français, Luginbühl)
Rejeter la motion
Präsident (Bischofberger Ivo, Präsident): Es liegt ein schriftlicher Bericht der Kommission vor. Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Häberli-Koller Brigitte · Mit-F · Ständerat · Thurgau · CVP-Fraktion
Die Kommission für Wissenschaft, Bildung und Kultur hat die von Nationalrat Schilliger am 19. Juni 2014 eingereichte und vom Nationalrat angenommene Motion 14.3558 vorberaten und beantragt Ihnen mit 7 zu 2 Stimmen bei 2 Enthaltungen die Annahme der Motion. Eine Minderheit beantragt die Ablehnung der Motion.
Der Bundesrat wird mit der Motion beauftragt, Artikel 21 der Berufsbildungsverordnung so anzupassen, dass ein Berufsverband, der im öffentlichen Auftrag überbetriebliche Kurse durchführt, auch eine Rechtsgrundlage erhält, den Kostenbeitrag gerichtlich durchzusetzen. Die Berufsverbände, auch Organisationen der Arbeitswelt genannt, führen gemäss Artikel 23 des Berufsbildungsgesetzes und meistens mit Leistungsauftrag der kantonalen Dienststellen der Berufsbildung die überbetrieblichen Kurse durch.
Es gibt nun immer wieder Betriebe, die sich gegen die Bezahlung des Beitrags wehren und prozessieren. Es gab dieses Problem bis 2010 auch bei den Berufsbildungsfonds. Hier besteht jetzt aber seit 2011 die klare Regelung, dass die Organisationen der Arbeitswelt das Recht haben, die Bezahlung des Betrages wie eine Verwaltungsstelle zu verfügen. Analog dieser Lösung soll dies auch für die Erhebung von Beiträgen für überbetriebliche Kurse in der Berufsbildungsverordnung verankert werden.
Der Motionär macht dazu folgenden Vorschlag zur Berufsbildungsverordnung: Artikel 21 Absatz 4 soll lauten: "Die Organisation der Arbeitswelt verfügt den Beitrag, wenn der Betrieb dies verlangt oder nicht zahlt." Und Absatz 5 soll lauten: "Eine rechtskräftige Beitragsverfügung ist im Sinne von Artikel 80 des SchKG einem vollstreckbaren gerichtlichen Entscheid gleichgestellt."
Der Bundesrat lehnt in seiner Antwort die Motion ab, der Nationalrat hingegen hat die Motion mit 117 zu 54 Stimmen bei 15 Enthaltungen angenommen.
Unsere Kommission hat sich in zwei Sitzungen mit der Thematik befasst. Wir haben unter anderem die Schweizerische Berufsbildungsämter-Konferenz, eine Fachkonferenz der EDK, angehört. Und wir haben uns von der Verwaltung über die Rechtsfälle der letzten Jahre informieren lassen.
Die Motion will folgende Problematik lösen: Ein Berufsverband, der überbetriebliche Kurse durchführt, kann bei den verschiedenen Betrieben, die ihre Lernenden in diese Kurse schicken, Gebühren für die Durchführung dieser Kurse erheben. Dabei werden die Verbände immer wieder mit zahlungsunwilligen Betrieben konfrontiert. Mit dieser Motion soll eine Rechtsgrundlage geschaffen werden, die den Berufsverbänden die Verfügungskompetenz gibt.
Die Mehrheit unserer Kommission ist der Ansicht, dass besonders die kleinen Berufsverbände mit der Verfügungskompetenz über ein besseres und effektiveres Mittel verfügen, um die Kostenbeteiligung der Betriebe einzufordern. Die Verbände können damit direkt bei den Betrieben den Kostenbeitrag durchsetzen. Die Minderheit, welche die Motion ablehnt, befürchtet, dass sich bei Konflikten zwischen einem Berufsverband und einem Betrieb gegenüber dem heutigen System die Prozessdauer verlängern könnte, und erachtet die Motion als nicht zielführend.
Ich bitte Sie im Namen der Kommissionsmehrheit, die Motion anzunehmen.
Français Olivier · Mit-M · Ständerat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion
Le conseiller national Schilliger constate que certaines entreprises affiliées aux associations professionnelles ne paient pas leurs contributions pour des cours interentreprises organisés par la branche d'activité de l'entreprise et au profit de leurs employés. Aussi, Monsieur Schilliger demande de créer une base légale pour imposer le versement de la contribution aux frais, alors même que l'ordonnance décline toutes ces problématiques.
