08.007
Programme de législature 2007-2011
Intervention de procédure
BO 2008 N 706Proposition de la minorité I
(Baader Caspar, Amstutz, Freysinger, Hutter Jasmin, Maurer, Rime, Rutschmann)
Renvoi au Conseil fédéral
avec mandat d'élaborer un programme de législature qui tienne compte des objectifs et des mesures suivants:
Section 1: Lignes directrices politiques du programme de la législature
Art. 1
Pour la législature 2007-2011, les lignes directrices de la politique de la Confédération sont les suivantes:
1. ne pas adhérer à l'Union européenne;
2. rétablir la sécurité;
3. baisser les impôts pour tous.
Section 2: Ne pas adhérer à l'Union européenne
En vue d'atteindre l'objectif 1, les mesures suivantes sont prises:
1. abandonner l'option de l'adhésion à l'UE et retirer la demande d'adhésion à l'UE;
2. maintenir la neutralité permanente, armée et intégrale;
3. cesser de privilégier le droit international au détriment des droits populaires;
4. exiger de l'UE qu'elle reconnaisse le système fiscal suisse comme condition préalable à l'élargissement de la libre circulation des personnes;
BO 2008 N 7075. ne pas sacrifier la souveraineté alimentaire de la Suisse par le biais d'un accord de libre-échange agricole avec l'UE;
6. exclure tout nouveau rapprochement avec l'OTAN et la PESD;
7. renforcer la concurrence fiscale et le secret protégeant les clients des banques.
Section 3: Rétablir la sécurité
En vue d'atteindre l'objectif 2, les mesures suivantes sont prises:
8. expulser systématiquement les criminels étrangers;
9. exiger des personnes vivant en Suisse qu'elles observent les lois suisses et qu'elles respectent les valeurs chrétiennes et occidentales;
10. combattre les abus en matière d'asile;
11. s'assurer que la décision de naturalisation ne devienne pas un acte administratif;
12. expulser systématiquement les étrangers qui abusent des institutions sociales;
13. lutter plus sévèrement contre la violence chez les jeunes et la criminalité étrangère et renforcer le droit pénal;
14. faire en sorte que l'aide au développement accordée aux pays d'où proviennent les requérants d'asile soit liée à des accords de réadmission de ces personnes.
Section 4: Baisser les impôts pour tous
En vue d'atteindre l'objectif 3, les mesures suivantes sont prises:
15. ne pas percevoir d'impôts, de taxes et de redevances supplémentaires;
16. baisser les impôts pour tous;
17. réduire durablement les dépenses afin d'assainir les finances de la Confédération;
18. stopper l'extension de l'Etat social;
19. baisser les primes de l'assurance-maladie;
20. améliorer les conditions économiques;
21. protéger systématiquement la propriété privée.
Proposition de la minorité II
(Nordmann, Fässler, Heim, Roth-Bernasconi, Schenker Silvia)
Renvoi au Conseil fédéral
avec mandat de remanier le programme de la législature de façon:
1. à promouvoir davantage l'égalité des chances dans la formation;
2. à faire en sorte que la Confédération intervienne pour empêcher les écarts salariaux de se creuser dans le secteur privé;
3. à soutenir financièrement les familles à bas ou moyen revenu;
4. à abaisser effectivement les prix à la consommation abusifs, notamment de biens importés;
5. à investir davantage dans une société plus juste;
6. à améliorer la sécurité publique, par davantage de prévention et une police meilleure et plus forte;
7. à viser une meilleure insertion des plus de 55 ans et des femmes sur le marché de l'emploi, au lieu de relever l'âge de la retraite;
8. à améliorer les équilibres régionaux;
9. à garantir durablement la prospérité en abandonnant le pétrole, le gaz et le nucléaire pour leur préférer d'autres énergies;
10. à créer les conditions d'une mobilité écologique;
11. à mettre en chantier une réforme fiscale verte;
12. à jeter enfin les bases d'une "plus grande équité fiscale" (DFF 8.7.1998);
13. à libérer la démocratie des griffes de l'argent;
14. à définir les objectifs d'une politique culturelle suisse claire et active;
15. à faire en sorte que les négociations d'adhésion avec l'UE puissent débuter au cours de la prochaine législature;
16. à faire en sorte que la Suisse participe à la mise en place de mécanismes efficaces permettant de façonner une mondialisation écologique et sociale.
Bugnon André · P-M · Conseil national · Vaud · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Nous entamons aujourd'hui l'examen du programme de la législature 2007-2011. Concernant la procédure: vous vous rappelez qu'il y a quatre ans, nous avions passé presque un jour et demi à traiter le programme de la législature 2003-2007, qui avait été rejeté au vote sur l'ensemble. Cela a donné lieu au dépôt de diverses interventions parlementaires et, par conséquent, le règlement a été modifié de sorte qu'un tel cas de figure ne puisse plus se produire.
La liste des orateurs que vous avez reçue a été établie en fonction des différentes parties du programme. Dans un premier temps, nous examinons les propositions de renvoi: les intervenants prévus dans la première partie de la liste s'expriment, puis nous votons sur les propositions de renvoi.
Ensuite, nous traitons le programme section par section. S'expriment d'abord les orateurs prévus dans la deuxième partie de la liste qui correspond aux articles 1 à 5 du programme. Nous traitons ces articles ensemble, en examinant chiffre après chiffre les propositions déposées par la majorité ou par une minorité de la commission. Il n'y a pas de vote en bloc sur les sections, comme il n'y a pas de vote en bloc sur l'ensemble.
Le débat est organisé en cinq parties, de façon à ce que nous nous prononcions sur les différents chiffres où il y a des propositions de la majorité ou d'une minorité de la commission. Finalement, il subsistera du programme de la législature ce qu'il en restera, mais il n'est pas prévu qu'il puisse être rejeté ou adopté dans son intégralité par un vote sur l'ensemble.
Nous avons de toute façon un débat d'entrée en matière.
Malama Peter · Mit-M · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe radical-libéral
Der Bundesrat als oberste leitende und vollziehende Behörde des Bundes bestimmt die Ziele und die Mittel seiner Regierungspolitik. Er plant und koordiniert die staatlichen Tätigkeiten; die Bundesverwaltung wirkt bei den wichtigen Planungen der Staatstätigkeit mit. Gemäss Artikel 146 des Parlamentsgesetzes unterbreitet der Bundesrat zu Beginn der Legislaturperiode der Bundesversammlung eine Botschaft über die Legislaturplanung - nun für die Periode 2007-2011 - sowie den Entwurf zu einem einfachen Bundesbeschluss über die Legislaturplanung.
Die Botschaft vom 23. Januar 2008 über die Legislaturplanung 2007-2011 gliedert sich in eine Bilanz der Legislaturplanung 2003-2007, auf welche eine Lageanalyse folgt, in der die Herausforderungen für die Legislaturperiode 2007-2011 dargelegt sind. Daraus ergibt sich ein Handlungsbedarf, der ausdifferenziert wird in die Schwerpunkte, die sogenannten fünf politischen Leitlinien, und in 16 Ziele der politischen Agenda des Bundesrates für die Legislaturperiode 2007-2011. Jedem dieser 16 Legislaturziele sind die notwendigen Massnahmen zugeordnet. Total 71 Massnahmen zählt die Legislaturplanung 2007-2011. Diese sind kurz erläutert und sind mit Hinweisen auf die massgeblichen Indikatoren versehen, die der Überprüfung der Zielerreichung dienen. Anschliessend wird in der Botschaft im Kapitel über den Legislaturfinanzplan der Finanzbedarf für die Legislaturperiode ausgewiesen. Der Finanzplan ist mit dem Legislaturplan sachlich und zeitlich verknüpft. Nach der parlamentarischen Beratung werden die politischen Schwerpunkte der Legislaturplanung 2007-2011 der Schweizer Bevölkerung mittels einer Publikation kommuniziert.
Vor vier Jahren, als sich das Parlament erstmals bei der Legislaturplanung einbringen konnte, scheiterte der Versuch, sich auf Vierjahresziele zu einigen, an den Extrempositionen von SVP und SP nach einer sechzehnstündigen Debatte. Daher wurden zwischenzeitlich Vorkehrungen getroffen, um nicht erneut einen Scherbenhaufen zu riskieren: Diesmal darf sich das Parlament zwar wieder aussprechen, kann das Programm aber nicht mehr ablehnen. Eintreten auf das Geschäft ist obligatorisch; entsprechend wird es auch keine Gesamtabstimmung wie vor vier Jahren geben. Somit kann dieses Geschäft diesmal nicht mehr durchfallen. Auch eine Schlussabstimmung gibt es nicht und damit auch keine zweite Möglichkeit, den Bundesbeschluss doch noch BO 2008 N 708 abzulehnen. Im Weiteren gibt es nicht wie üblich bis zu je drei Lesungen in Nationalrat und Ständerat, bevor es dann zur Einigungskonferenz kommt, sondern nur noch je eine Lesung. Die Einigungskonferenz wird in beiden Räten zu jeder Differenz einzeln einen Einigungsantrag unterbreiten, über welchen die Räte in der dritten Sessionswoche dann einzeln zu entscheiden haben. Wird der Antrag nicht in beiden Räten angenommen, wird der entsprechende Punkt aus dem Legislaturprogramm gestrichen.
In der nun anstehenden Beratung können keine Anträge mehr gestellt werden; die Antragsfrist ist am 5. Mai abgelaufen. Vom Antragsrecht wurde rege Gebrauch gemacht: Insgesamt hat die Kommission während der vier Beratungstage über 116 Anträge behandelt. Total werden in der bevorstehenden Debatte 25 Mehrheits- und 59 Minderheitsanträge behandelt.
Wir haben nun über die wichtigsten Ziele und davon abgeleitet über die entsprechenden Massnahmen zu entscheiden, die unser Land, unsere Schweiz, vorwärtsbringen sollen. Das verlangt von uns Parlamentarierinnen und Parlamentariern Grösse, ein hohes Verantwortungsbewusstsein und ebenso ein hohes Demokratieverständnis. Nicht alles, was in den Parteiprogrammen geschrieben steht, ist geeignet, zur Zielsetzung der Nation erhoben zu werden. Gefordert waren und sind alle: der Bundesrat, wir damals bei der Kommissionsberatung und Sie heute im Rat. Es geht darum, Prioritäten zu setzen, nicht auf Extrempositionen zu beharren, nicht immer das Maximale zu fordern, sondern nur das einzufordern, was politisch machbar und mehrheitsfähig ist, um unser Land, unsere Schweiz, vorwärtszubringen. Wenn Sie heute zu einzelnen Minderheitsanträgen Nein sagen, sagen Sie im Rat nicht zwingend Nein zu deren Inhalten, sondern Nein zu deren Aufnahme als nationale Ziele.
Wenn man sich mit einem strategischen Planungsprozess erfolgreich auseinandersetzen will, müssen drei Voraussetzungen gegeben sein: erstens eine realistische Ausgangslage, zweitens eine gemeinsame, breitabgestützte und messbare Zielsetzung und drittens eine Beschränkung auf das wenige Wichtige bei den Schwerpunkten, den Zielen und den davon abgeleiteten Massnahmen. Während die ersten beiden Punkte in der Kommission nicht zu grossen Diskussionen Anlass gaben, waren umso mehr die fünf politischen Leitlinien, sämtliche 16 Ziele, aber auch die 71 Massnahmen Gegenstand der intensiven, jedoch stets fairen und mehrheitlich auch konstruktiven politischen Auseinandersetzung.
Als Erstes befasste sich die Kommission mit den Anträgen der SVP-Fraktion sowie der SP-Fraktion auf Rückweisung. Rückweisungsanträge sind bei diesem Geschäft möglich, wenn sie mit einem konkreten Auftrag verbunden sind, was bei beiden Anträgen der Fall ist. Die SVP-Fraktion und die SP-Fraktion sind beide klar politisch mit der Stossrichtung der bundesrätlichen Legislaturplanung nicht einverstanden. Gemäss beiden Parteien braucht es jetzt endlich eine klare Fokussierung auf diejenigen Punkte, die aus ihrer parteiinternen und somit rein partikulären Sicht wichtig sind. So verlangt die eine Seite ein klares Bekenntnis von Bundesrat und Parlament zu einer unabhängigen und neutralen Schweiz, die sich klar gegen einen EU-Beitritt ausspricht. Diese und weitere Zielsetzungen seien im Konzept des Bundesrates nicht enthalten. Deshalb beantragt diese eine Seite die Rückweisung an den Bundesrat. Die andere Seite wiederum verlangt in dieser Legislatur konkrete Beitrittsverhandlungen mit der EU. Diese und weitere Zielsetzungen seien im Konzept des Bundesrates nicht enthalten. Deshalb beantragt auch diese andere Seite Rückweisung an den Bundesrat.
