18.083
Legge sul trasferimento dei beni culturali e della legge federale sulla navigazione marittima sotto bandiera svizzera. Modifica
Riklin Kathy · Mit-F · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo PPD
Heute Morgen behandeln wir die Genehmigung des Übereinkommens über den Schutz des Unterwasser-Kulturerbes und dessen Umsetzung. Meere und Binnengewässer bergen zahllose Zeugnisse der menschlichen Vergangenheit wie etwa versunkene Objekte, Siedlungen, Heiligtümer, Hafenanlagen und Schiffswracks. Auch die Schweizer Seen bergen reiche Kulturgüter der neolithischen und bronzezeitlichen Pfahlbauersiedlungen, nicht nur am Lac de Neuchâtel. Der Schutz des unter dem Wasserspiegel unserer Binnengewässer liegenden archäologischen Erbes ist von der geltenden Gesetzgebung des Bundes und der Kantone bereits ausreichend gewährleistet.
Wer vor zwei Jahren die wunderbare Ausstellung "Osiris" mit den unter Wasser geborgenen Kulturschätzen Ägyptens im Museum Rietberg in Zürich gesehen hat, kann sich vorstellen, welche Schätze im Mittelmeer und in anderen Meeren noch liegen. Die Plünderung von Unterwasser-Fundstellen von Kulturgütern und der illegale Handel mit diesen Objekten nehmen leider zu. Ausserhalb des Küstenbereichs, der unter der Hoheit des Anrainerstaats steht, fehlte bislang ein wirksamer rechtlicher Schutz.
Das Unesco-Übereinkommen von 2001 konkretisiert den vom Seerechtsübereinkommen der Vereinten Nationen, welchem die Schweiz 2009 beigetreten ist, explizit vorgesehenen Schutz des im Meer gefundenen Unterwasser-Kulturerbes und regelt seine Umsetzung. Damit schafft es für den Bereich der hohen See erstmals spezifische, völkerrechtlich verbindliche Regeln zum Umgang mit dem Unterwasser-Kulturerbe und erlaubt konkretes Eingreifen im Bedrohungsfall.
Die Ratifikation des Übereinkommens über den Schutz des Unterwasser-Kulturerbes ist auch für das Binnenland Schweiz von Bedeutung. Soweit es um das in den Weltmeeren liegende Kulturerbe geht, muss die Schweiz dafür sorgen, dass die unter Schweizer Flagge fahrenden Schiffe es nicht beeinträchtigen und allfällige Funde melden. Dies erfordert eine Änderung des Seeschifffahrtsgesetzes.
Die Schweiz als wichtiger Handelsplatz für Kunstgüter - denken wir nur an Basel - ist auch verpflichtet, auf ihrem Territorium den Handel mit Objekten, die in Verletzung des Übereinkommens behändigt wurden, zu verhindern. Mit einer geringfügigen Anpassung des Kulturgütertransfergesetzes können wir auch den Schutz der Unterwasser-Kulturgüter sicherstellen. Weiter garantiert die Schweiz als Vertragsstaat einen verantwortungsvollen und schonenden Umgang mit Unterwasser-Kulturerbe in ihren Binnengewässern.
Das Unesco-Übereinkommen von 2001 über den Schutz des Unterwasser-Kulturerbes ist ein wirksames Instrument, um die weltweit stark zunehmende Plünderung und Ausbeutung des Kulturerbes unter Wasser zu verhindern und dessen Schutz zu garantieren. Die institutionellen und rechtlichen Grundlagen sowie die Umsetzungsinstrumente von Bund und Kantonen tragen den Anliegen des Übereinkommens bereits weitgehend Rechnung. Es besteht kein zusätzlicher Ressourcenbedarf, und es braucht auch keine neue Verordnung des Bundesrates. Die Vernehmlassung zur Vorlage ergab, dass sich mit Ausnahme des Kantons Schwyz auch alle Kantone für eine Ratifikation des Abkommens aussprechen.
Nun aus aktuellem Anlass noch zum heutigen "NZZ"-Artikel "Schutz von Kulturgütern in den Meeren hat Lücken": Adrian Wüthrich hat dem betreffenden Journalisten offensichtlich seine Anträge zugestellt. Hier nun die Antwort, die wir vom BAK in der Kommission erhalten haben: "Die Anträge von Herrn Wüthrich gehen weiter: Er will eine Ausdehnung der Strafbarkeit von Schweizer Staatsangehörigen auf ausländischen Territorien gemäss dem aktiven Personalitätsprinzip. Wir haben dazu vom Bundesamt für Justiz ein Rechtsgutachten verlangt. Das Bundesamt kam erstens zum Schluss, dass die Konvention nicht zu einer solchen Ausdehnung der Strafbarkeit verpflichtet und sie deshalb nicht notwendig ist. Zweitens hat es auf die Praktikabilität einer solchen Norm hingewiesen. Es geht um Straftaten in einem anderen Land, die dort nicht strafbar sind. Wären sie strafbar, wäre das jeweilige Land für die Strafbarkeit zuständig. Weil die Straftat in diesem Land nicht strafbar ist, hätten wir keine Rechtshilfe, und wir hätten das Problem der Beweispraxis. Es gäbe unendlich lange Verfahren, die formal zahnlos wären und zu keinem Resultat führen würden. Aus diesem Grund verzichteten wir auf eine solche Ausdehnung. Nationalrat Wüthrich hat Recht, es gibt solche Normen im StGB. Es sind aber nur zwei, nämlich im Fall von Organhandel und von Verstümmelung weiblicher Genitalien. Die Möglichkeiten der Beweisführung sind in diesen Fällen anders, und für die Straftaten sind mindestens 3 bis 5 Jahre Gefängnis vorgesehen. Bei der Zerstörung oder Beschädigung von Kulturgütern ist das Höchstmass hingegen 1 Jahr Gefängnis. Dieser Unterschied ist wichtig."
