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Communications du président
Berset Alain · P-M · Consiglio degli Stati · Friburgo · Gruppo socialista
BU 2008 S 1033Comme je l'ai indiqué en début de matinée, en principe nous aurions dû encore avoir un débat sur le projet de modification de la loi fédérale sur l'armée et l'administration militaire, débat auquel il était prévu que participe Monsieur le conseiller fédéral Samuel Schmid. La commission a décidé de réexaminer le projet précité. Le Bureau a proposé d'inviter Monsieur le conseiller fédéral Schmid à passer dans notre conseil pour que nous puissions prendre congé de lui.
Je lui souhaite la bienvenue parmi nous. Merci de nous rejoindre ce matin, Monsieur le conseiller fédéral.
C'est la présidente romande du Conseil des Etats, Madame Françoise Saudan, qui vous avait accueilli le 22 mars 2001 en tant que tout nouveau conseiller fédéral et c'est de nouveau un président romand qui vous salue pour votre dernier passage au Conseil des Etats. Je crois qu'on peut dire que le hasard du tournus institutionnel fait souvent bien les choses, car vous occupez une place privilégiée dans le coeur des Romands et je suis très honoré de vous adresser quelques mots en guise d'au revoir.
Feuilleter les interventions d'un parlementaire est toujours un exercice plein d'enseignements. L'une de vos interpellations quand vous étiez conseiller aux Etats a BU 2008 S 1034 particulièrement retenu mon attention, et vous allez tout de suite comprendre pourquoi.
"Faut-il prévoir des mécanismes de contrôle supplémentaires ou particuliers pour protéger la Confédération contre le risque éventuel de devoir assurer une responsabilité de fait?
Les organes existants suffisent-ils pour effectuer les contrôles ordinaires? Notamment, les organes de contrôle des banques ont-ils assez de personnel et de moyens de contrôle?"
On croirait entendre des réflexions actuelles sur la crise financière. Il n'en est rien: cette interpellation, Monsieur le conseiller fédéral, vous l'avez déposée en 1998! Elle est pourtant aujourd'hui d'une brûlante actualité (98.3008).
Monsieur le conseiller fédéral, cela m'amène à souligner le côté visionnaire de votre questionnement. Il y a une dizaine d'années, vous vous souciiez aussi de l'approvisionnement en électricité et du manque de temps à disposition des membres de l'Assemblée fédérale pour étudier les dossiers. Ces préoccupations nous habitent aujourd'hui encore.
On doit à vos interventions des améliorations qui vont de soi aujourd'hui. Personne ne s'étonne ainsi que la formation militaire donne droit à des certificats civils de formation. De même, tout le monde juge normal que les recrues ou les soldats soient soulagés de leurs primes d'assurance-maladie pendant les longues périodes de service sous les drapeaux.
Je pourrais aussi citer le soutien aux sportifs d'élite et tant d'autres mesures que vous avez concrétisées comme chef de la défense. Votre avez cherché par tous les moyens à concilier les valeurs de notre armée de milice, l'évolution de la société et des mentalités et la transformation des menaces après la chute du mur de Berlin. Avec courage, avec persévérance, vous avez tracé un chemin de crête entre tradition et modernité.
Votre passage au Conseil des Etats a été bref, car l'Assemblée fédérale vous en a arraché pour vous placer au gouvernement. Vous avez cependant gardé la tournure d'esprit du sénateur, au sein de l'exécutif, et c'est tout à votre honneur. On ne vous a jamais vu imposer vos idées - c'est le cas de le dire - "manu militari". Vous avez mis toute votre énergie à convaincre, remettant inlassablement l'ouvrage des réformes sur le métier. Pour emporter l'adhésion, vous avez misé sur le dialogue, sans forcer les évènements.
"En politique, il faut savoir laisser mûrir les fruits: les succès qui prennent du temps sont en général plus durables que les succès vite acquis", répondiez-vous il y a quelques temps à un journaliste. Pour vous, la rigueur et l'honnêteté intellectuelles passent avant tout. Réfractaire à la pensée unique, vous avez basé votre action politique sur le débat d'idées et le raisonnement philosophique.
