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Aboliamo il tiro obbligatorio, una pratica arcaica e onerosa!
Nussbaumer Eric · 1VP-M · Consiglio nazionale · Basilea-Campagna · Gruppo socialista
Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben
Antrag der Minderheit
(Mettler, Fivaz Fabien, Fridez, Graf-Litscher, Marti Min Li, Pointet, Porchet, Roth Franziska, Schlatter, Seiler Graf)
Der Initiative Folge geben
Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition de la minorité
(Mettler, Fivaz Fabien, Fridez, Graf-Litscher, Marti Min Li, Pointet, Porchet, Roth Franziska, Schlatter, Seiler Graf)
Donner suite à l'initiative
Präsident (Nussbaumer Eric, erster Vizepräsident):Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten.
Pointet François · Mit-M · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo verde liberale
Permettez-moi de commencer par un petit tour de ma "carrière" en stand de tir à 300 mètres. J'ai été jeune tireur, puis moniteur chez les jeunes tireurs, j'ai aussi été actif comme moniteur durant les tirs obligatoires, directeur de tir - chez nous on dit crieur - lors des tirs en campagne et chef de stand à ces occasions.
Je n'ai pas amené l'ensemble des médailles que j'ai glanées en arpentant les stands de tir à 300 mètres à travers le pays durant plus de 20 ans, mais j'ai ici les mentions obtenues aux tirs obligatoires et en campagne - c'est assez sympathique, car certaines sont encore écrites à la machine à écrire - et les deux maîtrises en campagne récompensant 32 mentions obtenues. Je dois avouer quelques trous dans mon CV, il y a quelques accidents, et je n'ai pas obtenu ces mentions durant quelques années.
J'ai donc passé de nombreuses heures au stand et j'ai pu voir passer pas mal de monde lors des tirs militaires. Des personnes qui maîtrisent leur fusil, les prescriptions de sécurité et le tir à 300 mètres à des astreints qui ne se souviennent de rien du tout, qui affirment ne pas avoir utilisé leur fusil lors de leurs derniers cours de répétition et qui sont presque dangereux.
Lorsqu'une personne de la seconde catégorie débarque, les moniteurs essayent de lui expliquer comment manipuler son fusil, voire manipulent le fusil eux-mêmes, car la sécurité du stand en dépend. Ensuite, tout est entrepris pour qu'elle réussisse ses tirs, car plus vite elle sera hors du stand, plus vite le calme et la sécurité reviendront. Si elle réussit ses tirs, elle n'aura fait aucun progrès technique et très peu de progrès pour ce qui est de sa capacité de tir, malgré l'abnégation, l'engagement et les compétences des membres de la société de tir qui l'on encadrée.
Nous sommes donc, en pratique, très loin de remplir les objectifs cités dans l'ordonnance sur le tir, à savoir "compléter et alléger l'instruction au tir avec l'arme personnelle dans les écoles et les cours militaires" et "maintenir l'adresse au tir et développer la précision au tir des militaires hors du service".
Ajoutez à cela les techniques de tirs de combat instruites à l'armée, qui n'ont rien à voir avec le tir en stand, et nous ne pouvons que constater que cet exercice annuel n'est plus adapté.
Et s'il est clair que nous avons besoin d'un certain nombre de tireurs de précision, ils doivent être équipés de manière spécifique et subir une instruction adaptée. Ce n'est en tout cas pas de l'instruction de base.
C'est dans le cadre des cours de répétition que la manipulation de l'arme et le tir doivent être exercés. Les sociétés de tirs n'ont pas les moyens d'imposer une instruction efficace, mais doivent se contenter de gérer plus au moins bien les cas délicats. Surtout que nous sommes dans un système de cours de répétition annuel et que nous avons fait disparaître les systèmes de "Landwehr" et de "Landsturm", qui laissaient des conscrits avec peu de rythme dans les cours de répétition.
