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Die Steuerung der Digitalisierung so weiterentwickeln, dass sie sich von der Digitalisierung selbst inspirieren lässt
Béglé Claude · Mit-M · Nationalrat · Waadt · CVP-Fraktion
"Faire évoluer la gouvernance du numérique vers un mode de gouvernance inspiré du numérique": c'est le titre de la motion que j'ai déposée en 2017, car j'avais l'impression que l'administration fédérale avait un peu de peine à piloter, avec le rythme nécessaire, la transition de la Suisse vers le numérique. J'ai donc proposé la mise en place d'un système de pilotage souple, agile et plus rapide.
Le Conseil fédéral a proposé de rejeter la motion en indiquant que de nombreuses mesures étaient déjà prises ou sur le point de l'être. C'est vrai, mais je n'en vois guère qui correspondent vraiment à ce que j'ai demandé, et cela risque de tarder. Cela me préoccupe, car la digitalisation de la Suisse est un énorme défi, et ce défi est complexe car il s'agit d'une mutation technologique profonde qui touche toute l'économie et la société. Cela implique notamment que nous agissions ensemble. Nous devons agir de manière à informer et à aider ceux qui n'y sont pas préparés. Il s'agit aussi d'investir dans de nouveaux équipements; là aussi cela doit se faire de manière coordonnée pour assurer notre sécurité contre les brèches informatiques par exemple. Enfin, nous devons veiller à avoir des spécialistes suffisamment formés et assez nombreux pour que la protection de nos intérêts, de notre armée et de notre économie soit à la hauteur de ces nouveaux enjeux technologiques.
Le défi numérique exige de la rapidité car la révolution numérique est menacée par des entreprises d'un genre nouveau. Elles ont des ressources financières considérables qu'elles investissent continuellement pour améliorer leurs services et en tester de nouveaux. Bref, elles sont dans un processus d'innovation permanente. Si les Etats, les politiques, ne sont pas en mesure d'anticiper ces changements, ni de les rattraper, ils doivent au minimum pouvoir les suivre sans se faire distancer afin de contrebalancer un tant soit peu le pouvoir gigantesque de ces sociétés en mains privées et d'assurer la préservation des intérêts de nos concitoyens.
La Confédération avance incontestablement à grands pas en matière de numérique. La Stratégie Suisse numérique, qui fixe les grands objectifs, a été réactualisée en septembre 2018 et complétée par le plan d'action Suisse numérique, qui liste des mesures en cours et existantes, secteur par secteur.
Le dialogue Suisse numérique permet des échanges avec les acteurs clés de l'économie, de la science, de la recherche et de la société civile. Le groupe interdépartemental Suisse numérique coordonne les activités à l'intérieur de l'administration fédérale, et une nouvelle plateforme digitaldialog.swiss informe sur les dernières nouveautés en matière de digitalisation, de stratégie fédérale, d'avancement des différents projets.
D'une manière générale, c'est le travail en réseau qui est privilégié, ce qui est une bonne chose. En effet, le Conseil fédéral a invité tous les cantons, les villes et les communes à discuter de leurs projets et de leur mise en oeuvre, en particulier dans des domaines comme la santé et la formation où les responsabilités sont partagées entre la Confédération, les cantons et les organismes privés. Et, pour renforcer ce travail en réseau, des plateformes et des forums permanents de coopération dédiés à des projets de digitalisation spécifiques, par exemple "e-government" et "e-health", ont été créés.
Mais malgré tout ce que le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication met en avant, on ne voit pas bien ce qui permettrait à l'administration fédérale d'évoluer aussi vite que les Google, Amazon et les anciennes start-up du numérique. De plus, dans cette folle course, qui ne tient pas le rythme recule. C'est pourquoi il faudrait reconsidérer le mode de gouvernance des équipes fédérales en charge du numérique. L'approche classique - structurée, mais un peu rigide, hiérarchique et "top-down" -, qui a largement fait ses preuves par ailleurs, ne convient plus tout à fait.
Face à une telle disruption technologique, une gouvernance de disruption s'impose. S'il n'est bien sûr pas question de transformer l'administration fédérale en start-up, ce qui serait ridicule, il est bon de s'inspirer de certaines pratiques qui accélèrent la circulation des idées et augmentent l'agilité d'action. Concrètement, cela peut passer par: la création de petites équipes, sans chef mais avec un coordinateur, dont la dynamique repose sur la grande autonomie laissée à chacun, couplée à un travail collaboratif très transparent; le découpage des tâches en projets de une à deux semaines, avec feedback au même rythme, pour un travail par itération pouvant rapidement intégrer une nouveauté ou d'autres objectifs; la constitution de groupes d'échanges informels sur l'Intranet pour poster ses idées et ses questions et avoir un feedback quasi instantané.