Bei der Festlegung der Legislaturziele geht es nicht darum, Parteiprogramme in die Legislaturplanung hineinzudiktieren, sondern darum, auf konstruktive Art und Weise zum Kompromissvorschlag des Bundesrates Stellung zu beziehen, der ja dem Konsens des Bundesrates entspricht. Parteiprogramme sind Traktanden an den Parteitagen und nicht Traktanden in der Session auf Kosten der Steuerzahler.
Die Kommissionsmehrheit bittet Sie, beide Rückweisungsanträge abzulehnen. Unter den drei Chancen, die uns gegeben werden, ein Legislaturprogramm zu erarbeiten, ist der Entwurf des Bundesrates die konstruktivere Vorlage als die zwei Rückweisungsanträge der entsprechenden Minderheiten. Abgesehen davon können über Einzelanträge zu sämtlichen Zielen und Massnahmen Änderungen vorgenommen bzw. zuerst in der Kommission und anschliessend im Parlament beantragt werden. Das ist, so die Kommissionsmehrheit, der konstruktivere Weg des politischen Dialogs. Legislaturplanungsziele sollen politisch breit abgestützt sein; da haben Druckversuche mit Rückweisungsanträgen, von welcher Seite sie auch immer kommen, keinen konstruktiven Charakter.
Bei der nun anstehenden Behandlung der 59 Minderheitsanträge bitte ich Sie namens der Kommissionsmehrheit, sich jeweils zu gewärtigen, dass der Bundesbeschluss über die Legislaturziele Schwerpunkte enthalten muss, welche für unser Land in den nächsten vier Jahren prioritär sind. In einer direkten Demokratie kann das nur einschliessen, was für die überwiegende Mehrheit in diesem Land prioritär ist. Weiter stellt sich die Frage, wie konkret die einzelnen Massnahmen ausformuliert sein sollen. Es ist nicht möglich, in diesem Bundesbeschluss schon den ganzen politischen Meinungsbildungsprozess vorwegzunehmen. Darum hat sich die Kommissionsmehrheit meistens auf Anträge geeinigt, ohne die inhaltliche Ausgestaltung auszuformulieren. Unabhängig davon, ob wir, ob Sie mit dem vorliegenden Bundesbeschluss nun vollständig oder nur teilweise zufrieden sind, können wir dennoch feststellen, dass die politische Realität dieses Landes darin abgebildet wird. Ihre Zustimmung zum Bundesbeschluss beziehungsweise zu den Leitlinien, Zielen und Massnahmen bedeutet, dass wir, dass Sie den Bundesrat dabei unterstützen, das politisch Mögliche umzusetzen.
Bei der Beratung der fünf Leitlinien sowie der einzelnen Ziele und Massnahmen ist die Kommissionsmehrheit der bundesrätlichen Fassung grösstenteils gefolgt. Einzelne Ziele oder Massnahmen wurden präzisiert oder ergänzt, andere Ziele oder Massnahmen wiederum wurden ersatzlos gestrichen oder aber ersetzt. Die Diskussionen in der Kommission waren stets von der Frage geprägt, was unter politischem Gesichtspunkt als wichtig erachtet wird, mehrheitsfähig ist und somit dem Bundesrat mit auf den Weg in diese Legislaturperiode gegeben werden soll. Die Beratung in der Kommission und im Parlament kann ja auch bezwecken, dem Bundesrat eine Orientierungsgrösse zu geben in der Frage, wofür in dieser Legislatur im Parlament Mehrheiten gefunden werden können. In dem Sinne sind die Abstimmungen, die wir im Rahmen dieser Geschäfte durchführen werden, ein Indikator dafür, in welchen Bereichen und bei welchen Massnahmen mit Koalitionen parlamentarische Mehrheiten zustande kommen, die uns helfen, unser Land, die Schweiz, einen Schritt vorwärtszubringen.
Mit diesen einleitenden Bemerkungen möchte ich Sie einladen, die Vorlage zu behandeln und bei den einzelnen Anträgen der Kommission zu folgen.
de Buman Dominique · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe PDC/PEV/PVL
La première année qui suit les élections fédérales, le Parlement est saisi d'un programme de la législature. Ce document, établi par le Conseil fédéral, exprime les priorités du gouvernement pour les quatre années à venir. Le programme de législature proprement dit est accompagné en annexe d'un plan financier de la législature, dont l'Assemblée fédérale prend acte, alors que le programme de législature fait, lui, l'objet d'un arrêté fédéral simple. Les bases juridiques de ces différents documents se trouvent, d'une part, à l'article 173 alinéa 1 lettre g de la Constitution fédérale où la compétence de l'Assemblée fédérale est fixée, d'autre part, à l'article 146 alinéa 1 de la loi sur le Parlement, qui définit la structure du message présenté par l'exécutif.
Il y a quatre ans, lors de l'examen du programme précédent, la procédure était différente et a mené, par l'accumulation d'oppositions différentes, au rejet final de l'ensemble du paquet. Un certain malaise avait alors régné - celles et ceux qui étaient déjà là s'en souviennent -, parce que le droit alors en vigueur ne séparait pas suffisamment les BO 2008 N 709 prérogatives du Parlement et du gouvernement. Et même si le programme de la législature n'avait pas de valeur juridique contraignante, il était cependant gênant que le pays n'ait pas de programme du tout, et le Parlement, qui demande à être associé à la direction de la Suisse, s'était véritablement tiré une balle dans le pied. C'est pourquoi, à la suite d'une initiative parlementaire, la procédure a été révisée par la loi du 22 juin 2007.
L'entrée en matière est acquise de plein droit, on l'a dit tout à l'heure, tant et si bien qu'il n'y a pas non plus de vote sur l'ensemble à la fin de nos délibérations. Le conseil ne se prononce que sur des propositions de la majorité et sur des propositions de minorité - ou uniquement sur les unes ou les autres - de la commission spéciale chargée d'étudier le programme de la législature. Le débat dans cette enceinte s'articulera ainsi en six parties et les votes nécessaires interviendront au terme de chacune de ces parties. Chaque chiffre, chaque mesure, fait l'objet de votes séparés. Au terme de ces délibérations et en cas de divergences - fort probables - avec le Conseil des Etats, une procédure de conciliation simplifiée interviendra cette semaine encore. Je n'en dirai pas davantage à ce stade de la procédure puisque nous en reparlerons d'ici quelques jours.
Permettez-moi, avant de parler des lignes directrices du programme de la législature, de faire quand même encore quelques réflexions sur la procédure qui a été mise sous toit. Il y a une certaine ambiguïté - il faut oser le dire - parce que ce programme de législature est certes établi par le Conseil fédéral et discuté par les chambres, mais il s'appelle programme de la Confédération. Donc, cette appellation pourrait faire croire que c'est un programme conjoint de l'exécutif et du Parlement, alors même que la procédure qui a été mise en place vise en quelque sorte à séparer quelque peu le Parlement de l'exécutif, sans avoir fait, toutefois, le pas définitif - comme cela se fait dans la plupart des parlements cantonaux - à savoir qu'un programme est présenté par un gouvernement, le Parlement en débat mais, à la fin, il ne fait qu'en prendre acte sans qu'il y ait vote. Cela permet à un gouvernement d'avoir les coudées franches mais d'être contraint à la lisibilité. Mais cela permet aussi au Parlement d'avoir ensuite la liberté législative sur chaque objet qui aura force de loi. Peut-être que cette nouvelle étape de révision de la procédure se mettra en cours après les présents débats.
J'en viens donc à l'articulation de ce programme de législature qui est constitué de 5 lignes directrices, elles-mêmes subdivisées en 16 objectifs et en 71 mesures, du moins d'après le projet présenté par le Conseil fédéral. Pour chaque objectif, le Conseil fédéral mentionne les actes de l'Assemblée fédérale prévus et les mesures nécessaires, mesures accompagnées des indicateurs dont le besoin avait d'ailleurs été exprimé lors des débats d'il y a quatre ans et encore d'il y a huit ans. Monsieur Andreas Gross, qui entend ce débat, avait lui-même exprimé le premier la nécessité de la présence d'indicateurs dans un programme de législature.
Les trois annexes au programme proprement dit donnent un aperçu des projets d'acte, les chiffres détaillés du plan financier et une liste, bien entendu, des fameux indicateurs auxquels je viens de faire allusion. Ce programme de législature est établi par le Conseil fédéral et débattu par le Parlement. Par les différents votes qui interviendront au cours de la discussion par article, un engagement politique sera souscrit par le Parlement qui ne pourra pas sauter du train - permettez-moi l'expression - comme en 2004.
Je ne vais pas reprendre ici la description de l'ensemble des éléments contenus dans le message du Conseil fédéral et prescrits pour la plupart d'entre eux par l'article 146 de la loi sur le Parlement. Je vous dirai seulement qu'avant d'établir les nouvelles lignes directrices pour la période 2007-2011, le Conseil fédéral dresse un bilan de la période 2003-2007. Et cette phase de bilan sera toujours plus importante à l'avenir, puisque ce sont précisément les indicateurs qui permettront de l'objectiviser. Pour la présente période, le Conseil fédéral établit ainsi cinq lignes directrices: premièrement, renforcer la place économique suisse; deuxièmement, garantir la sécurité; troisièmement, renforcer la cohésion sociale; quatrièmement, exploiter les ressources dans le respect du développement durable; cinquièmement, consolider la position de la Suisse dans un monde globalisé.
Ces lignes directrices, souvent interdépendantes, parce que précisément concises et peu nombreuses, mais ainsi libellées pour des motifs de logique et de visibilité, sont globalement partagées par la commission spéciale chargée de l'examen de ce programme.
Il en va de même des 16 objectifs qui détaillent les lignes directrices.
Il y a par contre quelques propositions de modifications du texte du Conseil fédéral qui vont dans le sens d'une précision plus grande afin de souligner que la commission spéciale attache une plus grande importance à telle ou telle mesure. Alors que la version du Conseil fédéral se veut souvent formulée de manière générale, plus ramassée, la commission spéciale n'a pu s'empêcher de temps en temps d'anticiper les débats législatifs à venir et de s'assurer de ce qu'elle ou sa majorité estime être la bonne direction des futurs projets. Il s'agissait cependant d'éviter d'insérer dans ce document une sorte de copier-coller des différents programmes de partis.
Comme il y a quatre ans, les groupes UDC et socialiste ne partagent pas dans leur ensemble le choix du Conseil fédéral. Chacun s'est ainsi fait, par l'intermédiaire de ses représentants au sein de la commission, l'auteur d'une proposition de renvoi de minorité au Conseil fédéral, sur laquelle nous allons nous prononcer tout à l'heure. Les rapporteurs répondront aux arguments de chacune des deux minorités, dont les propositions seront votées séparément.
Disons déjà que la commission vous demande de rejeter, par des majorités très claires de respectivement 16 voix contre 7 et 15 voix contre 5 et 3 abstentions, les propositions défendues par les minorités I (Baader Caspar) et II (Nordmann).
Si la procédure a changé et que des amendements individuels ne peuvent pas être déposés ici, la commission spéciale a enregistré pas moins de 116 propositions d'amendement dont elle a débattu lors de quatre séances. Des différents votes intervenus, 25 propositions de majorité et 59 propositions de minorité sont soumises à votre appréciation.
La majorité de la commission salue et partage la vision du Conseil fédéral et le remercie de chercher à améliorer constamment cet instrument de pilotage qu'est le programme de la législature, notamment au moyen des indicateurs - je ne saurais assez insister là-dessus, même s'ils ne sont pas toujours significatifs -, au moyen du plan financier et au moyen d'un rapport sur l'examen des tâches, ce fameux rapport qui a été rendu public le 9 avril dernier et que nous avons reçu peu avant les travaux de la commission.
