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Porre fine alle aberrazioni ecologiche ed economiche dei prezzi dei voli aerei

54296 · Bollettino ufficiale

Del 23 set 2021

https://lexipedia.io/it/docs/ch/ab-bo-bu/54296/it/porre-fine-alle-aberrazioni-ecologiche-ed-economiche-dei-prezzi-dei-voli-aerei

Consultato il 13 set 2026

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  3. Bollettino ufficiale
Fonte

Oggetto parlamentare: Porre fine alle aberrazioni ecologiche ed economiche dei prezzi dei voli aerei (19.4218)

19.4218

Porre fine alle aberrazioni ecologiche ed economiche dei prezzi dei voli aerei

Bendahan Samuel · Mit-M · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo socialista

Avant de demander aux gens de faire des efforts pour polluer moins, il faudrait commencer par arrêter de forcer les gens à faire des efforts qui, en plus, les font polluer plus.

Ce que je propose avec ma motion, c'est de réfléchir à une question que beaucoup de gens se posent lorsqu'ils se mettent à réserver des vols, en particulier des vols de longue distance. Combien d'aberrations constate-t-on lorsque l'on cherche des billets d'avion?

On décide de faire un vol transcontinental: il est moins cher de faire un tel vol avec un vol de correspondance avant, plutôt que de faire uniquement le vol transcontinental. En effet, le prix du billet augmente, alors qu'on diminue l'empreinte écologique avec un seul vol. Il est aussi plus cher, si l'on est domicilié par exemple à Lausanne ou à Fribourg, de prendre directement l'avion à Zurich plutôt que de prendre l'avion à Genève pour Zurich, pour ensuite prendre le vol pour la destination finale.

Il n'est pas tellement normal d'avoir une situation avec une prestation qui est objectivement plus onéreuse économiquement et objectivement moins écologique qui devienne intéressante pour le consommateur grâce au mécanisme de fixation du prix. Il y a évidemment la liberté des personnes ou des entreprises de fixer les conditions contractuelles désirées. Mais il faut trouver une solution pour que le consommateur ou la consommatrice, s'il trouve une prestation qui est plus écologique et objectivement moins chère, puisse y avoir droit. En d'autres termes, quelqu'un qui achète par exemple un billet Genève-New York via Zurich, et qui prend l'avion depuis Zurich, devrait avoir le droit de le faire et cela ne devrait pas coûter plus cher.

Parce que, quelque part, cette personne fait des économies. Je l'ai bien vu dans la réponse du Conseil fédéral. Il est évident qu'il y a des sièges qui sont réservés, mais si les gens peuvent massivement prendre le train au lieu de vols courts, cela diminuera l'offre sur le marché des vols de ce type. Cela améliorera de façon importante l'empreinte écologique de ces vols courts, qui ne sont pas très utiles et qui coûtent pourtant cher, à nous et à notre planète.

Ce qui est très important, c'est qu'il y a de nombreuses situations de ce type. Une solution pour régler la question est de forcer les compagnies aériennes à offrir les trajets en transports publics, s'ils existent, en lieu et place des trajets en avion. C'est-à-dire que lorsque quelqu'un retient un billet en ligne, qui est finalement moins cher qu'un autre billet et qui permet d'atteindre un aéroport pour faire un trajet longue distance, eh bien s'il existe un trajet simple en transports publics qui ne prend pas plus de temps, la compagnie serait forcée de l'offrir: c'est plus écologique, moins cher pour la société, et raisonnable. Il n'y a aucun sens économique à forcer la personne à aller dans deux aéroports, à arriver bien plus en avance avant son vol, à faire des trajets plus longs et en plus à polluer la planète au motif qu'elle peut faire des économies.

Je vous propose par conséquent d'accepter la motion, simplement pour signifier qu'il doit y avoir une correspondance entre d'un côté ce que les gens vivent, achètent et consomment comme prestations et de l'autre les prix qu'ils payent. S'il existe une prestation plus simple et moins chère, on doit la fournir, cela ne doit pas être quelque chose d'inexistant.

Il y a parfois des différences entre ce qui est rationnel économiquement pour les gens, c'est-à-dire ce qui est la bonne chose à faire, et puis ce qui est offert sur le marché. La motion propose simplement de régler cette inefficience du marché actuel. Si je peux prendre l'avion depuis Zurich pour New-York et que cela ne prend pas plus de temps que d'aller à Genève, puis de prendre un avion jusqu'à Zurich, je dois avoir cette possibilité sans payer plus cher. Il me paraît élémentaire de faire les efforts écologiques là où il est agréable de les faire.

Comme nous l'avons vu avec la motion précédente, le caractère agréable est un élément important dans la prise de décision en matière de la mobilité individuelle. Si c'est plus simple, plus rapide, on a plus de chance d'y aller. Alors, lorsque cela existe, ne créons pas d'incitatifs financiers négatifs pour les gens, en leur disant: "Tu vas faire quelque chose de moins pratique, de moins cher, mais de moins écologique". En incitant les gens à faire la bonne chose, sans que cela ne coûte quoi que ce soit, on est dans une stratégie "gagnant-gagnant".

