23.3594
Non rincariamo la munizione per i tiratori. Non indeboliamo la volontà di difesa
Nussbaumer Eric · P-M · Consiglio nazionale · Basilea-Campagna · Gruppo socialista
Antrag der Mehrheit
Ablehnung der Motion
Antrag der Minderheit
(Addor, Burgherr, Cattaneo, Dettling, Glanzmann, Hurter Thomas, Rechsteiner Thomas, Tuena, Walliser, Zuberbühler)
Annahme der Motion
Proposition de la majorité
Rejeter la motion
Proposition de la minorité
(Addor, Burgherr, Cattaneo, Dettling, Glanzmann, Hurter Thomas, Rechsteiner Thomas, Tuena, Walliser, Zuberbühler)
Adopter la motion
Präsident (Nussbaumer Eric, Präsident): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten.
Seiler Graf Priska · Mit-F · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo socialista
Mit der Motion Salzmann soll der Bundesrat beauftragt werden, keine Änderungen der Schiessverordnung VBS per 1. Januar 2024 vorzunehmen und somit den Preis für die Munitionsgewehrpatrone 11, welche für das Sturmgewehr 57, den Karabiner und das Langgewehr verwendet wird, nicht zu erhöhen. Der Ständerat hat die Motion am 19. September 2023 mit 28 zu 10 Stimmen bei 4 Enthaltungen angenommen. Der Bundesrat hatte hingegen die Ablehnung der Motion beantragt.
Ihre Sicherheitspolitische Kommission hat die Motion am 6. November 2023 beraten und beantragt Ihnen mit 11 zu 10 Stimmen bei 3 Enthaltungen, also knapp, die Motion abzulehnen. Die Gewehrpatrone 11 (GP 11) wird aktuell stärker subventioniert als die Munition, die von der Armee heute verwendet wird, nämlich die Gewehrpatrone 90 (GP 90). Die Eidgenössische Finanzkontrolle (EFK) hat dies moniert und empfiehlt eine Senkung dieser Subvention. Diese Empfehlung soll nach Meinung des Bundesrates nun auch umgesetzt werden. In Absprache mit dem Schweizer Schiesssportverband erhalten Schiessvereine in Zukunft mehr direkte Finanzmittel. Beispielsweise erhalten sie höhere Beiträge, um das obligatorische Schiessprogramm, das Feldschiessen und die Jungschützenkurse durchführen zu können. Im Gegenzug aber wird die Subvention für die Munitionsgewehrpatrone 11, wie schon erwähnt, reduziert. Ich möchte hier klar betonen: Diese Subvention wird nicht aufgehoben, wie wird lediglich reduziert. Der Bund unterstützt damit die Schiessvereine weiterhin mit dieser Munition, obwohl sie für die Armee keinen Trainingseffekt mehr bringt.
Mit diesen Massnahmen wird der Zweck des Schiesswesens ausser Dienst mehr in den Vordergrund gerückt, nämlich die Förderung der Schiessfertigkeit der Armeeangehörigen mit dem Sturmgewehr 90, die regelmässige Überprüfung der Funktionstüchtigkeit der persönlichen Waffe und die Ergänzung und Entlastung der Schiessausbildung in den militärischen Kursen und Schulen. Die Kommissionsmehrheit ist der Meinung, dass die Situation mit der Lösung des Bundesrates sogar generell verbessert wird. Die Schiessvereine erhielten höhere Beiträge für das obligatorische Programm, das Feldschiessen, die Jungschützenkurse und die technischen Kurse mit dem Sturmgewehr 90. In den Augen der Mehrheit ist es nämlich absolut sinnvoll und auch zielführend, den Schwerpunkt auf die Unterstützung jener Aktivitäten zu legen, die für die Armee auch tatsächlich einen Mehrwert darstellen und einen Trainingseffekt bringen.
Die Mehrheit der Kommission begrüsst auch diese gemeinsam mit dem Schweizer Schiesssportverband erarbeitete Lösung. Die Mehrheit betont, dass nur die GP-90-Munition für die heutige Armeewaffe, das Sturmgewehr 90, verwendet wird und dass die GP-11-Munition in erster Linie für das Sportschiessen eingesetzt wird. Der Nutzen für die Armee ist also klein. Die GP-11-Munition wird heute aber faktisch mehr subventioniert als die GP-90-Munition, nämlich mit 60 Rappen.