Au sujet de ce dernier document, sur lequel nous n'aurons pas à nous prononcer mais qui exprime la volonté du Conseil fédéral de stabiliser la quote-part de l'Etat, relevons que l'économie globale envisagée s'élève à l'horizon 2020 à quelque 5,3 milliards de francs, c'est-à-dire à un montant moins élevé que celui qu'il avait envisagé, ce qui nous montre la difficulté qu'il y a à revoir les propos et les tâches de l'Etat.
Je termine en disant que cet exercice intéressant prouve le caractère têtu des faits et la difficulté de réformer l'Etat, même avec de la bonne volonté, sans mettre en péril des équilibres et une cohésion qui sont le fruit de l'histoire, de concessions et de ce que l'on appelle en Suisse "l'art du possible". C'est dans ce sens et dans un esprit diamétralement différent que le groupe UDC, par sa foule de propositions de combat, entend démontrer qu'il est bel et bien dans l'opposition.
En résumé, la nouvelle procédure a permis un vaste débat politique sans courir le risque majeur de l'impasse, comme il y a quatre ans. Au nom de la commission, je vous invite par conséquent à rejeter les deux propositions de renvoi de minorité et à suivre la majorité dans l'examen de détail qui suivra.
Leuenberger Ueli · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe des VERT-E-S
BO 2008 N 710Le programme de la législature est le produit des réflexions du Conseil fédéral et doit être traité comme tel. Il y a quatre ans, le groupe des Verts avait consacré énormément de temps et de travail pour tenter de modifier le programme 2003-2007. Entre-temps, nous avons tiré les conclusions qui s'imposent. Le gouvernement et les partis gouvernementaux sont les auteurs de ce programme et portent la responsabilité de son application.
Les Verts sont un parti d'opposition - le seul véritable parti d'opposition, aurais-je envie de dire - constructif, évidemment, comme l'exigent les principes du développement durable - que nous, les Verts, défendons. Le texte qui nous est soumis constitue le dénominateur commun entre les partis représentés au gouvernement. Que chaque formation politique vienne maintenant tour à tour dévoiler son programme politique en tentant de modifier un texte, point par point, n'a pas beaucoup de sens. L'exercice nous l'a clairement démontré il y a quatre ans.
Permettez-moi, non pas de m'étonner - plus rien ne m'étonne en ce qui concerne les positions de l'UDC -, mais d'être atterré, comme le seront d'autres citoyennes et citoyens, face à des amendements qui font fi des exigences de notre époque en provoquant la rupture de la cohésion sociale, en s'opposant à toute mesure de mise en application du développement durable et en faisant preuve d'un total égoïsme face au reste du monde. Bien sûr que les Verts auraient souhaité que le Conseil fédéral ait une solution claire et qu'il axe son programme sur des principes du développement durable: un développement compris comme une relation équilibrée entre l'écologie, la société et l'économie.
Souvent - presque toujours, aurais-je tendance à dire - on oublie l'écologie ou le social, ou bien carrément et l'écologie et le social. Les Verts ont décidé de ne pas déposer des dizaines et des dizaines d'amendements, comme le font certains. Nous nous sommes modestement attachés à insister sur quelques points, dont cinq propositions sont soumises aujourd'hui à votre appréciation. Ces points constituent pour nous des défis importants qui n'ont pas été pris en compte, ou pas suffisamment pris en compte, par le Conseil fédéral.
Nous insistons tout d'abord pour que soit abordée la grande question de notre époque: la crise climatique. Ensuite, nous souhaitons une meilleure coordination entre politique économique et politique écologique. Nous voulons qu'apparaisse clairement la question de la protection de la nature, un thème quelque peu abandonné ces derniers temps par la classe politique suisse. Enfin, nous voulons également intervenir sur la question de la prévention contre la violence et celle des engagements de notre pays envers les plus démunis de notre planète.
Dans l'exercice actuel, nous ne soutenons pas les deux propositions de renvoi au Conseil fédéral qui ont été déposées, étant donné qu'il s'agit du programme d'un gouvernement au sein duquel quatre partis sont en principe représentés. Ces formations doivent assumer leurs responsabilités de partis gouvernementaux et porter avec le Conseil fédéral la responsabilité du programme de la législature 2007-2011. Nous sommes prêts pour notre part à discuter de ce programme en nous limitant aux cinq propositions dans les domaines qui ont été mentionnés.
Je vous invite à accueillir favorablement nos cinq propositions aux articles 2, 6, 13 et 18, qui concernent la promotion économique axée sur les nouveaux marchés de l'écologie industrielle, de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables, le maintien et le développement de la biodiversité, la réduction d'armes en circulation, la stratégie de prévention de la violence, violence juvénile en particulier, et l'effort de solidarité par l'aide publique au développement.
Brunner Toni · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Vorab eine Bemerkung: Die SVP-Fraktion hat sich der Legislaturplanung sehr präzise, sehr gründlich und gewissenhaft angenommen. Die SVP-Fraktion hat mit dem Nein des Kommissionspräsidenten Ueli Maurer und ihrer Kommissionsmitglieder auch in der Kommission versucht, ihre Punkte einzubringen und vor allem auch durchzusetzen. Ich behaupte hier, dass keine andere Partei dieses Legislaturprogramm dermassen gründlich angesehen und vor allem mit Anträgen auch umzukrempeln versucht hat.
Die SVP-Fraktion hat nämlich das Wahlversprechen zu erfüllen, das sie ihren Wählerinnen und Wählern abgegeben hat. Dieses Wahlversprechen beinhaltet drei Punkte, die wir schwergewichtig auch in dieses Legislaturprogramm einbringen möchten: Wir wollen der Europäischen Union nicht beitreten, wir wollen kriminelle Ausländer ausschaffen, und wir wollen für alle in der Schweiz die Steuern senken. Das Legislaturprogramm ist der richtige Ort, um diese Anliegen einzubringen und durchzusetzen. Wenn nicht hier, wo dann? Schliesslich soll es für die nächsten vier Jahre gelten. Dessen Ziele kann man ja nur mittragen, wenn man auch inhaltlich mit ihnen einverstanden ist. Wahlversprechen und programmatische Inhalte einer Partei - und vor allem auch unserer Partei - sind letztlich vor allem dazu da, um für sie einzustehen. Unseren Wählerinnen und Wählern, denen wir verpflichtet sind, wollen wir hier entsprechend auch eine Plattform bieten. Deshalb bringt die SVP ihre Kernforderungen hier im Parlament über das Legislaturprogramm ein, um auf diese für uns wichtigsten Punkte hinzuweisen, die das Volk letztlich auch bestätigt hat, indem es unsere Partei im letzten Oktober dermassen gestärkt hat.
Drei Themen, drei Schwerpunkte stehen für die SVP im Vordergrund. Ich möchte mich dem ersten widmen, demjenigen, dass wir der Europäischen Union nicht beitreten wollen: Die SVP steht ein für eine unabhängige, selbstbewusste Schweiz, die ihre immerwährende, integrale und bewaffnete Neutralität hochhält. Unser Land hat viele Vorzüge, die es zu erhalten und zu stärken gilt. Schlecht ausgehandelte internationale Verträge müssen wir verhindern, und unhaltbare Beeinflussungsversuche aus dem Ausland, gerade auch aus der EU, müssen gestoppt werden. Die Aussenpolitik muss vorab und in erster Linie schweizerische Interessenpolitik sein. Unter dem Deckmantel gewisser bilateraler Verträge oder auch anderer internationaler Verträge wird die Integration in die Europäische Union vorangetrieben. Wenn man es nicht in einem Schritt schafft, will man halt zwei oder drei Schritte machen oder das Ziel scheibchenweise unter einem anderen Titel erreichen.
Zweitens: mehr Sicherheit. Die SVP will kriminelle Ausländer ausschaffen. Die Garantie von Sicherheit und Freiheit für alle Bürgerinnen und Bürger ist die wichtigste Aufgabe eines Staates. In diesem Bereich bekommt die Ausländerpolitik eine stetig wachsende Bedeutung. Auch die Ausländerpolitik muss sich an den Bedürfnissen der Schweiz orientieren. Der hohe Anteil von ausländischen Tätern in den Kriminalstatistiken stellt für die Schweiz ein grosses Problem dar. Deshalb muss die Justiz die nötigen Instrumente zur Verfügung gestellt bekommen, um mit aller Härte gegen die Straftäter vorzugehen. Wer sich nicht an schweizerische Gesetze, Grundwerte und Regeln halten will, der muss unser Land verlassen. Diese Massnahmen helfen uns zudem auch, folgende Ziele zu erreichen, für die wir uns einsetzen: Schaffung von mehr Sicherheit, konsequentere Strafverfolgung und einen Strafvollzug, der wieder vermehrt auch der Abschreckung dient.
Unser drittes Ziel, für das wir uns in der Legislaturplanung schwergewichtig einsetzen: Wir wollen für alle in der Schweiz die Steuern senken. Wie alle westeuropäischen Staaten lebt auch die Schweiz seit Jahren über ihren Verhältnissen. Trotz stetig wachsender Steuerbelastung für die Bürgerinnen und Bürger können die staatlichen Ausgaben nicht mehr gedeckt werden, und die Schulden wachsen immer weiter an. Anstatt auf der Ausgabenseite wichtige Sparmassnahmen einzuleiten, versuchen die Linken in unserem Land weiterhin, neue Steuern und Zwangsabgaben einzuführen. Die Leidtragenden sind diejenigen, welche arbeiten oder ein Leben lang gearbeitet haben, um ihre Familien zu ernähren und um etwas Geld zu sparen. Für sie bleibt immer weniger übrig. Daher kämpfen wir gegen sämtliche neuen Steuern und fordern entsprechende Entlastungen, sowohl für Privatpersonen als auch für Unternehmen.
BO 2008 N 711Im Zentrum unserer Anträge steht also die Stärkung der vier Säulen unserer politischen Identität, die letztlich die Schweiz ausmachen: die Unabhängigkeit, der Föderalismus, die Volksrechte und die Neutralität. Diese Werte sind es, die die Schweiz aussergewöhnlich machen und uns von anderen Staaten abheben. Diese Werte sind es auch, die die Bürgerinnen und Bürger in einem Legislaturprogramm, wie wir es heute beraten, erwarten. Die Vorschläge des Bundesrates gehen aber in eine andere Richtung, und diejenigen, die hier zur Diskussion stehen, zielen an der Haltung, wie wir von der SVP sie haben, vorbei. Wir lehnen diese Haltung der Landesregierung ab und haben darum andere Anträge eingebracht. Eine Mitte-links-Regierung, welche bereit ist, die Annäherung an die EU voranzutreiben und allen Forderungen aus Brüssel oder Berlin in vorauseilendem Gehorsam zuzustimmen, die Steuern und Zwangsabgaben weiter zu erhöhen, und die im Bereich der Sicherheit auch Kriminelle mit Samthandschuhen behandeln möchte, anstatt eine echte schweizerische Interessenpolitik zu betreiben - eine solche Politik lehnen wir ab.
Die SVP-Fraktion beantragt deshalb konsequenterweise die Rückweisung der aktuellen Vorlage mit dem konkreten Auftrag, diese entsprechend den Leitlinien, wie ich sie hier skizziert habe, zu überarbeiten. Für den Fall, dass dieser Rückweisungsantrag abgelehnt wird, hat die SVP bei all diesen zentralen Punkten 30 Minderheitsanträge eingebracht. Es sind gute Anträge, und ich möchte Sie bitten, sie vorbehaltlos zu unterstützen.
Nordmann Roger · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste
En préambule à ce débat, il me paraît utile de rappeler le sens et les limites de la démarche.
Tout d'abord les limites: sous sa nouvelle forme, c'est-à-dire celle d'un texte amendable non soumis au vote final, le texte n'engage vraiment plus personne. Le gouvernement n'est pas obligé de le mettre en oeuvre et on ne demande pas au Parlement de s'engager en l'approuvant. En Suisse, on s'obstine à ne pas composer le gouvernement en fonction d'un programme, mais au contraire à rédiger le programme de la législature en fonction du gouvernement, ou plus exactement en fonction de l'ancien gouvernement qui a préparé le travail.
Malgré ces limites, l'exercice n'est, de loin, pas inutile. Il favorise la vue d'ensemble des enjeux. Il permet aux partis d'afficher la couleur. Enfin, il permet de sonder les convergences possibles pour des solutions dans les différents domaines, dans la logique des majorités changeantes qui caractérisent notre système politique. Monsieur Burkhalter, conseiller aux Etats, a malicieusement résumé la situation en disant que l'exercice du programme de la législature est à la politique ce que le match amical est au football.
