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Alpenkonvention. Durchführungsprotokolle

18253 · Amtliches Bulletin

Dated Sep 29, 2010

https://lexipedia.io/en/docs/ch/ab-bo-bu/18253/de/alpenkonvention-durchfuhrungsprotokolle

Retrieved on Sep 5, 2026

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Parliamentary business: Alpenkonvention. Durchführungsprotokolle (01.083)

01.083

Alpenkonvention. Durchführungsprotokolle

Verfahrensbeitrag

Antrag der Mehrheit

Festhalten (= Nichteintreten)

Antrag der Minderheit

(Cathomas, Bader Elvira, Girod, John-Calame, Maire, Moser, Nordmann, Nussbaumer, Stump, van Singer, Wyss Ursula)

Zustimmung zum Beschluss des Ständerates (= Eintreten)

Proposition de la majorité

Maintenir (= Ne pas entrer en matière)

Proposition de la minorité

(Cathomas, Bader Elvira, Girod, John-Calame, Maire, Moser, Nordmann, Nussbaumer, Stump, van Singer, Wyss Ursula)

Adhérer à la décision du Conseil des Etats (= Entrer en matière)

Parmelin Guy · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Nous en sommes encore et toujours à l'entrée en matière sur la ratification des protocoles de mise en oeuvre de la Convention alpine. Il n'est en effet pas inutile de rappeler les faits, aussi bien pour les membres du Conseil national présents dès le début de l'examen de ce dossier - cela remonte assez loin - que pour ceux qui ont pris le train en cours de route.

Le Conseil des Etats est entré en matière une première fois en mars 2003 pour renvoyer l'objet aussi sec à la commission. En 2004, il a repris les débats sur ce dossier et l'a amendé en proposant d'autoriser le Conseil fédéral à ratifier seulement trois protocoles de mise en oeuvre sur neuf, soit ceux qui sont intitulés "Aménagement du territoire et développement durable", "Protection des sols" et "Transports". En outre, le Conseil fédéral se voit dorénavant imposer plusieurs précisions et cautèles transcrites à l'article 1 alinéas 2 et 3 du projet comme conditions à la ratification des protocoles précités.

Notre conseil a, lui, refusé d'entrer en matière sur ce projet le 11 décembre 2009. Le Conseil des Etats ayant confirmé sa décision d'entrer en matière en juin dernier, le dossier nous est de nouveau soumis. Si notre conseil refuse une deuxième fois d'entrer en matière, le dossier sera clos définitivement.

La commission a donc repris le débat et pour l'essentiel, les fronts n'ont pas bougé depuis la dernière fois. Les enjeux sont surtout la portée concrète de l'impact qu'aurait la ratification de ces protocoles sur notre législation actuelle, les compétences des cantons et les restrictions effectives qui pourraient être imposées à la Suisse en matière de politique des transports et d'aménagement du territoire sur une grande partie de son sol.

Pour la majorité de la commission, les choses sont claires, et toute la discussion au Conseil des Etats le confirme sans ambiguïté: ces protocoles - on ne parle plus que des trois protocoles que le Conseil des Etats propose de ratifier - vont amener des restrictions considérables dans la zone alpine, qui confinent à une diminution lourde de la compétence nationale dans certains domaines et à des atteintes sérieuses à notre ordre juridique. De l'avis de certains membres de la commission, il suffit de voir les précautions et cautèles que le Conseil des Etats a rajoutées dans le texte pour comprendre que ces craintes ne sont pas que des illusions. Et il ne faut pas se leurrer: nous avons affaire ici au droit international; ces protocoles sont contraignants et donc, en cas d'acceptation, ils devront être appliqués et respectés. En cas de différends, les motivations et arguments qui seront débattus devant les tribunaux se focaliseront inévitablement sur ces textes et il ne subsistera par conséquent aucune marge de manoeuvre. Le fait qu'ils s'appliquent à environ 60 pour cent de la surface de notre territoire en aggrave encore les conséquences et, de l'avis de la majorité, c'est le développement économique en tant que tel de ces régions qui sera en grande partie sacrifié au profit de la seule idéologie dite de protection de l'espace alpin.

Les arguments de la minorité affirmant que ces protocoles permettraient une indispensable coordination internationale mieux à même de mettre en valeur le potentiel économique des régions alpines laissent la majorité plus que sceptique. Tout au contraire, cette dernière ne voit que des risques supplémentaires de restrictions en matière d'aménagement du territoire et de politique des transports, des doublons administratifs et de multiples nouvelles sources de conflits de compétences qui obligeront à recourir au tribunal arbitral, donc une diminution de notre souveraineté par un affaiblissement de la démocratie directe. La minorité parle de chances et d'opportunités pour les régions de montagne; la majorité constate, elle, que le texte ne contient que des termes restrictifs tels que "vermeiden", "verringern", "Schutz", "Begrenzung", "Lenkungsabgabe", etc., qui promettent tout sauf la possibilité d'un développement économique harmonieux dans ces régions.

La commission vous propose, par 14 voix contre 11 et 1 abstention, de confirmer votre refus d'entrer en matière sur cet objet. Je vous invite à soutenir la majorité de la commission.

Wasserfallen Christian · Mit-M · Nationalrat · Bern · Freisinnig-demokratische Fraktion

Ihre UREK empfiehlt Ihnen, nicht auf die Alpenkonvention einzutreten.

Am 15. Juni 2004 hat der Ständerat bekanntlich nur die drei Protokolle "Raumplanung und nachhaltige Entwicklung", "Bodenschutz" sowie das Protokoll "Verkehr" zur Ratifizierung vorgeschlagen. Weitere Protokolle im Bereich Energie, Tourismus und Streitbeilegung sind zwar nicht mehr dabei, aber der Bundesratsantrag beinhaltet sie nach wie vor. Der Nationalrat, also Sie, haben am 11. Dezember 2009 Nichteintreten auf die Alpenkonvention beschlossen. Beschliesst der Nationalrat heute noch einmal Nichteintreten, ist das Geschäft definitiv vom Tisch und die drei Protokolle der Alpenkonvention werden nicht ratifiziert. Warum?

