02.087, 03.024
Ablösung der militärischen Einsätze durch zivile Hilfe in Kosovo. Bericht / Schweizer Beteiligung an KFOR. Verlängerung des Swisscoy-Einsatzes
Eberhard Toni · Mit-M · Nationalrat · Schwyz · Christlichdemokratische Fraktion
Die Sicherheitspolitische Kommission des Nationalrates beantragt Ihnen, den Einsatz der Swisscoy in der multinationalen Kosovo Force im bisherigen Rahmen und Umfang bis zum 31. Dezember 2005 weiterzuführen.
Die Bundesversammlung hat am 12. Dezember 2001 den Einsatz der Swisscoy bis zum 31. Dezember 2003 befristet. Deshalb wird jetzt diese Verlängerung beantragt. Mit dem letzten Beschluss wurden auch die Rahmenbedingungen verbessert: Bewaffnung zum Selbstschutz, mechanisierter Infanteriezug und Lufttransportdetachement. Dadurch konnten die eigenen Sicherheitsbedürfnisse selber abgedeckt werden und die Aufträge sehr erfolgreich erfüllt werden. Das Schweizer Detachement mit seinem Bestand von 160 bis maximal 220 Männern und Frauen geniesst bei der Multinationalen Brigade Südwest grosse Anerkennung für seine Zuverlässigkeit und die erbrachten Leistungen. Mit dem mechanisierten Infanteriezug mit Radschützenpanzern und Transporthelikopter Super Puma unterstützen sie das österreichische Truppenkontingent. Sie sind nicht der Nato unterstellt, die Zusammenarbeit ist in einem Vertrag geregelt.
Das vielfältige und nicht nur militärische Engagement der Schweiz in unserem unmittelbaren sicherheitspolitischen Vorfeld ist nach wie vor nötig. Alle 34 beteiligten Länder kommen in der Beurteilung zum gleichen Schluss: Der internationale Einsatz kann nicht kurzfristig abgesetzt werden. Wenn einzelne Staaten, vor allem die USA, ihre Präsenz verringern, ist es notwendig, dass andere Staaten diese Lücke auffüllen. Die Fortführung dieses internationalen Engagements in Kosovo ist auch im Interesse der Schweiz sinnvoll, weil unser Land direkt von den Ereignissen betroffen würde. Ich erinnere Sie nur an den hohen Flüchtlingsdruck mit seinen enormen Kosten während des Kosovo-Krieges. Deshalb haben wir ein grosses Interesse an der Verminderung der Risiken vor Ort.
Es liegt aber auch in der moralischen Verpflichtung der Schweiz, dass sie einen Beitrag an diese internationale Aufgabe leistet. Unsere Nachbarstaaten würden es nicht verstehen, wenn wir unseren Einsatz beenden würden. Solange die Statusfrage ungelöst bleibt, wird die internationale Militärpräsenz notwendig sein, damit der Konflikt nicht wieder offen ausbricht. Auch unsere Armee gewinnt dank dieses friedensfördernden Einsatzes eine Vielzahl von Erfahrungen, welche dem Kernauftrag der Verteidigung zugute kommen.
Zu den Kosten und zum Umfang dieses Einsatzes: Die finanziellen Aufwendungen bleiben bei gleichem Umfang, gleich bleibendem Auftrag und unter Ausschöpfung des bewilligten Personalbestandes etwa in der Grösse des Jahres 2003. Es wird allerdings eine Ersatzbeschaffung für Fahrzeuge und Material in der Grössenordnung von 2,7 Millionen Franken notwendig sein. Die Gesamtausgaben betragen für das Jahr 2004 höchstens 39,7 Millionen, für das Jahr 2005 betragen sie 39,2 Millionen Franken. Davon fallen 37 Prozent bis Ende 2003 für die allgemeine Bundeskasse an, der Rest wird vom VBS-Budget getragen. Dieser Anteil des VBS ist aufgrund von Sparrunden seit dem Jahre 2000 von 25 auf 63 Prozent gestiegen. Mit dem Entlastungsprogramm ist eine Beteiligung der allgemeinen Bundeskasse nicht mehr vorgesehen. Deshalb wird sich das EDA mit 10,5 Millionen Franken am Genfer Zentrum für Friedensförderung beteiligen. Dadurch wird eine Entlastung und Umschichtung des VBS-Budgets möglich.
Zu diskutieren gab in der Kommission der schon früher geäusserte Wunsch nach einer ausserparlamentarischen Kommission für militärische Einsätze der Schweiz zur internationalen Friedensförderung. Der Bundesrat hat am 10. April 2002 eine Verfügung über die Einsetzung einer solchen Kommission genehmigt. Es ist also auch der Wunsch des Bundesrates, die rechtliche Grundlage ist geschaffen, und es liegt in der Verantwortung des VBS, diese Kommission einzusetzen.
Ich fasse zusammen: Eine Fortführung des Einsatzes der Swisscoy liegt im Interesse der Schweiz, weil die Schweiz direkt von den Ereignissen in Kosovo betroffen ist und deshalb ein unmittelbares Interesse an der Verminderung der Risiken vor Ort hat. Solange die Statusfrage von Kosovo nicht gelöst ist, ist eine internationale Militärpräsenz notwendig. Die Schweiz ist moralisch verpflichtet, in Kosovo im Rahmen ihrer Möglichkeiten ihren Beitrag zur Beruhigung der Regionen zu leisten. Die Armee kann dank dieses friedensfördernden Einsatzes eine Vielzahl von Erfahrungen sammeln, welche ihrer Kernkompetenz zugute kommen.
Der Ständerat hat der Verlängerung bis Ende 2005 in der Sommersession bereits einstimmig zugestimmt.
Ihre Sicherheitspolitische Kommission beantragt Ihnen mit 15 zu 2 Stimmen bei 2 Enthaltungen, auf diese Vorlage einzutreten. Ich möchte Sie auffordern, das ebenfalls zu tun.
Bernasconi Madeleine · Mit-F · Nationalrat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion
Lors de sa séance des 18 et 19 août derniers, la Commission de la politique de sécurité s'est prononcée sur le rapport du Conseil fédéral du 29 novembre 2002 et sur le message du Conseil fédéral du 14 mars 2003 concernant l'arrêté fédéral sur la participation suisse à la Force multinationale de maintien de la paix Kosovo Force (KFOR) et sur la prolongation de l'engagement de la Swisscoy.
Le Parlement avait demandé un rapport au Conseil fédéral sur l'état et les perspectives de la mise sur pied de structures civiles devant progressivement remplacer les engagements militaires au Kosovo. Le Conseil des Etats a pris acte du rapport 02.087 le 19 mars 2003 et a voté l'arrêté fédéral (projet 03.024) le 10 juin 2003. En effet, selon l'article 66b alinéa 3 de la loi fédérale sur l'armée et l'administration militaire (LAAM), le Conseil fédéral consulte en cas d'engagement armé "les Commissions de politique extérieure et les Commissions de la politique de sécurité des deux Chambres avant de l'ordonner". Et "lorsque l'effectif d'un engagement armé dépasse 100 militaires ou que celui-ci dure plus de trois semaines, l'engagement est soumis à l'approbation de l'Assemblée fédérale" (art. 66b al. 4 LAAM).
La prolongation de l'engagement de la Swisscoy tel qu'il est proposé par le message tient compte de ces aspects. Il faut se souvenir que c'est suite à la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU du 10 juin 1999 que nous nous sommes engagés dans la mission de maintien de la paix dans le cadre de la KFOR. Notre engagement n'est pas seulement financier, mais également humain, civil et militaire. Les coûts du mandat pour 2004 et 2005 s'élèvent respectivement à 39,7 millions de francs et 39,2 millions de francs. Il est également certain que le financement ne peut être revu à la baisse. En effet, par des réductions substantielles, il deviendrait difficile de poursuivre notre engagement de base et ce serait aussi mal perçu par nos partenaires, en sachant que cela représente 1 pour cent du budget de la défense.
