22.3866
Keine überhöhten Entschädigungen für Geschäftsleitungs- und Verwaltungsratsmitglieder im Bereich der obligatorischen Krankenversicherung
Häberli-Koller Brigitte · P-F · Ständerat · Thurgau · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Präsidentin (Häberli-Koller Brigitte, Präsidentin): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten. Die Kommission und der Bundesrat beantragen, die Motion abzulehnen.
Hegglin Peter · Mit-M · Ständerat · Zug · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Die Motion 22.3866 der SGK-N verlangt, dass die Entschädigung inklusive zweiter Säule und Nebenleistungen von Geschäftsleitungsmitgliedern von Krankenversicherungen im Bereich der obligatorischen Krankenpflegeversicherung (OKP) gesetzlich auf maximal 250 000 Franken pro Jahr beschränkt wird. Für die Verwaltungsratsmitglieder soll die maximale Entschädigung 50 000 Franken pro Jahr betragen. Der Nationalrat hat die Motion am 14. September 2022 mit 113 zu 74 Stimmen bei 2 Enthaltungen angenommen. Der Bundesrat beantragt die Ablehnung.
Ihre Kommission hat die Motion am 22. Mai zusammen mit der parlamentarischen Initiative Hurni 21.453 beraten. Die SGK-N hatte dieser am 23. Juni 2022 mit 9 zu 9 Stimmen bei 7 Enthaltungen und Stichentscheid des Präsidenten Folge gegeben. Die parlamentarische Initiative verlangt, dass die Entschädigungen der Mitglieder der Geschäftsleitungen und Verwaltungsräte von Krankenversicherungen, die Leistungen nach der OKP erbringen, einen bestimmten, vom Bundesrat festgelegten Höchstbetrag nicht überschreiten dürfen.
Begründet werden die beiden Vorstösse mit den weiter steigenden Krankenkassenprämien. Die Prämien seien dieses Jahr um durchschnittlich 5,5 Prozent angestiegen. Wenn man den Prognosen glauben wolle, werde auch nächstes Jahr ein Prämienanstieg in ähnlicher Grössenordnung erfolgen, und die Belastung der Haushalte durch die Krankenkassenprämien nehme zu. Mit ein Grund seien die Entschädigungen für die obersten Organe der Krankenversicherungen. Die Höchstentschädigungen bei den Vorsitzenden der Konzernleitungen hätten im letzten Jahr von 720 000 bis zu 960 000 Franken gereicht und beinahe die Millionengrenze geritzt. So hohe Saläre, weit über dem, was unsere Landesregierung an Entschädigung erhalte, gäben immer wieder zu reden, vor allem bei staatsnahen Betrieben, wo wenig Wettbewerb herrsche. Die einzige bestehende gesetzliche Regelung sei, dass die Verwaltungskosten der Krankenkassen nicht über 5 Prozent der Leistungen liegen dürften.
Nach eingehender Beratung beschloss die Kommission, dass Handlungsbedarf besteht, da derart hohe Saläre kaum verständlich sind. Die Kommission ist sich aber bewusst, dass der Prämienanstieg mit einer solchen Forderung nicht gestoppt werden kann, dafür brauchte es viele weitere Massnahmen bei allen Akteuren im Gesundheitswesen. Dennoch möchte die Kommission eine Diskussion über diesen Themenkreis ermöglichen. Sie hat mit 6 zu 4 Stimmen bei 1 Enthaltung der parlamentarischen Initiative Folge gegeben, dies zwar nach einem Rückkommen, da die parlamentarische Initiative zuvor noch abgelehnt worden war. Die Kommission erachtet die wachsenden Entschädigungen in diesem geschützten Markt angesichts der steigenden Prämien als störend. Sie erhofft sich von dieser Beschränkung der Bezüge eine dämpfende Wirkung über den Bereich der obligatorischen Krankenversicherung hinaus.
Die SGK-N erhält damit grünes Licht, um eine Vorlage zur Plafonierung der Bezüge für leitende Organe von Krankenkassen auszuarbeiten. Unsere Kommission findet, dass die SGK-N noch weitere Aspekte einbeziehen sollte. Die in der Motion genannten Höchstbeträge erachtet die Kommission als zu starr. Die Einführung eines Lohndeckels wäre zwar nichts Neues, im Bereich der Sozialversicherungen wäre das aber ein absolutes Novum. Die Krankenversicherungen sind privatrechtliche Unternehmen, die vom Bund den Auftrag erhalten haben, die obligatorische Krankenversicherung durchzuführen. Es wäre ein Eingriff in ihre privatrechtliche Unternehmensautonomie, wenn ein Lohndeckel vorgeschrieben würde.