Die Kommission ist sich in der Mehrheit nicht schlüssig geworden, welche Vorteile nun wirklich mit der Ratifizierung dieser Protokolle einhergehen sollen. Die Mehrheit der Kommission hat ganz klar festgehalten, dass die Schweiz im Zentrum der Alpen eines der Länder ist, das am meisten von der Ratifizierung dieser Protokolle betroffen wäre. Etwa 60 Prozent des Territoriums und etwa 25 Prozent der Bevölkerung der Schweiz wären von der Ratifizierung dieser Protokolle der Alpenkonvention betroffen. Im Vergleich zu Ländern wie Frankreich, Deutschland, Italien, Slowenien usw. ist das relativ viel; diese sind nur mit etwa 3 Prozent der Bevölkerung und nur mit etwa 10 Prozent der Fläche betroffen, also weitaus weniger als wir Schweizerinnen und Schweizer.

Ein wichtiges Argument der Kommissionsmehrheit - das muss dem Rat wirklich eingeprägt werden - war: Warum soll man eine Ratifizierung von Protokollen machen, die nur für das Berggebiet gelten, während die Flachländer ungeschoren davon kommen? Dieses Ungleichgewicht zwischen Bergregionen und Flachland ist ein ganz grosser Klumpfuss dieser Vorlage, und ich bitte Sie, das bei Ihrem Abstimmungsverhalten mit zu berücksichtigen. Sie werden also ein Korsett von ratifizierten Verträgen über die Bergregionen legen, wohingegen die Flachlandregionen nicht betroffen sind. Diese Ungleichbehandlung der schweizerischen Landesregionen ist ein ganz gewichtiges Argument der Mehrheit, um auf die Vorlage nicht einzutreten. Zudem ist es ja so, dass wir in der Revision der Raumplanungsgesetzgebung weitgehende Massnahmen treffen sollten, die in eine ähnliche Richtung gehen. Die Totalrevision der Raumplanungsgesetzgebung ist in diesem Saal ja bekanntlich gescheitert.

Nicht zuletzt geht es natürlich auch darum, sich grundsätzliche Fragen zu stellen, und die Kommissionsmehrheit macht dies. Es geht darum, ob wir mit einer Konvention des internationalen Rechts unsere Souveränität beschränken wollen; wollen wir unsere direkte Demokratie hier ein wenig beschneiden? Die Kommissionsmehrheit sagt dazu ganz klar Nein.

Zum Schluss kann ich noch einmal wiederholen: Es sind 14 Kommissionsmitglieder, die aus den genannten Gründen - Souveränitätsverlust, Ungleichbehandlung der Regionen in unserem Land - nicht auf diese Konvention eintreten wollen; 11 Mitglieder waren dafür. Ich bitte Sie noch einmal, nicht auf die Vorlage einzutreten. Bleiben Sie bei Ihrem Beschluss; es ist ein guter Beschluss.

Cathomas Sep · Mit-M · Nationalrat · Graubünden · Fraktion CVP/EVP/glp

Am 11. Dezember 2009 hat unser Rat mit 97 zu 94 Stimmen Eintreten auf den Bundesbeschluss zur Ratifizierung der Protokolle zur Alpenkonvention abgelehnt. Sechs Jahre nach der ersten Zustimmung zu drei Protokollen hat nun der Ständerat am 2. Juni 2010 mit 25 zu 15 Stimmen der Ratifizierung der drei Protokolle "Raumplanung und nachhaltige Entwicklung", "Bodenschutz" und "Verkehr" ein zweites Mal eindeutig zugestimmt. Seit der letzten Behandlung dieses Geschäftes in unserem Rat vor bald einem Jahr hat sich am Inhalt der Vorlage nichts geändert. Dagegen hat die Wahrnehmung der Schweiz im Ausland durch das UBS-Debakel sowie durch die Steuerfluchtgeschichten mit Deutschland und Italien gelitten, und wir haben uns im Ausland nicht unbedingt neue Freunde geschaffen.

Wenn wir heute dieses alte Geschäft erneut behandeln, dann handelt es sich nur um die Frage, ob wir auf das Geschäft eintreten wollen, um anschliessend die Kommission mit der Prüfung der einzelnen Protokolle zur Alpenkonvention zu beauftragen, das heisst in erster Linie mit der Prüfung des Inhalts der gemäss Beschluss des Ständerates genehmigten drei Protokolle. Bis zum heutigen Tag hat sich weder unsere UREK noch unser Rat mit dem Inhalt der einzelnen Protokolle beschäftigt. Im Rückblick auf die im Ständerat geführten Debatten zu den einzelnen Protokollen sowie angesichts der Genehmigung der drei Protokolle, im Jahre 2004 ein erstes und sechs Jahre später ein zweites Mal, ist es verantwortungslos, wenn unser Rat heute dem Antrag der Kommission auf Nichteintreten folgt.

Die Alpen bilden das Tor zum Süden und zum Norden, und sie werden weiterhin einen hohen Stellenwert haben. Unsere Alpen sind kein geschlossenes System; viele der aktuellen Herausforderungen können wir nicht alleine bewältigen. Gerade beim Verkehr, aber auch beim Klimawandel und bei der Energie sind wir auf solidarische Lösungen mit den anderen Alpenstaaten angewiesen. Das Ziel der Alpenkonvention ist ein geeintes und koordiniertes Vorgehen zum Schutz der Alpen, aber auch für eine zukünftige Entwicklung der Alpen. Die Schweiz kann die Zusammenarbeit im Rahmen der Alpenkonvention besser mitprägen und beeinflussen, wenn sie mit der Ratifizierung der Protokolle ein positives Zeichen setzt.

Die Gegner der Alpenkonvention befürchten durch eine Ratifizierung der Protokolle eine Benachteiligung der wirtschaftlichen Entwicklung unseres Alpenraumes und, wie ich gerade gehört habe, auch des Flachlandes und der Agglomerationen. Dass dies aber nicht der Fall ist, wird uns bestätigt, wenn wir die Entwicklung in unseren Nachbarstaaten betrachten. Weder in Liechtenstein noch in Österreich, um vergleichbare Länder zu nennen, kann man - trotz der Ratifizierung der Protokolle - einen Rückgang der wirtschaftlichen Entwicklung feststellen. So war das Jahr 2008 in Österreich ein touristisches Rekordjahr. In Österreich, wo sage und schreibe 65 Prozent der gesamten Landesfläche von der Konvention betroffen sind, dienen die Alpenkonvention und ihre Protokolle sogar als Grundlage für die nationale Bergpolitik. Wie gesagt, die Schweiz ist nur mit 60 Prozent der Landesfläche von der Konvention betroffen.

