03.3347
Beherbergungsstatistik
Hess Hans · Mit-M · Ständerat · Obwalden · Freisinnig-demokratische Fraktion
Ich habe den Eindruck, dass das Bundesamt für Statistik das Entlastungsprogramm als Vorwand genommen hat, um die Beherbergungsstatistik auf eine für das Amt elegante Art und Weise über Bord zu werfen. Der Beitrag des gesamten EDI für das Entlastungsprogramm im Bereich der allgemeinen Verwaltung beträgt nämlich gemäss Ziffer 2.1.10.4 der Botschaft lediglich 2 Millionen Franken pro Jahr. Dieser Sparbeitrag könnte meiner Meinung nach bei der Grössenordnung der Gesamtausgaben ohne Dienstleistungsabbau erfolgen. Nach Meinung von Fachleuten könnte allein mit technischen Verbesserungen bei der Bearbeitung der Statistik eine Einsparung von jährlich 1 Million Franken erzielt werden.
In der Begründung zur Ablehnung der Empfehlung vergleicht der Bundesrat den Tourismus mit der Maschinenindustrie. Ich erlaube mir den Hinweis, dass gerade in dieser Branche praktisch jede Schraube statistisch erfasst wird, die von dieser Branche produziert wird. Die Beherbergungsstatistik ist für den Tourismus, der Umsätze von 30 Milliarden Franken in mehreren Wirtschaftszweigen generiert, eine existenziell wichtige Arbeitsgrundlage und dient verschiedenen Organisationen als Führungsinstrument. Diese Statistik wird nicht zum Selbstzweck erhoben, sondern dient für Prognosen und Studien im Tourismus, für ein Tourismus-Benchmarking, für die Erhebung des Konsums der privaten Haushalte sowie der Wertschöpfung im Dienstleistungsbereich. Die vom Bundesrat geplante Minimallösung führt zu Kosten von mehreren Hunderttausend Franken pro Jahr, ohne dass das Ergebnis wirtschafts-, konjunktur- und regionalpolitisch von Nutzen sein wird.
Hinzu kommt, dass sich die Schweiz, will sie sich im internationalen touristischen Wettbewerb behaupten, die touristisch relevanten Zahlen statistisch festhalten muss. Andernfalls läuft sie Gefahr, dass sie vollständig aus den internationalen touristischen Statistiken verschwindet, was sich meiner Ansicht nach das Tourismusland Schweiz auf keinen Fall leisten kann.
Nachdem ich meine Empfehlung eingereicht hatte, wurde ich von verschiedenen KMU kontaktiert und ermuntert, dem Bundesrat nahe zu legen, nicht die Beherbergungsstatistik, sondern die Wertschöpfungsstatistik für KMU abzuschaffen. Bei dieser Statistik begreifen offenbar nur wenige Unternehmer, wozu sie nützlich sein soll.
Ich ersuche Sie, meine Empfehlung an den Bundesrat zu überweisen.
Marty Dick · Mit-M · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion
Il me sera possible d'être bref, mais il est quand même regrettable de devoir débattre dans de pareilles conditions d'un objet qui concerne une branche économique importante de notre pays et qui est un élément essentiel pour cette branche. Je vais donc me limiter à deux ou trois courtes observations.
Le 9 mai 2003, sans consultation aucune des milieux intéressés, l'Office fédéral de la statistique annonçait que les données du secteur touristique ne seraient plus relevées et élaborées, et ceci à partir de la fin de la saison d'été 2003, pour des motifs d'économies. Je trouve cette procédure absolument inadmissible! Et je me permets de dire à haute voix que le Conseil fédéral serait bien inspiré de rappeler à l'ordre certains directeurs d'offices fédéraux qui se croient tout permis, qui n'estiment même pas nécessaire de prendre contact avec les opérateurs des secteurs pour lesquels ces données sont absolument fondamentales - en tant que statisticiens, ils devraient le savoir!
Le Parlement vote un crédit-cadre important pour le marketing de la destination "Suisse". Il le vote tous les quatre ans. C'est de l'argent qui va à Suisse Tourisme, dont vous savez très bien que je suis le président. Et pour que cet argent soit investi de la meilleure façon, il faut que nous ayons des instruments très précis pour savoir quels sont les effets du marketing, comment réagissent les marchés dans les différentes parties du monde. Il y a aujourd'hui une concurrence extrêmement dure sur le marché du tourisme, et tous les pays se dotent d'instruments extrêmement performants pour mettre en route le meilleur marketing possible.
