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Keine unbegrenzte Kausalhaftung des Verkäufers für Mangelfolgeschäden
Riniker Maja · 2VP-F · Nationalrat · Aargau · FDP-Liberale Fraktion
Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben
Antrag der Minderheit
(Graber, Addor, Bregy, Geissbühler, Reimann Lukas, Schwander, Tuena)
Der Initiative Folge geben
Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition de la minorité
(Graber, Addor, Bregy, Geissbühler, Reimann Lukas, Schwander, Tuena)
Donner suite à l'initiative
Präsidentin (Riniker Maja, zweite Vizepräsidentin): Die parlamentarische Initiative wurde von Frau Steinemann übernommen. Es liegt Ihnen ein schriftlicher Bericht der Kommission vor.
Steinemann Barbara · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Dieser parlamentarischen Initiative, die ich von Professor Vogt übernommen habe, liegt ein illustrer Fall zugrunde: Ein Tierhändler kaufte von einem Importeur zum Preis von 4800 Franken sechs Papageien einer ganz speziellen Art. Diese Papageien waren beim Verkäufer vorschriftsgemäss während neun Monaten in Quarantäne. Nach ihrer Überstallung erkrankten und verstarben nicht nur die sechs erworbenen Papageien, sondern beinahe alle Tiere aus dem Zuchtbestand des Käufers. Dieser erklärte schriftlich die Wandelung des Kaufvertrags. "Wandelung" bedeutet ja letztlich nichts anderes als die Rückabwicklung des Vertrags in dem Sinne, dass Käufer und Verkäufer rechtlich so gestellt werden, als ob nie ein Vertrag abgeschlossen worden wäre.
Bezüglich der Erkrankung der Papageien wurden in der Folge mehrere Gutachten erstellt. Eines der erworbenen Tiere muss mit einem bestimmten Virus infiziert gewesen sein. Durch den Stress der Neueinstallung ist diese Krankheit ausgebrochen. Der Käufer verlangte vom Verkäufer auf dem Rechtsweg die Rückerstattung des Kaufpreises und den Ersatz des verursachten Schadens. Der Verkäufer verweigerte allerdings die Zahlung, worauf der Käufer ihn über 2 Millionen Franken nebst 5 Prozent Zins betreiben liess.
Die Erstinstanz, das Bezirksgericht Arbon, hat nach Auffassung der Rechtsgelehrten und insbesondere nach Ansicht von Professor Vogt richtig entschieden: Die Kausalhaftung erfasse die Mangelfolgeschäden nicht, sondern nur die Kosten der Rückabwicklung. Für eine weitergehende Haftung sei ein Verschulden des Verkäufers vorausgesetzt. Das sei hier nicht vorhanden gewesen.
Das Urteil wurde weitergezogen, und sowohl das Kantonsgericht Thurgau als auch das Bundesgericht entschieden zugunsten der völlig unverhältnismässigen Schadenssumme von 2 Millionen Franken. Dass dem Papageienverkäufer kein Verschulden zur Last gelegt werden kann, war durch alle Instanzen und in allen Lehrmeinungen unbestritten und durch Gutachten belegt. Selbst durch eine veterinärmedizinische Untersuchung hätte man das Virus nicht ausfindig machen können.
In Abweichung zu früheren Entscheiden subsumierte das Bundesgericht in casu die Mangelfolgeschäden unter Artikel 208 Absatz 2 des Obligationenrechts, also unter die Kausalhaftung. Dies entspreche dem klaren Wortlaut des Gesetzes. Davon könne keine Rede sein, sagt hingegen die Lehre. Das Gesetz verwende unklare Begriffe. Zu erwähnen ist noch, dass die Bundesrichter ihre Rechtsprechung zu Artikel 208 des Obligationenrechts und zur Haftungsfrage hiermit einem Paradigmenwechsel unterzogen haben. Lange Zeit war nicht nur Verschulden, sondern sogar Arglist Voraussetzung für dessen Anwendung, dann jahrzehntelang ein einfaches Verschulden.
Verschuldensunabhängige Haftung kennen weder das Mietrecht noch das Werkvertragsrecht oder das Auftragsrecht und auch nicht das Arbeitsrecht. Im Urteil selbst wird der Gesetzgeber in die Pflicht genommen: "Ob diese rechtspolitische Kritik berechtigt ist, haben gemäss dem Prinzip der Gewaltenteilung die gesetzgebenden und nicht die rechtsanwendenden Behörden zu entscheiden", heisst es zum Fall bezüglich der Papageien in der Erwägung 2.5.4. Die höchsten Richter im Land werfen also uns, dem Gesetzgeber, den Ball zu. Geben Sie daher dieser parlamentarischen Initiative Folge.
Im Übrigen kennen auch das deutsche, das französische und das österreichische Recht keine solche Kausalhaftung für Kaufverträge. Auch das Wiener Kaufrecht, also die internationalen Normen für grenzüberschreitende Kaufverträge, stellt bezüglich Haftung auf die Voraussehbarkeit ab.
Ich danke Ihnen für die Unterstützung der parlamentarischen Initiative.
Riniker Maja · 2VP-F · Nationalrat · Aargau · FDP-Liberale Fraktion
Präsidentin (Riniker Maja, zweite Vizepräsidentin): Der Vertreter der Minderheit, Herr Graber, scheint nicht im Saal zu sein. Das Wort für die Kommission hat Frau Fehlmann Rielle.