Weiter befürchten die Gegner, dass durch eine Ratifizierung des Protokolls "Verkehr" die Förderung des öffentlichen Verkehrs im Vordergrund stehen würde und der Individualverkehr dadurch benachteiligt werden könnte. Es ist unbestritten, dass der motorisierte Individualverkehr in den Berggebieten eine grosse Bedeutung hat. Aber auch der öffentliche Verkehr findet in den Berggebieten nicht nur auf Schienen, sondern auch auf Strassen statt. Das heisst, wenn man den öffentlichen Verkehr in den Berggebieten fördern will, muss man auch entsprechende Strassen haben oder diese ausbauen.

Die Annahme der Protokolle hat für unser Land keine einschränkenden Massnahmen oder sogar Gesetzesänderungen zur Folge. Das bestätigen der Expertenbericht und die diversen Ausführungen des Bundesrates in den geführten Debatten. Gemäss dem Beschluss des Ständerates muss dies sogar in einer zusätzlichen Auflage bei der Unterzeichnung der Protokolle als Erklärung und Klarstellung zum Ausdruck gebracht werden. Die Kooperation im Alpenraum bringt Personen, Organisationen und geografische Räume zusammen. Die Bestrebungen dienen der Vernetzung, der Forschung, der Information und haben in anderen Ländern schon etliche Investitionen ausgelöst und neue Arbeitsplätze geschaffen. Davon kann auch unser Land profitieren.

Aus all diesen Gründen bin ich als Bewohner eines Alpenkantons, aber auch als Schweizer Bürger von den positiven Auswirkungen der Alpenkonvention und der im Beschluss des Ständerates aufgeführten drei Protokolle überzeugt und bitte Sie, den Minderheitsantrag zu unterstützen und auf das Geschäft einzutreten. Damit kann zumindest der Inhalt der drei vom Ständerat beschlossenen Protokolle von der Kommission im Detail geprüft werden.

Gadient Brigitta M. · Mit-F · Nationalrat · Graubünden · Fraktion BD

Im Namen der Mehrheit der BDP-Fraktion beantrage ich Ihnen, auf die Vorlage einzutreten und somit dem Antrag der Minderheit der Kommission, angeführt von Kollege Cathomas, zuzustimmen.

Die Alpenkonvention ist ein Vertrag zwischen den acht Alpenländern Deutschland, Frankreich, Italien, Liechtenstein, Monaco, Österreich, Slowenien und Schweiz sowie der Europäischen Union. Ziel des Übereinkommens ist - das gilt es sich immer wieder vor Augen zu führen - die Erhaltung und der Schutz der Alpen durch eine sektorübergreifende, ganzheitliche und nachhaltige Politik. Die Alpenkonvention wurde von allen Vertragsparteien ratifiziert. Konkrete Massnahmen zur Umsetzung der Ziele der Alpenkonvention finden sich in den Durchführungsprotokollen, die verschiedene Sachbereiche betreffen.

Der Ständerat hat die Ratifizierung der drei Protokolle "Raumplanung und nachhaltige Entwicklung", "Bodenschutz" und "Verkehr" bereits 2004 beschlossen. Seither ist das Geschäft in unserem Rat hängig. Nach langem Hin und Her in der Kommission beschloss unser Rat im Winter 2009, auf die Protokolle nicht einzutreten. Der Ständerat hielt dann in der letzten Session am Eintreten fest, und nun liegt der definitive Entscheid bei uns.

Warum tut sich unser Rat so schwer mit diesem Geschäft, beziehungsweise welche Auswirkungen hätten die Alpenkonvention und die Protokolle überhaupt? Dem Alpenraum sind vielfältige ökonomische und ökologische Funktionen für die ansässige Bevölkerung eigen. Er ist Lebens-, Arbeits- und Wirtschaftsraum für 14 Millionen Bewohner und Erholungsraum für über 100 Millionen Menschen. Die Alpen sind als Wasserschloss und Transitraum, aber auch als ein Raum mit einer faszinierenden Vielfalt an Sprachen, Kulturen, Traditionen und Landschaften von gesamteuropäischer Bedeutung. Viele Probleme, die heute den Alpenraum zunehmend unter Druck setzen, sind aber nur alpenweit und sogar in einem gesamteuropäischen Kontext lösbar. Ein gemeinsames Vorgehen ist deshalb sinnvoll.

Die Mehrheit der Kommission spricht sich dennoch weiterhin dagegen aus, da sie die Auswirkungen der Protokolle als für die Schweiz zu einschneidend befand, diese würden den Schutz der Alpen zu stark und die wirtschaftliche Nutzung zu wenig gewichten. Dem ist mit aller Deutlichkeit entgegenzuhalten, dass es unter der Federführung der Schweiz bei der Erarbeitung der Durchführungsprotokolle gelungen ist, eine gute Balance zwischen Schutz und Nutzung zu finden.

Eine Ratifizierung der Protokolle hat für unser Land keine einschränkenden Massnahmen und keine Gesetzesänderungen zur Folge. Der Bund und die Kantone, insbesondere auch die Bergkantone, haben denn auch gemeinsam festgehalten, dass die Mitwirkung bei der Alpenkonvention und ihren Protokollen positiv zu beurteilen ist. Sie soll insbesondere zu einem Instrument für die Weiterentwicklung einer ganzheitlichen Berggebietspolitik werden. Schliesslich mutet es doch mehr als seltsam an, wenn nun gerade Kreise, die sonst gegen die Interessen der Berggebiete waren, sich plötzlich scheinbar für die Berggebiete einsetzen, indem sie die Protokolle bekämpfen.

Die Alpenkonvention und ihre Protokolle haben zum Ziel, den Alpenraum als Lebensraum, als Wirtschaftsraum, aber auch als Naturraum zu erhalten. Das sollte eigentlich im Interesse unseres ganzen Landes sein. Bleibt zu hoffen, dass sich diese Einsicht heute auch in unserem Rat durchsetzen wird.

Ich beantrage Ihnen noch einmal, dem Antrag der Minderheit Cathomas zuzustimmen.

Messmer Werner · Mit-M · Nationalrat · Thurgau · Freisinnig-demokratische Fraktion

Mir kommt es vor, als hätten wir in diesem Saal gerade erst über dieses Thema diskutiert und die Fakten ausgetauscht. Ich hoffe sehr, dass inzwischen doch einigen Zweiflern klar geworden ist, dass es die beste Lösung ist, wenn wir dieses Thema heute definitiv abschliessen. Wir geben Herrn Leuenberger als Geschenk lieber einen schönen Blumenstrauss mit als diese Alpenkonvention; wir alle haben mehr davon.