La situation au Kosovo est toujours très difficile. Cette province est donc sous protectorat de l'ONU. La situation économique est des plus précaires. Il faut aussi savoir que la minorité serbe paie un lourd tribut suite à l'épuration ethnique qui a eu lieu, sans oublier les affrontements interalbanais. Le rapport du Conseil fédéral démontre qu'il est important que la Swisscoy poursuive sa mission, pour la protection des civils, pour que l'économie et la démocratie aient une chance d'émerger, voire de s'affirmer, ce qui pourra certainement amener un climat plus calme, et cela au profit de la population. La Suisse a tout intérêt à continuer de participer à la KFOR, qui est une partie de l'engagement global de notre pays. Il est important de pouvoir contribuer à la stabilisation de la région, car cela évitera le déplacement toujours douloureux des populations. Il faut rappeler, jusqu'à la fin du conflit armé en 1999, que nous sommes le pays qui a accueilli le plus grand nombre de réfugiés, c'est-à-dire plus de 50 000 personnes. Les différences culturelles rendent leur intégration difficile, voire peu probable.
Violence, drogue, clans et un islam malheureusement devenu intégriste concernent surtout la jeune génération. Donc, aussi pour l'équilibre de notre pays, cela peut être très difficile. De ce fait, la présence entre autres de la Suisse est absolument indispensable en l'état. Il faut indiquer que la Swisscoy est engagée dans une zone de la Brigade multinationale Sud-Ouest dans le grand secteur de Prizren et fournit ses prestations en tant que compagnie d'appui en faveur du contingent autrichien AUCON dans la MNB. La Swisscoy n'est ni subordonnée à l'OTAN ni à l'AUCON, mais elle coopère avec ce dernier.
Au sein de la commission, nous avons eu à débattre d'une proposition d'approuver pour la dernière fois l'engagement de l'armée, et cela jusqu'à fin 2004. Cette proposition n'a pas été retenue au vu de la situation. La Swisscoy aura toujours la même mission et ses membres seront équipés, selon le vote populaire du 10 juin 2001, d'une arme pour assurer leur propre sécurité. L'effectif a été porté de 160 à 220 personnes.
Pour terminer, la commission a pris acte du rapport par 13 voix contre 3 et a voté l'arrêté fédéral soumis à votre approbation par 15 voix contre 2 et avec 2 abstentions.
Christen Yves · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Nous traitons dans un seul débat le rapport et le projet relatif à la prolongation de l'engagement de la Swisscoy.
Engelberger Eduard · Mit-M · Nationalrat · Nidwalden · Freisinnig-demokratische Fraktion
Die FDP-Fraktion unterstützt die Weiterführung des Einsatzes der KFOR. Wir sind überzeugt, dass diese Fortführung in Anbetracht der instabilen politischen Lage in Kosovo absolut notwendig ist und notwendig bleibt und dass dieser Einsatz auch der schweizerischen Sicherheitspolitik entspricht. Dies vor allem, nachdem das Schweizervolk am 10. Juni 2001 Artikel 66 des Militärgesetzes zugestimmt hat. Es ist für uns unbestritten, dass der bisherige Einsatz in Kosovo erfolgreich verlaufen ist und dass die Swisscoy als Dienstkompanie hervorragende Arbeit geleistet hat. Diese Einsätze sind für die Miliz eine spezielle Herausforderung mit hoher Verantwortung. Gleichzeitig ist es aber auch eine gute Möglichkeit und Chance für die Führungskräfte der Armee, auf den verschiedenen Stufen Erfahrungen zu sammeln.
Das ist mit ein Grund dafür, dass es immer wieder gut und problemlos möglich ist, die Kontingente für die nächste Einsatzperiode zu rekrutieren. Auch sind die finanziellen Aufwendungen für die Verlängerung bis 2005 nach unserer Einschätzung absolut zu verantworten, denn sie bleiben in der gleichen Grössenordnung wie bis anhin und sind im Finanzplan 2004-2006 enthalten. Wir unterstützen die Fortführung dieses Einsatzes auch deshalb, weil ein Aussteigen aus diesem friedensfördernden Einsatz in Kosovo kaum verstanden würde und weil ein Ende der internationalen Militärpräsenz nicht absehbar ist.
Wir lehnen deshalb den Antrag der Minderheit Schlüer ab, die den endgültigen Ausstieg der Armee aus der KFOR auf den 31. Dezember 2004 - ein Jahr früher - fordert und in Artikel 1 so vorsieht. Die FDP-Fraktion will einen solchen Ausstieg nicht heute - in dieser unklaren politischen Lage in Kosovo - besiegeln, sondern es offen lassen, vor Ablauf der nächsten Frist auf Ende 2005 je nach politischer Situation und nach der Einschätzung darüber zu diskutieren und dann auch zu entscheiden.
Ich bitte Sie im Namen der FDP-Fraktion, der Verlängerung des Einsatzes der KFOR zuzustimmen und den Antrag der Minderheit Schlüer abzulehnen.
Cuche Fernand · Mit-M · Nationalrat · Neuenburg · Grüne Fraktion
Au nom du groupe écologiste, nous devons reconnaître que le département compétent nous offre à la fois une analyse militaire de la situation, mais aussi une analyse civile au travers de lunettes portées par des militaires. En ce qui concerne les experts qui se sont prononcés et qui ont participé à l'évaluation, j'aimerais bien connaître de la part du chef du département quelle est la composition de ce groupe d'experts et dans quelle mesure des experts civils participent à l'élaboration du rapport.
Revenons sur le terrain. Je pense que nous sommes tous d'accord pour dire que dans les années qui viennent, la province du Kosovo ne trouvera pas sa stabilité politique enracinée profondément dans la démocratie, que c'est une "province" qui est toujours sans statut. Il y a donc nécessité de maintenir une présence multinationale aux côtés de la population et aussi des populations des régions voisines de cette province.
Pour le groupe écologiste - nous avons eu l'occasion de le dire et de le répéter souvent en plénum -, les interventions à l'extérieur doivent viser le rétablissement de la paix ou la coexistence pacifique, donc des interventions prioritairement à caractère civil. Lorsque nous lisons dans le rapport que la Suisse, notamment dans ses interventions civiles, précisément au Kosovo, au registre des habitants, à la restauration d'autorités pénales crédibles, à remettre en état des écoles, à réinstaller des enseignants, nous louons ces efforts deux fois plutôt qu'une. Nous apprécions aussi ce qui figure à la page 1314 du rapport, mais dans l'ordre inverse. Nous voulons commencer par la nécessité d'améliorer les conditions d'existence pour la population, continuer par la nécessité d'intervenir pour diminuer les tensions, et enfin, une fois que la zone est sécurisée et qu'il est possible d'y vivre une vie décente, nous pouvons songer au retour des réfugiés.
Il est important aussi de souligner, en rapport avec la présence militaire dans cette région, que lors de la dernière réunion de la commission où nous avons traité ce sujet, il a été rappelé que les soldats en mission sous le drapeau de la Swisscoy sont choisis ici et appréciés là-bas essentiellement pour leurs compétences civiles, et que c'est d'abord la formation professionnelle du soldat qui part en mission qui est retenue dans l'exercice de ses fonctions.
Nous remercions donc le département pour ce rapport dans lequel est mentionnée la possibilité de remplacer progressivement les forces militaires par des forces civiles, parce que nous pensons que, compte tenu aussi de l'histoire de cette province, de la difficulté qu'ont les populations à coexister, des efforts à très long terme doivent être fournis, en particulier au niveau des écoles.
En ce qui concerne la prolongation de la mission de la Swisscoy au Kosovo, j'ai remarqué, lors de la discussion en commission, qu'il y avait, de la part des militaires, un certain enthousiasme à vivre au Kosovo dans ce cadre militaire qui n'est pas une situation que l'on connaît en Suisse mais une situation réelle. Et on a parlé, notamment du côté des militaires, d'un retour sur investissement, de la possibilité de tester du matériel et aussi de pouvoir tester des engagements.