Die drei Anträge Wüthrich, die er dem Rat nicht mehr vorlegt, wurden in der Kommission mit 20 zu 5 respektive 4 Stimmen sehr deutlich abgelehnt.
Die WBK stimmte dem Bundesbeschluss zum Unesco-Übereinkommen mit 24 zu 1 Stimmen sehr deutlich zu. Ich bitte Sie, ihr zu folgen.
Maire Jacques-André · Mit-M · Consiglio nazionale · Neuchâtel · Gruppo socialista
La convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique définit ce patrimoine de manière large en incluant toutes les traces d'existence humaine immergées depuis cent ans au moins. C'est dire si ce patrimoine comprend des vestiges de grande valeur qui sont des témoignages de l'histoire humaine, qu'il s'agisse d'habitats, de ports engloutis, de sanctuaires ou autres épaves.
La convention est un instrument efficace pour lutter contre le pillage et l'exploitation de ce patrimoine qui, malheureusement, fait de plus en plus souvent l'objet de pillage et de commerce. En Suisse, les sites visés par la convention sont surtout, cela a été rappelé, les sites palafittiques préhistoriques inscrits depuis 2011 au Patrimoine mondial de l'Unesco. Ces sites, c'est vrai - ma collègue l'a dit - ne sont pas uniquement situés aux abords du lac de Neuchâtel, même si c'est dans cette région que les plus beaux d'entre eux sont localisés - je vous invite à les découvrir! Plus sérieusement, on estime aujourd'hui que les océans hébergent 3 millions de sites archéologiques immergés.
La convention établit des règles de droit international pour la gestion du patrimoine culturel subaquatique applicables à toutes les étendues d'eau et à tous les cours d'eau. A ce jour, 60 Etats ont adhéré à cette convention qui confirme notamment les bonnes pratiques en vigueur au niveau de la Confédération et des cantons pour la protection du patrimoine archéologique de nos lacs et cours d'eau.
En tant qu'Etat partie, la Suisse devra échanger avec les autres Etats signataires et avec l'Unesco des informations sur son patrimoine subaquatique, sensibiliser la population à la valeur de ce patrimoine et favoriser l'enseignement spécialisé de l'archéologie subaquatique, un domaine où notre pays a développé, grâce aux sites palafittiques, un très haut niveau de recherche et d'expertise, reconnu au plan international.
Par son adhésion, la Suisse devra veiller à ce que les navires qui battent pavillon suisse ne portent pas atteinte au patrimoine sous-marin et qu'ils déclarent leurs éventuelles découvertes. C'est cela qui nécessite une petite modification de la loi fédérale sur la navigation maritime sous pavillon suisse.
De plus, en tant qu'Etat partie, la Suisse devra empêcher sur son territoire le commerce d'objets obtenus par des moyens illicites au sens de la convention. Cela peut se faire par une adaptation de la loi sur le transfert des biens culturels, qui constitue un autre objet de décision ce matin. Notre adhésion à la convention donnera plus d'ampleur à nos actions contre le trafic illicite de biens culturels et montrera bien, au plan international, notre volonté de lutter contre ces pratiques d'organisations criminelles, afin que la Suisse ne devienne pas une plaque tournante d'un commerce illicite.
Cette convention a été accueillie très favorablement dans le cadre de la consultation. Les cantons espèrent en particulier qu'elle donnera un nouvel élan dans les domaines de la médiation culturelle et de la formation. Les associations espèrent de nouvelles impulsions en matière de politique culturelle.
Par ailleurs, cette convention - je l'ai déjà dit - confirme le bien-fondé du travail qui a déjà été accompli dans notre pays à ce niveau. La ratification de cette convention n'engendre pas de nouvelles dépenses pour la Confédération - il est important de le relever. De plus, le patrimoine culturel dans son ensemble est un facteur essentiel qui contribue de façon déterminante à l'attractivité de notre pays sur le plan du tourisme, et qui engendre, de ce fait, d'importantes retombées économiques.
Votre commission vous recommande donc, par 24 voix contre 1, d'adopter l'arrêté fédéral portant approbation et mise en oeuvre de la convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique, ainsi que les modifications de la loi sur le transfert des biens culturels et de la loi fédérale sur la navigation maritime sous pavillon suisse qui y sont liées.