Mon objectif ici n'est pas de remettre en cause l'ensemble du tir hors service: les cours pour jeunes tireurs doivent être conservés. Avec ces cours, nous offrons la possibilité d'inciter à la relève dans les sociétés de tir. Le soutien aux sociétés de tir doit être revu, la suppression des tirs obligatoires ne doit pas conduire à une baisse de soutien aux sociétés de tirs. Nous devons continuer à soutenir ce qui fait la vraie tradition du tir: les tirs régionaux, cantonaux et fédéraux.
Pour conclure, parce que les tirs obligatoires ne sont plus adaptés, qu'une instruction technique et au tir de combat ne peut être effectuée efficacement que dans le cadre des cours de répétition et que l'armée ne doit pas se cacher derrière un système inefficace pour réduire l'instruction au tir individuel, je vous invite à donner suite à cette initiative parlementaire.
Mettler Melanie · Mit-F · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo verde liberale
Die Kommissionsmehrheit will die Schiesspflicht nicht abschaffen. Sie bringt dafür vor allem einen überzeugenden Grund an, nämlich, dass es Sinn macht, jährlich die Handhabung der Dienstwaffe und natürlich auch die Schiessfertigkeit zu üben. Nun, das trifft sich gut, denn auch die Minderheit, Sie haben es gehört, will die Schiesspflicht nicht abschaffen. Kollege Pointet hat vorhin auf Französisch ausgeführt, dass er selbst eine recht eindrückliche Schiesskarriere hinter sich hat. Er war nicht nur Schütze, sondern hat auch als Schützenmeister genau diese ausserdienstlichen Schiessübungen beaufsichtigt, die heute diskutiert werden. Weil er weiss, wovon er spricht, möchte Kollege Pointet mit seiner parlamentarischen Initiative die ausserdienstliche Schiesspflicht am Schiessstand des örtlichen Schützenvereins abschaffen und stattdessen den Umgang mit der Dienstwaffe während der Diensttage üben lassen.
Die Minderheit ist der Meinung, dass die Übung im Schützenverein in keiner Weise dem in der Verordnung festgehaltenen Anspruch gerecht werden kann, dass die Dienstwaffe zu beherrschen und das Präzisionsschiessen technisch zu entwickeln sei. Die zwanzig Schuss pro Jahr, die im obligatorischen Schiessen absolviert werden, ändern daran wenig. Leider wurde im vorberatenden Prozess sehr wenig auf diese Frage eingegangen. Im gesamten vorberatenden Prozess konnte niemand die Frage beantworten, weshalb es nötig sein soll, diese Übung ausserhalb des Dienstes durchzuführen. Stattdessen wurde ausführlich darüber referiert, dass Schiesskompetenz ein wichtiger Teil der militärischen Ausbildung sei.
Kollege Pointet will nicht die Schiesskompetenz abschaffen, er will die ausserdienstliche Übung am örtlichen Schiessstand abschaffen. Die Begründung der Mehrheit, dass das nicht gehe, weil die Diensttage schliesslich dafür da seien, die Zusammenarbeit in den Einheiten zu üben und nicht das Schiessen, scheint einigermassen dünn. Seitens der Mehrheit wurde dargelegt, dass die ausserdienstliche Schiesspflicht eine Auslagerung eines Teils der militärischen Ausbildung bedeute. Aber in Zeiten, in denen sich die logistischen Bedürfnisse der Milizarmee und die in der modernen Arbeitsmarktrealität nötige Flexibilität immer stärker in die Quere kommen, scheint eine solche Teilauslagerung noch mehr aus der Zeit gefallen.
Im gesamten Prozess der Vorberatung konnte auch niemand die Frage beantworten, welcher Mehrwert entsteht, wenn eine Schiessübung nicht im Dienst, sondern ausserdienstlich am Schiessstand des Schützenvereins durchgeführt wird. Die Schützenvereine sind eben genau nicht darauf ausgerichtet, technischen Fortschritt bei der Schiesstechnik zu begleiten. Zudem bewirken die zwanzig Schuss auch nicht die Routine, die es braucht, um eine Waffe sicher zu beherrschen. Wie aus der Argumentation der Mehrheit in der Kommission klarwurde, entsteht der Mehrwert vielmehr für die Schützenvereine, für die Förderung der Schiesstradition, für die Vereinskultur und somit den sozialen Zusammenhalt. Auch hier widerspricht die Minderheit nicht im Grundsatz. Ob aber die Pflicht zum Dienst in der Milizarmee der beste Weg ist, Vereinskultur zu erhalten, scheint einigermassen zweifelhaft. Aus Sicht der Minderheit wurde die Schiessausbildung im Unterschied zu fast allen anderen Aspekten der militärischen Ausbildung niemals überarbeitet.