Pour le groupe écologiste, il serait extrêmement grave et regrettable que l'expérience de la Swisscoy au Kosovo soit finalement une expérience militaire et qu'on oublie petit à petit qu'elle est là d'abord pour rétablir la paix et non pas vivre des expériences d'engagement militaire.
En ce qui concerne la prolongation de la participation suisse à la Force multinationale de maintien de la paix Kosovo Force, le groupe écologiste est divisé. Une forte majorité se prononce contre la prolongation, une petite minorité pour maintenir la prolongation de la mission de la Swisscoy au Kosovo dans les conditions définies.
Schlüer Ulrich · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Was den Bericht betrifft, so stellen wir fest, dass es ihn gibt; also nehmen wir ihn zur Kenntnis. Allerdings haben wir nicht den Eindruck, das Ritual mitmachen zu müssen, ihn mit Begeisterung zur Kenntnis zu nehmen, nur weil er über etwas Ausländisches berichtet. Es ist ein Bericht, in dem sich Funktionäre ausgiebig selbst belobigen, und das ist auch nahe liegend: Funktionäre haben ja das höchste Interesse immer daran, dass ein Problem weiter besteht; würden sie es je lösen, würden sie sich ja selbst überflüssig machen, und das kann man von keinem Funktionär verlangen.
Was die Verlängerung des Swisscoy-Mandats betrifft, so sind wir bereit, darauf einzutreten - unter der Bedingung, dass es zum letzten Mal verlängert wird und dass es definitiv Ende 2004 beendet wird. Wir möchten damit ermöglichen, dass einem politisch ziellosen Einsatz ein geordnetes Ende gesetzt werden kann; diese Chance geben wir Ihnen. Wir wären übrigens weder die Einzigen noch die Ersten, die den Ausstieg aus dem KFOR-Engagement vornehmen würden, und einen Aufstand von Nachbarländern hat es deshalb nie gegeben. Ich sage nichts über die Swisscoy-Truppen. Ich habe diese Swisscoy-Truppen letztmals gesehen, als wir mit der SiK den Besuch in Suva Reka machten. Ich habe nichts gegen deren Tätigkeit einzuwenden, aber ich muss feststellen: Der Einsatz ist politisch falsch, er ist politisch kontraproduktiv, und wir sollten uns davon verabschieden.
Ich möchte auch beantragen, dass man auf beschönigende, wirklichkeitsverzerrende Gutwetterberichte in Zukunft verzichten soll. Es läuft in Kosovo nicht gut. Wenn man sich in der ausländischen Presse etwas umsieht, dann erfährt man auch sehr rasch die Gründe. Wenn wir jetzt - und das ist ein Hinweis an die Finanzpolitiker - wieder eine neue Kommission gründen, die das ganze Abenteuer begleiten soll, dann werden Sie hier nichts anderes als einen verewigten Kostenfaktor schaffen, an dem wir während Jahren herumzunagen haben werden, der aber nichts bringt - ausser dem VBS von Zeit zu Zeit gehörigen Ärger. Das werden Sie sich einhandeln, Herr Bundesrat, wenn Sie sich hier jetzt positiv dazu stellen.
Die Lage in Kosovo wird künstlich instabil gehalten. Sie wird so lange instabil bleiben, als die Grossmächte, die seinerzeit den Krieg in Kosovo geführt haben, nicht entscheiden, wie der künftige Status von Kosovo sein soll. Solange diese Entscheidung nicht fällt, wird diese Lage instabil bleiben.
Einfach zu sagen, da bleibe uns nichts anderes übrig, als aus Solidarität mit den Nachbarn dabei zu sein, ist ein äusserst schwaches Argument. Entweder wird hier zielbewusst gearbeitet, und es wird auf eine Lösung hingearbeitet; dann mag es ja meinetwegen sinnvoll sein, dass wir dabei sind. Aber wenn die Grossmächte, die den Krieg geführt haben, jahrelang nicht über die künftige Friedensordnung entscheiden, dann ist es deren Sache, ist es deren Verantwortung. Es ist nicht zumutbar, dass der Schweizer Steuerzahler dafür Mittel aufbringen muss.
Jene, die das Kosovo-Engagement befürworten, klammern sich an die Idee einer "multiethnischen Gesellschaft". Diese ist in Kosovo längst gestorben. Es gibt dort keine multiethnische Gesellschaft; die Menschen haben sich von sich aus getrennt. Es gibt dazu ein gleichsam peinlich-tragisches Kapitel: In Suva Reka wurde uns anlässlich des SiK-Besuches der Bürgermeister und seine Regierung als Beispiel des hoffnungsvollen, zivilen Aufbaus des neuen Kosovo vorgeführt. Ich habe in der Kommission einmal ganz bescheiden gefragt, warum seither von diesem Stadtpräsidenten von Suva Reka nichts mehr zu hören ist. Das Tragische ist: Er wurde erschossen. Weil die Clans dort eine solche, an westlichen Massstäben orientierte Ordnung nicht wollen, wurde er liquidiert. Das ist die Auskunft, die wir bekommen haben. Ich nehme an, sie stimmt.
In diesem Vorgang zeigt sich die ganze Ziellosigkeit dieses Aufbaus. Dieser ist politisch sinnlos. Jetzt hören wir noch - ich wende mich jetzt insbesondere an meine freisinnigen Freunde -, wir befänden uns mit den Kostenvorgaben im Finanzplan. Ja selbstverständlich sind wir im Finanzplan. Aber wie sieht denn dieser Finanzplan aus? Wenn heute jemand allen Ernstes behauptet, wir befänden uns für die nächsten drei Jahre im Finanzplan, dann gleicht er jenen Künstlern der Swissair und der Swiss, die immer von ihrem Businessplan schwärmen - obwohl es immer weiter bergab geht und die Schulden sich vergrössern und weiter vergrössern. Das Kosovo-Engagement ist finanziell nicht länger verantwortbar. Deshalb möchten wir Sie bitten: Steigen Sie kontrolliert, Schritt für Schritt aus. Sie können die Nachbarn entsprechend vororientieren, aber beenden Sie diesen politisch sinnlosen Einsatz spätestens per Ende 2004.
Hess Walter · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Christlichdemokratische Fraktion
Die CVP-Fraktion nimmt den vorgestellten Bericht zur Kenntnis.
Herr Schlüer, was Sie über die so genannten Funktionäre gerade gesagt haben, war, gelinde gesagt, nicht gerade nobel und sicher falsch!
Was den Bundesbeschluss über die Verlängerung des Swisscoy-Einsatzes betrifft, so unterstützt die CVP-Fraktion die Kommissionsanträge, nämlich Eintreten und Zustimmung zum Bundesbeschluss. Die Argumente haben wir gehört, zuerst von den Kommissionssprechern, aber auch von Kollege Engelberger. So brauche ich diese nicht zu wiederholen. Kein Verständnis hat die CVP-Fraktion für den Minderheitsantrag Schlüer zu Artikel 1. Letztes Mal, als wir die Schweizer Beteiligung an der KFOR genehmigten, ging die Diskussion in eine um 180 Grad andere Richtung: Diskutiert wurde nämlich eine Bewilligung für einen längeren Zeitraum - damit das Parlament nicht jedes Mal neu bemüht werden müsse, wie es damals hiess. Das Parlament hat sich aber damals für einen relativ kurzen Zeitraum entschieden, um die Gelegenheit zu haben, die Lage erneut zu beurteilen. Heute den Einsatz definitiv auf Ende 2004 zu begrenzen, wie es der Minderheitsantrag Schlüer will, hiesse nichts anderes, als heute zu entscheiden, definitiv auszusteigen, obwohl die Rahmenbedingungen sich leider noch nicht geändert haben.
