Lexipedia
HomeNewsEsploraRepertorio
Condizioni d’usoPrivacyAssistenza
Accedi

Mehr Unterstützung für die Ausbildung in Flüchtlingslagern

39478 · Amtliches Bulletin

Del 8 mar 2017

https://lexipedia.io/it/docs/ch/ab-bo-bu/39478/de/mehr-unterstutzung-fur-die-ausbildung-in-fluchtlingslagern

Consultato il 11 set 2026

  1. Documenti
  2. Confederazione
  3. Bollettino ufficiale
Fonte

Oggetto parlamentare: Sostenere la formazione nei campi profughi (16.3887)

16.3887

Mehr Unterstützung für die Ausbildung in Flüchtlingslagern

Béglé Claude · Mit-M · Nationalrat · Waadt · CVP-Fraktion

J'ai déposé, lors de la dernière session d'automne, un postulat chargeant le Conseil fédéral de voir comment il pourrait mieux soutenir la mise en place de formations professionnelles diplômantes, voire universitaires, dans les camps de réfugiés - c'est-à-dire là-bas - afin que ces personnes puissent quitter les camps et devenir autonomes. Le Conseil fédéral vous recommande d'accepter ce postulat.

J'aimerais maintenant tenter de vous convaincre de soutenir ce postulat, parce que je pense que c'est en permettant à ces personnes de s'intégrer dans l'économie locale qu'on arrivera à quelque chose. Les bénéfices seront multiples. Au minimum, on donnera à ces personnes la chance de refaire leur vie, comme on dit. Elles contribueront au dynamisme économique de leur région et, en fait, les avantages économiques seront bien supérieurs.

Pour commencer, rendons-nous à l'évidence: la problématique des réfugiés va durer. Le nombre de réfugiés dans le monde, vous le savez, augmente d'année en année pour atteindre aujourd'hui une ampleur inégalée depuis la Deuxième Guerre mondiale, avec 65 millions de réfugiés selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Un tiers des réfugiés ont quitté leur pays et deux tiers sont des réfugiés internes. En Syrie, près d'un foyer sur deux est déraciné. Malheureusement, les séjours dans les camps de réfugiés, qui étaient censés être de courte durée, ont tendance à se prolonger dans le temps. Selon le HCR, deux tiers des réfugiés dans le monde sont en "situation prolongée de réfugiés", c'est-à-dire qu'ils restent entre cinq et vingt ans dans les camps à attendre, sans perspective d'avenir professionnel. S'ils ne font rien, cela représente un gâchis très regrettable.

Il faut donc promouvoir la formation pour les aider à se réintégrer dans l'économie locale, et leur permettre de devenir indépendants. Il faut leur rendre la confiance en eux nécessaire et les doter des compétences qui leur permettront de devenir économiquement autonomes. Tout bon libéral, forcément, ne peut être que favorable à un tel projet.

Il s'agit aussi de promouvoir des formations qui correspondent aux besoins de l'économie locale. Ces nouvelles compétences dynamiseront le tissu économique social de la région et en feront un facteur de croissance. Il y a un véritable effet boule de neige. En effet, on a pu constater que, pour chaque personne qui quittait un camp, parce qu'elle avait les moyens de subvenir à ses propres besoins, c'était plusieurs de ses proches qu'elle emmenait avec elle. Au Burundi, par exemple, un réfugié avec une perspective d'emploi entraîne avec lui cinq personnes.

Enfin, en faisant cela, on crée une génération d'initiateurs du changement, les fameux "change makers". Ces personnes vont ensuite en aider d'autres qui, à leur tour, seront des moteurs pour répondre aux problématiques des réfugiés et mieux soutenir la scolarité de leurs propres enfants. C'est en cela que l'on peut dire que les bénéfices d'un soutien à la formation dans les camps de réfugiés excèdent largement l'investissement que ce soutien a engagé. Il faut éviter d'encourager une culture d'assistés; il faut que les gens se prennent en main et assument leurs propres responsabilités.

