24.3001
Esame di misure volte a migliorare la partecipazione politica dei disabili
Nussbaumer Eric · P-M · Consiglio nazionale · Basilea-Campagna · Gruppo socialista
Antrag der Mehrheit
Annahme des Postulates
Antrag der Minderheit
(Fischer Benjamin, Bircher, Glarner, Knutti, Marchesi, Nantermod, Riner, Rutz Gregor, Schilliger, Schmid Pascal, Steinemann, Wasserfallen Christian)
Ablehnung des Postulates
Proposition de la majorité
Adopter le postulat
Proposition de la minorité
(Fischer Benjamin, Bircher, Glarner, Knutti, Marchesi, Nantermod, Riner, Rutz Gregor, Schilliger, Schmid Pascal, Steinemann, Wasserfallen Christian)
Rejeter le postulat
Glättli Balthasar · Mit-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo dei Verdi
Mit ihrer Petition 23.2021 forderte die erste Behindertensession der Schweiz, die ja vor einem knappen Jahr hier in diesen Räumlichkeiten stattfand, den Bund auf, die aktive politische Teilhabe von Menschen mit Behinderungen in der Schweiz mit geeigneten Massnahmen zu fördern, sei das in Parteien, sei das aber auch in Vereinen oder in gewählten Gremien, in den Parlamenten.
Ihre Staatspolitische Kommission hat sich mit dieser Petition auseinandergesetzt und möchte das Anliegen mit diesem Postulat einen Schritt vorwärtsbringen. Wir möchten, dass der Bundesrat prüft, welche Massnahmen nötig sind, um die politische Teilhabe von Menschen mit Behinderungen in der Schweiz zu gewährleisten. Natürlich in Zusammenarbeit mit den Kantonen und unter Berücksichtigung der jeweiligen Kompetenzen sollen Unterstützungsmassnahmen und Nachteilsausgleiche evaluiert und vorgeschlagen werden, damit eine chancengleiche, eine selbstbestimmte Teilnahme am politischen Leben möglich ist.
Wir wissen es ja: Politisch aktiv wird man nicht als Einzelperson, sondern indem man sich in Vereinen, in Gruppen, in politischen Parteien engagiert, links oder rechts oder auch in der Mitte. Deshalb soll der Bund auch prüfen, wie man das politische Engagement in Parteien, in zivilgesellschaftlichen Organisationen und bei Wahlkämpfen (Glocke der Vizepräsidentin) mit einem angemessenen Ausgleich der Nachteile kompensieren und damit überhaupt erst ermöglichen kann. - Das Glockenspiel hat, glaube ich, schon ein wenig gewirkt.
Wir sind mit der Unterstützung dieses Anliegens nicht allein, der Bundesrat empfiehlt das Kommissionspostulat zur Annahme.
Es geht hier nicht einfach um ein Orchideenthema. Menschen mit den verschiedensten Arten von Behinderungen machen 22 Prozent der Schweizer Bevölkerung aus. Nicht alle Behinderungen sind so sichtbar wie die unserer Kollegen hier, die uns mit ihrer Präsenz im Ratssaal auch sichtbar gemacht haben, dass es Hindernisse gibt. Es gibt physische Hindernisse. Es gibt aber auch andere Hindernisse, etwa sprachliche Hindernisse, die wir eben aus dem Weg schaffen müssen, wenn wir eine Demokratie sein wollen, die allen Menschen, auch Menschen mit Behinderungen, die Chance gibt, sich gleichberechtigt und selbstständig einzusetzen.
Ein Beispiel sind die Kosten für Verdolmetschungen von Gebärdensprache. Wenn jemand in Gebärdensprache kommuniziert, dann braucht es während eines Wahlkampfs entsprechende Übersetzungen. Das kostet nicht die Welt, ist aber eine klare Benachteiligung für diejenigen Kandidatinnen und Kandidaten, die eben vom Handicap der Gehörlosigkeit betroffen sind. Deshalb möchten wir, dass sich der Bund zusammen mit den Kantonen für eine gleichberechtigte Teilhabe von Menschen mit Behinderungen an unserem politischen Leben einsetzt.