Trotzdem noch einmal ein Hinweis auf die wichtigsten Argumente, die es gibt, damit uns das alles noch einmal klar wird. Es ist so, und es bleibt dabei: Diese Protokolle führen zu einer einseitigen Gewichtung der Umweltproblematik durch jene, die das Ganze eigentlich nur mit einem Tunnelblick anschauen und glauben, dass in der Schweiz die Ökologie wichtiger sei als die Ökonomie. Das ist ein Trugschluss! Denn eine nachhaltige Entwicklung beinhaltet eben eine Ausgewogenheit von Umweltanliegen und wirtschaftlichen Anliegen. Eine Annahme dieser Protokolle würde bedeuten, dass wir die Umweltorganisationen einseitig bevorzugen würden. Sie könnten sich dann auf diese Protokolle berufen und bei allen Kleinigkeiten Probleme machen. - Herr Cathomas, es wäre schön, wenn Sie mir zuhören würden; Kollege Cathomas, hallo! - Es ist doch so, Herr Cathomas, dass gerade Sie vergessen, dass die einseitige Berücksichtigung der Umweltanliegen die Alpenbevölkerung benachteiligt. Darum habe ich so grosse Mühe zu verstehen, wo Sie als einer, der nachher benachteiligt sein wird, Ihre Begründung herholen. Diese Strapazierung bedeutet letztlich nichts anderes, als dass diese Vorlage unausgewogen ist.

Es kommt dazu - das ist noch von viel grösserer Bedeutung; ich habe es das letzte Mal schon erwähnt -, dass diese Protokolle völkerrechtlich verbindlich sind. Das schleckt keine Geiss weg, darum kommen wir nicht herum. Noch viel gravierender ist das Protokoll 9, in dem festgehalten ist, dass ein entsprechendes Schiedsgericht entscheiden wird, wenn wir uns nicht einig werden. Dieses Schiedsgericht wird abschliessend entscheiden; wir haben nichts zu sagen. Das entspricht nicht unserem demokratischen Verständnis. Die direkte Unterstellung unter diese Fremdbestimmung - man kann es nicht anders benennen - würde immerhin 60 Prozent unserer Landfläche und rund 2 Millionen Menschen in unserem Land betreffen.

Interessant ist - ich weiss nicht, ob Sie das wissen -, dass zum Beispiel das Protokoll "Verkehr", um das es heute auch geht, selbst von der EU nicht akzeptiert, nicht ratifiziert wird, weil es ihr zu weit geht. Das sollte doch ein Signal für uns Demokraten sein, auch zu sagen: Nein, das können wir nicht akzeptieren!

Sehen Sie - ich habe es das letzte Mal schon gesagt -, die Unterzeichnung der Konvention an und für sich genügt völlig. Das ist Grundlage genug, um hier im Einklang mit den Anliegen der anderen Länder vorwärtszukommen. Wir brauchen uns nicht zu genieren, die Schweiz ist in Bezug auf die Pflege der Alpen ein vorbildliches Land, und wir kommen selber zurecht. Wir begeben uns sonst auf einen Weg, der mit dichtem Nebel belegt ist, und dieses Risiko empfehle ich Ihnen nicht einzugehen.

Ich bitte Sie nun, diesem ganzen Thema der Durchführungsprotokolle endgültig das Aus zu geben.

Cathomas Sep · Mit-M · Nationalrat · Graubünden · Fraktion CVP/EVP/glp

Lieber Kollege Messmer, es ist rührend, wie Sie sich um mein Befinden kümmern. Hier meine Frage: Ich habe von Nachhaltigkeit gesprochen. Können Sie mir sagen, was Sie unter Nachhaltigkeit verstehen?

Messmer Werner · Mit-M · Nationalrat · Thurgau · Freisinnig-demokratische Fraktion

Ja sehen Sie, nachhaltig ist eben ein Zusammenspiel aller Interessen. Und um welche Interessen geht es hier? Es geht immer um alle Interessen in Bezug auf - ich brauche jetzt nochmals die beiden thurgauerdeutschen Ausdrücke - Ökologie und Ökonomie. Ökologie heisst, dass wir der Umwelt Sorge tragen, dass wir der Natur Sorge tragen, dass wir der Entwicklung der Natur entgegenkommen. Aber was nützt es uns, wenn wir uns nur darauf konzentrieren und die Wirtschaft zu wenig berücksichtigen? Das ist Nachhaltigkeit, wenn wir beiden Faktoren die gleiche Chance geben, sich zu entwickeln, und wenn wir Ihnen und Ihren Kameraden und Freundinnen und Kollegen im Alpengebiet die Chance geben, sich auch wirtschaftlich weiterzuentwickeln. Ich mache mir Sorgen um Sie und um nichts anderes. (Heiterkeit)

Teuscher Franziska · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grüne Fraktion

Ich kann beim Votum von Herrn Messmer anknüpfen. Auch mir kommt es vor, als ob wir hier in diesem Parlament eben erst über die Alpenkonvention diskutiert hätten. Auch ich kann nur wiederholen, was ich bereits das letzte Mal gesagt habe. Auch ich bin wie Herr Messmer der Meinung, dass wir unter diese Alpenkonvention jetzt einen Strich ziehen müssen. Aber im Gegensatz zu Herrn Messmer heisst das für mich, dass wir jetzt endlich auf die Vorlage eintreten müssen.

Die Alpenkonvention will nur Leitlinien für einen einzigartigen Gebirgsraum in Europa schaffen. Wir brauchen Leitlinien, weil wir ohne Orientierungshilfe dauerhaft keiner Linie folgen können. Im konkreten Fall der Alpenkonvention heisst das, dass wir die Entwicklung unseres Alpengebiets im Einklang mit der Umwelt und im Einklang mit der Bevölkerung aufgleisen wollen. Ich kann nicht verstehen, dass sich überhaupt jemand in der Schweiz dagegen wehren kann, dass das Alpengebiet nachhaltig gestaltet werden soll. 1999 hat die Schweiz diese internationale Konvention unterzeichnet. Seit bald zehn Jahren werden immer wieder abstruse und immer abstrusere Argumente gegen die Alpenkonvention vorgebracht.

