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Rapport sur la compatibilité entre la vie familiale et les études

06.3321 · Postulat · 2006-06-22

Département de l'intérieur

Liquidé

Wortlaut

Le Conseil fédéral est chargé de préparer un rapport dans lequel il proposera des mesures permettant d'améliorer la compatibilité entre la vie familiale et les études. Il montrera en particulier des moyens de soutenir les étudiants qui sont parents dans l'organisation et le financement de leur formation. Sur cette base et après comparaison avec ce qui se fait dans d'autres pays, il présentera des mesures améliorant la compatibilité entre la vie familiale et les études. Il étudiera de manière approfondie les aspects suivants :

- organisation des études dans le système de Bologne

- garde des enfants et financement de cette garde

- financement de la formation (bourses d'études, prêts aux familles, etc.)

- logement

- planification de la carrière académique.

Begründung

Les universités et les hautes écoles spécialisées suisses adaptent actuellement leurs plans d'études au système de Bologne. Les cursus seront désormais plus structurés, si bien qu'il sera plus difficile de concilier une formation avec d'autres charges telles qu'une famille ou un emploi. Cette réforme comporte deux risques : premièrement, un nombre croissant des femmes suivant une formation académique renoncera à avoir des enfants, car il sera encore plus difficile de concilier vie familiale et études ; deuxièmement, de nombreuses femmes souhaitant avoir des enfants mettront probablement un terme à leurs études après l'obtention du bachelor et renonceront au master.

Dans ce contexte, nous devons trouver des solutions pour mieux soutenir les jeunes couples pendant ces années difficiles. Il s'agira en particulier d'examiner comment leur permettre de fonder plus facilement une famille pendant leur formation. La compatibilité entre la vie familiale et les études (ou une autre formation) est une question qui est aussi vivement discutée à l'heure actuelle à l'échelle européenne.

La grande majorité des jeunes couples souhaiteraient avoir au moins deux enfants, mais la réalité est tout autre. On constate en effet que de moins en moins de gens réalisent leur rêve ; ce n'est toutefois pas par manque de conviction mais en raison des conditions déplorables qui leur sont faites. À l'heure actuelle, l'âge moyen des femmes mettant au monde leur premier enfant se situe au-delà du cap de la trentaine. Ces maternités tardives sont considérées comme l'une des raisons principales de la baisse du taux de natalité. On sait en effet que lorsqu'une femme met au monde son premier enfant après l'âge de 30 ans, la probabilité augmente fortement qu'elle n'en ait pas d'autre. Quant au taux croissant de femmes universitaires sans enfant (ce taux est de quatre sur dix et la tendance est en forte hausse), il est largement dû au fait que les couples ajournent de plus en plus la décision de fonder une famille. L'attitude qui consiste à privilégier la formation et le début de la carrière professionnelle et à repousser à plus tard la décision d'avoir des enfants reste la plus répandue. Mais il est alors souvent trop tard au plan biologique ou l'intégration professionnelle est trop avancée pour que le couple se décide à fonder une famille.

Antrag des Bundesrates

Le Conseil fédéral propose d'accepter le postulat.

Stellungnahme des Bundesrates

Le Conseil fédéral propose d'accepter le postulat.