En conclusion, je maintiens ma demande au Conseil fédéral de s'inspirer davantage des spécificités de la gouvernance agile afin d'augmenter sa capacité d'anticipation pour réduire le temps et le retard qu'il y a parfois entre les avancées du numérique et les réponses du politique, et ce afin que notre pays soit mieux armé face à cette évolution permanente.
Sommaruga Simonetta · VPBR-F · Bundesrat · Bern
Der Bundesrat wird mit dieser Motion aufgefordert, eine Steuerung der Digitalisierung auf die Beine zu stellen, die agil und fähig ist, den Übergang der Schweiz in das digitale Zeitalter in einer beweglicheren und reaktionsfähigeren Weise voranzubringen.
Der Bundesrat hat ja zur Steuerung der Digitalisierung bereits verschiedene Massnahmen getroffen. Dass die Steuerung agil und reaktionsfähig ist, zeigt sich ja darin, dass diese Massnahmen seit der Stellungnahme des Bundesrates zur Motion im Jahr 2017 bereits wieder weiterentwickelt worden sind. Auf die Agilität können Sie sich also verlassen: Wir sind agil!
Der Bundesrat hat ja im September 2018 seine Strategie Digitale Schweiz aktualisiert und dort die Ziele festgelegt, die Leitlinien in allen massgebenden Lebensbereichen. Zu den neuen Schwerpunktthemen kommen die künstliche Intelligenz und die Smart Cities hinzu, und zwar als prioritäre Aufträge. Bis im September dieses Jahres wird eine departementsübergreifende Arbeitsgruppe Künstliche Intelligenz eine Einschätzung zu neuen Handlungsfeldern erstellen. Und im Bereich der Smart Cities wird das UVEK noch in diesem Jahr Massnahmen zur Unterstützung der Städte, Gemeinden und Kantone bei der Entwicklung von Smart Cities, Smart Villages und Smart Regions erarbeiten - das alles wird also sehr smart werden! (Heiterkeit)
Dann wird der Bundesrat die notwendigen strategischen Entscheide zum weiteren Vorgehen treffen. Gleichzeitig modernisiert der Bundesrat die Geschäftsprozesse und Arbeitsformen innerhalb der Bundesverwaltung, also zum Beispiel durch Einführung von mobilen Arbeitsformen. Es stimmt, wir sind nicht so schnell wie Google, Amazon und Apple. Vielleicht ist das auch gar nicht so schlecht - wir sind ja keine Firma, sondern die Bundesverwaltung, die zusammen mit allen Akteuren immer wieder auch Fortschritte erarbeiten muss. Wir haben für die Förderung dieses Dialogs und Austausches zwischen den verschiedenen Anspruchsgruppen - Wissenschaft, Behörden, Wirtschaft, Politik, Zivilgesellschaft - zu sorgen. Das muss der Bundesrat, eine Landesregierung tun.
Am 2. September dieses Jahres werden Vertreterinnen und Vertreter all dieser Gruppen an der zweiten nationalen Konferenz Digitale Schweiz teilnehmen - ich benutze die Gelegenheit, auch Sie alle dazu herzlich einzuladen!
Ich denke, wir haben jetzt wirklich Massnahmen ergriffen, um auf offene und transparente Art Fortschritte zu machen und die Schritte zu tun, die man im Bereich der Digitalisierung tun muss, und sie gemeinsam mit denjenigen zu tun, die davon auch betroffen sind, die daran interessiert sind.
Ich bin einfach nicht sicher, ob sich die vom Motionär vorgeschlagenen Organisationsprinzipien in der Verwaltung bewähren würden. Wir sind der Meinung, wir arbeiten vielleicht gar nicht so schlecht.
Wir beantragen Ihnen, diese Motion abzulehnen, weil wir eben schon sehr agil und schon ziemlich smart sind.
Abstimmung
La presidente (Carobbio Guscetti Marina, presidente): Il Consiglio federale propone di respingere la mozione.
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 65 Stimmen
Dagegen ... 122 Stimmen
(4 Enthaltungen)