Herr Schlüer weist zwar auf den wunden Punkt der Statusfrage hin, die nach wie vor nicht geklärt ist. Ich bin überzeugt, dass diese Statusfrage in den nächsten Jahren unbedingt gelöst werden muss. Dies geschieht aber nicht mit einem Davonlaufen der Schweizer Armee. Wir alle, auch wir Schweizer, tragen die Verantwortung dafür, wie es in Kosovo weitergeht. Einfach davonschleichen ist nicht Schweizer Art. Wir erledigen unseren Job weiter und erledigen ihn gut, solange es uns braucht. Aber wir begrenzen ihn heute bis Ende 2005, um die Lage dann erneut zu beurteilen. Aussteigen können wir mit diesem Bundesbeschluss übrigens auch in der Zwischenzeit, wenn es uns nicht mehr brauchen würde bzw. wenn der Einsatz nicht mehr sinnvoll wäre.
Die CVP-Fraktion will heute alle Optionen offen lassen: Ausstieg 2005 oder Weiterführung falls nötig. Diesen Entscheid können wir aber erst nach einer erneuten Lagebeurteilung Ende 2004 fällen.
Ich bitte Sie, auf die Vorlage einzutreten, den Minderheitsantrag Schlüer abzulehnen und dem Bundesbeschluss zuzustimmen.
Polla Barbara · Mit-F · Nationalrat · Genf · Liberale Fraktion
Mais que fait donc la Swisscoy? Cette compagnie de services sur mesure de 220 personnes au plus contribue à l'aide d'urgence et à la stabilisation du Kosovo - de moins en moins, d'ailleurs, à l'aide d'urgence et de plus en plus à la stabilisation -, tout en assurant désormais sa propre sécurité. L'aide humanitaire concerne le logement, la reconstruction et la rénovation d'écoles, de routes, de ponts, la distribution et l'aide dans les domaines de l'eau, de l'agriculture et du bétail. La Swisscoy s'occupe aussi de coopération technique et des infrastructures, tout particulièrement dans le domaine de l'eau. Elle fournit un travail constant dans le domaine des rapports de propriété, de l'encouragement de l'Etat de droit et de la démocratie.
Ce que fait la Swisscoy est parfaitement en adéquation avec nos valeurs. C'est modeste, certes, mais bien réel sur le terrain. Pour le groupe libéral, il est hors de question que nous renoncions à l'engagement de la Swisscoy, comme le propose la minorité Schlüer. Quand M. Schlüer dit que nous n'aurions pas dû investir 2 milliards de francs dans la compagnie Swissair, je suis d'accord, mais je ne vois pas vraiment le rapport avec ce dont nous parlons aujourd'hui.
Nous ne voulons pas renoncer à cet engagement parce que ce serait renoncer à des parcelles de l'esprit suisse, à des parcelles de l'engagement suisse pour la paix et de notre participation au Partenariat pour la paix, de la neutralité active de notre pays, de la générosité suisse - même si on la voudrait plus grande encore - et de la volonté suisse d'aide sur le terrain qui est, dois-je vous le rappeler, Monsieur Schlüer? un élément fondamental de notre politique d'asile. Rappelons encore que les missions de la Swisscoy sont régulièrement contrôlées et adaptées, que le processus de relève est en cours, ainsi que le transfert de l'engagement civil vers la reconstruction des structures sociales, politiques et économiques.
Quand on regarde vraiment ce que fait la Swisscoy, je crois qu'on peut rassurer le porte-parole du groupe écologiste et lui dire que si les soldats sont enthousiastes, ce n'est pas parce qu'ils conduisent des actions militaires, mais parce qu'ils conduisent des actions réellement utiles, et je pense que c'est une grande satisfaction d'être utile, surtout quand il y a une adéquation aussi forte par rapport aux valeurs de notre pays.
Finalement, j'aimerais souligner que le rapport dit qu'en termes de stratégies d'avenir, "l'accent devra être mis là où se situe le défi principal pour la communauté internationale et la Suisse, soit la lutte contre le crime organisé .... La police militaire et le renseignement peuvent constituer des domaines de tâches potentiels pour une contribution élargie de la Suisse destinée à soutenir la police civile." (p. 1307) Voilà donc une autre situation - outre celle, controversée, de mon propre canton - où l'on évoque au plus haut niveau le soutien possible par des structures militaires pour effectuer des tâches civiles de police.
Pour le groupe libéral, il ne s'agit pas seulement de prendre acte du rapport, mais de l'approuver en soulignant toute la fierté que l'action de la Swisscoy inspire; et, bien sûr, de soutenir le développement et la poursuite de cette action.
Cuche Fernand · Mit-M · Nationalrat · Neuenburg · Grüne Fraktion
J'aimerais tempérer un tout petit peu votre élan en ce qui concerne la présence militaire au Kosovo, apparemment réussie. Je crois que la transparence est suffisante. Mais, est-ce qu'on pourrait imaginer ce même élan si l'on songe un instant à ce qui se passe en Afghanistan ou en Irak? Il me semble qu'il faut être conscient qu'on est dans une situation très particulière au Kosovo et que par ailleurs, en Afghanistan ou en Irak, ce ne serait peut-être pas tout à fait la même chose.
J'aimerais bien avoir votre avis sur cette question.
Polla Barbara · Mit-F · Nationalrat · Genf · Liberale Fraktion
La question qui nous est posée aujourd'hui ne concerne ni l'Afghanistan ni l'Irak, et je crois que nous devons répondre à la question qui nous est posée.
L'engagement dans des conflits ou dans des problèmes aussi différents que l'Afghanistan et l'Irak devrait nous amener à reprendre des discussions de fond par rapport à notre engagement. Je pense qu'en ce moment ce n'est pas le lieu, ni surtout mon rôle, de répondre à cette question importante. Mais elle pourra faire l'objet de débats ultérieurs certainement fort intéressants.
Fehr Mario · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Die SP-Fraktion stimmt der Verlängerung dieses Mandates zu. Sie hat von Anfang an dieses Mandat unterstützt. Sie hat auch in der Volksabstimmung vom 10. Juni 2001 die Möglichkeit der Bewaffnung von Friedenssoldaten unterstützt, und es gibt keinen Grund, weshalb die SP-Fraktion heute von ihrer Position abweichen sollte. Ganz im Gegenteil: Es ist im Laufe der Beratungen in der Kommission gelungen, das endlich Realität werden zu lassen, was Bundesrat Ogi seinerzeit Frau Haering versprochen hatte, dass nämlich eine ausserparlamentarische Kommission eingesetzt wird, die solche Friedenseinsätze überwachen soll. Nachdem Frau Haering am letzten Samstag ihren 50. Geburtstag gefeiert hat, ist es höchste Zeit, dass dieser Wunsch bzw. diese Aussage von Herrn Ogi endlich in die Realität umgesetzt wird.
Wenn Sie den Bericht über den bisherigen Einsatz in Kosovo, der ja gemeinsam vom VBS und vom EDA verfasst worden ist, aufmerksam studieren, dann sehen Sie, dass sich die Aufgabe der Swisscoy gewandelt hat, dass heute die eigenen Sicherheitsbedürfnisse abgedeckt werden können, dass aber auch Strassenkontrollen und Patrouillen stattfinden können müssen. Herr Bundesrat Schmid hat in der seinerzeitigen Debatte über diesen Bericht im Ständerat am 19. März ein kleines Beispiel dafür gegeben, wie instabil die Lage in Kosovo immer noch ist, indem er geschildert hat, wie der Sicherungszug unter anderem die Aufgabe hat, in gewissen Abständen - wöchentlich, vierzehntäglich - eine Gruppe von Serben auf ihrem Fussmarsch in ihr Nachbardorf zu begleiten, nur damit sie dort ihre Verwandten besuchen können. Für all diejenigen, die glauben, dass die Situation in Kosovo besser ist, mag dieses kleine Beispiel genügen, um aufzuzeigen, dass dem nicht so ist.