Concrètement, il existe déjà des initiatives qui vont dans ce sens. Par exemple, en 2012, un centre de formation professionnelle hébergeant menuiseries, boulangeries, forges et commerces a vu le jour dans un camp de réfugiés au Soudan du Sud. Au Burundi, c'est une université qui a vu le jour dans un camp de réfugiés en 2014, avec l'appui de notre EPFL, répondant aux besoins de l'économie locale en termes d'agrobusiness, de technologie Internet, d'activités du secteur tertiaire, etc. Quelque 600 étudiants arrivent chaque année à obtenir un diplôme et chacun des enseignants est déjà lui-même détenteur d'un master ou d'un doctorat. Dernier exemple, la mise sur pied d'une formation en électricité dans un camp de réfugiés syriens en Jordanie, ce qui a permis aux réfugiés d'assurer l'entretien de leur propre camp et leur permettra aussi de reconstruire leur pays par la suite.

En conclusion, nous n'échapperons pas au besoin de fournir un effort de formation pour les réfugiés. Il vaut mieux agir, une fois de plus, en amont, que de payer les pots cassés en aval. Aidons-les à faire leur vie. Ajoutons aussi que l'impact d'un financement beaucoup plus conséquent pour les formations in situ permet d'aider davantage de personnes. Soutenir la formation dans les camps de réfugiés est donc une solution judicieuse, car socialement, humainement et économiquement cohérente.

Glarner Andreas · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Die Idee von Kollege Béglé ist gar nicht so falsch, nur müssen Sie sehen: Wir sollten zuerst einmal alles andere erledigen. Das heisst, wir haben in diesen Gebieten in diesen Flüchtlingscamps - ich war selbst in mehreren Flüchtlingslagern - Leute, die kein Dach über dem Kopf haben. Es gibt Leute, die in alten Fabrikhallen hausen müssen, in denen die Hitze nahezu unerträglich ist, das allerdings nur im Sommer, weil im Winter die Kälte fast tödlich wird. Es gibt Leute, die nicht einmal in richtigen Zelten wohnen, sondern sich gerade einmal mit ein paar Knüppeln und Blachen eine Unterkunft gemacht haben.

Ich glaube, die Schweiz täte gut daran, hier zuerst zu helfen. Die Schweiz täte auch sehr gut daran, ihre Entwicklungshilfe wirklich auf die Leute auszurichten, die es echt nötig haben. Was die Vertriebenen angeht, so haben wir ein Prozent der Flüchtlingshilfe für Syrien ausgerichtet, rund 31 Millionen von rund drei Milliarden Franken. Sie sehen, wir setzen die Schwerpunkte etwas seltsam. Bezüglich der Schwerpunkte können Sie im Jahresbericht 2015 auch nachlesen, dass wir z. B. - es ist kein Witz - Fahrzeuge mit Kunstwerken beladen, in die Pampa fahren und dort den Leuten Kunstwerke zeigen, währenddessen man in anderen Regionen, auf gut Deutsch gesagt, vor Hunger verreckt oder in anderen Ländern gegen die Hitze noch nicht mal ein Zelt oder ein Dach über dem Kopf hat. Unsere Entwicklungshilfe macht es auch möglich, dass wir Künstler - natürlich, Sie ahnen es schon: linke Künstler - mit irgendwelchen Kulturpreisen sponsern.

Bevor wir nicht all das in Ordnung gebracht haben, sollten wir nicht noch mehr machen. Wir müssen beim Elementarsten anfangen, dort, wo die Leute wirklich am Leiden sind. Wenn wir in die Ausbildung investieren wollen, gerne, aber erst, wenn alles andere in Ordnung ist.

Burkhalter Didier · BR-M · Bundesrat · Neuenburg

A propos de ce que nous venons d'entendre, il faut essayer, dans les débats de politique touchant à la coopération internationale, de ne pas mélanger sans arrêt l'ensemble des instruments. Ceux-ci doivent être coordonnés. Lorsqu'on parle de l'ensemble des moyens, évidemment que cela ne concerne pas uniquement les moyens humanitaires. L'ensemble des moyens concerne également toute la question de la prévention, toute la question de la coopération au développement, dans le but d'éviter que des régions, par ailleurs pauvres, deviennent des lieux de crise, des lieux de conflit, des lieux futurs d'émigration forcée. Sous cet aspect, l'investissement pour éviter des futures crises est très important.