Die Subvention soll in Zukunft auf 30 Rappen gesenkt werden. Diese Massnahme bringt keine Nachteile für die Armee, da der Preis für die GP-90-Munition mit 30 Rappen unverändert bleibt und der Trainingseffekt im Umgang mit der persönlichen Waffe gewährleistet werden kann. Letzten Endes kann der Bund mit der Umsetzung dieser Massnahmen unter dem Strich etwa 1,5 Millionen Franken sparen. Aber, das möchte ich betonen, es ist nicht in erster Linie eine Sparübung.
Die Minderheit erachtet es hingegen als falsch, Einsparungen zulasten der Schützinnen und Schützen vorzunehmen. Sie warnt vor einer Abnahme sowohl der Schiesstätigkeit wie auch der Mitglieder der Schützenvereine und wehrt sich gegen ein Ausspielen der jüngeren gegen die älteren Schützinnen und Schützen.
Die Minderheit weist auch darauf hin, dass es wichtig ist, die Schiessfertigkeit zu verbessern, um den Wehrwillen zu stärken - unabhängig davon, mit welcher Ordnungswaffe geschossen wird. Nach Meinung der Minderheit geht es hier auch nicht um eine symbolische Frage. Der Schiesssport hat einen engen Zusammenhang mit der Milizarmee und der Schiesskultur in der Schweiz.
Ich bitte Sie nun aber nach all diesen Erwägungen, Ihrer Kommission zu folgen und die Motion Salzmann abzulehnen.
Fivaz Fabien · Mit-M · Consiglio nazionale · Neuchâtel · Gruppo dei Verdi
La Commission de la politique de sécurité de notre conseil n'a pas accepté la motion de notre collègue Werner Salzmann, par 11 voix contre 10 et 3 abstentions. Pour rappel, le Conseil des Etats, lui, a accepté cette motion, par 28 voix contre 10. Le Conseil fédéral - Mme la conseillère fédérale le dira sans doute après - y est opposé.
Que demande l'auteur du texte? Il souhaite que le Conseil fédéral revienne sur sa décision de modifier l'ordonnance sur le tir, pour ce qui concerne le tir hors du service. En effet, à la suite d'une intervention du Contrôle fédéral des finances et dans un souci budgétaire, le Conseil fédéral a revu les subventions pour les munitions GP 11, qui sont passées de 70 centimes par cartouche à 40 centimes par cartouche. La subvention ne sera donc pas totalement supprimée, mais comme une cartouche coûte grosso modo 1 franc, le coût pour les tireuses et les tireurs passera de 30 à 60 centimes par cartouche.
Pourquoi la proposition de supprimer ce soutien a-t-elle été faite? Parce que cela n'est plus adéquat. Les cartouches GP 11 ne sont plus utilisées par l'armée. Elles étaient utilisées dans l'ancien fusil d'assaut 57. Elles ont été remplacées relativement récemment par la cartouche GP 90, dont le prix restera, lui, inchangé, soit d'environ 30 centimes. Ceci permettra de maintenir l'entraînement avec l'arme personnelle. C'est l'une des volontés; cela a été mis en évidence par le Contrôle fédéral des finances; on subventionne beaucoup plus ou un peu plus une munition qui n'est aujourd'hui plus utilisée par l'armée. Selon le Contrôle fédéral des finances, ceci doit donc permettre de favoriser l'arme actuellement utilisée par l'armée, dont l'utilisation sert véritablement les besoins sécuritaires de la Suisse. Les autres armes, dotées de la munition GP 11, sont avant tout employées par des personnes qui n'effectuent plus leur service ou qui l'utilisent principalement dans le cadre du tir sportif.
C'est aussi une économie pour la Confédération dans le contexte budgétaire actuellement difficile. La baisse est d'environ 1,5 million de francs par année pour les finances fédérales. La baisse de subventions réelle est de 3,5 millions de francs, mais elle est en fait compensée par un soutien supplémentaire aux sociétés de tir sous la forme de subventions à trois programmes - celui des tirs obligatoires, celui des tirs en campagne et celui des cours pour jeunes tireurs. Ceci a en réalité permis au Conseil fédéral d'obtenir le soutien de la Fédération sportive suisse de tir, qui a longuement travaillé sur ce projet avec les sections, dans les cantons et avec le département.