Wir von der SP-Fraktion glauben, dass ein Ende der internationalen Militärpräsenz - und das Beispiel von Herrn Schlüer vorher, was mit dem Bürgermeister von Suva Reka passiert ist, unterstreicht das eigentlich noch - nicht denkbar ist. Es gab ja Leute in der Kommission, auch im Ständerat, die gerne das Engagement der Swisscoy reduziert hätten. Dazu muss man sagen, dass eigentlich die anderen Nicht-Nato-Staaten, mit Ausnahme von Russland, ihr Engagement nicht reduziert haben, dass eine Reduktion unter die kritische Grenze von 200 Militärpersonen das ganze Engagement infrage stellen würde und dass insgesamt unser Beitrag, auch wenn andere Länder ein bisschen zurückfahren, immer noch massvoll und bescheiden ist.
In einem hat Herr Schlüer Recht: Die internationale Statusfrage für Kosovo ist tatsächlich die entscheidende Frage, und diese internationale Statusfrage ist nicht gelöst. Solange diese internationale Statusfrage nicht gelöst ist, wird Kosovo, so Leid es uns tut, instabil bleiben.
Es gibt ja verschiedene Signale aus Kosovo selber. So haben unter anderem im Juli dieses Jahres die drei Führer der drei grossen albanischen Parteien eine Art Friedensangebot an die Serben gemacht. Sie haben gesagt: Es ist Zeit für euch heimzukehren. Auf der anderen Seite hat das Parlament von Kosovo im Mai dieses Jahres die ganze militärische Auseinandersetzung als einen einzigen Befreiungskampf der Bevölkerung von Kosovo für Freiheit und Unabhängigkeit geschildert. Zwischen diesen beiden Polen, zwischen eigentlichen Dialogangeboten an die Minderheiten und einer unversöhnlichen Haltung, bewegt sich die kosovarische Politik.
Niemand weiss so ganz genau, was die grossen Mächte in Kosovo wirklich wollen. Niemand weiss, was die Amerikaner wollen. Persönlich bin ich davon überzeugt, dass die Zukunft des Balkans, d. h. die Stabilität des Balkans, nur im Rahmen einer europäischen Lösung, im Rahmen der Integration des Balkans in die EU, erfolgen kann. Aber dass dies noch ein paar Jahre dauern wird, ist auch abzusehen.
Wie auch immer, der Antrag aus der SVP-Fraktion ist abzulehnen. Immerhin ist festzuhalten, dass es das erste Mal wäre, dass die SVP-Fraktion einen Militäreinsatz im Ausland unterstützen würde, wenn auch nur für gut ein Jahr, aber immerhin. Aber nur gut ein Jahr, das taugt nichts. Ich glaube, wenn wir unsere Arbeit zu Ende führen wollen, müssen wir auch unseren Beitrag an die militärische Stabilität leisten. Wir tun dies - es wurde von den Kommissionssprechern geschildert - nicht zuletzt auch im eigenen Interesse.
Namens der sozialdemokratischen Fraktion möchte ich abschliessend festhalten, dass dieses militärische Engagement immer nur ein Bestandteil eines Gesamtengagements sein kann und dass uns Sozialdemokratinnen und Sozialdemokraten selbstverständlich das zivile Engagement mindestens genauso wichtig ist. Wir gehen aber davon aus, dass es für Kosovo, so wie sich die Situation jetzt präsentiert, im Jahr 2003, ein Gesamtengagement braucht. In diesem Gesamtengagement braucht es neben viel ziviler Hilfe auch eine militärische Komponente. Aus diesem Grund stimmen wir der Verlängerung zu.
Frau Barbara Haering, die wie gesagt 50 geworden ist, hat jetzt den Rest der Redezeit.
Haering Barbara · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Ich muss Ihnen hier nicht beweisen, welche Bedeutung ich friedensunterstützenden Einsätzen der Staatengemeinschaft beimesse - für die Sicherheit der Zivilbevölkerung, in Konfliktgebieten und zumindest als Chance für gewaltfreie oder gewaltärmere Konfliktregelungen -, ich habe dies in den vergangenen Jahren zur Genüge getan. Trotzdem habe ich mich diesen Sommer tatsächlich mit dem verwegenen Gedanken getragen, zu dieser Verlängerung die Rückweisung zu beantragen - Sie sehen: Alter schützt vor Torheit nicht -, nicht wegen der Sache an sich, sondern weil es mir tatsächlich als einziges Mittel erschien, um das Einsetzen der vom Bundesrat bereits vor mehr als einem Jahr beschlossenen ausserparlamentarischen Kommission zur Begleitung dieser Einsätze der Schweizer Armee zu bewirken.
Ich gehe davon aus, dass die Schweiz in Zukunft wohl dauernd an Einsätzen der Staatengemeinschaft beteiligt sein wird, in Kosovo, aber auch in anderen Ländern. Es ist deshalb von grosser Bedeutung und von Wichtigkeit, dass wir die Erfahrungen aus diesen Einsätzen laufend aufarbeiten und für neue Mandate nutzen, beispielsweise die Frage: Wie lässt sich die Schnittstelle zwischen friedensunterstützend und friedensfördernd im Einsatz, im Feld selber fassen? Oder: In welchen Arten von Einsätzen wollen wir uns engagieren? Beteiligen wir uns mit der Schweizer Armee auch an psychologischen Operationen oder an Cimic-Einsätzen? Wollen wir das? Was hat das für Konsequenzen? Bei welchen Regionen der Welt wollen wir, dass sich die Schweizer Armee in friedensunterstützenden Einsätzen engagiert?
Dies sind strategische Fragen, die nicht von der Armee allein und nicht vom VBS allein behandelt werden dürfen. Dazu braucht es eine Multiperspektivität, wie sie nur eine ausserparlamentarische Kommission gewährleisten kann, eine Kommission, die wissenschaftliche Reflexion mit der Erfahrung von NGO und internationalem Know-how miteinander kombiniert.
Das VBS hat der Kommission glaubhaft versichert, dass es die Umsetzung des Bundesratsbeschlusses vom Frühling 2002 nun an die Hand nehmen wird. Ich verzichte deshalb heute auf meinen Rückweisungsantrag und bitte Sie, auf diese Vorlage einzutreten und ihr zuzustimmen. Ich tue dies im Vertrauen auf das VBS und im Wissen, dass sich spätestens in einem Jahr eine neue Chance für einen Rückweisungsantrag bieten wird, sollten mein Anliegen und der Beschluss des Bundesrates bis dann nicht erfüllt sein.
Schmid Samuel · BR-M · Bundesrat · Bern
Ich beantrage Ihnen, vom Bericht zustimmend Kenntnis zu nehmen und auf die Vorlage zur Verlängerung des Einsatzes der Swisscoy einzutreten und dem Bundesbeschluss dann auch zuzustimmen.
Der Bericht selber wurde ja vom Parlament verlangt, um dem Parlament in noch engeren Etappen als in den Verlängerungsbeschlüssen die Möglichkeit zu geben, über die Art der Einsätze, über die Zielsetzung und über den Ablauf dieser Einsätze zu diskutieren bzw. auch den Bundesrat zu zwingen und zu veranlassen, davon eine entsprechende Analyse zu machen. Die Sachverständigen, die da eingesetzt wurden, waren Sachverständige aus dem Militär, aber das waren auch Sachverständige aus der zivilen Seite meines Departementes und auch des EDA. Hier geht es nicht nur darum, die rein militärische Konsequenz zu beurteilen, sondern ganz generell die Grundmission, die diese Einsätze haben: Sind sie im Sinne, wie wir das wollen, stabilisierend, leisten sie einen positiven Beitrag zur Entwicklung in diesen Gebieten? Auch inskünftig werden diese Berichte entsprechend diskutiert werden können.