Nous, les membres du groupe socialiste, avons décidé de faire cet exercice dans le respect de nos institutions. Premièrement, le but est de montrer clairement quelle est notre position et la vision que nous avons de la conduite des affaires publiques. C'est le sens de notre proposition de renvoi que nous avons déposée et que je vous présenterai tout à l'heure dans les grandes lignes.
Deuxièmement, le corollaire logique de notre proposition de renvoi sur la base de grandes lignes était de ne pas répéter à chacune des 71 mesures du programme de la législature le même exercice. Nous nous sommes limités à un nombre restreint de propositions de minorité à propos des mesures qui nous déplaisent particulièrement, en évitant de nous perdre dans les détails. A cet égard, vous me pardonnerez de dénoncer ici l'attitude du groupe UDC, annoncée comme une opposition constructive et pragmatique, mais qui est en passe de devenir une opposition boulimique. Après avoir déposé pas moins de 80 amendements en commission sur à peu près tout et n'importe quoi, le groupe UDC vous propose 30 propositions de minorité. Comme vous le constaterez rapidement, c'est plutôt la quantité que la qualité qui est au rendez-vous. Au demeurant, il est amusant de constater que le groupe UDC s'obstine à combattre un projet de programme élaboré par l'ancien Conseil fédéral, dont elle n'a pourtant de cesse de regretter la composition.
J'en viens maintenant à notre proposition de renvoi. Nous demandons au Conseil fédéral de revoir les équilibres du programme de la législature selon les trois axes suivants: premièrement, il y a en Suisse besoin de renforcer le lien social, la justice et l'égalité des chances. En particulier, nous pensons que la Confédération doit renforcer l'égalité des chances dans la formation: cela va de la lutte contre l'illettrisme à l'accès aux hautes écoles.
Elle doit intervenir pour empêcher les écarts salariaux de se creuser dans le secteur privé. Elle doit soutenir les familles - il y a évidemment la dimension financière, sous la forme d'allocations familiales et d'allègements fiscaux seulement pour les familles avec enfants, mais il y a aussi tout le soutien pratique pour concilier vie familiale et activité professionnelle. La Confédération doit aussi, à notre sens, combattre plus efficacement les prix à la consommation abusifs, notamment dans le secteur des biens brevetés, en autorisant les importations parallèles. Elle doit viser - c'est très important - une meilleure intégration sur le marché du travail des personnes de plus de 55 ans et des femmes, au lieu de relever l'âge de la retraite. Enfin, elle doit jeter les bases d'une plus grande équité fiscale.
J'aimerais souligner ici que la cohésion n'est pas qu'une question économique. C'est le tissu social de notre pays qu'il faut renforcer. Cela passe notamment par une amélioration des équilibres régionaux et par une politique culturelle ambitieuse. Il faut prendre soin de notre société et ne pas hésiter à investir dans les politiques de prévention. La sécurité publique est l'un des aspects de la cohésion sociale - l'Etat doit donner à la police les moyens et la formation suffisants pour mener un travail de qualité axé sur la prévention.
J'en viens maintenant au deuxième axe. En matière d'énergies, de ressources naturelles et d'environnement, nous pensons que le Conseil fédéral n'a pas pris la mesure des défis de notre temps. Il ne se passe plus un jour sans une augmentation du prix du pétrole et des matières premières. Désormais, ce n'est plus seulement l'environnement qui est en jeu, mais la prospérité elle-même. Pour nous, il faut s'attaquer aux causes du problème et non aux symptômes. Nous voulons des investissements massifs dans les énergies renouvelables pour nous affranchir progressivement des énergies fossiles et du nucléaire - énergies coûteuses et dangereuses qu'il s'agit de remplacer. Il faut accroître l'efficacité énergétique et créer les conditions d'une mobilité écologique; cela passe en particulier par le renforcement des transports publics. Enfin, il faut mettre en chantier une réforme fiscale écologique.
J'en viens au troisième et dernier axe. Pour maîtriser les défis de notre temps, nous pensons aussi qu'il faut se doter d'outils institutionnels plus performants. Face à des problèmes globaux, l'Etat national est en effet fort démuni sans ancrage institutionnel international.
Nous pensons en particulier à notre intégration dans les institutions internationales et au renforcement de ces dernières. Il faut que la Suisse participe à la mise en place des mécanismes efficaces qui permettent de façonner une mondialisation écologique et sociale. A cet égard, la première chose à faire, c'est de relancer le processus d'adhésion à l'Union européenne. Au fil de la multiplication des accords bilatéraux, nous sommes devenus une espèce de membre de l'Union européenne sans droit de vote. C'est un grave déficit démocratique.
Enfin, dernier point: nous pensons qu'il faut régler le financement des campagnes politiques pour rétablir une certaine égalité des chances entre les différentes forces politiques de notre pays. L'argent joue en Suisse le rôle des produits dopants dans certaines éditions du Tour de France. D'ailleurs, comme dans certaines éditions du Tour de France, celui qui prend trop de produits dopants risque l'effondrement, comme on l'a vu ce week-end. Dans ce domaine, comme autrefois dans le suffrage féminin, notre pays est à la traîne en comparaison internationale. C'est vraiment un point à corriger durant cette législature.
Je vous invite donc à adopter notre proposition de renvoi.
Noser Ruedi · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe radical-libéral
BO 2008 N 712Wir machen jetzt die Legislaturplanung in der neuen Form zum zweiten Mal; leicht abgeändert, aber zum zweiten Mal. Vor vier Jahren haben wir die Legislaturplanung hier in diesem Rat abgelehnt, etwas, was jetzt eigentlich gar nicht passieren kann. Denn die vorliegende Legislaturplanung ist die Planung des Bundesrates, der ja bekanntlich über eine komfortable Mehrheit hier im Rat verfügen sollte. Die Planung stellt das dar, auf was sich der Bundesrat geeinigt hat, sprich, was in diesem Lande mehrheitsfähig ist. Wenn also die SP-Fraktion einen Rückweisungsantrag stellt, stellt sie diesen gegen ihre eigenen Bundesräte. Liebe SP-Fraktion: Wenn Sie zur Konkordanz und, wie der Vorredner gesagt hat, zu den Institutionen in diesem Land stehen, bitte ich Sie, den Rückweisungsantrag zurückzuziehen. Die Legislaturplanung ist das, was das politisch Machbare darstellt; Parteiprogramme kann man an Delegiertenversammlungen besser abhandeln.
Ebenso wurde dieser Rückweisungsantrag der SVP-Fraktion im Vorfeld in der Presse oftmals als totale Opposition von dieser Partei bezeichnet. Das zeigt eigentlich recht gut die skurrile Situation, in welcher sich diese Partei befindet. Der Bundesrat hat nur vorgelegt, was in diesem Land politisch machbar ist, und auf jegliche Ideologie verzichtet - es gibt also nur wenig bis gar nichts, das anzugreifen sich lohnt. All das, was in diesem Land passiert, muss schlussendlich vom Volk gutgeheissen werden. In letzter Konsequenz bedeutet Opposition hierzu die Opposition gegen das politisch Machbare und gegen das Volk. Ich möchte nur etwas aus dem Rückweisungsantrag der SVP-Fraktion herauspicken. Sie schlagen vor, dass man die Gesetze befolgen und die christlich-abendländischen Wertvorstellungen beachten müsse. Wir sind klar der Ansicht, dass jedermann, der in unserem Land lebt, unsere Verfassung und unsere Gesetze achten muss; wir sind aber nicht der Ansicht, dass jeder Mann und jede Frau, welche in dieses Land kommen, auch noch ein Glaubensbekenntnis ablegen müssen.
In diesem Sinne bitte ich Sie, die beiden Rückweisungsanträge abzulehnen.
Vor vier Jahren wurde diese Debatte von vielen Ratskollegen als vollständig überflüssig und als reine Zeitverschwendung bezeichnet. In dieser Logik haben wir die Zeit für diese Debatte nun auch gekürzt. Ich bin komplett anderer Meinung: Eine Debatte über die Zukunft dieses Landes ist dringend nötig. Ein Parlament, das sich nur alle vier Jahre einen Tag Zeit nimmt, um die Zukunft seines Landes zu diskutieren, ist schlicht und einfach ein schlechtes Parlament. Wenn wir uns zusammenraufen könnten und heute die Weichen stellten, die wir wirklich stellen könnten - denn jeder einzelne Antrag, der eine Mehrheit findet, ändert die Prioritäten dieses Landes -, dann würden wir viel erreichen.
Wie gesagt hat der Bundesrat das politisch Machbare auf den Tisch gelegt. Unsere Aufgabe wäre es, ihm aufzuzeigen, wo mehr zu machen wäre. Wo Änderungsanträge in beiden Räten erfolgreich sind, können wir die Prioritäten ändern. Ich bitte Sie, mit uns zusammen diese Arbeit anzugehen. Wir Freisinnigen sind dazu bereit. Wir haben in der Kommission viele Anträge gestellt. Wir haben aber darauf verzichtet, unser Parteiprogramm in die Fahne zu schreiben, sondern wir haben die Anträge dort konzentriert, wo wir denken, dass es hier Mehrheiten geben wird.
Wir wollen Rahmenbedingungen dafür schaffen, dass es in der Schweiz mehr Arbeit und mehr Einkommen gibt. Wir sind davon überzeugt, dass das nur mit mehr Freiheit und der Stärkung des Leistungswillens der Bevölkerung geht. Darum sollen Unternehmer steuerlich und administrativ entlastet werden, die Innovationskraft des Landes soll gestärkt werden, und der Bund soll die Mehrheit an der Swisscom abgeben und den Postmarkt liberalisieren. Mehr Arbeit heisst aber auch Zugang zu internationalen Märkten. Der bilaterale Weg und insbesondere die Personenfreizügigkeit mit den EU-Ländern sind für den Erhalt der Arbeitsplätze in der Schweiz unabdingbar. Es ist verantwortungslos, wie mit diesem Thema dauernd umgegangen und eine Debatte pro und kontra EU geführt wird. Lieber Toni Brunner, wenn Sie wirklich wollen, dass wir nicht in die EU gehen, dann unterstützen Sie bitte den bilateralen Weg und die Personenfreizügigkeit. Das ist die beste Garantie dafür, dass Sie Ihr Ziel erreichen können.
Wenn ich den Gegnern der Personenfreizügigkeit zuhöre, dann bekomme ich ab und zu den Eindruck, dass man wenig Ahnung davon hat, wie es in der Wirtschaft zu- und hergeht. Die Schweiz muss stabile und verlässliche Rahmenbedingungen dafür schaffen, dass wir die Menschen, die in der Wirtschaft arbeiten wollen, auch wirklich anstellen können. Wir stimmen nun seit 2000 praktisch dauernd über diese Personenfreizügigkeit ab. Jede Abstimmung wirft in der Wirtschaft von Neuem die Frage auf, ob man den richtigen Standortentscheid gefällt hat, und bei den Mitarbeitern, ob sie beim richtigen Arbeitgeber arbeiten. Jede solche Abstimmung, auch wenn wir sie gewinnen, führt immer wieder allen vor Augen, dass Investitionen in der Schweiz unter Umständen von einem zufälligen und willkürlichen Volksmehr abhängen. Dies zu erklären wird bei den immer internationaler werdenden Geschäftsleitungen und Verwaltungsräten immer schwieriger. Wir wollen eine Wirtschaft, die attraktive Arbeitsplätze schafft, und darum kämpfen wir bestimmt für die Personenfreizügigkeit.
Auch bei der Ökologie haben wir in den letzten vier Jahren die Basis geschaffen, um miteinander einen Weg zu beschreiten - ich sage das insbesondere, weil ich von linker und grüner Seite betreffend Steuererhöhung auf dem Energiekonsum nichts mehr höre. Damit sind wir uns einig, dass die Schweiz in der Ökologie nur zwei Chancen hat, die sie ergreifen kann, nämlich einerseits innovativen Ideen zum Durchbruch verhelfen und andererseits sich im internationalen Rahmen einbringen, im Sinne, dass wir im Hinblick auf die Ökologie mit der Umwelt vorsichtig umgehen.