Ich danke Ihnen, wenn Sie der Kommissionsmehrheit und dem Bundesrat folgen und dieses Postulat annehmen.
Tschopp Jean · Mit-M · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo socialista
Au moment de prendre la parole sur ce postulat pour la participation des personnes en situation de handicap à la vie politique, j'ai une pensée, bien sûr, pour Christian Lohr, Philipp Kutter et Islam Alijaj. Vous siégez, chers collègues, dans ce Parlement. Combien de vexations, de discriminations, d'abnégation aussi, pour en arriver là où vous êtes aujourd'hui? Ces efforts, vous ne les avez pas faits pour vous uniquement, mais pour toutes les personnes en situation de handicap que vous défendez. Vous êtes pour elles une source d'inspiration. Vous avez ouvert une voie. Les personnes en situation de handicap ont maintenant la preuve qu'il est possible de se hisser au Parlement national.
A mon niveau, je défends aussi les personnes en situation de handicap. Je déclare ici mes intérêts, puisque je suis secrétaire général de Cap-contact, une association suisse romande de défense des personnes en situation de handicap qui agit pour leur libre choix du lieu de vie et pour l'inclusion.
Un cinquième de la population, près de 1,7 million de la population suisse, est en situation de handicap. Et parmi elles, il y a peut-être certaines personnes qui ne se définiraient pas forcément comme personnes en situation de handicap. Il y a encore du travail pour s'approcher de parlements et d'exécutifs plus représentatifs d'une grande partie de la population.
Dans ce postulat, il est question d'autodétermination, du droit pour toute personne en situation de handicap de mener son existence comme elle le veut.
J'ai participé la semaine passée à une formation à la Haute école de travail social de Fribourg sur l'autodétermination avec la pleine participation de personnes en situation de handicap. "Rien sur nous sans nous", comme le dit leur slogan. Leurs témoignages racontent les barrières qu'on a dressées sur leur chemin: limitation à deux douches par semaine dans certains établissements socio-éducatifs, y compris l'été, en période de forte chaleur, refus de vacances entre amis, frein à leurs loisirs et à leur passion présentés comme des caprices. Bien entendu, le droit de participer au débat, de donner son avis, de s'exprimer est aussi un enjeu central pour les personnes en situation de handicap, qui n'est pas négociable en démocratie, a fortiori dans notre démocratie, qui donne plusieurs fois par année l'occasion de s'exprimer et de débattre autour de référendums et d'initiatives populaires.
En 2014, la Confédération a ratifié la Convention des Nations Unies pour les droits des personnes handicapées. A son article 29, la convention garantit aux personnes handicapées la jouissance des droits politiques et la possibilité de les exercer sur la base de l'égalité avec les autres. Ce postulat trouve son origine dans les demandes de la session pour les personnes en situation de handicap du printemps 2023 qui s'est tenue dans cet hémicycle. Je veux ici saluer toutes les personnes en situation de handicap qui ont abattu un puissant travail à cette occasion, leurs discussions ayant abouti à une demande de renforcement des droits politiques pour les personnes en situation de handicap, pour leur participation pleine et entière.
Par le postulat que vous avez devant les yeux, la Commission des institutions politiques demande de supprimer les obstacles à la participation politique des personnes en situation de handicap. Ce postulat charge le Conseil fédéral de présenter un examen de mesures destinées à améliorer leur participation politique. Le postulat contient trois demandes. Premièrement, une demande de présenter les mesures nécessaires pour une participation égalitaire et autodéterminée des personnes en situation de handicap à la vie politique par des mesures de soutien. Elles doivent pouvoir participer pleinement et effectivement à la vie publique sur la base de l'égalité avec les autres.
Deuxièmement, le Conseil fédéral est chargé d'examiner des modèles de compensation financière des désavantages en cas d'engagement politique au sein de partis, d'organisations et lors de campagnes électorales. Actuellement, ce sont les personnes en situation de handicap qui doivent supporter ces coûts, par exemple pour des traductions en langue des signes. Troisièmement, ce postulat réclame une consultation plus en amont des personnes en situation de handicap à travers les commissions extraparlementaires. Les consultations tardives ou alibis sont à éviter.