Es geht ja gleichzeitig auch um die Verlängerung des Einsatzes bis Ende 2005. Ich erinnere daran, nachdem einzelne Redner das in sehr eindrücklicher Art bereits vor mir getan haben, dass dieser Einsatz in unserem unmittelbaren sicherheitspolitischen Umfeld vor sich geht. Es geht nicht nur - und "nur" meine ich nicht etwa herabmindernd -, es geht nicht ausschliesslich darum, zu stabilisieren, sondern es geht auch darum, in unserem Interesse etwas zu unternehmen. Auch wir sind betroffen, und auch wir könnten von einer erneuten Instabilität in dieser Region betroffen sein. Es gibt also viele Gründe, um den Einsatz angesichts des heutigen Zustandes in Kosovo zu verlängern.
Herr Schlüer sagt, dass die Situation künstlich instabil sei. Ich muss ihm sagen, sie ist vorweg natürlich instabil, aber dann auch künstlich. Denn selbst diese Frage allein ist nicht zu lösen, ohne vorweg eine ganz gewaltige Grundlagenarbeit an die Hand zu nehmen. Unser Land ist deshalb - als eines von vielen - in verschiedenen Gebieten tätig. Auch die Deza hat in Kosovo hervorragende und sinnvolle Projekte. Es gibt auch Projekte seitens des EJPD. Wir versuchen hier also auf verschiedensten Ebenen dazu beizutragen, diesem Volk und diesen Menschen Sicherheit und eine Zukunft zu geben respektive ihnen die Zeit dafür zu verschaffen, dass sie selber zur Stabilität finden können, und da fehlt leider noch sehr viel. Selbst wenn wir immer nur kurzfristig entscheiden, ob wir den Einsatz jetzt verlängern oder nicht, nehme ich - immer aus heutiger Sicht - doch an, dass es noch einige Zeit oder noch lange Zeit dauern wird, bis sich diese Entwicklung so verfestigt hat, dass man mit ruhigem Gewissen von einem Rückzug sprechen respektive dass die Destabilisierung der Situation nicht wieder zu ganz anderen Problemen, auch in Bezug auf die Sicherheit in unserem eigenen Land, führen könnte.
Ich bin deshalb dankbar, wenn die Kommission - und jetzt auch die Mehrheit der Rednerinnen und Redner - hier den Grundsatz bejaht. Ich bitte Sie, den Antrag der Minderheit, den Einsatz zu verkürzen und einen definitiven Ausstieg bereits jetzt festzulegen - so, wie es Herr Schlüer vorschlägt -, abzulehnen; denn innerhalb der nächsten Monate ist diese Frage nicht gelöst, und ein Rückzug unsererseits würde nichts zur Lösung beitragen, im Gegenteil: Es könnte dazu führen, dass unsere Interessen ebenfalls nachteilig betroffen wären.
So wollen wir die Politik der permanenten Überprüfung dieses Einsatzes fortführen. Da gibt es auch keine Präjudizien. Vor diesem Hintergrund ist auch der Bundesrat immer wieder frei, die Situation stets wieder zu beurteilen, aber es kann nicht bereits jetzt von einem Abbruch vor 2005 gesprochen werden.
Schliesslich noch etwas zu dieser Kommission: Ich kann Ihnen zusichern und habe es bereits in der SiK getan, dass unser Antrag an den Bundesrat im Oktober folgen wird, dass wir somit mit einer Wahl im November rechnen. Allerdings möchte ich doch darauf hinweisen, dass aus dieser Kommission jetzt nicht ein Strategieorgan des Bundesrates gemacht werden kann. Das ist die Begleitkommission, wie sie seinerzeit zugesagt wurde. Aber immerhin - und da stehe ich absolut dazu -: Ich bedaure, dass wir, eigentlich durch ein Missverständnis, hier nicht bereits früher mangels Nominationen auf eine entsprechende Wahl gekommen sind. Wir werden jetzt dieses Wahlprozedere in Gang setzen und dem Bundesrat einen entsprechenden Antrag stellen.
Ich bitte Sie also, vom Bericht zustimmend Kenntnis zu nehmen, auf das Geschäft einzutreten und es auch zu genehmigen.
Christen Yves · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Nous avons traité dans un seul débat le rapport et l'entrée en matière sur le projet relatif à la prolongation de l'engagement de la Swisscoy. La commission propose de prendre acte du rapport. - Il n'y a pas d'autre proposition, ainsi adopté.
02.087
Vom Bericht wird Kenntnis genommen
Il est pris acte du rapport
03.024
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition
Bundesbeschluss über die Schweizer Beteiligung an der multinationalen Kosovo Force (KFOR)
Arrêté fédéral sur la participation suisse à la Force multinationale de maintien de la paix "Kosovo Force" (KFOR)
Detailberatung - Examen de détail
Titel und Ingress
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Art. 1
Antrag der Mehrheit
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Antrag der Minderheit
(Schlüer, Freund, Oehrli)
.... wird letztmals genehmigt bis zum 31. Dezember 2004. Per diesem Datum scheidet die Schweizer Armee endgültig aus der KFOR aus.
Art. 1
Proposition de la majorité
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Proposition de la minorité
(Schlüer, Freund, Oehrli)
.... est approuvé pour la dernière fois et ceci jusqu'au 31 décembre 2004. A cette date, l'armée suisse se retire définivement de la KFOR.
Le président (Christen Yves, président): Vous avez déjà parlé de la proposition de minorité Schlüer. Formellement, je l'ai séparée dans l'examen de détail. M. Schlüer a encore la parole pour la développer.
Schlüer Ulrich · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Da Sie meinen Antrag längst ausführlich kommentiert haben, kann ich zu einigen Positionen Stellung nehmen, die Sie hier vorgetragen haben.
Es wird gesagt, der Kosovo-Einsatz sei nötig angesichts der Flüchtlingssituation in unserem Land. Ich möchte Sie einmal fragen: Ist denn die Zahl der Flüchtlinge, seit die Swisscoys in Kosovo stehen, wirklich zurückgegangen? Kommen keine Flüchtlinge mehr aus Kosovo? Haben wir diesbezüglich kein Problem mit Asylrechtsmissbrauch, auch bezüglich Kriminalität? Beides nimmt doch ständig zu, wenn wir die Zahlen aus dem Eidgenössischen Justiz- und Polizeidepartement zur Kenntnis nehmen. Das Problem nimmt zu, nicht ab! Weshalb nimmt es denn zu, obwohl die Swisscoys angeblich so vorbildlich stabilisierende Arbeit in Kosovo leisten?
Ich bin einfach der Auffassung: Sie machen es sich viel zu einfach - und kommen dann einfach mit der Generalausrede, wonach eben ein "Gesamtengagement" nötig sei. Das tönt immer hervorragend: ein Gesamtengagement! Aber was steht hinter dieser Formel? Wollen Sie Kosovo der EU angliedern, Herr Fehr Mario, ist das Ihr Gesamtengagement? Das sind doch alles ziellose, unüberlegte Hüftschüsse.
Wir sagen - und da stimmen eigentlich alle zu, inklusive Herr Bundesrat Schmid -: Die Statusfrage ist nicht gelöst. Aber dass diese Statusfrage nicht gelöst ist, hat Konsequenzen. Befassen wir uns einmal mit diesen Konsequenzen: Die Tatsache, dass die Statusfrage in Kosovo nicht gelöst ist, hat zur Folge, dass in Kosovo keinerlei Investitionen stattfinden. Wer würde schon in einem Land investieren, von dem er nicht weiss, was daraus werden wird? Wenn aber keine Investitionen stattfinden, findet auch kein wirtschaftlicher Aufbau statt. Das bedeutet, dass die Macht in Kosovo bei den Clans bleibt, dass die Clans - mit all ihren mafiösen Strukturen - die Macht in ihren Fingern behalten; eigentlich bestreitet ja niemand, dass das so ist. Aber diese Clans müssen den Lebensunterhalt ihrer Mitglieder garantieren, indem sie Geld aus Westeuropa beschaffen. Teilweise holen sie es legal, wenn Leute aus dem Clan dort arbeiten. Sehr oft aber holen sie es illegal. Wer diesen Herrschaftszustand bestehen lässt, ist doch mitverantwortlich, dass diese mafiösen Strukturen sowohl auf dem Balkan als auch darüber hinaus gut gedeihen. Die Folgen trägt unsere Bevölkerung. Diese Tatsachen beseitigen Sie nicht, indem Sie beteuern: Wir tun in Kosovo so viel Gutes mit unseren Soldaten. Diese stützen dort Strukturen, welche die Kriminalität begünstigen, und Sie sind dafür mitverantwortlich.