Wir wollen den nationalen Zusammenhalt stärken, indem man den Menschen in diesem Land mehr Geld im Portemonnaie lässt. Die steuerliche Belastung soll abnehmen. Wir wollen die Renten nicht sichern, indem man die Familien und Jungen weiter belastet, sondern indem man länger arbeitet, bevor man in den Ruhestand geht. Was nützt es, wenn Sie die Familien steuerlich entlasten und das über das Rentensystem gerade wieder abholen? Wir wollen die Preise im Land senken und insbesondere die Zölle auf die Lebensmittel drastisch reduzieren. Dass man angesichts der weltweit steigenden Lebensmittelpreise diese in der Schweiz noch künstlich erhöht, ist für Familien schlicht und einfach ein schlechter Witz. Wir wollen, dass der Staat den Bürgern seine Leistungen endlich elektronisch anbietet, damit die Bürger jederzeit und überall auf diese Leistungen zugreifen können.
Helfen Sie uns, unserem Land mit einer positiven Debatte eine positive Kraft zu geben.
Baader Caspar · Mit-M · Conseil national · Bâle-Campagne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Eigentlich ist es schon interessant, dass die Reihenfolge umgekehrt wurde; ich hätte lieber Herrn Lustenberger Antwort gegeben. Aber wenn er lieber mir Antwort gibt, kann ja Herr Maurer replizieren.
Nach dem Scheitern der Legislaturplanung vor vier Jahren ist das Verfahren zur Beratung der Vorlage derart geändert worden, dass sie heute gar nicht mehr scheitern kann, ja, sie darf nach Meinung der Mitte-links-Parteien nicht mehr scheitern. Einerseits wurde das Eintreten für obligatorisch erklärt und andererseits am Schluss die Gesamtabstimmung gestrichen. Damit können wir die Vorlage nicht mehr ablehnen, wenn sie uns nicht passt. Dadurch ist für unsere Fraktion die in der Verfassung in Artikel 34 Absatz 2 gewährte Garantie der unverfälschten Stimmabgabe mit Füssen getreten worden.
Interessant ist auch, Herr Noser, dass Sie uns zwar hier kritisieren, weil Sie die Debatte für die Zukunft unseres Landes so wichtig finden, aber dass Sie es selber nicht für nötig befunden haben, in der ersten zweitägigen Sitzung, bei welcher es um den zentralen Rückweisungsantrag ging, anwesend zu sein.
Unsere Partei ist mit dem Legislaturprogramm des Bundesrates für die Jahre 2007 bis 2011 nicht einverstanden. Da Eintreten aber zwingend ist, bleibt uns nur der BO 2008 N 713 Rückweisungsantrag. Mit diesem verlangen wir die Rückweisung der Vorlage an den Bundesrat. Als Partei, die von Ihnen am 12. Dezember 2007 in die Opposition getrieben worden ist, haben wir das Programm kritisch darauf geprüft, ob es den Zielen unserer Partei und unseres Fraktionslegislaturprogramms entspricht, d. h. konkret, ob es darauf ausgerichtet ist, der EU nicht beizutreten, die Sicherheit unseres Landes zu erhöhen und die Steuern für alle zu senken, um damit die Wettbewerbsfähigkeit unseres Landes zu steigern. Dies trifft unseres Erachtens nicht zu. Das Gegenteil ist der Fall.
Der heutige - ich betone: heutige - Bundesrat will in den kommenden vier Jahren ein Agrarfreihandels- und ein Gesundheitsabkommen mit der EU abschliessen. Er will einseitig das Cassis-de-Dijon-Prinzip einführen, ja sogar im Innersten Parallelimporte zulassen. Er will das Schweizer Recht an den Schengener Acquis anpassen, und er will die Grundlagen für ein verstärktes Engagement der Schweizer Armee im Ausland schaffen. Es gäbe noch viele solche Punkte in diesem Legislaturprogramm. Alle diese Massnahmen dienen dazu, die Hindernisse für einen EU-Beitritt Stück für Stück abzubauen. Die SVP verlangt dagegen mit ihrer ersten Leitlinie, welche auch dem zweiten Abschnitt des Rückweisungsantrages der Minderheit I entspricht, ein klares Bekenntnis zu einer unabhängigen und neutralen Schweiz, die sich durch den Rückzug des Beitrittsgesuches endlich unmissverständlich von einem EU-Beitritt distanziert, deren Volksrechte nicht durch Völkerrecht weiter ausgehebelt werden, deren Steuerautonomie von der EU respektiert wird und deren Ernährungssouveränität gewährleistet bleibt.
Im Bereich der Sicherheitspolitik begnügt sich der Bundesrat mit schönen Absichtserklärungen, dem Verfassen von Berichten und der Planung eines Sicherheitsdepartementes, das er ja inzwischen bereits selbst wieder abgeschossen hat, statt endlich Taten zu zeigen und die konkreten Probleme in diesem Land anzupacken. Es sind dies die Probleme mit der überproportionalen Ausländerkriminalität und dem Sozialmissbrauch. Das fordert die SVP mit ihrer zweiten Leitlinie, welche dem dritten Abschnitt des Rückweisungsantrages der Minderheit I entspricht.
Schliesslich unterlässt es der Bundesrat, konkret aufzuzeigen, wo und wie er die Steuern für alle senken will, um die Wettbewerbsfähigkeit unseres Landes im internationalen Vergleich zu stärken. Wir wollen nicht nur Mittelmässigkeit, wir wollen bei den wettbewerbsfähigsten Ländern sein, die das beste Steuerklima bieten. Erste Voraussetzung dazu wäre, den Bundeshaushalt ausgabenseitig in den Griff zu bekommen. Statt die Aufgabenüberprüfung voranzutreiben, um die Ausgaben, wie ursprünglich einmal beschlossen, um 20 Prozent zu reduzieren, hat der Bundesrat dieses Ziel bereits Ende 2007 auf 8 Milliarden Franken bis zum Jahr 2015 und kürzlich sogar nochmals auf nur 2,3 Milliarden Franken reduziert. Weitere 3 Milliarden Franken an Kürzungen wurden auf den Sankt-Nimmerleins-Tag verschoben, nämlich auf die Zeit nach dem Jahr 2020. Damit ist auf jeden Fall sichergestellt, dass keines der heute aktiven Mitglieder des Bundesrates je von irgendeiner Kürzung betroffen sein wird.
Wer das Legislaturprogramm genau studiert, sieht, dass der Bundesrat nämlich das Gegenteil will. Er will die Steuereinnahmen anheben. In den kommenden vier Jahren sollen die Mehrwertsteuern erhöht werden, statt die IV ausgabenseitig zu sanieren; die Lohnbeiträge für die Arbeitslosenversicherung sollen angehoben werden, statt die Anspruchsvoraussetzungen zu verlängern und die Leistungsdauern zu verkürzen und sie so dem internationalen Standard anzupassen; ja, sogar das Road-Pricing soll über die Hintertüre von Versuchen eingeführt werden. Gegen solche Ansinnen setzen wir uns entschieden zur Wehr. Kein Wunder, geht der Legislaturfinanzplan von einem überproportionalen Ausgabenwachstum von 3,7 Prozent pro Jahr, d. h. 9 Milliarden Franken während der nächsten vier Jahre, aus. Das ist ungeheuerlich, vor allem, wenn man die Krise im Finanzsektor mitberücksichtigt, welcher in den letzten Jahren wesentlich zu den Bundeseinnahmen beigetragen hat. Die Ausgabenerhöhungen von 55 auf 64 Milliarden Franken machen praktisch 20 Prozent aus. Das können wir als Oppositionskraft nicht hinnehmen. Dagegen wehren wir uns mit unserer dritten Leitlinie.
Ich fordere all jene bürgerlichen Kräfte in diesem Saal, die noch für eine Ordnungspolitik einstehen, auf: Unterstützen Sie unseren Minderheitsantrag.
Lustenberger Ruedi · Mit-M · Conseil national · Lucerne · Groupe PDC/PEV/PVL
Kollega Baader, ich kann Ihnen sagen, weshalb ich den Herrn Präsidenten gefragt habe, ob ich nach Ihnen sprechen darf. Sie sind auf der Fahne als Sprecher der Minderheit I aufgeführt, und nach den Gepflogenheiten unseres Rates kommen immer zuerst die Sprecher der Minderheiten, um ihre Anträge zu begründen. Ich habe Ihnen jetzt sehr aufmerksam zugehört und kann entsprechend auch auf Ihren Minderheitsantrag antworten.
Genau die Rückweisungsanträge von SVP-Fraktion und SP-Fraktion haben wir nun zur Kenntnis genommen. Es sind 21 bzw. 16 Punkte, abgeschrieben aus den Parteiprogrammen der SVP und der SP. Nur sind die Minderheitsanträge auf der Fahne falsch aufgeführt, nämlich die der SVP-Fraktion auf der linken Seite und die der SP-Fraktion auf der rechten Seite. Aber das ist nur eine kleine verkehrte Welt auf dem Papier; eine grosse verkehrte Welt ist allerdings der Umstand, dass die beiden Parteien, die sich hier in ihren Rückweisungsanträgen mit insgesamt 37 Einzelwünschen wie Feuer und Wasser konkurrenzieren, im Bundesrat mit vier Mitgliedern vertreten sind und deshalb die absolute Mehrheit in unserer Landesregierung stellen. Sie sind also in die Regierungsverantwortung eingebunden. Was wir hier vorfinden, ist aber etwas anderes: Es ist die angewandte eidgenössische Konkordanz 2008. Man ist in der Regierung, macht aber, was man will, so, wie es der momentanen politischen Laune am besten entspricht. Das ist parteipolitischer Opportunismus.
Ich sehe Ihr Kopfschütteln. Sie von der SVP sagen erst, Sie seien in der Landesregierung nur noch mit einem halben Bundesrat vertreten, und sagen dann nach einer gewissen Zeit, Sie seien überhaupt nicht mehr vertreten. Aber genau dort liegt Ihr Problem: Es ist ein internes und ein demokratiepolitisches. Das Interne müssen Sie selber lösen. Aber solange Sie, geschätzte Kollegen der SVP, nicht in der Lage sind, Ihre beiden ungeliebten Mitglieder in der Landesregierung zum Rückzug aus dem Bundesrat zu bewegen, gibt es zwei Mitglieder der SVP im Bundesrat. Sie können die Oppositionsrolle, wie Sie sie jetzt darlegen und vortragen, eigentlich so lange gar nicht reklamieren, bis Sie die eigene Flurbereinigung gemacht haben. Das andere ist das demokratiepolitische Problem, dem Sie unterliegen, indem Sie ein Problem damit haben, einen Mehrheitsentscheid eines verfassungsmässig dazu legitimierten Wahlkörpers halt zu akzeptieren.
Nun zur anderen Seite, zur SP: Vor einer Woche hat der "Blick" der SVP in Zusammenhang mit diesem Legislaturprogramm zwei Seiten gewidmet. Er hätte noch zwei Seiten anfügen müssen, denn auch die SP begibt sich mit diesem Rückweisungsantrag faktisch in die Opposition. Nur ist hier die Sache insofern einfacher, als sie - seit 1959 mit zwei Bundesräten in die Konkordanz eingebunden - eigentlich immer auf der ganzen Klaviatur, meistens aber mehr auf der linken Seite gespielt hat. Wahlweise hat die SP punktuell, wie es ihrem Parteiprogramm entsprach oder entspricht, entweder Opposition gemacht oder eben Regierungsverantwortung wahrgenommen, und das hat man ihr, ob das richtig ist oder falsch, immer wieder zugestanden. Die Frage stellt sich, wie sich das in der heutigen Situation präsentiert. Ich sage Ihnen frank und frei: Mir ist es in der heutigen Situation eigentlich gerade recht, dass die SP mit diesem Rückweisungsantrag auch ihr wahres Gesicht zeigt und dokumentiert, dass sie in die Konkordanz halt nur dann eingebunden ist, wenn es ihr passt. Man braucht die Konkordanz, wenn sie einem nutzt, und man distanziert sich, wenn daraus ein vermeintlicher eigener parteipolitischer Vorteil entsteht. Man nimmt einmal das Weggli, das andere Mal den Batzen und am liebsten gerade beides.