Au sein de la commission, pour la majorité, ce projet du Conseil fédéral fait sens. Les deniers publics doivent être dépensés dans le but de soutenir les véritables tâches de la Confédération, en l'occurrence la défense. La Confédération n'a pas les moyens et, en réalité, aucun intérêt à subventionner une activité sportive comme une autre, qui, je le rappelle, n'apporte pas grand-chose à l'armée.
Pour la minorité Addor par contre, il est inimaginable de faire des économies sur le dos des tireuses et des tireurs sportifs. Les sociétés de tir rencontrent aujourd'hui des difficultés à recruter de nouveaux membres. La minorité estime donc que le tir sportif n'est pas un sport comme un autre, mais entretient un lien important avec l'armée. C'est une institution culturelle dans notre pays.
Je vous remercie de soutenir la majorité de votre commission.
Addor Jean-Luc · Mit-M · Consiglio nazionale · Vallese · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Que certains à gauche, chez les Verts, profitent de chaque occasion pour s'en prendre à la pratique du tir, n'a rien de bien nouveau. Ce qui est original, cette fois - et qui a suscité, par cette motion, la réaction du conseiller aux Etats Salzmann et d'une large majorité du Conseil des Etats -, est que le coup - c'est le cas de le dire - vient du Contrôle fédéral des finances, hélas relayé ensuite par le DDPS.
Un fonctionnaire a fait une grande découverte - en réalité, il n'a rien découvert d'original -: la GP 11 n'est plus utilisée dans notre armée pour le tir au fusil d'ordonnance. Il a cru avoir trouvé l'oeuf de Colomb des économies. L'oeuf de Colomb? Des bouts de chandelles, plutôt, oui. Alors qu'hier encore, nous parlions d'un budget de plus de 80 milliards de francs, c'est d'une économie de 1,5 million de francs dont nous parlons.
Le DDPS a malheureusement réussi à faire avaler cette couleuvre à la Fédération suisse de tir, en contrepartie - cela a été relevé - d'une augmentation des subventions aux sociétés de tir. C'est l'argument sur lequel s'appuie la majorité de la commission, une majorité au nom de laquelle, aujourd'hui, s'expriment une socialiste et un Vert. Tiens donc; c'est bien la première fois que les socialistes et les Verts, adversaires historiques du tir et des tireurs, font la promotion du tir obligatoire, du tir en campagne ou encore des cours pour jeunes tireurs. De quoi dresser un peu l'oreille, non?
En tout cas, le résultat de ce marchandage malheureux - on a joué les sociétés de tir contre les tireurs - pour une économie négligeable, est que pour les tireurs au fusil d'assaut 57 et au mousqueton surtout, la munition coûtera deux fois plus cher. La conséquence, sachant qu'une large majorité des tireurs vétérans - plus de 70 pour cent - tirent avec la GP 11? Une réduction du nombre des tireurs et des membres des sociétés de tir qui, en cette période où beaucoup, dans notre pays, sont pris à la gorge par l'augmentation du coût de la vie, seront découragés de pratiquer un sport tout de même coûteux.
Le problème, c'est que - contrairement à ce que ceux qui nous vendent ce fâcheux compromis essaient de nous faire croire - on ne va pas juste favoriser les jeunes par rapport aux vétérans, car les vétérans ne sont pas juste des gens que certains jugent trop vieux pour être soutenus: ils sont l'ossature, la colonne vertébrale de nos sociétés de tir. On nous vend un soutien à ces sociétés. Mais - je le répète - en montant les sociétés contre les tireurs, nous prenons le risque de nous retrouver avec des sociétés sinon sans sociétaires, du moins saignées par l'hémorragie de leurs membres fidèles.
Ce faisant, le DDPS - avec le soutien suspect de la gauche et du groupe des Verts - va à l'encontre de sa propre stratégie, celle de l'unité Tir et activités hors du service, dont l'augmentation des moyens, à coup sûr, vise à promouvoir les activités hors du service et non pas à les réduire comme ce sera immanquablement le cas.
Ce qui est en jeu, au-delà de ferraille et de poudre, au-delà de 1,5 million de francs, c'est la valeur symbolique du soutien dont le DDPS veut priver des milliers de tireurs de ce pays. C'est le lien étroit, indissociable entre un sport, un loisir et notre armée, un lien aussi, de manière plus générale, avec l'esprit de défense et la volonté de servir, dont les tireurs sont le fer de lance. Ces milliers de tireurs que le DDPS juge aujourd'hui indignes de soutien resteront-ils ces soutiens fidèles de notre défense nationale qu'ils ont toujours été par tradition? 1,5 million de francs, c'est de l'argent, évidemment. Mais 1,5 million pour perdre des soutiens fidèles à notre défense nationale et pour porter un coup supplémentaire à la pratique du tir, c'est cher payé.