Berset Alain · BR-M · Consiglio federale · Friburgo
Le Conseil fédéral vous propose, effectivement, d'approuver la Convention de l'Unesco sur la protection du patrimoine culturel subaquatique. Cette convention a déjà été ratifiée par plus de 60 Etats.
Nous avons en Suisse des sites palafittiques préhistoriques, notamment. Ils sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Mais il y a également, sur le plan international, des sites en nombre qui sont d'une grande importance et pour lesquels nous avons aussi, naturellement, notre rôle à jouer. Nous avons aussi une attention particulière à porter à ces sites. Nous savons qu'ils sont menacés - c'est un patrimoine qui est de plus en plus menacé par le pillage, par le commerce illicite d'objets - et nous savons également qu'il existe un vide juridique. Il n'y a pas de clarté sur ce qui prévaut hors des régions côtières. On peut simplement régler cela par le droit international et par la coopération multilatérale. C'est le seul moyen que nous avons pour régler ces questions.
Les enjeux pour la Suisse sont au nombre de trois: tout d'abord, il s'agit d'un engagement fort pour le droit international et pour une politique multilatérale efficace. Deuxièmement, c'est un signal fort également contre le transfert illicite de biens culturels. Troisièmement, c'est une promotion de la recherche archéologique subaquatique suisse qui jouit déjà, et les rapporteurs l'ont rappelé, d'une renommée internationale importante.
Peu d'adaptations législatives sont nécessaires parce que, pour l'essentiel, notre droit correspond déjà aux exigences de la convention. Quand je dis "notre droit", il s'agit non seulement du droit fédéral, mais aussi de celui des cantons, qui remplissent déjà pour l'essentiel les conditions que la convention exige. Donc il est aussi compréhensible de ce fait que la mise en oeuvre de la convention, après sa ratification, ne nécessitera aucune ressource supplémentaire ni sur le plan fédéral, ni au niveau cantonal.
Que prévoit la convention? Elle donne tout d'abord une définition large du patrimoine subaquatique, qui inclut toute les traces d'existence humaine immergées depuis cent ans au moins. L'objectif est de conserver, partout où c'est possible, ce patrimoine sur place et d'empêcher le pillage et le trafic illicite en interdisant l'exploitation des sites à des fins commerciales.
Pour la Suisse, quelles sont les exigences alors que nous n'avons pas de côte maritime? La première obligation, c'est la protection. Nous nous engageons à protéger le patrimoine subaquatique, à ne pas l'exploiter de façon commerciale. Nous remplissons déjà cette obligation.
La deuxième obligation, c'est qu'il n'y ait pas de destruction du patrimoine par des bateaux battant pavillon suisse. Cela a été le sujet d'une discussion dans la commission. Il nous semble nécessaire de préciser que les personnes à bord de bateaux battant pavillon suisse et que les bateaux battant pavillon suisse sont soumis à la législation suisse. Nous n'allons par contre pas jusqu'au point qui reviendrait à exiger que tout citoyen suisse sur le territoire d'autres Etats ou sur des bateaux battant d'autres pavillons que le pavillon suisse respecte cette loi, parce qu'il nous semblerait impossible de l'appliquer. Nous souhaitons naturellement adopter des normes qui puissent être appliquées en tout temps par la Suisse.
La troisième obligation porte sur les mesures pour empêcher le commerce illicite.
La quatrième obligation concerne la sensibilisation du public. Cette exigence est déjà largement remplie dans notre pays. Il n'y a donc pas de nouvelles exigences à remplir.
La consultation a donné des résultats très positifs. Je crois qu'il faut aussi voir que nous avons, avec ce projet, un élément important qui concerne la réputation de la Suisse. Notre réputation et notre image à l'étranger sont aussi liées à la manière dont nous abordons ce type de question sur le plan international, à la manière dont nous collaborons sur le plan multilatéral avec d'autres Etats dans le cadre du droit international, en délivrant le message suivant: il n'y a pas d'impunité en cas d'exploitation ou de destruction de patrimoine subaquatique depuis un bateau suisse. Je crois que c'est un élément très fort pour la réputation de notre pays. Nous poursuivons donc ces efforts.
J'aimerais vous inviter, au nom du Conseil fédéral et comme le souhaite votre commission, à approuver la ratification de cette convention.
Carobbio Guscetti Marina · P-F · Consiglio nazionale · Ticino · Gruppo socialista
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition
Bundesbeschluss über die Genehmigung des Übereinkommens über den Schutz des Unterwasser-Kulturerbes und über seine Umsetzung (Änderung des Kulturgütertransfer- und des Seeschifffahrtsgesetzes)
Arrêté fédéral portant approbation et mise en oeuvre de la convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique (Modification de la loi sur le transfert des biens culturels et de la loi fédérale sur la navigation maritime sous pavillon suisse)
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress, Art. 1-3
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1-3
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Änderung anderer Erlasse
Modification d'autres actes
Ziff. 1, 2
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Ch. 1, 2
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Votazione
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes ... 171 Stimmen
Dagegen ... 4 Stimmen
(0 Enthaltungen)