Gerade in der momentanen Situation wäre ein Verzicht auf den Rückweisungsantrag seitens der SP-Fraktion ein BO 2008 N 714 starkes Zeichen gewesen; Sie haben es nicht gegeben. Herr Nordmann hat von einem Freundschaftsspiel gesprochen. Man kann das so sehen, Herr Nordmann. Ich habe auch schon erlebt, dass Freundschaftsspiele, die Sie austragen, durchaus sehr hart geführt werden.
Damit sind wir heute an einem Punkt angelangt, an dem man sich sehr wohl die Frage stellen kann, wie es weitergehen soll. Der Umstand, dass die SVP nicht mehr an den Von-Wattenwyl-Gesprächen teilnimmt, ist ein Zeichen für die momentane Situation. Ich meine: Es ist doch in dieser Legislatur die Aufgabe der Parteien, sich über den Fortbestand der Konkordanz zu unterhalten, denn so, wie sie sich heute darstellt, ist sie nur noch ein Schatten dessen, was sie einmal war.
Unsere Fraktion fühlt sich dieser Konkordanz verpflichtet; wir tragen das Legislaturprogramm mit und lehnen die Rückweisungsanträge ab.
Wyss Ursula · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe socialiste
Die SP hat ihre eigenen Legislaturziele mit dem Ziel einer gerechteren Schweiz formuliert und befürwortet eine gerechtere Politik, welche die Bedürfnisse der Menschen ins Zentrum stellt. Herr Noser, auch unsere Bundesräte sind Mitglieder unserer Fraktion - das muss man heutzutage schon fast explizit erwähnen -, und auch unsere beiden Bundesräte stehen hinter diesem Legislaturprogramm. Ich weiss nicht, Herr Malama, ob dies laut Ihren Aussagen als Kommissionssprecher extreme Positionen sind, aber ich sage Ihnen: Das Wirtschaftswachstum der letzten Jahre hat nicht mehr soziale Gerechtigkeit gebracht, im Gegenteil. Die Lohn- und Vermögensschere geht weiter auf, Steuergeschenke erreichen nur die Reichsten, prekäre Arbeitssituationen nehmen zu, die Krankenkassenprämien sind hoch und steigen weiter, und der Lohnunterschied von 20 Prozent zwischen Männern und Frauen verringert sich auch nicht. Zudem vergrössern steigende Mieten und überhöhte Preise die soziale Ungleichheit weiter. Wir müssen damit rechnen, dass sich die Konjunktur in dieser Legislaturperiode abflacht und dass sie die Ungerechtigkeiten weiter verschärft. Umso mehr brauchen wir eine starke Sozialpolitik.
Die SP wird auch in dieser Session gegen überhöhte Importpreise und für billige Parallelimporte, und zwar eben auch bei den Medikamenten, kämpfen. Die SP vertritt die Interessen und die Kaufkraft der kleinen Einkommen und des Mittelstands. Darum wehren wir uns auch dagegen, dass die von Bundesrat Merz zwei Jahre lang in die Schublade gelegte und jetzt wieder hervorgeholte sogenannte Besteuerung von Mitarbeiterbeteiligungen hier in diesem Rat durchkommt. Sie riskiert weitere Steuerausfälle von bis zu einer Milliarde Franken und begünstigt einmal mehr nur die bestverdienenden Topmanager in den Grosskonzernen. Wir fordern Bundesrat Merz auf, diese Steuerreform wieder in die Schublade zurückzulegen und endlich die Familien mit Kindern zu entlasten.
Der Staat soll seine Steuern gerecht erheben, und er soll seine Investitionen so tätigen, dass die Gesellschaft nachhaltig davon Nutzen hat. Das bedeutet insbesondere Investitionen in den Bildungsstandort. Bildung beginnt nicht erst an den Hochschulen, Bildung beginnt an der Volksschule. Wir fordern starke Volksschulen, die dank Tagesstrukturen den Kindern und der Schweiz eine starke Zukunft geben. Wenn Sie es ernst meinen mit dem Wohl des Mittelstands, dann müssen auch Sie sich für eine Gesundheitspolitik einsetzen, die allen Patientinnen und Patienten nützt, dann müssen auch Sie sich für starke Sozialwerke einsetzen und für einen umfassenden Service public. Das heisst: keine Privatisierung der Swisscom, keine Privatisierung der Post und auch keine Privatisierung der SBB, wie es hier einmal mehr von der SVP - nun auch von der FDP sekundiert - vorgeschlagen wird.
Wenn wir hier über das Legislaturprogramm diskutieren, dann ist es das eine, hier in diesem Saal die Mehrheit zu haben; das andere ist, dass Sie für jede dieser Vorlagen - das sage ich vor allem bezüglich Privatisierungen im Service-public-Bereich - auch noch die Mehrheit im Volk haben müssen. Es ist klar, dass vor allem der Mittelstand und die KMU auf starke Sozialwerke, auf einen starken Service public angewiesen sind. Die Reichen mit mobilem Vermögen und die global agierenden Unternehmen brauchen weder AHV noch Busanschluss.
Für den Innovationsstandort Schweiz ist die technologische Entwicklung im Umwelt- und im Energiebereich von strategischer Bedeutung. Wir wollen keine neuen Atomkraftwerke, und wir wollen, dass die Schweiz ihr Klimaziel auch nach 2012 erfüllt. Darum wollen wir die Investitionen für mehr Energieeffizienz und erneuerbare Energien, und darum wollen wir einen ausgebauten öffentlichen Verkehr. Diese Investitionen sind nicht nur gut für die Umwelt; sie schaffen Arbeitsplätze, und sie schaffen eine grössere Unabhängigkeit der Schweiz gegenüber den Erdöl- und den Gaslieferstaaten. Die SP wird sich auch für eine weitere Stärkung der Beziehungen der Schweiz zur EU und für eine soziale und ökologische Gestaltung der Globalisierung einsetzen. Aus diesem Grund ist es für die SP von zentraler Bedeutung, dass die Personenfreizügigkeit fortgesetzt wird und vor allem dass wir die Diskussion über einen Beitritt der Schweiz zur EU aktiv führen.
Maurer Ueli · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Herr Kollege Noser hat die Botschaft und dieses Geschäft eigentlich treffend erfasst. Wer die Botschaft gelesen hat, stellt fest, dass es eine Botschaft der leeren Worte und der schönen Floskeln ist, ohne wirkliche politische Inhalte. Ziele und Forderungen sind so allgemein abgefasst, dass man alles und jedes hineininterpretieren kann; sobald etwas präzisiert werden soll, kommen die Unterschiede zum Tragen. Es geht aber hier nicht darum, auf Wohlfühlatmosphäre zu machen und Wellness zu pflegen, sondern es geht darum, für die nächsten Jahre für unser Land und unsere Gesellschaft Ziele zu setzen.
Hier, glaube ich, Herr Noser, verwechseln Sie etwas fundamental. Sie fühlen sich offensichtlich als Kapitän auf dem Weltmeer, aber Sie sitzen in einem Whirlpool, und die Wellen, die um Sie schlagen, sind nicht die Wellen der grossen Welt. Ich bitte Sie, gelegentlich über den Badewannenrand hinauszuschauen und sich wieder an der Mitgestaltung unserer Gesellschaft zu beteiligen.
Das Gleiche kann ich Herrn Kollege Lustenberger sagen. Sie beklagen hier den Verlust der Konkordanz. Sie haben bei diesen Wahlen mitgeholfen, diese Konkordanz zu brechen, weil Sie nicht gewillt waren, unsere wirkliche politische Meinung im Bundesrat vertreten zu wissen. Was Sie hier machen, ist ein Phantom, ist Kulissenschieberei - aber Sie als Schreinermeister sind offensichtlich dazu in der Lage, solche Kulissen zu "laubsägeln".
Wenn wir dieses Programm im Einzelnen betrachten, dann stellen wir fest, dass es an Präzisierung und an Klarheit fehlt. Wir laufen Gefahr, mit diesem Programm eine Scheinwelt zu zementieren, das Hohelied der Konkordanz zu singen. Aber letztlich fehlen dahinter ganz entscheidend der Mut und die politische Klarheit, auch die politische Ehrlichkeit, die Probleme beim Namen zu nennen und sie entsprechend zu lösen. Ich stelle fest, dass dieses Parlament seit einigen Jahren wie traumatisiert wirkt. Ich habe dafür ein gewisses Verständnis, haben doch die beiden Mitteparteien ihre Vormachtstellung, die hundert Jahre dauerte, verloren. Das verunsichert, und daraus ist so etwas wie ein Reflex entstanden: Sobald ein Vorschlag von der SVP kommt, kommt reflexartig auf der anderen Seite das Nein. Der Reflex ersetzt das selbstständige Denkmuster, und das ist für die Politik auf Dauer nicht gut. Wenn wir heute bei der Beratung des Legislaturprogramms ein System von Regierungsparteien und Opposition haben, ist das der Nachvollzug der faktischen Realität der letzten Jahre.
Wenn wir einzelne Punkte des Programms näher betrachten, beispielsweise die Aussenpolitik, stellen wir fest, dass die Aussenpolitik längst nicht mehr Interessenpolitik für die Schweiz ist, sondern es ist eine Politik, in der man sich überall, auf alle Seiten hin, anpassen will. Diese Vorlage beinhaltet eine weitere Schwächung der Volksrechte und der Demokratie zugunsten einer vermehrten Einbindung in BO 2008 N 715 internationale Gebilde. Im Unterschied dazu wollen wir eine freiheitliche Schweiz, eine unabhängige Schweiz, eine neutrale Schweiz, eine föderalistische Schweiz. Das Programm will aber die Crashpolitik unserer Aussenministerin fortsetzen. Jetzt, wo man da und dort auf der Welt die Schweiz beachtet und den Kopf über ihre Aussenpolitik schüttelt, zieht sich der Bundesrat ins Schneckenhaus zurück, wagt nicht, hier klaren Wein einzuschenken, und unterstützt stillschweigend die Politik der Aussenministerin, die unserem Land in den letzten Monaten und Jahren geschadet hat. Das kann doch nicht das Fortsetzungsprogramm der nächsten vier Jahre sein!
Ein weiterer Punkt sind die Finanzen. Wir verabschieden mit diesem Legislaturprogramm auch den Finanzplan für die nächsten Jahre. Hier ist nicht einmal im Ansatz der Versuch vorhanden, den Bundeshaushalt in eine Balance zu bringen. Das Wort "Nachhaltigkeit", das in diesem Saal sonst bei jeder Gelegenheit gebraucht wird, vermisse ich bei der Finanzpolitik. Diese Finanzpolitik ist keineswegs nachhaltig. Wir produzieren mit dem Finanzplan, den wir verabschieden, in unserer Bundespolitik einmal mehr einen Sanierungsfall auf Dauer. Wir schieben die Probleme vor uns her, statt sie zu lösen. Der Finanzplan basiert auf zu optimistischen Annahmen, auf einem Wirtschaftswachstum, das schon überholt ist, wie wir sehen, wenn wir die Finanzkrise betrachten. Er klammert wichtige Ausgaben aus, die aufgegleist sind, er berücksichtigt nicht das Wunschprogramm, das Sie beispielsweise bei der Entwicklungshilfe bereits beschlossen haben. Es geht hier einmal mehr um die Haltung: "Augen zu und durch, nach uns die Sintflut!" Das ist keine Meisterleistung, denn wir hinterlassen hier den kommenden Generationen null Handlungsspielraum, um selbst etwas zu gestalten; wir hinterlassen ihnen einen Scherbenhaufen, den sie mit vernünftigen Mitteln kaum mehr ins Lot bringen können.
Das Legislaturprogramm des Bundesrates sieht einen anderen Weg vor. Es sieht den Weg der schönen Worte vor, es sieht neue, geänderte Gesetze vor, und man hofft, damit die Probleme zu lösen. Das heisst mehr Staat, mehr Administration, weniger Freiheit und ist ein weiterer Schritt in der Bevormundung der Bürgerinnen und Bürger unseres Landes. Und das, stelle ich fest, verwechseln Sie dann mit liberaler Gesinnung. Es geht nicht an, dass wir unseren Bürgerinnen und Bürgern Verantwortung wegnehmen und sie dem Staat übertragen.