Die Kommissionsminderheit bittet den Rat, der parlamentarischen Initiative Pointet Folge zu geben und dieses Thema sauber zu überarbeiten.
Addor Jean-Luc · Mit-M · Consiglio nazionale · Vallese · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
A l'instar de M. Pointet, la minorité de la commission voit les tirs obligatoires comme un anachronisme, un anachronisme inefficient de surcroît. Elle ne voit pas leur utilité dans une guerre moderne. Voyant quand même que leur suppression menacerait les sociétés de tir et la culture du tir dans notre pays, elle considère en outre que l'on pourrait en quelque sorte les découpler des cours pour jeunes tireurs, du tir en campagne et des fêtes de tir.
Pour illustrer la position de la majorité, je peux d'abord dire que je suis évidemment très impressionné par le palmarès de M. Pointet, un peu moins par ce qu'il en retient. Pour ma part, je suis un modeste capitaine à la retraite. Après un peu plus de 1000 jours de service, je suis encore astreint au tir obligatoire, et au tir en campagne aussi, pour pouvoir conserver mon fusil d'assaut en prêt. Mon expérience de ces tirs, c'est que, lorsque j'arrive au stand, il y a toujours un contrôle de mon arme, il y a toujours plusieurs moniteurs qui supervisent ce qui se passe dans le stand, y compris pour des vieux comme moi. Pour autant, cela n'a rien à voir avec la gabegie que M. Pointet décrit et que je n'ai jamais constatée.
La guerre moderne maintenant: en Ukraine, on observe évidemment l'engagement d'armes de haute technologie, mais aussi un élément dont on ne saurait se passer, même dans une guerre moderne, c'est le combattant individuel avec son arme personnelle, qu'il doit maîtriser. Et c'est bien à cela que servent les tirs obligatoires.
Les tirs obligatoires seraient un anachronisme inefficient. La réalité, c'est qu'ils demeurent tout à fait modernes. En effet, il n'y a pas toujours suffisamment de temps pour faire du tir de précision ou du tir formel pendant les cours de répétition. Or, il existe un lien clair entre le tir de combat et le tir de précision, parce qu'un bon tireur bien entraîné sera toujours meilleur qu'un mauvais tireur, au stand comme au combat. Le tir de précision, en particulier dans le cadre des tirs obligatoires, permet donc de s'entraîner, ce qui garantit les aptitudes de nos militaires au tir de combat et, par là, leurs capacités opérationnelles en cas de mobilisation.
Le deuxième intérêt des tirs obligatoires, c'est la sécurité. Ils permettent de rafraîchir la mémoire ou les doigts, si j'ose dire, des militaires dans la manipulation de leur arme d'ordonnance et permettent ainsi de lutter contre l'usage abusif des armes militaires. En effet, les tirs obligatoires ne permettent pas seulement de cultiver une tradition suisse du tir, mais favorisent aussi ce que l'on pourrait appeler une culture du tir. En d'autres termes, une fois par année, même en l'absence de cours de répétition, le militaire se familiarise à nouveau avec tout ce qui a trait au respect de l'arme, un objet dont la détention et la manipulation impliquent des responsabilités. En somme, il s'agit du sens des responsabilités comme élément de prévention des accidents.