Im Namen der grünen Fraktion bitte ich Sie, auf diese Vorlage einzutreten, damit wir diese drei Protokolle auch ratifizieren können.

Jetzt möchte ich mich speziell an Herrn Messmer wenden: Ich möchte Sie auf eine Erklärung von Ständerat Rolf Büttiker aufmerksam machen, ebenfalls Vertreter der FDP. Er steht ja nicht im Verdacht, ein Grüner zu sein, aber er hat bei der Beratung im Ständerat erklärt, dass in den angrenzenden Ländern - z. B. in Österreich, wo die Alpenkonvention und ihre Protokolle als Grundlage für eine nationale Bergpolitik dienen - kein Ende der wirtschaftlichen Entwicklung zu erkennen sei. Die Österreicher fahren immer noch Ski, zum Teil sogar besser als die Schweizer. Sie fahren auch mit dem Auto zum Skifahren. Die Alpenstrassen im Tirol sind auch nicht gesperrt. Die österreichischen Produkte der Berglandwirtschaft verkaufen sich in ganz Europa hervorragend.

Wie in Österreich haben Alpenthemen auch in Frankreich und Deutschland auf nationaler Ebene mehr Gewicht bekommen, seit die Alpenkonvention ratifiziert worden ist. Laut Ständerat Büttiker kann in keinem Alpenstaat beobachtet werden, dass die Ratifizierung der Protokolle die wirtschaftliche Entwicklung hemmt. Also, Herr Messmer, man kann diese Protokolle auch aus Sicht der FDP ganz anders interpretieren.

Die Alpenkonvention dient auch dazu, dass die Alpenregion nicht nur bezüglich der Verkehrsachsen wahrgenommen wird, sondern auch als Lebensraum für die Bevölkerung. Der Vorwurf der Schutzlastigkeit, wie ihn Herr Messmer vorhin vorgebracht hat, ist völlig fehl am Platz. Mir zeigt dies vielmehr, dass Herr Messmer die Protokolle wahrscheinlich nicht gelesen hat. Denn in den Protokollen geht es klar darum aufzuzeigen, wie die Schutz- und die Nutzungsinteressen aufeinander abzustimmen sind.

Sie betreten also kein Neuland, wenn Sie jetzt auf diese Vorlage eintreten. Es geht darum, gemeinsam und grenzüberschreitend eine Politik für das Berggebiet in Europa zu definieren. Für diesen Dialog schafft die Alpenkonvention die Grundlage. Die Alpenkonvention legt über die Landesgrenzen hinweg Grundsätze für die Entwicklung des Alpenraums fest. Ich wiederhole es noch einmal: Es sind nur Grundsätze und keine Dogmen.

Der Bundesrat ist für die Alpenkonvention. Im Namen der grünen Fraktion fordere ich Sie auf, jetzt endlich auf diese Vorlage einzutreten und die Protokolle zu unterschreiben. Machen wir uns nicht länger vor den anderen Alpenstaaten lächerlich, welche die Protokolle längstens ratifiziert haben.

Stump Doris · Mit-F · Nationalrat · Aargau · Sozialdemokratische Fraktion

Die SP-Fraktion unterstützt die Minderheit und will auf die Vorlage eintreten und so überhaupt die Chance dafür schaffen, dass die Protokolle geprüft und schliesslich hoffentlich ratifiziert werden können.

Wir traten der Alpenkonvention bereits 1999 bei; damals herrschte im Rat grosse Einigkeit. Der Bundesrat schlug dann im Jahr 2001 die Ratifizierung sämtlicher zehn Protokolle vor. Seit bald zehn Jahren nun schieben wir dieses Geschäft zwischen Stände- und Nationalrat hin und her. Es geht um die Ratifizierung von Protokollen, um die Konkretisierung der Konvention, die wir bereis ratifiziert haben, es geht um den Schutz des Alpenraums, und es geht um die Glaubwürdigkeit der Schweiz.

Ich bin schon etwas erstaunt darüber, dass einige Redner vorhin ausgeführt haben, wir sollten uns nur um den Alpenraum in der Schweiz kümmern, und es sei egal, was ausserhalb passiere. Die Exekutivdirektorin der Europäischen Umweltagentur, Jacqueline McGlade, schreibt in einem Editorial: "Obwohl er sich über viele Staatsgrenzen erstreckt, stellt der Alpenbogen eine strategische Einheit dar. Er ist das Wasserschloss für die Städte und landwirtschaftlichen Betriebe der Ebenen, ein reichhaltiger Fundus an biologischer Vielfalt und Naturressourcen, eine wichtige Tourismusdestination und nicht zuletzt die Heimat von Gemeinschaften mit besonderen Existenzgrundlagen und Kulturen. Ein integrierter Zugang zur Politikformulierung in einem derartigen Gebiet ist unverzichtbar." Die Alpenkonvention verankert genau in diesem Sinn grenzüberschreitende Leitlinien für das ganze Alpengebiet. Wir haben als Schweiz ein Interesse daran, diesen Bereich als Ganzes zu betrachten und zu planen. Angestrebt wird eine nachhaltige Entwicklung des Alpengebiets, d. h. ein Gleichgewicht von Wirtschaft, Gesellschaft und Umwelt. Das wird von den relevanten Organisationen wie z. B. der Schweizerischen Arbeitsgemeinschaft für die Berggebiete unterstützt.

Es fällt auf, Franziska Teuscher hat es bereits gesagt, dass hier vor allem die Flachländer argumentieren, dass wir die Berggebiete davor schützen sollten, während die Vertreter von Berggebieten diese Protokolle durchaus ratifizieren wollen. Irgendetwas stimmt da wohl in der Verteilung der Interessen nicht.

Die Schweiz hat aktiv an der Rahmenkonvention und auch an den Protokollen mitgearbeitet. Wenn wir jetzt die Protokolle, oder mindestens drei davon, nicht ratifizieren, dann untergraben wir damit unsere eigenen Bemühungen, da wir doch unsere Interessen in diese Protokolle einbringen konnten. Raumplanung, Bodenschutz und Verkehr sind für die Schweiz, für die Entwicklung der Berggebiete und für den Schutz der Alpen von grosser Bedeutung. Es ist in unserem Interesse, diese grenzüberschreitenden Regeln auch für uns zu akzeptieren, nachdem bei uns, wie wir bereits gehört haben, keine neuen Einschränkungen kommen werden, keine neuen Gesetze notwendig sind. Wir können also vielmehr unsere Kriterien, unsere Standpunkte auch in andere Länder tragen und dafür sorgen, dass der ganze Alpenraum geschützt wird. Die Schweiz würde an Glaubwürdigkeit verlieren, wenn sie einen Teil der Protokolle nicht ratifizieren würde; alle Länder ausser Italien haben die meisten Protokolle bereits ratifiziert.