Rappelons que les cantons ont la responsabilité de veiller à ce que les cours interentreprises remplissent les critères - je dirai académiques - et que les associations, quant à elles, ont la mission d'organiser le bon déroulement des cours et d'en assurer les charges administratives, donc, le financement des prestations. Ce sont donc les associations professionnelles qui ont la responsabilité de s'organiser avec leurs membres, en concertation avec les autorités locales. La prise en considération des charges est répartie entre les acteurs publics et le milieu professionnel. Le rôle de la Confédération se limite à verser aux cantons la quote-part admise par la loi.
C'est donc l'association professionnelle qui s'organise et qui assume son organisation. Admettez que le problème soulevé par Monsieur Schilliger est banal! Il arrive que certaines personnes contestent une facture, même dans une association professionnelle, culturelle ou sportive, car elles constatent parfois que le contrat est incomplet, voir mal rédigé, etc. Certaines peuvent penser que les cours proposés sont insuffisants ou trop contraignants et d'autres que la formation est, par nature, gratuite et qu'elles y ont droit. Bref, il peut y avoir bien des arguments pour ne pas payer la facture. Contester une facture, quoi de plus courant? Que chacun assume ses responsabilités.
Je m'étonne de la position des gouvernements cantonaux qui soutiennent la motion Schilliger. Ou plutôt, je peux la comprendre, car on demande de légiférer pour être plus efficace demain. Et quoi de plus simple, finalement, que de transmettre le problème à d'autres? Nous sommes tout simplement garants des responsabilités fédérales et cantonales. Pour moi, membre du Parti libéral-radical, une nouvelle loi est par nature plus une contrainte qu'une solution.
Admettons que nous décidions tout de même de légiférer. Qu'a dit l'administration à notre commission au sujet de cette option? Elle a indiqué que si nous légiférions, alors cela reviendrait à faciliter le principe du recours et, par là même, le risque serait d'augmenter le nombre de contestations qui, aujourd'hui, est faible. Mais cela impliquerait également - et surtout - un ralentissement du processus du recours. Bref, cela correspondrait à de la bureaucratie juridique, et ce au détriment du recourant tout comme des associations.
Comme cela a été dit en commission par l'un de ses membres, les cantons et l'auteur de la motion se tirent une balle dans le pied en voulant légiférer. En effet, la voie de l'action en droit administratif est plus adéquate et plus courte que l'action en droit public.
Bref, je vous recommande de suivre la proposition du Conseil fédéral. Le processus proposé est contre-productif et je vous recommande de rejeter la motion de mon collègue de parti, Monsieur le conseiller national Schilliger.
Berberat Didier · Mit-M · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion
Lors du débat en commission, j'étais, au départ, assez sceptique sur cette motion. Finalement, je me suis abstenu parce que l'administration nous a signalé que les cantons y étaient favorables. Plus j'y réfléchis, plus je pense que c'est une erreur d'accepter cette motion.
Monsieur Français l'a rappelé: à l'heure actuelle, les associations professionnelles, lorsqu'elles sont confrontées à un problème de paiement - et, bien entendu, si elles dispensent un cours, le paiement doit avoir lieu -, peuvent intenter une action de droit administratif directement au tribunal administratif cantonal. Cela donne un titre de mainlevée, qui permet de poursuivre l'entreprise qui n'aurait pas payé son dû pour les apprentis qu'elle aurait envoyés au cours. Si la motion est adoptée, ce qu'il faudra faire, c'est demander à chaque association de rendre une décision pour chaque cours, qu'elle devra motiver chaque fois. Cette décision pourra être contestée devant l'office cantonal qui s'occupe de la formation professionnelle. La décision de l'office cantonal pourra encore être attaquée au tribunal administratif ainsi qu'au tribunal fédéral, ce qui fait qu'on ralentira la procédure. Pour quelques pour cent d'entreprises qui ne paient pas les associations, on devra actionner un mécanisme qui ressemble à une usine à gaz.
La solution actuelle est la plus satisfaisante possible. Je soutiendrai donc la minorité Français.
Schneider-Ammann Johann N. · BR-M · Bundesrat · Bern
Der Bundesrat ist der Ansicht, dass die rechtlichen Grundlagen klar genug sind und keiner Änderung bedürfen. Die Organisationen der Arbeitswelt haben bereits heute die Möglichkeit, die Kostenbeteiligung der Betriebe via verwaltungsrechtliche Klage einzufordern. Herr Ständerat Berberat hat zudem bereits die komplizierten juristischen Schritte einzeln aufgezählt. Wenn wir Bürokratie verursachen wollen, dann auf diesem Wege.
Mit anderen Worten: Die Kompetenzen sind klar. Der Bundesrat ist der Meinung, dass es keine neue Legiferierung braucht, und macht Ihnen beliebt, die Motion abzulehnen.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 11 Stimmen
Dagegen ... 24 Stimmen
(4 Enthaltungen)