Couchepin Pascal · BPR-M · Conseil fédéral · Valais
Le travail auquel nous nous attelons aujourd'hui et demain, nous le faisons en fonction d'un mandat inscrit aux articles 174 et 180 de la Constitution fédérale. L'article 180 alinéa 1 prévoit: "Le Conseil fédéral détermine les buts et les moyens de sa politique gouvernementale. Il planifie et coordonne les activités de l'Etat." Ce mandat implique que l'on présente un message sur le programme de la législature 2007-2011.
Le programme a été adopté au mois de janvier 2008, mais il est le fruit de discussions et de réflexions qui ont duré des mois au sein du Conseil fédéral. Il est donc autant le fruit du travail du Conseil fédéral de la législature précédente que celui du travail du Conseil fédéral de la présente législature. Je dis cela tout simplement parce qu'on a le sentiment en entendant certains orateurs qu'au 1er janvier 2008 une transformation fondamentale de l'Etat et des organes de l'Etat est intervenue. On a l'impression qu'avant l'élection du Conseil fédéral en décembre 2007, il régnait dans notre système une situation idyllique dans laquelle le consensus était possible - pas toujours, mais en règle générale - et que depuis le 1er janvier 2008 un cataclysme s'est abattu sur la Suisse, que tous les dinosaures ont disparu et qu'un monde nouveau, catastrophique, est né dans lequel le consensus n'est plus possible, ni même plus souhaitable.
Cette impression se confirme lorsqu'on lit certaines propositions de minorité qui prévoient notamment de rétablir la sécurité publique comme un des buts de la législature. Bien sûr que nous voulons, et c'est l'un des buts du Conseil fédéral, garantir la sécurité en Suisse, mais nous n'avons pas l'impression - en tout cas pas dans l'esprit des membres du Conseil fédéral chargés des départements liés à la sécurité - que la période précédente ou le travail qui a été accompli ont été catastrophiques au point qu'il faille aujourd'hui rétablir la sécurité dans ce pays: la sécurité n'est pas compromise.
Bref, je crois qu'il faut cesser de dramatiser la situation politique dans ce pays et en revenir à des choses beaucoup plus concrètes. C'est ce qu'essaie de faire le Conseil fédéral en fixant des objectifs qui sont peut-être un peu généraux, c'est vrai, mais des objectifs aussi larges que ceux-là ne peuvent pas être des objectifs de détail. Ils doivent être concrétisés, mais ils doivent aussi être plus stratégiques. Or les objectifs du Conseil fédéral correspondent probablement à une vision consensuelle de la politique nationale. Sur les moyens, il y a certainement des divergences.
Renforcer la place économique suisse est un objectif poursuivi par tous. On diffère peut-être sur les moyens, mais ce sera l'objet de la discussion qui suivra.
Il s'agit de garantir la sécurité plutôt que de la rétablir, car je crois que tous les critères montrent bien que la sécurité dans ce pays est à un niveau largement comparable à celui d'autres pays. On peut et on doit vouloir faire mieux, mais on ne peut pas quitter le monde de la réalité. Il faut se comparer à d'autres et, lorsqu'on le fait, on voit que la sécurité dans notre pays a atteint un niveau convenable, bien qu'il soit encore améliorable.
J'en viens au renforcement de la cohésion sociale. Je crois qu'il est illusoire de vouloir renforcer l'indépendance, la neutralité et toutes ces valeurs auxquelles nous sommes attachés sans que la cohésion sociale soit renforcée. Vous n'arriverez jamais, et c'est légitime, à faire adhérer les citoyens et citoyennes de ce pays à des valeurs idéales sans qu'ils aient le sentiment de faire partie d'une communauté. Cela s'obtient par le biais d'un effort de cohésion sociale.
Exploiter les ressources dans le respect du développement durable, c'est quelque chose qui ouvre des perspectives sur le futur et c'est manifester notre solidarité avec les générations qui nous suivent. C'est cela, prendre véritablement en compte les besoins des générations futures. Parmi les objectifs du développement durable, il y a la qualité des finances de la Confédération, mais c'est un aspect parmi d'autres du développement durable et du respect que nous voulons témoigner aux générations futures.
Consolider la position de la Suisse dans un monde globalisé est une vision positive de ce que la Suisse est et de ce qu'elle veut être. Nous ne pensons pas qu'une nation, pas plus qu'un être humain, puisse se développer sans s'ouvrir aux autres, sans partager avec d'autres des objectifs, notamment en matière d'environnement; ce sont aujourd'hui des objectifs de survie. Nous ne pensons pas que la Suisse puisse se constituer de façon paranoïaque en une sorte de forteresse toujours en train de sentir des menaces dès que le dialogue s'ouvre avec des puissances extérieures, notamment avec nos amis et voisins de l'Union européenne.
Finalement, la vision du Conseil fédéral n'est pas extraordinairement innovatrice. Personne ne demande au Conseil fédéral d'obtenir le Prix Nobel de créativité politique, on ne lui demande pas de courir les aventures de l'esprit politique, mais simplement de répondre aux aspirations normales, de citoyens normaux, qui veulent vivre dans un monde en paix, où règne la sécurité, un monde plus prospère, qui respecte son environnement et qui permet aux générations suivantes de continuer à vivre - et à bien vivre -, du fait de la qualité de l'environnement aussi bien financier qu'économique.
J'en viens aux propositions de renvoi de la minorité I (Baader Caspar) et de la minorité II (Nordmann). Pour commencer, je crois qu'il faut parler des objectifs à atteindre selon la minorité II. Ils sont marqués par des sentiments positifs et, par là même, ils provoquent une certaine sympathie parmi les députés qui ont une vision humaniste de la société et de la politique. Néanmoins, je crois qu'ils constituent plus un catalogue de bonnes intentions dont il faudra débattre dans le courant de la discussion qu'une vision d'ensemble qui justifie BO 2008 N 716 le renvoi au Conseil fédéral et le remaniement de l'ensemble du programme en fonction de ces objectifs.
En attendant d'avoir la parole, j'ai passé en revue quelques-uns des objectifs de la proposition de la minorité II et j'ai réfléchi à ce qu'ils représentent: certains d'entre eux relèvent, encore une fois, davantage de pieuses intentions que de volonté politique tout à fait claire. Quand Monsieur Nordmann, au chiffre 13 de sa proposition de renvoi, nous invite à "libérer la démocratie des griffes du capital", j'y vois un dernier cri lyrique qui reflète la passion politique qui l'anime et qui le pousse maintenant à intervenir rapidement. Je ne demande pas qu'on maintienne la démocratie dans les griffes du capital, mais je ne pense pas que, tel que le chiffre 13 est libellé, cela puisse être un objectif de la politique gouvernementale au cours des quatre prochaines années. Je me réjouis d'entendre la réponse de ce grand notable vaudois qu'est Monsieur Nordmann.
Plus inquiétante, à mes yeux, est quand même la proposition de renvoi de la minorité I (Baader Caspar), car elle exprime une vision de la Suisse qui n'est pas la nôtre, qui n'est pas celle de l'immense majorité du peuple suisse. C'est une vision anxieuse, préventive qui n'est pas en mesure d'animer à terme un pays comme le nôtre. Bien sûr qu'il faut de temps en temps sortir les griffes, non seulement pour se libérer du capitalisme, mais aussi parfois pour répondre à des attaques qui viendraient de l'extérieur. Mais on ne peut pas bâtir un programme sur des objectifs négatifs comme celui de ne pas adhérer à l'Union européenne. Personne ne propose aujourd'hui dans cette salle l'adhésion immédiate à l'Union européenne. La question n'est pas posée. Il n'est pas possible d'en faire un élément important du programme de la législature et d'avoir comme seule attitude une attitude de rejet envers toute démarche d'ouverture à l'égard d'un voisin à qui on vend 60 pour cent et à qui on achète 80 pour cent de nos produits, avec qui on a des échanges personnels, jour après jour, d'où proviennent des dizaines de milliers de personnes qui travaillent pour nous, y compris dans les secteurs les plus sensibles de la société comme la santé.
Il n'est pas possible non plus de dire chaque fois que l'on se met d'accord avec ce voisin: "Vous faites un pas dans la mauvaise direction." Il faut toujours dire non, non, non. Imaginez de transposer cette attitude à l'égard d'une personne: si la seule inquiétude d'une personne est que son voisin qui possède la petite villa annexe risque d'empiéter sur sa liberté avec son cerisier, son pommier, son chien, sa voisine et ses amis, c'est un monde effrayant dans lequel rien ne peut se passer. Nous ne sommes pas naïfs, nous savons que lorsque nous négocions avec l'Union européenne, il faut négocier durement, mais nous sommes convaincus qu'il faut négocier systématiquement avec les gens avec lesquels on vit à proximité permanente et avec lesquels on partage beaucoup de valeurs.
Le deuxième objectif, c'est rétablir la sécurité, je l'ai dit à plusieurs reprises. Rétablir la sécurité après quoi? après quatre années d'incapacité de gérer la sécurité? J'ai assez fréquenté Monsieur Blocher pour savoir qu'il avait des idées assez précises, que je l'ai assez souvent soutenu dans ce domaine et que, ensemble, nous avons fait un travail qui permet probablement - le résultat de dimanche passé le démontre - de dire au peuple suisse que nous avons les instruments de sécurité qui permettent de garantir la sécurité. Bien sûr que rien ne sera parfait, mais dans un monde où l'on vise la perfection dans ce domaine, on sera en permanence en train d'exclure, de chasser ou de repousser des êtres humains sans que cela entraîne une amélioration réelle de la sécurité.
Voilà pourquoi je vous propose non pas d'entrer en matière, puisque l'entrée en matière est acquise de plein droit, mais de rejeter clairement la proposition de renvoi de la minorité I (Baader Caspar), ainsi que, tout aussi clairement, la proposition de renvoi de la minorité II (Nordmann), non sans avoir écouté encore une fois Monsieur Nordmann.
Nordmann Roger · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste
J'aimerais très brièvement apporter une précision. Il y a eu une erreur de traduction qui a été corrigée; le document corrigé a été distribué. La proposition indique, au chiffre 13: "à libérer la démocratie des griffes de l'argent" et non pas "du capital". Il s'agit concrètement de l'influence sur les votations et les élections dont on a vu qu'elle était forte et allait parfois dans le mauvais sens d'ailleurs. La rhétorique antimarxiste n'est donc pas à propos.
Couchepin Pascal · BPR-M · Conseil fédéral · Valais
Eh bien, je prends acte de cette modification et je m'en réjouis, car cela augmente encore l'estime que j'ai pour vous. (Hilarité)
de Buman Dominique · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe PDC/PEV/PVL
Dans les différentes interventions qui ont été présentées à la tribune, il y a eu à la fois des prises de position sur l'ensemble du document du programme de la législature et des plaidoyers pour les propositions de renvoi de la minorité I (Baader Caspar) et de la minorité II (Nordmann).
Vous me permettrez, au nom de la commission, de ne pas reprendre chacune des phrases et chacune des réflexions qui ont été émises. Je constate que beaucoup de députés dans cette enceinte ou dans les différents groupes politiques confondent un programme de législature - dans un système de gouvernement collégial fait d'hommes et de femmes représentant des forces différentes - avec un programme de parti. Vous me permettrez de faire une distinction à ce stade de la réflexion: on doit concéder au groupe des Verts davantage le droit de manifester son opposition à ce qui est considéré comme un acte d'un gouvernement dont ils ne sont pas membres plutôt que d'entendre des gens du groupe socialiste ou du groupe UDC faire des griefs à un gouvernement dont les deux représentants ont eu une part active à l'élaboration de ce texte.
J'aimerais aussi préciser - cela a été fait tout à l'heure par le président de la Confédération - que ce programme de législature a été élaboré dans le courant de l'année 2007. Cela signifie très clairement que la composition du Conseil fédéral était, selon les propres reproches exprimés aujourd'hui dans cette enceinte par le groupe UDC, différente. Or le texte, tel qu'il a été élaboré et finalement voté par le gouvernement, n'a pas beaucoup changé. Les griefs qui ont été émis à cette tribune, notamment par Messieurs Baader, Brunner et Maurer, sont non seulement infondés, mais même ridicules, pour ne pas dire qu'ils frisent la mauvaise foi, puisque c'est un programme qui a été approuvé - cela a été dit par le président de la Confédération - à l'unanimité et que l'on ne peut pas, sur quelques virgules ou quelques nuances, jeter complètement le bébé avec l'eau du bain en prétendant que ce serait le fruit d'un gouvernement de cataclysme. Personne n'est dupe de cela, mais il faut quand même le dénoncer à cette tribune.