Interessant ist aber auch der Wortschatz, der für dieses Engagement verwendet wird. Ich stütze mich wieder auf ausländische Quellen, die man in diesem Zusammenhang braucht. Herr Wolfgang Petritsch, ehemaliger Hoher Repräsentant der EU, hat gesagt, seine Aufgabe sei die eines wohlwollenden Kolonialisten. Die "Frankfurter Allgemeine Zeitung" spricht von "wohlwollender Despotie", welche in Kosovo etabliert werde. Die englischen Konservativen brauchen noch härtere Ausdrücke.
Diejenigen, die hier sagen, es sei nicht unsere Sache, vor einem Problem davonzulaufen, mögen immerhin zur Kenntnis nehmen: Es war auch noch nie unsere Sache, dabei zu sein, wenn koloniale Strukturen aufgebaut wurden. Die werden in Kosovo aufgebaut, solange der ungelöste Status verewigt wird. Es wird noch Jahre dauern, und die Verantwortlichen werden keinerlei Selbstbestimmung oder Ähnliches gewähren können. Damit werden sie in Kosovo koloniale Strukturen haben, und da gehört die Schweiz nicht hinein.
Ich bitte Sie, überlassen Sie die Verantwortung für das, was jetzt in Kosovo Status quo ist, jenen, die diesen Status quo geschaffen haben. Das waren diejenigen, die vor ein paar Jahren dort den Krieg geführt haben. Da waren wir nicht dabei. Diese haben die Verantwortung, dort für Sicherheit und nachher für geordnete Verhältnisse zu sorgen. Wir müssen nicht ihre Mitläufer sein, insbesondere dann nicht, wenn sich die Mächtigsten - das zeichnet sich ab -, nämlich die USA, zurückziehen wollen, weil sie ihre Kräfte an anderen Orten der Welt konzentrieren wollen. Deren Erbe anzutreten ist nicht unsere Aufgabe.
Ich bitte Sie im Namen der SVP, beenden Sie dieses Engagement auf Ende 2004, so ist der Schweiz der geordnete Ausstieg möglich.
Hess Walter · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Christlichdemokratische Fraktion
Eine erste Frage zum Statusproblem: Die Statusfrage ist nicht geklärt, da haben Sie Recht. Aber sind Sie der Meinung, die Statusfrage werde schneller gelöst, wenn die Schweizer Armee davonschleicht?
Eine zweite Frage zur Asylpolitik: Haben Sie Kenntnis davon, dass die Zahl neuer Asylanträge aus Kosovo zurückgegangen ist, und glauben Sie, dass das so bliebe, wenn die instabile Lage ins Desaster kippen würde?
Schlüer Ulrich · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Um mit der zweiten Frage zu beginnen: Man kann natürlich immer behaupten, es könnte noch schlimmer sein, als es jetzt ist. Das ist unüberprüfbar. Aber das Entscheidende ist, Herr Hess Walter, dass diese Lage, wie sie in Kosovo Realität ist, von Grossmächten geschaffen wurde. Die Grossmächte haben dafür die Verantwortung, und das müssen wir klar aussprechen. Wir haben uns nicht in ihrem Schlepptau auf ein Abenteuer einzulassen, dessen Ende nicht absehbar ist.
Zur Statusfrage: Ich kann dazu nur das Gesagte wiederholen. Die Statusfrage an sich ist ungelöst, aber die Konsequenz dieser Statusfrage ist die Ausbreitung der mafiösen Strukturen. Ich erachte es als grundfalsch, dabei die Rolle des Helfershelfers zu übernehmen.
Salvi Pierre · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion
Tout d'abord, une réflexion personnelle à l'adresse de M. Schlüer. J'aimerais lui dire que les propos qu'il tient ici - j'ai plaisir à les entendre, c'est évidemment au deuxième degré; je dois malheureusement les entendre parfois en commission, c'est tout à fait normal, la démocratie s'exprime ainsi - sont particulièrement choquants. Il persévère à vouloir faire l'amalgame entre des gens qui viennent d'une région et une réalité criminelle que nous déplorons tous.
La question que j'aimerais vous poser, Monsieur Schlüer, est la suivante: est-ce que vous connaissez des gens qui ont dû rentrer dans ce pays ou dans les pays voisins, ou qui sont en passe de partir, et qui auraient pu vous dire à quel point ils appréciaient la présence de ressortissants d'Etats étrangers, et en particulier celle de Suisses, de manière à assurer un minimum de sécurité pour les personnes qui y vivent?
Schlüer Ulrich · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Als Erstes haben Sie Ihren Standpunkt geäussert; dazu muss ich mich nicht äussern. Selbstverständlich sind mir solche Fälle bekannt; ich diskutiere sogar recht oft mit entsprechend Betroffenen. Ich stelle hier fest, wie die jetzt realen Strukturen aussehen. Und ich sage dazu einfach: Diese Strukturen dürfen wir nicht mittragen, weil es Strukturen sind, die in unserem Land die Sicherheit gefährden, die Kriminalität begünstigen - die auch Kosovo nicht weiterbringen.
Freund Jakob · Mit-M · Nationalrat · Appenzell A.-Rh. · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Wenn ich jetzt für den Antrag der Minderheit Schlüer plädiere, will ich damit nicht kundtun, dass die Schweiz in Ex-Jugoslawien keine Hilfe mehr leisten soll. Im Gegenteil, ich bin überzeugt, dass diese Region Friedenshilfe und Friedensförderung dringend nötig hat. Aber militärische Hilfe ist nicht die einzige Hilfemöglichkeit. Nebst den schon vor dem Kosovo-Krieg geleisteten guten Diensten des Schweizerischen Katastrophenhilfekorps im Bereiche der Bauplanung und des Wiederaufbaus von zivilen Strukturen ist heute die Unterstützung für die Sicherung der Eigentumsgarantie vordringlich. Schon im Ständerat wurde festgehalten, dass ein Ablösungsprozess im Gang sei: Weg von den bewachten Bau- und Genie-Einsätzen, hin zum Wiederaufbau gesellschaftlicher, politischer und wirtschaftlicher Strukturen. Ebenso hat Herr Bundesrat Schmid im Ständerat ausgeführt: "Wenn Sie die Wirtschaft zum Leben bringen wollen, dann braucht es Katasterpläne." Weiter sagt er: "Das ist alles nicht im Argen - das ist alles schlicht nicht existent!"
Auch in unserer Sicherheitskommission wurde bestätigt, dass die Serben vor ihrem Rückzug alle Grundbuchdokumente vernichtet haben, was zur Folge hat, dass mehrere Personen Eigentumsansprüche auf das gleiche Grundstück stellen, wobei gleichzeitig auch noch die zivile Gerichtsbarkeit fehlt. Ähnliches sei im Zivilstandswesen der Fall.
Hier sehe ich Wirkungsfelder für die Schweiz: Erstellung eines Grundbuchkatasters, Aufbau einer Einwohnerkontrolle, Hilfeleistung beim Aufbau einer zivilen Gerichtsbarkeit und einer glaubwürdigen Polizei. Ohne Eigentumsgarantie und ohne Identitätssicherung der Einwohner gibt es keinen Frieden und keine funktionierende Wirtschaft und somit auch keine Selbstständigkeit für diese Region. Darum soll die Schweiz geordnet aus dem laufenden KFOR-Einsatz aussteigen und ihre Hilfe auf den Aufbau von demokratischen und zivilrechtlichen Strukturen konzentrieren, wo wir echte humanitäre Hilfe leisten können, sehr viel Erfahrung einbringen können und mit weniger Mitteln ebenso viel Friedensförderung geleistet werden kann wie mit Angehörigen der Armee.