Herr Nationalrat Glarner, Sie sprachen von den 2,5 Milliarden Franken und davon, dass wir bezüglich der Syrien-Krise mehr machen sollten.

Nochmals: Sie dürfen nicht alles vermischen. Und nehmen Sie bitte nicht jedes Mal ein Projekt, das Sie nicht gerne haben, um die ganze Arbeit der internationalen Kooperation pauschal infrage zu stellen. Das gilt auch für die Diskussion anderer Vorstösse. Es gibt sicher irgendein Projekt, das man besser machen sollte - das stimmt. Wir kontrollieren sehr viel, das machen wir jedes Mal. Aber es ist eben sehr wichtig, dass wir immer auch Präventionsarbeit hinsichtlich zukünftiger Krisen machen, sodass es nicht noch mehr Probleme gibt.

Le postulat vise à soutenir la mise en place de la formation professionnelle dans les camps de réfugiés. Le texte parle même de formation universitaire. C'est un thème important. Il en va du lien entre l'humanitaire et le développement.

C'est juste qu'il faut d'abord faire de l'humanitaire, qu'il faut d'abord fournir quelque chose à manger et un toit sur la tête. Par ailleurs, dans beaucoup de camps de réfugiés, les gens restent des années. Monsieur Glarner, vous y êtes allé, vous avez vu certainement des familles dont les enfants naissent dans des camps et passent leur enfance, voire leur adolescence - certains restent entre 10 et 20 ans - dans des camps.

Donc, les questions qui se posent vont plus loin que l'humanitaire d'urgence, tout en ne l'excluant pas. La question qui se pose en plus, c'est celle de la perspective et des mesures pour mettre un terme, ou en tout cas pour réduire, les dangers de recrutement par les groupes terroristes.

Dans les camps de réfugiés, les situations des familles sont particulièrement délicates, ces familles sont particulièrement vulnérables à l'égard de ce que proposent les groupes terroristes lorsqu'ils vont recruter des jeunes. Et l'antidote à l'extrémisme violent, c'est notamment la formation, c'est la possibilité pour ces jeunes d'avoir une autre perspective. Nous avons déjà reconnu cette mesure, que vous avez acceptée dans le cadre du projet relatif à la coopération internationale 2017-2020 et du crédit d'engagement correspondant. Les intentions d'engagement de notre pays ont donc été revues à la hausse, puisque vous avez demandé que la priorité soit mise dans ce domaine, avec une augmentation de 50 pour cent pour l'éducation de base et la formation professionnelle.

Nous faisons déjà beaucoup de choses, et notamment dans la région de la Jordanie et du Liban ainsi qu'au Kenya, par exemple, et nous voulons en faire plus. Mais, je le répète, il faut s'en tenir aux lignes fixées pour le moyen terme dans le projet relatif à la coopération internationale 2017-2020: nous voulons nous concentrer d'abord sur l'éducation de base et la formation professionnelle. Faire de la formation universitaire n'est donc pas notre premier objectif.

Cela dit, des projets innovants sont déjà soutenus par la Suisse et ils nous intéressent. Par exemple, les cours massifs en ligne lancés par l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne permettent déjà à des dizaines de milliers de jeunes en Afrique de suivre des cours universitaires. On peut imaginer que cet instrument soit développé dans le but d'aider les jeunes dans les camps de réfugiés.

C'est dans cet esprit et conformément à la décision du Parlement prise dans le cadre du projet relatif à la coopération internationale 2017-2020 que nous vous proposons d'accepter le postulat.

Abstimmung

Präsident (Stahl Jürg, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Annahme des Postulates. Das Postulat wird von Herrn Glarner bekämpft.

Abstimmung - Vote

Für Annahme des Postulates ... 126 Stimmen

Dagegen ... 65 Stimmen

(0 Enthaltungen)