Ich bitte Sie, auf diese Vorlage einzutreten und der Kommission die Gelegenheit zu geben, sich mit den Protokollen auseinanderzusetzen.

Rutschmann Hans · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Die SVP-Fraktion wird, wie die Kommissionsmehrheit, auch diesmal nicht auf die Vorlage eintreten. Das breite Unbehagen gegenüber den vorliegenden Durchführungsprotokollen ist greifbar; dies ist auch aus der rekordverdächtig langen Behandlungsdauer ersichtlich. Die Vorlage stammt bekanntlich aus dem Jahre 2001. Diese lange Behandlungsdauer und die in der Zwischenzeit erfolgten vielen Abklärungen zeigen, dass es bezüglich der Umsetzung viele offene Fragen und auch viele Unsicherheiten gibt. Auch der Ständerat ist seinerzeit nur knapp auf die Vorlage eingetreten und hat von den neun Protokollen nur deren drei bewilligt, und auch dies noch mit einschränkenden Bestimmungen.

Ob diese einseitigen Vorbehalte des Ständerates im Streitfall jedoch rechtlich haltbar wären, ist eher fraglich. Wir jedenfalls glauben nicht daran. Die zu genehmigenden Protokolle sind selbstständige völkerrechtliche Verträge und werden bei einer Ratifizierung für die Schweiz verbindlich. Die Schweiz verfügt jedoch in den betroffenen Bereichen bereits über dichte gesetzliche Regelungen. In der Praxis, also bei konkreten Bau- und Erschliessungsvorhaben, verfügen wir heute über eine Vielzahl von Gesetzen und Verordnungen, welche wir respektieren müssen. Wir müssen da nicht noch eine Alpenkonvention darüberstülpen. Damit wären Widersprüche zwischen unseren Gesetzen und den Durchführungsprotokollen vorprogrammiert. Nur ein Beispiel: Im Protokoll "Verkehr" steht unter anderem: "Die Vertragsparteien verzichten auf den Bau neuer hochrangiger Strassen für den alpenquerenden Verkehr." Was bedeutet das konkret für eine zweite Gotthardröhre? Jede Seite würde dies wohl anders interpretieren. Im Streitfall müssten wir uns dann immer einem internationalen Schiedsgericht unterwerfen, welches endgültig und damit ohne Weiterzugsmöglichkeit entscheiden würde. Das heisst, wir würden uns in wichtigen Fragen der Raumplanung und des Verkehrs anderen Richtern unterwerfen.

Es gibt aber auch noch weitere gewichtige Gründe gegen eine Ratifizierung. Im Gegensatz zu den meisten anderen Ländern würden die Durchführungsprotokolle in unserem Land grosse Gebiete betreffen. Sodann sind die Protokolle auch einseitig auf Fragen des Umweltschutzes ausgerichtet. Der betroffene Alpenraum stellt für die dort lebende Bevölkerung auch Lebens- und Wirtschaftsraum dar. Dies würde zu weiteren unnötigen Konflikten bei der Umsetzung der Durchführungsprotokolle führen, beispielsweise bei der Siedlungs- und Raumplanung oder beim Tourismus. Mit den Durchführungsprotokollen würden wir also einiges an Souveränität in verschiedenen Bereichen verlieren. Ein Ständerat hat in der Debatte in der vergangenen Sommersession ausgeführt: "Wehret den Anfängen!" Dem ist nichts beizufügen.

Ich bitte Sie namens der SVP-Fraktion, auf die Vorlage nicht einzutreten.

Weibel Thomas · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion CVP/EVP/glp

Vor bald elf Jahren hat die Schweiz die Alpenkonvention unterzeichnet. Seither wird dieses Geschäft zwischen den Räten hin- und hergeschoben; insbesondere der Nationalrat hat immer wieder zusätzliche Abklärungen und Studien verlangt. Alle diese Unterlagen belegen, dass die Ratifizierung keinen gesetzgeberischen Bedarf auslöst, sondern - im Gegenteil - die Chancen gerade für die Schweiz und insbesondere für den Alpenraum erhöht.

Heute geht es zum letzten Mal um die Frage, ob wir bereit sind, auf die Vorlage einzutreten und einzelne Durchführungsprotokolle der Alpenkonvention zu ratifizieren. Beides ist klar im Interesse der Schweiz. Die endgültige Ablehnung wäre ein Armutszeugnis für uns. Als in Fragen der Berggebietspolitik führendes Land hat die Schweiz bei der Erarbeitung der Durchführungsprotokolle Wesentliches beigetragen. Es war gerade die Schweiz, die eine gute Balance zwischen Schutz und Nutzung eingebracht hat. Herr Messmer und Herr Rutschmann, von einer einseitigen Gewichtung von Natur und Umwelt kann absolut nicht die Rede sein.

Gegen die Vorlage wird immer wieder die Behauptung vorgebracht, dass die Alpenkonvention mit den Protokollen unabsehbare Folgen für unsere geltende Gesetzgebung habe. Durch den vom Ständerat in Auftrag gegebenen Bericht wurde die Konformität der Protokolle mit der geltenden Gesetzgebung klar bejaht. Die Ratifizierung hat also keinerlei einschränkende Massnahmen und keinerlei Gesetzesänderungen zur Folge.

Die vom Ständerat zur Ratifizierung empfohlenen Protokolle - "Raumplanung und nachhaltige Entwicklung", "Bodenschutz" und "Verkehr" - bewirken, dass die Prinzipien der schweizerischen Berggebietspolitik von unseren Nachbarn anerkannt werden. Dadurch werden für alle Länder gleich lange Spiesse geschaffen. Bei einer Ablehnung wird der Schaden genau für diejenigen Gebiete am grössten sein, welche die Gegner angeblich schützen wollen. Die Alpenkonvention wird übrigens für die nächsten zwei Jahre von Bundespräsidentin Leuthard präsidiert. Ich frage mich, wie sie dort das Scheitern der Ratifizierung der Protokolle verständlich machen soll.