Im Namen der SVP-Fraktion bitte ich Sie, den Antrag der Minderheit Schlüer zu unterstützen.
Eberhard Toni · Mit-M · Nationalrat · Schwyz · Christlichdemokratische Fraktion
Kollege Schlüer hat jetzt mit seinem Minderheitsantrag begründet, dass er diesen Einsatz bis zum 31. Dezember 2004 begrenzen und nachher den endgültigen Ausstieg will. Er hat vor allem auf die nicht gelöste Statusfrage abgestellt. Er hat auch die Situation in Kosovo geschildert.
Wenn wir aussteigen, wenn wir bei diesem internationalen Engagement nicht mehr mitmachen, wird die Statusfrage nicht schneller gelöst und die Situation in Kosovo wird sich nicht verbessern. Herr Freund, selbst humanitäre Hilfe ist in Kosovo im Moment nur unter dem Schutz von militärischen Einheiten möglich - es sind immerhin 34 Staaten, die zu dieser Erkenntnis gekommen sind. Denn es ist ganz klar, dass es noch länger dauern wird, bis in diesem Gebiet Ruhe einkehrt. Wenn einmal genügend Polizeikräfte in Kosovo vorhanden sind, könnte man über einen Ausstieg diskutieren.
Wir haben als Land ein unmittelbares Interesse, denn - ich habe das in der Eintretensdebatte bereits gesagt - wir liegen sehr nahe bei Kosovo. Während des Krieges hat sich das ganz klar gezeigt: 50 000 bis 60 000 Flüchtlinge sind in unser Land gekommen. Nachdem sich die Situation beruhigt hatte, indem dank des Einsatzes von Militär die Gefahr in Kosovo gebannt wurde, konnte die Rückführung vorgenommen werden. Sehr viele sind zurückgekehrt. Es ist aber ganz klar: Wenn die Unsicherheit zunimmt, riskieren wir, dass die Flüchtlingsströme wieder zunehmen. Wir haben also ein unmittelbares Interesse daran, dass sich die Lage vor Ort beruhigt, dass wir dort einen Beitrag leisten. Ein weiterer Punkt, der für uns wichtig ist: Die internationale Akzeptanz unseres Landes würde beschädigt, wenn wir hier jetzt als direkt Betroffene unseren Verpflichtungen nicht nachkommen würden.
Deshalb möchte ich Sie namens der Kommission bitten, den Minderheitsantrag abzulehnen und für die Mehrheit zu stimmen.
Bernasconi Madeleine · Mit-F · Nationalrat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion
En complément aux propos de mon préopinant, j'ajoute, Monsieur Schlüer, qu'avec votre proposition de minorité, on est dans un certain flou. D'une certaine façon, vous critiquez que la Suisse s'engage dans de telles missions d'une façon générale, mais dans votre proposition de minorité, vous dites tout de même que l'armée peut être engagée au Kosovo jusqu'à fin 2004.
Vu la situation d'un pays tel que l'ex-Yougoslavie, qui a eu une histoire extraordinaire et extraordinairement difficile, comment voulez-vous que ce pays puisse se restructurer en si peu d'années? Il faut le recomposer alors qu'il avait été complètement manipulé et arrangé d'une autre façon pour une certaine politique. Maintenant, c'est une autre politique qu'on aimerait appliquer. Il me semble, Monsieur Schlüer, que la Suisse a un rôle important à jouer. Il me semble aussi que la Suisse ne peut pas être toujours en dehors de tout. Elle fait partie de l'Europe, elle est au coeur de l'Europe, elle fait partie de la planète Terre, de l'Univers. Il est vraiment très difficile - c'est peut-être ce qui nous différencie tout à fait, bien que je respecte votre façon de voir -, pour l'avenir de notre pays, que celui-ci se referme complètement sur lui-même. Il me semble important que nous puissions aussi amener nos valeurs, apprendre quelque chose de ces gens, mais aussi être présents. Même si vous dites dans votre proposition de minorité que vous êtes d'accord avec l'engagement de l'armée au Kosovo jusqu'à fin 2004, d'après tous les experts et compte tenu du travail qui a été fait, il paraît difficile, dans une année - moins d'une année puisqu'il faudra prendre une décision; et pour vous, ça devrait être la dernière -, de pouvoir prendre une décision et de recommencer ce débat. Il est important d'être présents, le Conseil fédéral a bien mentionné qu'il ferait un rapport en fonction de l'évolution de la situation et il sera toujours temps de prendre les bonnes décisions à un moment donné.
Alors, comme le rapporteur de langue allemande, je vous engage vivement à suivre la majorité de la commission et à voter cet arrêté pour un engagement de l'armée jusqu'à fin 2005, et pour qu'il puisse être rediscuté en fonction de l'évolution de la situation au Kosovo.
Schmid Samuel · BR-M · Bundesrat · Bern
Ich muss mindestens dem mehr oder weniger deutlich geäusserten Vorwurf, dass wir mit diesem Einsatz die Ausbreitung mafiöser Strukturen - das waren die Worte von Herrn Schlüer - unterstützen, entgegentreten. Das ist ungeheuerlich, das ist nun nicht korrekt. Es ist so, dass die Situation instabil ist; es ist so, dass wir eine zunehmende Tendenz der Kriminalisierung haben. Aber es ist überhaupt nicht so - wie hier geschildert wird -, dass die Statusfrage allein das Problem lösen würde.
Herr Freund, die Direktion für Entwicklung und Zusammenarbeit (Deza) betreut ein Projekt für den Wiederaufbau des Grundbuchwesens. Bevor Sie das Grundbuchwesen mit der entsprechenden Belehnungsmöglichkeit nicht etabliert haben, können Sie, Herr Schlüer, die Wirtschaft gar nicht zum Blühen kommen lassen - Statusfrage hin oder her. Um die Statusfrage zu lösen, braucht es eben auch eine gewisse Grundinfrastruktur. Deshalb kommen Sie nicht darum herum - zumindest nicht ohne mittelbare, schwerwiegende Konsequenzen auch für unser Land -, sich hier in diesem bescheidenen und über das Militärgesetz abgedeckten Rahmen zu beteiligen. Die Statusfrage ist wichtig, aber sie derart in den Vordergrund zu stellen ist Nebelwurf. Das hat unmittelbar nichts mit dem Problem zu tun. Abgesehen davon hätten wir ja auch keinen direkten Einfluss. Glaubt denn jemand, die Statusfrage würde zwingend gelöst, wenn sich die Schweiz Ende 2004 zurückziehen würde?
Da, glaube ich, muss ich sowohl für die zivilen Institutionen, die da tätig sind, als auch für meine Soldaten doch klar festhalten: Im generellen Auftrag, der da erfüllt wird, von der Polizei, von zivilen Organisationen wie von der Armee, wird genau diese aufblühende und aufkeimende Kriminalisierung durch entsprechende Kontrolle, physische Kontrolle vor Ort, unterbunden. Unter diesem erhöhten, leider nicht absoluten, aber erhöhten Schutz muss versucht werden, die zivile Struktur überhaupt erst zu etablieren. Es nützt nichts, ein Einwohnerregister zu fordern, wenn die Leute gar nicht wagen, sich anzumelden. Deshalb bedarf es dieser Grundsicherheit. Dann wird es möglich sein - und da bin ich der Erste, der immer wieder absolut nüchtern die Lage beurteilt und auch einen Rückzug vorschlägt, wenn das sinnvoll ist -, diesen Rückzug allenfalls zu beschliessen. Ich war gezwungen, das noch zu korrigieren.
Ich bitte Sie, den Antrag der Minderheit Schlüer abzulehnen.
Christen Yves · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit .... 114 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit .... 33 Stimmen
Art. 2, 3
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Abstimmung
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes .... 116 Stimmen
Dagegen .... 32 Stimmen