Fehlmann Rielle Laurence · Mit-F · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
L'initiative parlementaire "Pas de responsabilité causale illimitée du vendeur pour les dommages consécutifs au défaut" vise à modifier l'article 208 alinéa 2 du code des obligations de sorte que le vendeur ne réponde du dommage survenu que dans la mesure où celui-ci pouvait être prévu.
Cette initiative parlementaire a été déposée en réaction à la jurisprudence du Tribunal fédéral concernant l'arrêt dit "des Perroquets". Il s'agit d'un cas où six perroquets d'Amazonie avaient été vendus par un spécialiste pour 4800 francs à un zoo. Malgré la précaution prise de mettre ces oiseaux en quarantaine, ceux-ci avaient contracté un virus qui a contaminé tous les oiseaux de l'acquéreur, qui en sont morts. Après des années de procédure, l'acquéreur a obtenu un dédommagement de 2 millions de francs de la part du vendeur.
Selon l'auteur de l'initiative parlementaire, notre ancien collègue Vogt, dont le texte a été repris par notre collègue Steinemann, le vendeur ne devrait pas être condamné à verser des dédommagements s'il s'avérait que l'événement ne pouvait être prévisible.
La Commission des affaires juridiques a examiné cette initiative en première phase en date du 4 février 2022. La commission s'est montrée très divisée sur le sujet. Plusieurs membres de la commission ont reconnu que l'arrêt du Tribunal fédéral était peut-être injuste, mais qu'il n'était pas judicieux de légiférer sur la base d'un cas qui, de surcroît, a été la source de nombreuses controverses entre juristes.
En effet, cet arrêt a été l'objet de nombreuses discussions dans les facultés de droit, car l'article 208 alinéa 2 du code des obligations prévoit la responsabilité objective, sans faute, si l'on peut établir un lien de causalité suffisant. En l'occurrence, la contagion a été causée par l'activation du virus au moment du transfert des oiseaux. Le Tribunal fédéral a donc conclu à une responsabilité causale, à savoir que le vendeur devait connaître les risques encourus.
Pour un certain nombre des membres de la commission, il n'est pas idéal de restreindre la responsabilité du vendeur, car cela fait peser le risque sur l'acheteur. Il semble correct d'attribuer la responsabilité au vendeur, car ce dernier est souvent un professionnel qui a la possibilité de mutualiser le risque par le biais d'une assurance.
Cela permet aussi de protéger le consommateur final qui ne s'assure pas contre un risque lié à l'acquisition d'un bien.
Le droit prévoit d'ailleurs une responsabilité objective dans d'autres domaines, comme celui de la circulation routière: on ne demande par exemple pas aux piétons de s'assurer contre un accident éventuel survenant avec un véhicule.
Un commissaire a aussi estimé que le Tribunal fédéral (TF) jouait à un jeu dangereux, car en appliquant à la lettre une règle critiquée par la doctrine, il veut obliger le Parlement à légiférer. Toutefois, il a été objecté que, dans l'exemple donné, le vendeur ne pouvait pas prévoir le dommage, et que la notion de négligence ne peut être invoquée.
La commission avait donc accepté de donner suite à cette initiative parlementaire à une courte majorité de 11 voix contre 10 et 3 abstentions.
Notre collègue Sidney Kamerzin est allé vaillamment défendre la position de notre commission auprès de la commission soeur, soit la Commission des affaires juridiques du Conseil des Etats (CAJ-E).
Cette dernière s'est penchée sur cette objet lors de sa séance du 13 octobre 2022. Elle a reconnu que le cas de l'affaire des perroquets était certes malheureux, mais qu'il n'y avait pas lieu de modifier la loi qui fonctionne à satisfaction. On risque de se lancer dans des travaux longs et compliqués pour un résultat peu probant. Le principe qui doit prévaloir est que le vendeur est tenu de savoir ce qu'il vend. Enfin, les membres de la CAJ-E ont relevé que la faiblesse de cette initiative est de vouloir maintenir la responsabilité causale et objective tout en proposant d'introduire une atténuation qui s'intitule "dans la mesure où", qui est une notion floue et crée un système hybride entre la responsabilité causale et la responsabilité pour faute.
Notre commission soeur a donc décidé, à l'unanimité, de ne pas donner suite à cette initiative parlementaire.
Notre commission a repris ses travaux lors de sa séance du 2 février 2023. Sur la base des considérations déjà évoquées et de la décision négative de la CAJ-E, notre commission a décidé, par 14 voix contre 7 et 3 abstentions, de ne pas donner suite à cette initiative parlementaire. Au nom de la majorité, je vous propose de soutenir cette proposition.
La minorité Graber propose de donner suite à cette initiative. Selon cette minorité, l'arrêt du TF sur l'affaire des perroquets a été très critiqué car il est injuste. Le législateur doit prendre ses responsabilités, car l'affaire est suffisamment importante. La CAJ-E a traité la responsabilité causale de manière superficielle et il vaudrait la peine de se pencher sur cette question de manière plus approfondie.
Je vous propose de suivre votre commission et de ne pas donner suite à cette initiative parlementaire.
Riniker Maja · 2VP-F · Nationalrat · Aargau · FDP-Liberale Fraktion
Präsidentin (Riniker Maja, zweite Vizepräsidentin): Die Minderheit Graber verzichtet auf ein Votum.
Abstimmung
Präsident (Candinas Martin, Präsident): Die Mehrheit der Kommission beantragt, der Initiative keine Folge zu geben. Eine Minderheit Graber beantragt, ihr Folge zu geben.
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben ... 83 Stimmen
Dagegen ... 110 Stimmen
(1 Enthaltung)