Weiter ist zu bemerken, dass von der vorgesehenen Regelung nur der obligatorische Teil der Krankenversicherung betroffen wäre. Die meisten Versicherungsgruppen bieten jedoch auch Zusatzversicherungen an. Dieser Teil könnte mit der beantragten Lösung nicht erfasst werden.
Die Entschädigungen der leitenden Organe von Krankenkassen werden zudem veröffentlicht. Das wurde mit Einführung des Krankenversicherungsaufsichtsgesetzes (KVAG) im Jahr 2014 gesetzlich geregelt.
Angesichts dieser Vorbehalte und um Doppelspurigkeiten mit der eingangs erwähnten parlamentarischen Initiative zu vermeiden, beantragt Ihnen die Kommission, die vorliegende Motion abzulehnen, das zusammen mit dem Bundesrat und im Stimmenverhältnis von 5 zu 1 Stimmen bei 6 Enthaltungen. Es gibt keine Minderheit.
Berset Alain · BPR-M · Bundesrat · Freiburg
En réalité, cette question de la limitation de la rémunération des organes dirigeants des caisses-maladie n'est pas nouvelle; elle a déjà occupé le Parlement en 2016 et en 2018. Pour tout dire, elle est également assez légitime. C'est une discussion que l'on doit pouvoir mener, dans la mesure où une partie du mandat réalisé, il est vrai par des entreprises privées, est en réalité un mandat public. Il ne faut tout de même pas oublier que tout le système repose sur l'assurance-maladie obligatoire. Il y a ensuite des assurances complémentaires, mais - elles disent bien leur nom -, si elles sont complémentaires, c'est qu'elles complètent l'assurance de base. Il est donc difficile de faire une différence complète entre les deux éléments. Aussi, il est assez logique, et ce n'est pas une surprise pour le Conseil fédéral, que cette discussion revienne.
Cela dit, le Conseil fédéral est d'avis que, d'abord, une amélioration importante a été réalisée avec la loi fédérale sur la surveillance de l'assurance-maladie. On a maintenant une transparence, des chiffres et des éléments sur lesquels il est possible de discuter, ce qui constitue un élément important et une progression intéressante. Il y a un deuxième élément sur lequel il ne faut pas se leurrer: cette discussion est légitime, mais le potentiel d'économies pour les assurances est vraiment minime. Le marché est de plus de 30 milliards de francs pour l'assurance obligatoire de base et de 85 milliards pour le marché de la santé. Or, nous parlons d'un potentiel d'économie de 1 ou 2 millions, qui correspond donc à un centième de pourcentage, voire au-dessous. Si l'on espère, avec cela, améliorer la situation pour les coûts de la santé et les primes, cela ne pourra pas du tout être le cas. La discussion est tout de même légitime: c'est un sujet qui peut également être intéressant sur le plan politique.
Le Conseil fédéral s'oppose à la motion, et ce pour plusieurs éléments. D'abord, parce qu'on ne règlera pas le problème avec ces plafonds. Deuxièmement, parce que cela serait un changement; on peut le souhaiter, mais alors il faudrait le faire pour l'ensemble des domaines dans lesquels le secteur public est concerné. Il n'y a pas de tels plafonds dans le domaine de l'assurance-accidents par exemple, ou dans d'autres domaines.
On ne verrait pas de raison de le faire dans un domaine et pas dans d'autres. On ne l'a pas non plus dans la prévoyance professionnelle, par exemple. Il s'agit aussi d'une question qui pourrait se poser. On devrait alors élargir la discussion.
L'autre élément est que l'on a pris connaissance du fait que les deux commissions, à ma connaissance, ont maintenant, en première phase, donné suite à une initiative parlementaire qui va dans ce sens. Il est logique, dans ces conditions, que la commission propose le rejet du texte. En fait, la discussion aura lieu. Elle aura lieu sur la base de projets réalisés par les commissions, par le Parlement. Le Conseil fédéral pourra prendre position à la fin de ces travaux. Il ne sert à rien d'avoir deux chemins en parallèle qui essaient de régler ce problème.
Nous avons naturellement pleine confiance dans les travaux que les commissions réaliseront. Il s'agit encore d'un élément qui vient renforcer le rejet de la motion. Je peux imaginer aussi, car il s'agit d'un sujet hautement controversé sur le plan politique, que c'est précisément cet élément, l'initiative parlementaire, qui explique pourquoi la commission propose le rejet de la motion quasiment sans opposition et sans minorité.
Le travail sera fait. Bon, laissons le travail se faire. Nous soutiendrons, là où nous le pouvons, les travaux réalisés dans la commission parlementaire.
Häberli-Koller Brigitte · P-F · Ständerat · Thurgau · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Abgelehnt - Rejeté
Präsidentin (Häberli-Koller Brigitte, Präsidentin): Damit ist das Geschäft erledigt.