L'intégration pleine et entière des personnes en situation de handicap engage notre vision de l'être humain tout entier. Concrétisons les engagements pris par la Suisse en ratifiant la Convention pour les droits des personnes handicapées. Suivez notre Commission des institutions politiques et le Conseil fédéral en adoptant ce postulat visant à supprimer les obstacles à la participation active des personnes en situation de handicap à la vie politique.
Fischer Benjamin · Mit-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Der Bundesrat hat uns Ende Oktober 2023 in Erfüllung des Postulates Carobbio Guscetti 21.3296 einen Bericht vorgelegt, der die Massnahmen aufzeigt, die es braucht, damit Menschen mit einer geistigen Behinderung am politischen und öffentlichen Leben teilhaben können. Das schliesst auch das Recht und die Möglichkeit ein, zu wählen und gewählt zu werden. Der Bericht umfasst 41 Seiten und gibt eine gute Übersicht über den Status quo sowie über mögliche Handlungsoptionen, um die Partizipationsmöglichkeiten für Personen mit Behinderungen zu verbessern. Der Bericht zeigt aber auch, dass dies nicht uneingeschränkt möglich ist und wo Probleme und Herausforderungen liegen.
In Kenntnis dieses Berichtes hat Ihre SPK im Rahmen der Beratung von drei Petitionen der Behindertensession, die eine Verbesserung der Ausübung der politischen Rechte für Menschen mit Behinderungen generell anstreben, eine ausführliche Diskussion zum Thema geführt. Dabei hat sich Ihre Kommission insbesondere mit drei Themenfeldern befasst.
1. Wie wird mit aktivem und passivem Stimm- und Wahlrecht bei Urteilsunfähigkeit und/oder Beistandschaft umgegangen? Wäre die Ausübung politischer Rechte von der zivilrechtlichen Mündigkeit zu trennen? Das lehnt die SVP-Fraktion klar ab, aber diese Diskussion wird noch geführt.
2. Die Publikation von Abstimmungsunterlagen in der sogenannten Leichten Sprache: Sie kennen das vielleicht, Sie können bereits heute die Parlamentswebsite in Leichter Sprache besuchen. Das ist ganz praktisch - aber versuchen Sie einmal, eine BVG-Reform in Leichter Sprache neutral zu vermitteln!
3. Wir haben über das Sozialversicherungsrecht im Zusammenhang mit einer politischen Tätigkeit gesprochen. Hier geht es unter anderem auch um die Frage der Inanspruchnahme entsprechender Assistenzleistungen sowie um die Frage von Sozialversicherungsleistungen während und nach Ausübung eines Parlamentsmandats.
Alle drei Themenfelder führen zu komplizierten und sehr grundlegenden rechtlichen sowie staatspolitischen Fragestellungen, mit welchen sich die Kommission weiter beschäftigen wird und über welche sie erst zu einem späteren Zeitpunkt befinden wird. Daher steht das vorliegende Postulat etwas quer in der Landschaft. Die Annahme wurde dann auch nur ganz knapp, mit 13 zu 12 Stimmen, beschlossen.
Für diese 12 Stimmen in der Kommission spreche ich jetzt: Mit dem Postulat bekämen wir einfach einen weiteren Bericht des Bundesrates. Den braucht es aber nicht. Die Diskussion wird in der Kommission weitergeführt; wir kennen die Handlungsoptionen. Wie erwähnt, hat sich aber auch gezeigt, dass es Grenzen gibt. Hindernisfreiheit und politische Partizipation sind grundsätzlich anzustreben, aber Menschen mit Behinderungen sind nicht einfach gleich Menschen mit Behinderungen. Es ist ein Unterschied, ob wir physische Barrieren abbauen oder ob es um kognitive Beeinträchtigungen geht. So zeigt sich klar, dass Partizipation und Hindernisfreiheit bei kognitiven Beeinträchtigungen nur bedingt möglich sind. Es ist ein Unterschied, ob wir von Gebärdensprache, ergänzter Lautsprache oder Leichter Sprache sprechen. Die Inanspruchnahme von Assistenzleistungen sowie das Sozialversicherungsrecht im Zusammenhang mit einem Parlamentsmandat sind dann wieder ganz gesonderte Diskussionen.