D'où vous viennent, Monsieur le conseiller fédéral, cette patience, cette intime connaissance de la lente maturation des idées? Qui vous a appris cette confiance inébranlable dans la nature humaine? Votre éthique chrétienne et les philosophes que vous affectionnez, sans doute. Mais je me plais à imaginer que la contemplation des vignes qui se mirent dans le lac de Bienne et l'observation du travail des vignerons et des agriculteurs du Seeland ont aussi marqué votre approche de la politique et de la vie.
Jeune président de ce conseil, je garde précieusement le témoignage de votre humanisme.
Au nom de mes collègues, au nom de vos anciens collègues, je vous remercie pour votre engagement généreux en faveur de notre pays. Je vous souhaite une heureuse et fructueuse retraite et je forme des voeux pour votre santé. (Applaudissements nourris)
Schmid Samuel · BR-M · Consiglio federale · Berna
Herzlichen Dank für diese freundliche Würdigung.
Vous avez raison, Monsieur le président: j'ai été accueilli par une présidente romande, je prends congé devant un président romand. J'ai certainement commis beaucoup d'erreurs, mais en même temps je suis également fier de beaucoup de choses, entre autres de mes relations toujours très agréables et bonnes avec les minorités - en tout cas avec les minorités linguistiques - dans notre pays.
Ich danke Ihnen für diese acht Jahre gemeinsamer Politik. Ich habe vorhin - ausserhalb des Saals - gesagt, dies sei das beste Parlament der Welt. Ich stehe zu dieser Aussage. Das hat mit der Möglichkeit zu diskutieren zu tun; das hat aber auch mit dem Verfahren zu tun, das die Wahl von Persönlichkeiten garantiert, welche Offenheit mit sich bringen müssen, um Probleme auch diskutieren zu können. Man kann nicht mit Leuten diskutieren, die nicht zuhören wollen. Hier ist das sicher nicht der Fall. Damit sei nicht der Umkehrschluss erlaubt, dass es überall sonst anders sei; aber das ist doch eine spezielle Qualität. Ich war immer froh und stolz, in diesem Ständerat gewesen zu sein, und ich war auch immer froh über die Auseinandersetzung, selbst wenn Sie meine Vorlagen - zu Recht - auch kritisch begleitet haben. Herzlichen Dank!
Sie haben eine Interpellation zur faktischen Garantenpflicht der Eidgenossenschaft für Grossbanken erwähnt, die ich 1998 eingereicht habe (98.3008, AB 1998 N 1604 und AB 2000 N 28). Ich war damals von der Antwort des Bundesrates nur teilweise befriedigt, weil der Bundesrat - und ich weiss auch warum - eigentlich nicht die Wahrheit sagen konnte. Das Prinzip ist, dass jeder selber verantwortlich ist. Dennoch wissen wir, dass es in einem Land wie der Schweiz trotz föderalem Aufbau, trotz liberaler Wirtschaftsordnung irgendwo eine Gesamtverantwortung gibt, der man sich nicht vollständig entziehen kann. Heute stehen wir wiederum vor derartigen Herausforderungen. Das wird uns alle - ich spreche als Bürger - massiv fordern; davon bin ich überzeugt. Ich weiss aber auch, dass die Lenkung und Führung dieser Dossiers in guten Händen ist. Dafür danke ich Ihnen.
Ich wünsche Ihnen allen alles Gute und hoffe, Sie bei anderer Gelegenheit wieder anzutreffen. Schützenfeste sind vielleicht hier weniger gefragt, aber es gibt andere kulturelle Anlässe, bei denen wir uns mit Sicherheit treffen werden.
Herzlichen Dank und alles Gute! (Standing Ovation)
Berset Alain · P-M · Consiglio degli Stati · Friburgo · Gruppo socialista
Nous en avons terminé avec les objets qui étaient inscrits à l'ordre du jour. Nous arrivons au terme de cette séance. J'aimerais profiter de cette occasion particulière pour féliciter notre collègue Hermann Bürgi, qui a remporté hier le championnat de jass des parlementaires. Je souligne qu'avec Messieurs Briner et Hêche, le Conseil des Etats a placé trois des siens dans les quatre premières places. Félicitations, Messieurs! (Hilarité)
Schluss der Sitzung um 11.10 Uhr
La séance est levée à 11 h 10BU 2008 S 1035