Cette espèce de piqûre de rappel d'instruction formelle a un grand intérêt pour la sécurité. Il existe des exemples, à l'étranger, qui illustrent cela. En France, par exemple, après les attentats de 2015, les gendarmes ont reçu l'ordre de se déplacer entre leur lieu de service et leur domicile avec leur arme; s'en est suivie une augmentation spectaculaire du nombre d'accidents. En Suisse, nous avons une bonne instruction au tir et, contrairement à ce que pense M. Pointet, le niveau moyen de tir est largement supérieur à celui de beaucoup de pays pourtant dotés de très bonnes armées.
D'expérience, pour ces motifs, les tirs obligatoires contribuent aussi à éviter des accidents. Voilà pourquoi la majorité considère qu'il vaut mieux continuer à investir dans la sécurité que de laisser le niveau moyen de tir se dégrader.
M. Pointet veut économiser, mais soyons sérieux, il ne s'agit, il faut bien le dire, que de bouts de chandelles par rapport au budget de notre armée. En outre, cette proposition fait peu cas d'un élément d'une valeur inestimable: c'est l'engagement, dans le cadre des tirs obligatoires, d'une multitude de bénévoles.
Pour la majorité, cette initiative parlementaire porterait objectivement un coup très important aux traditions suisses du tir ainsi qu'à toutes les sociétés de tir de ce pays, qui font vivre non seulement une tradition, mais aussi - je le répète - une culture du tir qui contribue à la sécurité, à l'armée aussi bien que dans la société civile.
Voilà pourquoi, par 15 voix contre 10, la commission vous propose de ne pas donner suite à cette initiative.
Gmür Alois · Mit-M · Consiglio nazionale · Svitto · Il Gruppo del Centro. Alleanza del Centro. PEV.
Die Initiative Pointet verlangt, Artikel 63 des Bundesgesetzes über die Armee und die Militärverwaltung vom 3. Februar 1995 zu streichen und somit die ausserdienstliche Schiesspflicht abzuschaffen.
Die Kommissionsmehrheit ist der Ansicht, dass das System der ausserdienstlichen Schiesspflicht wichtig dafür ist, dass die Angehörigen ein hohes Schiessniveau behalten, einmal pro Jahr das korrekte Funktionieren ihrer Dienstwaffe überprüfen und deren sichere Handhabung üben. Sie erachtet solide Grundfähigkeiten beim Schiessen zudem als unerlässlich, um zu gewährleisten, dass die Armee bei einer allfälligen Mobilisierung über eine hohe Einsatzbereitschaft verfügt. Das Präzisionsschiessen hat in Kampfsituationen nach wie vor seine Bedeutung, wie der Ukraine-Krieg zeigt. Präzisionsschiessen verbessern auch die Schiessfähigkeiten in Kampfsituationen. Diese Übungen können nicht in den Wiederholungskursen stattfinden, da diese dem Training der Einheiten und nicht dem individuellen Training im Präzisionsschiessen dienen.
Die Mehrheit ist ferner der Auffassung, dass die obligatorischen Übungen Gelegenheit bieten, die Sicherheitsregeln für den Umgang mit Waffen in Erinnerung zu rufen, und so zur Unfallvermeidung beitragen. Die Kosten für diese Übungen erachtet sie gemessen am Gesamtbudget der Armee als vernachlässigbar. Darüber hinaus verweist sie darauf, dass die ausserdienstliche Schiesspflicht zum Vereinsleben der Schützenvereine beiträgt, die in vielen Regionen des Landes wichtig für den sozialen Zusammenhalt und den Erhalt der Schiesstradition sind.
Die Kommissionsminderheit ist der Meinung, dass die ausserdienstliche Schiesspflicht für das Schiessniveau und für eine moderne Armee ohne Bedeutung ist und problemlos abgeschafft werden kann.
Ich bitte Sie im Namen der Kommission, die mit 15 zu 10 Stimmen beschlossen hat, dieser Initiative keine Folge zu geben, der Kommissionsmehrheit zu folgen.
Votazione
Präsident (Nussbaumer Eric, erster Vizepräsident): Die Mehrheit der Kommission beantragt, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben. Eine Minderheit Mettler beantragt, der parlamentarischen Initiative Folge zu geben.
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben ... 83 Stimmen
Dagegen ... 105 Stimmen
(2 Enthaltungen)