Donc, cette suppression de la statistique de l'hébergement me paraît absolument inadmissible. J'ai même un soupçon, et je le dis à voix haute. Dans le passé, nous avons eu plusieurs discussions avec l'Office fédéral de la statistique et nous avons critiqué à plusieurs reprises la façon dont il travaillait dans ce domaine. Je soupçonne donc que, comme il a dû faire une opération d'économie, il a pris le secteur qui a été le plus critiqué. Mais en tout cas, ça ne me paraît pas être un critère de choix.
Dernière observation. La France est la principale destination touristique mondiale; c'est le numéro un du monde pour les arrivées touristiques. Comme il y a eu un petit fléchissement du tourisme cet été, le premier ministre, M. Raffarin, a réuni le 9 septembre dernier un comité interministériel du tourisme pour prendre toute une série de mesures. Je me permets de les citer parce que c'est en très fort contraste avec ce que nous décidons et ce que nous avons décidé au cours de cette session au nom de la symétrie des sacrifices et de la renonciation à des investissements. La France a des problèmes financiers plus graves que les nôtres et des problèmes économiques tout aussi sérieux.
Les décisions du gouvernement français sont les suivantes. Il y aura un renforcement très sensible des moyens alloués à la Maison de la France, organisme chargé de la promotion de l'Hexagone à l'étranger. L'enveloppe destinée aux campagnes de promotion sera revue à la hausse de plus de 40 pour cent. Déjà aujourd'hui, la France dispose d'un budget infiniment supérieur à celui dont nous disposons. D'autres mesures sont intéressantes: développement de la stratégie de la marque "France", instauration d'un plan "qualité France" à l'échelle nationale, incitation fiscale en faveur de l'immobilier du tourisme, réforme de la taxe professionnelle pour les entreprises saisonnières. En outre, l'Etat s'engage à renforcer son rôle en matière d'observations statistiques, justement pour mieux cibler l'action de marketing et les moyens financiers à disposition. Je ne comprends pas pourquoi nous appliquons, chez nous, une politique exactement contraire!
Couchepin Pascal · BPR-M · Bundesrat · Wallis
Il n'est pas question de supprimer les statistiques touristiques, mais simplement une partie de celles-ci, notamment celles qui sont faites à des fins de marketing. M. Marty a confirmé que les statistiques qui ont été abandonnées avaient de l'intérêt pour le marketing de la branche. C'est la seule branche où on fournit des statistiques destinées au marketing, élément qui relève en principe de l'initiative privée. On est maintenant en discussion avec certains partenaires pour mettre sur pied une statistique répondant aux besoins macroéconomiques, c'est-à-dire aux besoins de la comptabilité nationale et de la balance des paiements.
M. Marty prétend que c'est une mesure de rétorsion parce les milieux touristiques ont été critiques à l'égard de l'Office fédéral de la statistique. Je ne pense pas que ce soit ça. Lorsqu'on demande de supprimer certaines dépenses, plusieurs millions de francs, il faut simplement trouver les statistiques qu'on coupe. Et on ne peut pas imaginer de réduire les statistiques dans le domaine de la santé publique où, dans les années qui viennent, on aura l'obligation d'orienter la politique en fonction de données statistiques plus complètes qu'actuellement. Alors, on a supprimé à un endroit où l'on fait quelque chose qu'on ne fait nulle part ailleurs, c'est-à-dire les statistiques destinées au marketing.
Je comprends l'argumentation de M. Marty qui dit: "Il y a une exception pour le tourisme. Maintenons, non pas l'exception culturelle française, mais l'exception touristique jusqu'au bout. Tout ce qui touche au tourisme ne doit pas obéir aux mêmes règles que le reste!"
A vous de juger.
Marty Dick · Mit-M · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion
Juste un mot: Je ne dis pas de maintenir l'exception du tourisme! Je dis simplement que si déjà l'Etat engage de l'argent dans le marketing, comme le font tous les pays touristiques du monde, qu'on se donne au moins les moyens de dépenser cet argent de la meilleure des façons.
Plattner Gian-Reto · Mit-M · Ständerat · Basel-Stadt · Sozialdemokratische Fraktion
Abstimmung - Vote
Für Überweisung der Empfehlung .... 14 Stimmen
Dagegen .... 6 Stimmen
Präsident (Plattner Gian-Reto, Präsident): Wenn Sie noch länger gesprochen hätten, hätte ich irgendwann die Beschlussfähigkeit infrage stellen müssen.
Schluss der Sitzung um 13.25 Uhr
La séance est levée à 13 h 25