Es wurde darauf hingewiesen, dass die Alpenkonvention und ihre Protokolle in ihrer Stossrichtung das Ziel haben, den Alpenraum als Lebensraum, als Wirtschaftsraum und als Naturraum zu erhalten. Deshalb unterstützen die Regierungskonferenz der Gebirgskantone, die Schweizerische Arbeitsgemeinschaft für die Berggebiete, der Schweizer Tourismusverband und die Cipra Schweiz die Ratifizierung.

Die Mehrheit der CVP/EVP/glp-Fraktion unterstützt die Ratifizierung und damit die Minderheit Cathomas.

Schmidt Roberto · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Fraktion CVP/EVP/glp

Eine starke Minderheit der CVP/EVP/glp-Fraktion ist für Nichteintreten. Wir sehen nicht ein, warum sich die Schweiz über diese Protokolle noch mehr an die EU binden soll. Wir haben die Alpenkonvention als Empfehlung bereits ratifiziert, und das genügt vollauf. Die in der Alpenkonvention enthaltenen Ziele zum Schutz der Alpen sind allgemein formuliert und bilden eine gute Basis für eine internationale Zusammenarbeit. In diesen Protokollen wird der Teufel im Detail stecken. Viele Massnahmen sind dort zwingend vorgesehen, denen wir nicht zustimmen können. Wir wollen in der Schweiz selber entscheiden, welche Massnahmen wir umsetzen und wann wir sie umsetzen. Wir wollen keine fremden Richter in unserem Land. Vergessen wir nicht: Die Durchführungsprotokolle sind nicht irgendwelche lose Empfehlungen oder Abmachungen, das sind völkerrechtlich verbindliche Verträge. Wir verpflichten uns, den Protokollen nachzuleben, und ich kenne uns Schweizer: Haben wir diese Protokolle einmal ratifiziert, dann wollen wir sie wie Musterknaben buchstäblich anwenden, und man wird uns diese Protokolle immer vor die Nase halten.

Eigentlich müsste ja die Finanzkommission gegen diese Protokolle sein, denn alles, was darin steht, können wir ja gar nicht umsetzen, so viel Geld werden wir nie haben. Wir brauchen die Protokolle nicht, und wenn der Bundesrat erklärt, es würde sich nicht viel ändern, weil das Schweizer Recht die Verpflichtungen der Protokolle bereits erfülle, es ändere sich also nichts, dann ist das wohl der beste Beweis dafür, dass wir auf die Protokolle verzichten können.

Treten Sie auf diese Vorlage nicht ein, stimmen Sie mit der Mehrheit.

Leuenberger Moritz · VPBR-M · Bundesrat · Zürich

Ich nehme die Stimmung hier im Saal zur Kenntnis, bin aber entschieden der Meinung, dass Sie im Begriffe sind, einen Fehler zu machen, den dann andere - nicht ich, andere! - ausbaden müssen.

Ich will nicht alles wiederholen, was ich schon bei der letzten Beratung gesagt habe, aber noch einmal: Die Protokolle sind unter wesentlicher Mitarbeit der Schweiz zustande gekommen. Wir binden unsere Nachbarländer in unsere Philosophie ein, wir müssen bei uns wegen dieser Protokolle keine einzige Norm ändern. Wir sind auf ein gemeinsames Vorgehen mit den Alpenländern angewiesen, wir sind auf die Solidarität mit unsern Nachbarländern angewiesen, nicht nur in diesen Dossiers, sondern überhaupt in unserem Verhältnis zur Europäischen Union. Ich habe schon das letzte Mal die schwierigen bilateralen Verhandlungen erwähnt, die vor uns liegen, etwa die Chemikalienverordnung Reach, das Energieabkommen. Es kann sich später rächen, wenn man das einfach nicht zur Kenntnis nehmen will - ich sage das wegen des Lärmpegels hier im Saal. Auch "Suivi de Zurich" und Reservierungssysteme sind Dinge, in denen wir eine Vereinbarung mit der EU finden müssen. Dort ist es so, dass die Ostländer oder die Südländer ohnehin nichts von unseren Forderungen wissen wollen. Ohne die Mithilfe unserer Nachbarländer Österreich, Deutschland und Frankreich können wir deshalb nie zu einer Einigung mit der EU kommen. Wir treiben uns mit einem Nein hier in eine Isolation, die uns in anderen Dossiers schaden wird. Sie schütteln jetzt wieder den Kopf - gut, es macht jeder mit seinem Kopf, was er kann. (Heiterkeit) Aber schauen Sie doch einmal, was im Energiedossier jetzt alles läuft! Wir sind gerade beim Stromtransit darauf angewiesen, mit der EU zu einer Lösung zu kommen. Da sind wir auf die Nachbarländer angewiesen.

Ich kann Herrn Messmer nicht verstehen. Es ist natürlich immer amüsant, der eigenen Demagogie zuzuhören, aber ich verstehe nicht, warum Sie sich jetzt so lustvoll in Ihren eigenen Übertreibungen baden. Sie machen auch handfeste Fehler: Sie haben jetzt einfach frech behauptet, die EU wolle das Verkehrsprotokoll nicht unterzeichnen. Das ist nicht so. Es ist alles zur Ratifizierung vorbereitet, die Ratifizierung muss nur noch vom Rat der EU genehmigt werden. Jetzt bremst dort eine Fraktion, das ist die Lega Nord; die Lega Nord will nämlich einen Strassentunnel durch die Alpen. Das ist ihr Motiv, sich dagegen zu wehren. Sie, Herr Messmer, sagen jetzt, die EU wolle das nicht. Das ist nicht wahr. Die EU ist bereit zu ratifizieren, nur die Lega Nord ist es nicht. Deutschland, Frankreich, Liechtenstein, Slowenien und Österreich haben alle Protokolle ratifiziert. Es geht nicht um einen Blumenstrauss für mich, das wissen Sie sehr genau. Es geht nicht um mich, es geht um meine Nachfolgerin. Das ist Frau Leuthard; sie wird nächstes Jahr die Alpenkonvention präsidieren müssen. Stellen Sie sich vor, wie sie die Alpenkonvention präsidieren muss und die Schweiz dann als einziges Land die Protokolle nicht ratifiziert hat. Wenn schon Blumenstrauss - den Schaden richten Sie nicht für mich an, sondern für meine Nachfolgerin.