Je vous invite donc à accepter cette motion et à au moins introduire un peu de raison dans la jungle du transport aérien.

Sommaruga Simonetta · BR-F · Consiglio federale · Berna

Herr Bendahan macht hier interessante Anträge. Er möchte auf der einen Seite den Menschen, hier jetzt den Flugpassagieren, ich sage mal, das Leben erleichtern und gleichzeitig dazu beitragen, dass die CO2-Bilanz von Reisen vorteilhafter ausfällt. Er möchte, dass man aus ökologischen Überlegungen vermehrt auch Direktflüge ohne Zwischenlandung fördert, einerseits bei Flügen mit Zwischenstopp im Inland, andererseits dann aber auch bei den Angeboten von Schweizer Fluggesellschaften im Ausland. Zudem müssen Alternativen mit dem Zug angeboten werden.

Ich denke, die Überlegung, dass man den Menschen das Leben nicht erschweren soll und sie sich aber gleichzeitig auch ökologisch bewegen sollen, ist auch für die zukünftige Klimapolitik wichtig. Die Leute wollen nicht bestraft werden, sondern sie wollen allenfalls unterstützt werden oder die entsprechenden Angebote erhalten. Dann sind sie auch bereit, sich klimafreundlich zu verhalten. Das ist eine richtige Grundüberlegung.

Hier haben wir einfach ein paar Dinge, die diesen Postulaten entgegenstehen. Wir haben auf der einen Seite die Tatsache, dass in der Schweiz die Festlegung der Preise für Flugtickets ausschliesslich Sache der Fluggesellschaften ist. Das war nicht immer so, aber es ist jetzt so. Es wurde im Luftfahrtgesetz geändert. Die Tarife werden in Anbetracht der Marktsituation festgelegt. Darauf basieren zahlreiche Luftverkehrsabkommen der Schweiz mit Staaten weltweit, vor allem auch das Luftverkehrsabkommen mit der EU. Das heisst, eine Wiedereinführung der Tarifgenehmigungspflicht mit dem Ziel, die Flugangebote unter ökologischen Gesichtspunkten zu lenken, würde eine Neugestaltung all dieser Rechtsbeziehungen bedingen. Das kann man selbstverständlich machen. Ich muss Ihnen nur sagen, dass das eine etwas grössere Sache ist.

Grundsätzlich bevorzugen natürlich auch Passagiere Direktverbindungen. Zu vielen Destinationen gibt es aber keine, weil unter Umständen die Nachfrage nicht vorhanden ist. Wir stellen in der letzten Zeit fest, dass die Angebote der Fluggesellschaften optimiert werden, weil das aus der Sicht der Fluggesellschaften natürlich auch ökonomisch attraktiver ist. Die Tendenz zum sogenannten Codesharing nimmt zu, d. h., es bieten zwei oder mehrere Fluggesellschaften die gleiche Strecke an, aber effektiv führen sie nur einen Flug durch. Das haben Sie alle auch schon erlebt. Das fördert natürlich eine bessere Auslastung und reduziert die Anzahl der Flüge und damit die Umwelt- und Klimabelastung.

Auch die Intermodalität bei Reiseangeboten ist sicher etwas, das heute tendenziell gefördert wird. Der Bund verfolgt ja auch die Politik, und er hat das auch den SBB so mit auf den Weg gegeben, dass die Zugangebote im internationalen Verkehr, vor allem auch die Nachtzugverbindungen, verbessert werden sollen. Die SBB nehmen das sehr ernst und haben ja auch in Kürze zusätzliche Angebote bereit, die sie den Menschen zur Verfügung stellen möchten. Die Fluggesellschaften und die Bahnunternehmen arbeiten im In- und Ausland auch zunehmend zusammen, und seit einiger Zeit werden bei neuen oder revidierten bilateralen Luftverkehrsabkommen der Schweiz auch Bestimmungen über intermodale Dienstleistungen aufgenommen.

Ich denke, die Ideen und Überlegungen sind gut. Sie gehen in eine gute Richtung. Ich habe Ihnen aber gesagt, dass wir der Meinung sind, dass heute aus ökonomischen und ökologischen Überlegungen heraus bereits einiges gemacht wird. Wenn die Tarifgestaltung wieder hoheitlich getroffen würde, wie es die Motion vorsieht, hätte das grössere Auswirkungen auch auf bilaterale Abkommen, die wir bereits abgeschlossen haben. Das ist der Grund für die Zurückhaltung, die der Bundesrat bei der Beantwortung dieser Motion hat.

Der Bundesrat beantragt Ihnen, die Motion abzulehnen. Aber ich denke, die Stossrichtung, die damit angesprochen wird, geht in die richtige Richtung und muss auch so weiterverfolgt werden.

Votazione

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 69 Stimmen

Dagegen ... 123 Stimmen

(0 Enthaltungen)