Voilà pourquoi, voilà pour qui, au nom d'une forte minorité de la commission - 10 contre 11 et 3 abstentions -, je vous demande de soutenir la motion Salzmann et, avec le Conseil des Etats, de renoncer à ces économies de bouts de chandelles, pour ces milliers de tireurs qui aujourd'hui nous regardent.
Amherd Viola · VPBR-F · Consiglio federale · Vallese
Die Gewehrpatrone 11 wird stärker subventioniert als die Munition, die von der Armee heute tatsächlich verwendet wird, also die Gewehrpatrone 90. Die Eidgenössische Finanzkontrolle hat das moniert und empfiehlt eine Senkung dieser Subvention. Dafür soll das Schiessen mit der aktuellen Waffe stärker unterstützt werden. Dieser Empfehlung der EFK soll nun Rechnung getragen werden.
Folgende neue Regelung ist vorgesehen: In Absprache mit dem Schweizer Schiesssportverband erhalten Schiessvereine in Zukunft mehr direkte finanzielle Mittel. Beispielsweise erhalten sie höhere Beiträge, um das obligatorische Schiessprogramm, das Feldschiessen und Jungschützenkurse durchzuführen. Im Gegenzug wird die Subvention für die Gewehrpatrone 11 reduziert. Ich betone: nicht aufgehoben, nur reduziert. Konkret soll die Gewehrpatrone 11 im gleichen Verhältnis subventioniert werden wie die Gewehrpatrone 90, nämlich zu rund 40 Prozent anstatt wie bisher zu 70 Prozent. Damit subventioniert der Bund die Munition nach wie vor mit namhaften Beiträgen, obwohl damit ein bescheidener Trainingseffekt für die Armee erzielt wird. Mit diesen Massnahmen wird der Zweck des Schiesswesens ausser Dienst weiterhin erfüllt, nämlich die Förderung der Schiessfertigkeit der Armeeangehörigen, die regelmässige Überprüfung der Funktionstüchtigkeit der persönlichen Waffe und die Ergänzung und Entlastung der Schiessausbildung in den militärischen Kursen und Schulen.
Ich fasse zusammen: Die Eidgenössische Finanzkontrolle hat die Subventionierung der Gewehrpatrone 11 kritisiert. Die Munition soll weniger stark als bisher subventioniert werden. In Absprache mit dem Schweizer Schiesssportverband sollen die Schiessvereine im Gegenzug mehr direkte Mittel erhalten, die dem Zweck des Schiessens ausser Dienst besser entsprechen.
Das heisst, ich bitte Sie im Namen des Bundesrates und mit der Mehrheit Ihrer Kommission, die Motion abzulehnen.
Riner Christoph · Mit-M · Consiglio nazionale · Argovia · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Sehr geehrte Frau Bundesrätin, durch die geplante Verteuerung der Munition GP 11 werden Zehntausende Schützinnen und Schützen und weit über 2500 Schützenvereine in allen Landesteilen der Schweiz, welche als Schweizer Traditionsvereine für den Zusammenhalt in unserem Land einstehen, massiv geschwächt. Warum fordert und fördert man aktiv diese Schlechterstellung der Schützentradition in unserem Land und damit verbunden den Mitgliederrückgang bei den Schützenvereinen?
Amherd Viola · VPBR-F · Consiglio federale · Vallese
Ja, geschätzter Herr Nationalrat, das Gegenteil ist der Fall. Ich habe es in meinen Ausführungen festgehalten: Die Schiessvereine, die Schützenvereine werden eben jetzt mit dieser Lösung stärker unterstützt. Das heisst, die Schiessvereine können für ihre Mitglieder mehr tun, die Mitglieder halten und auch neue Mitglieder gewinnen.
Nussbaumer Eric · P-M · Consiglio nazionale · Basilea-Campagna · Gruppo socialista
Präsident (Nussbaumer Eric, Präsident): Die Mehrheit der Kommission und der Bundesrat beantragen, die Motion abzulehnen. Eine Minderheit Addor beantragt, sie anzunehmen.
Votazione
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 112 Stimmen
Dagegen ... 77 Stimmen
(1 Enthaltung)