Bruderer Wyss Pascale · P-F · Nationalrat · Aargau · Sozialdemokratische Fraktion

Es gibt Fragen an Sie, Herr Bundesrat. Sind Sie bereit, die Fragen zu beantworten?

Leuenberger Moritz · VPBR-M · Bundesrat · Zürich

Das würde Ihnen jetzt so passen, dass ich sie nicht beantworte. (Heiterkeit)

Freysinger Oskar · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Herr Bundesrat, stimmt es, dass diese Protokolle 60 Prozent des Territoriums der Schweiz betreffen?

Leuenberger Moritz · VPBR-M · Bundesrat · Zürich

Diese Protokolle betreffen 100 Prozent der Schweiz, denn diese Nachhaltigkeitsvorschriften, diese Nachhaltigkeitsideen betreffen selbstverständlich die ganze Schweiz.

Müller Walter · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Freisinnig-demokratische Fraktion

Wie erklären Sie sich dann den Umstand, dass der Verkehrsminister des Landes Vorarlberg zu mir gesagt hat, wenn die Vorarlberger damals, bei der Unterzeichnung, gewusst hätten, was das für Auflagen, was das für Hindernisse zur Folge haben würde, dann hätten sie nicht unterzeichnet? Diese Aussage hat der Verkehrsminister im Zusammenhang mit der Planung der Rheintal-Autobahn gemacht.

Leuenberger Moritz · VPBR-M · Bundesrat · Zürich

Ich weiss nur, dass Österreich selbst mit der Alpenkonvention Tourismuswerbung macht. Das ist tatsächlich so. In Inseraten steht, dass sie diese Konvention unterschrieben haben, und man lockt so auf eine nachhaltige Art und Weise Touristen an, die in ein solches Gebiet gehen wollen. Sie distanzieren sich wegen dieser Alpenkonvention vom Massentourismus, weil er langfristig viel schädlicher ist.

Messmer Werner · Mit-M · Nationalrat · Thurgau · Freisinnig-demokratische Fraktion

Herr Bundesrat, Sie haben gerade gesagt, alle hätten unterschrieben. Ist es richtig, dass Italien noch nicht unterzeichnet hat?

Leuenberger Moritz · VPBR-M · Bundesrat · Zürich

Das ist richtig. Ich bin froh, dass wenigstens etwas richtig ist, was Sie heute gesagt haben. (Heiterkeit)

Parmelin Guy · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Je serai très bref. Chacun dans cette salle veut favoriser un développement des régions de l'Arc alpin, mais, manifestement, la lecture de ces textes se fait avec des lunettes différentes selon le côté duquel on se trouve, ainsi que le débat vient de le montrer une nouvelle fois.

Pour la majorité - cela a été dit plusieurs fois -, tout l'arsenal juridique existant permet de protéger ce qui doit l'être et d'accompagner un développement économique harmonieux de ces régions. Il suffit pour cela de se référer aux instruments à disposition. J'en cite quelques-uns: nouvelle politique régionale, nouvelle péréquation financière, loi sur l'aménagement du territoire, etc. La majorité ne voit donc que des entraves supplémentaires et, surtout, le risque d'une profonde remise en question de notre souveraineté - cela a aussi été rappelé en ce qui concerne le règlement des conflits, ainsi que le prévoit l'article 12 du protocole d'application "Règlement des différends".

La commission vous recommande, par 14 voix contre 11 et 1 abstention, de confirmer votre décision de juin dernier et de refuser l'entrée en matière.

Wasserfallen Christian · Mit-M · Nationalrat · Bern · Freisinnig-demokratische Fraktion

Herr Bundesrat, bei den Mitgliedern der Kommissionsmehrheit ist zwischen den Ohren auch ein Gehirn, und das arbeitet auch; das sollten Sie zur Kenntnis nehmen. Wir haben uns wirklich überlegt, was diese Protokolle bedeuten. Die 60 Prozent oder die 100 Prozent, wie Sie gar sagen, Herr Bundesrat, sind einfach eine entscheidende Grösse. Es war von Solidarität und von Betroffenheit der Schweiz die Rede; dann müssen wir einfach zur Kenntnis nehmen, dass beispielsweise in Deutschland nur 3 Prozent betroffen sind, in Frankreich 7,5 Prozent, und in der Schweiz sind es 60 Prozent.

Frau Gadient, Herr Cathomas, Sie sagten, die Bergbevölkerung würde davon profitieren. Der Berichterstatter französischer Sprache hat es gesagt: Sie unterwerfen sich im Berggebiet einer internationalen Konvention, von der Sie nachher alles übernehmen müssen, und das Streitbeilegungsverfahren - wir haben die Protokolle studiert - besagt, dass das dann abschliessende und bindende Entscheidungen sind. Sie begeben sich in den Bergregionen in eine Abhängigkeit, die nicht mehr gesund ist; bitte nehmen Sie das auch im Interesse der Bevölkerung in den Bergregionen zur Kenntnis.

Das sind die Überlegungen, die die Kommissionsmehrheit dazu bewogen haben, nicht auf diese Konvention und die Ratifizierung der Protokolle einzutreten; bitte tun Sie das auch nicht.

van Singer Christian · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion

Monsieur Wasserfallen, vous semblez oublier que vous êtes rapporteur et non pas porte-parole du groupe libéral-radical. (Brouhaha) En commission, il y a aussi eu des voix qui se sont élevées pour faire comprendre à quel point cette convention était favorable à la population et non pas seulement à l'environnement.

Oubliez-vous que vous êtes rapporteur et non pas représentant du groupe libéral-radical?

Wasserfallen Christian · Mit-M · Nationalrat · Bern · Freisinnig-demokratische Fraktion

Ich bin Rapporteur für die Mehrheit der Kommission. (Unruhe) Den Rapporteur für die Minderheit haben Sie auch gehört, das ist Herr Cathomas. Ich habe mich an die Fakten gehalten; ich habe nichts erzählt, was nicht der Wahrheit entspricht.

Bruderer Wyss Pascale · P-F · Nationalrat · Aargau · Sozialdemokratische Fraktion

Wir stimmen über Eintreten ab. Sollte der Rat zum zweiten Mal Nichteintreten beschliessen, würde das Geschäft von der Geschäftsliste gestrichen und wäre definitiv erledigt.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für Eintreten ... 76 Stimmen

Dagegen ... 102 Stimmen

Schluss der Sitzung um 13.00 Uhr

La séance est levée à 13 h 00