Zu den ausserparlamentarischen Kommissionen möchte ich noch erwähnen, dass wir gerade gestern der Motion Burgherr 22.4482 zugestimmt haben, die eine deutliche Reduktion der Anzahl der ausserparlamentarischen Kommissionen verlangt; weil diese häufig unnötig sind, wurde die Forderung nach einer neuen Kommission aus dem ursprünglichen Entwurf des Postulates gestrichen. Aber auch so entsteht etwas der Eindruck, dass die Kommissionsmehrheit die Annahme dieses Postulates beantragt, um damit einfach zu signalisieren, dass man das Thema wichtig findet. Da in der Kommission alle konkreten Anträge aufgrund der zugrunde liegenden Komplexität im Verlauf der Diskussion zur weiteren Prüfung zurückgestellt wurden, hat man sich halt für dieses Postulat entschieden, um wenigstens irgendetwas zu tun. Sie können aber getrost darauf verzichten und zu gegebener Zeit über die konkreten Anträge befinden.
In diesem Sinne beantrage ich Ihnen, meiner knappen Minderheit zu folgen.
Baume-Schneider Elisabeth · BR-F · Consiglio federale · Giura
Le droit de décider soi-même de sa vie, de participer aux débats de société et de prendre part aux décisions politiques est au coeur des droits fondamentaux de toute personne et, en particulier, des personnes handicapées. Les personnes qui jouissent de cette possibilité sont reconnues, se sentent prises au sérieux, considérées, et sont des membres à part entière de la société et de la collectivité.
La participation politique des personnes handicapées signifie, d'une part, avoir le droit - conféré par le droit de vote et d'éligibilité - de participer aux élections et aux votations fédérales ainsi que de signer des initiatives populaires et, d'autre part, avoir le droit d'être élu. Les personnes sous curatelle de portée générale n'ont pas ce droit aujourd'hui à l'échelle nationale. Dans le rapport intitulé "Participation politique des Suisses qui ont un handicap intellectuel" en exécution du postulat 21.3296, le Conseil fédéral a récemment procédé à un état des lieux de la question, et ce, plus particulièrement du point de vue juridique. La participation politique des personnes handicapées nécessite, et ce, au-delà du droit de vote et d'éligibilité, des mesures qui garantissent l'exercice effectif des droits politiques. Montrer comment la Confédération et comment les cantons peuvent promouvoir une participation égalitaire et autodéterminée des personnes en situation de handicap à la vie politique, tel est justement l'objectif du postulat de la Commission des institutions politiques de votre conseil.
Am 8. Dezember 2023 hat der Bundesrat die Vernehmlassung zu einer Teilrevision des Behindertengleichstellungsgesetzes eröffnet. Zugleich hat er die Ziele und Massnahmen der Schwerpunktprogramme Behindertenpolitik 2023-2026 definiert. Das Programm Partizipation zielt insbesondere darauf ab, die politische Partizipation von Menschen mit Behinderungen zu fördern.
Parmi les mesures prévues dans ce programme figure l'examen d'instruments concrets - il est important de parler d'instruments concrets - visant à promouvoir la participation politique par la Confédération et les cantons et la mise en évidence de besoins d'action spécifiques et concrets. Le Conseil fédéral a d'ores et déjà pris en compte une demande centrale du postulat de la Commission des institutions politiques.
Ce postulat met un accent particulier - et c'est important - sur les conditions-cadres pour un engagement actif des personnes en situation de handicap au sein du monde politique. En outre, il aborde la question de plus en plus d'actualité d'un soutien financier à l'engagement politique; soutien financier à l'égard des personnes handicapées visant à compenser certains désavantages. Enfin, il soulève la question des possibilités d'améliorer la consultation des personnes handicapées dans les différentes commissions extraparlementaires. Ces questions spécifiques sont centrales et importantes et peuvent être intégrées et traitées dans le cadre des travaux en cours qui sont mentionnés.
Au vu des quelques éléments mentionnés, le Conseil fédéral vous propose d'accepter le postulat de la commission de votre conseil.
Intervento procedurale
Präsident (Nussbaumer Eric, Präsident): Aufgrund technischer Probleme mit der Abstimmungsanlage findet die Abstimmung morgen früh statt.