En ce qui concerne les deux propositions de minorité visant le renvoi, je me permets quelques réflexions. En ce qui concerne la proposition de la minorité I (Baader Caspar) au nom de l'UDC, il est frappant de constater qu'elle vise des objectifs négatifs. Lorsqu'on agit au niveau d'un Etat, on doit promouvoir, garantir et par conséquent employer des termes qui sont positifs. Or, on constate que, dans la section 1, le programme de l'UDC propose tout d'abord de ne pas adhérer à l'Union européenne. Je ne crois pas que l'on puisse avoir des objectifs qui soient négatifs.
Quant au rétablissement de la sécurité - il s'agit de la section 3 -, force est de constater que les deux ministres en charge de la sécurité, à savoir pour la justice et la police et pour la défense, appartiennent précisément à l'UDC, même si aujourd'hui il y a des divorces. Ce sont quand même des ministres qui sont issus du terroir et du cru de l'UDC qui ont tenu ces départements. Alors, comment peut-on dire qu'ils n'ont pas fait leur travail, puisque auparavant le groupe ne les rejetait pas, en tout cas pas l'un des deux?
En ce qui concerne la proposition de la minorité II (Nordmann) faite au nom du groupe socialiste, elle a le défaut, à part ce qu'en a dit tout à l'heure le président de la Confédération, de ne pas avoir de structure. La proposition de renvoi du groupe socialiste est un catalogue d'un certain nombre BO 2008 N 717 de sentiments et d'émotions, mais on ne peut pas dire qu'elle a des lignes directrices pour l'Etat. S'il est vrai que les directions sont interdépendantes - le message du Conseil fédéral le dit -, on doit quand même, d'une certaine manière et par visibilité pour l'opinion publique, structurer et argumenter l'action à la tête de l'Etat. Or, la proposition de la minorité II (Nordmann) est parfois irréalisable. Je pense notamment à la mesure 9 relative à l'énergie qui demande que l'on abandonne immédiatement le pétrole, le gaz et le nucléaire. Avec une telle proposition, on risquerait de ne pas répondre aux obligations de la Constitution fédérale, notamment à celle de l'approvisionnement en énergie du pays.
Ces quelques remarques prouvent donc que, in globo, de telles propositions de renvoi ne peuvent pas être acceptées.
C'est donc pour toutes ces raisons que la commission vous propose, par 16 voix contre 7, de rejeter la proposition de la minorité I (Baader Caspar) et, par 15 voix contre 5 et 3 abstentions, de rejeter la proposition de la minorité II (Nordmann).
Simoneschi-Cortesi Chiara · 1VP-F · Conseil national · Tessin · Groupe PDC/PEV/PVL
L'entrée en matière est acquise de plein droit
La présidente (Simoneschi-Cortesi Chiara, première vice-présidente): Nous votons sur les propositions de renvoi des minorités I (Baader Caspar) et II (Nordmann).
Vote
Premier vote
| Group | Yes | No | Abst. |
|---|---|---|---|
| Groupe de l'Union démocratique du Centre | 51 (94 %) | 0 (0 %) | 3 (6 %) |
| Groupe socialiste | 0 (0 %) | 40 (100 %) | 0 (0 %) |
| Groupe PDC/PEV/PVL | 4 (15 %) | 9 (33 %) | 14 (52 %) |
| Groupe radical-libéral | 1 (3 %) | 0 (0 %) | 28 (97 %) |
| Groupe des VERT-E-S | 0 (0 %) | 17 (85 %) | 3 (15 %) |
| Non inscrit | 1 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Total | 57 (33 %) | 66 (39 %) | 48 (28 %) |
Yes: Proposal by the minority I Baader Caspar (refer back to the Federal Council)
No: Proposal by the minority II Nordmann (refer back to the Federal Council)
Vote
Deuxième vote
| Group | Yes | No | Abst. |
|---|---|---|---|
| Groupe de l'Union démocratique du Centre | 8 (15 %) | 0 (0 %) | 45 (85 %) |
| Groupe socialiste | 0 (0 %) | 39 (100 %) | 0 (0 %) |
| Groupe PDC/PEV/PVL | 29 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe radical-libéral | 29 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe des VERT-E-S | 1 (5 %) | 1 (5 %) | 18 (90 %) |
| Non inscrit | 1 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Total | 68 (40 %) | 40 (23 %) | 63 (37 %) |
Yes: Proposal by the majority
No: Proposal by the minority II Nordmann (refer back to the Federal Council)
Intervention de procédure
Arrêté fédéral sur le programme de la législature 2007-2011
Discussion par article
Titre et préambule
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Adopté
Art. 1
Proposition de la majorité
Introduction, ch. 2-5
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Ch. 1
1. renforcer la place économique suisse pour créer les conditions permettant d'augmenter le nombre et la qualité des emplois;
Proposition de la minorité
(Baader Caspar, Amstutz, Freysinger, Hutter Jasmin, Maurer, Rime, Rutschmann)
Ch. 1
1. renforcer la place économique suisse;
Ch. 2
2. garantir la sécurité;
Ch. 3, 4
Biffer
Ch. 5
5. renforcer l'indépendance et la neutralité de la Suisse;
Ch. 6
6. assainir les finances publiques en réduisant systématiquement les dépenses, tout en évitant de percevoir des impôts, des taxes et des redevances supplémentaires.
Section 2 titre
Proposition de la majorité
Renforcer la place économique suisse pour créer les conditions permettant d'augmenter le nombre et la qualité des emplois
BO 2008 N 718Art. 2
Proposition de la majorité
Titre, introduction, ch. 1-6, 9, 10
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Ch. 7
7. alléger la charge administrative et fiscale des entreprises;
Ch. 8, 10bis
Biffer
Ch. 11
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Proposition de la minorité
(Baader Caspar, Amstutz, Freysinger, Hutter Jasmin, Maurer, Rime, Rutschmann)
Ch. 1
Biffer
Proposition de la minorité
(Baader Caspar, Amstutz, Girod, Hutter Jasmin, Leuenberger-Genève, Maurer, Rime, Rutschmann, Thorens Goumaz)
Ch. 3
3. ... 2012 en empêchant toute réduction du revenu annuel moyen des paysans, en améliorant le taux d'autoapprovisionnement et en promouvant une production locale axée sur la qualité;
Proposition de la minorité
(Malama, Amstutz, Baader Caspar, Bortoluzzi, Freysinger, Hiltpold, Hutter Jasmin, Maurer, Pelli, Rime, Rutschmann)
Ch. 4
4. ... l'assurance-chômage en supprimant les incitations indésirables sans prévoir d'impôts, taxes et redevances supplémentaires;
Proposition de la minorité
(Baader Caspar, Amstutz, Bortoluzzi, Freysinger, Girod, Hutter Jasmin, Leuenberger-Genève, Maurer, Rime, Rutschmann, Thorens Goumaz)
Ch. 6
6. ... de l'OMC sans affaiblir l'agriculture suisse;
Proposition de la minorité
(Fässler, Girod, Heim, Leuenberger-Genève, Nordmann, Roth-Bernasconi, Schenker Silvia, Thorens Goumaz)
Ch. 7
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Proposition de la minorité
(Amstutz, Baader Caspar, Bortoluzzi, Freysinger, Hutter Jasmin, Rime, Rutschmann)
Ch. 10
10. recentrer la promotion économique;
Proposition de la minorité
(Thorens Goumaz, Fässler, Girod, Heim, Leuenberger-Genève, Nordmann, Roth-Bernasconi, Schenker Silvia)
Ch. 10ter
10ter. étudier l'opportunité d'une stratégie de promotion économique axée sur les nouveaux marchés de l'écologie industrielle, de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables;
Proposition de la minorité
(Fässler, Aeschbacher, Amacker, de Buman, Girod, Heim, Leuenberger-Genève, Nordmann, Roth-Bernasconi, Schenker Silvia, Thorens Goumaz)
Ch. 11
11. ... régissant le secteur financier, en particulier renforcer l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma).
Intervention de procédure
BO 2008 N 719Art. 3
Proposition de la majorité
Titre, introduction, ch. 12, 14, 15, 16
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Ch. 13
13. ... recherche, en renforçant les instruments de promotion de l'innovation, en particulier dans les domaines de l'écologie industrielle, de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables;
Ch. 13bis
13bis. renforcer la protection de l'innovation, notamment en inscrivant le principe de l'épuisement national dans la loi sur les brevets;
Proposition de la minorité
(Freysinger, Amstutz, Baader Caspar, Bortoluzzi, Hutter Jasmin, Maurer, Rime, Rutschmann)
Ch. 12
12. simplifier les structures et utiliser les ressources de manière plus efficace dans le domaine des hautes écoles;
Ch. 13
Biffer
Proposition de la minorité
(Fässler, Aeschbacher, de Buman, Girod, Häberli-Koller, Heim, Leuenberger-Genève, Nordmann, Roth-Bernasconi, Schenker Silvia, Thorens Goumaz)
Ch. 13bis
Biffer
Proposition de la minorité
(Malama, Fässler, Girod, Heim, Hiltpold, Leuenberger-Genève, Nordmann, Pelli, Roth-Bernasconi, Schenker Silvia, Thorens Goumaz)
Ch. 13ter
13ter. créer les bases légales d'une fondation Recherche suisse;
Proposition de la minorité
(Freysinger, Amstutz, Baader Caspar, Bortoluzzi, Hutter Jasmin, Maurer, Rime, Rutschmann)
Ch. 15, 16
Biffer
Art. 4
Proposition de la majorité
Titre, introduction, ch. 17-19, 20bis, 21, 23, 25
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Ch. 20
20. réduire la charge fiscale des familles avec enfants;
Ch. 22
22. assainir la caisse de pension des CFF en respectant le frein à l'endettement élargi;
Ch. 24
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Proposition de la minorité
(Baader Caspar, Amstutz, Bortoluzzi, Freysinger, Hutter Jasmin, Malama, Maurer, Pelli, Rime, Rutschmann)
Titre
Objectif 3: Assurer l'équilibre des finances fédérales et baisser les impôts
Proposition de la minorité
(Amstutz, Bortoluzzi, Freysinger, Grin, Hutter Jasmin, Maurer, Rutschmann, Schibli)
Ch. 16bis
16bis. geler les dépenses de la Confédération au niveau de 2008;
BO 2008 N 720Ch. 18
18. ... Confédération dans le but de réduire de 20 pour cent les dépenses;
Proposition de la minorité
(Amstutz, Bortoluzzi, Freysinger, Grin, Hutter Jasmin, Maurer, Rutschmann, Schibli)
Ch. 19bis
19bis. réduire la TVA;
Proposition de la minorité
(Pelli, Amstutz, de Buman, Freysinger, Grin, Hochreutener, Malama, Maurer, Rutschmann)
Ch. 19ter
19ter. simplifier au maximum le système d'imposition des citoyens;
Proposition de la minorité I
(Aeschbacher, Amacker, Bortoluzzi, de Buman, Häberli-Koller, Hutter Jasmin, Schibli)
Ch. 20
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Proposition de la minorité II
(Malama, Amstutz, Bortoluzzi, Grin, Maurer, Pelli, Rutschmann, Schibli)
Ch. 20
20. réduire la charge fiscale de toutes les personnes physiques, en particulier des couples mariés et des familles avec enfants;
Proposition de la minorité
(Fässler, Aeschbacher, de Buman, Girod, Heim, Leuenberger-Genève, Nordmann, Roth-Bernasconi, Schenker Silvia, Thorens Goumaz)
Ch. 20bis
Biffer
Proposition de la minorité
(Bortoluzzi, Amstutz, Freysinger, Grin, Hutter Jasmin, Maurer, Rutschmann, Schibli)
Ch. 22
22. ... des CFF sans nouvelle contribution de la Confédération;
Proposition de la minorité
(Amstutz, Freysinger, Grin, Hutter Jasmin, Maurer, Rutschmann, Schibli)
Ch. 25
Biffer
Art. 5
Proposition de la majorité
Titre, introduction, ch. 26-32, 33
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Ch. 32bis
32bis. ouvrir le marché postal, abaisser à 50 grammes la limite du monopole des lettres dès 2009;
Proposition de la minorité
(Heim, Aeschbacher, Fässler, Girod, Häberli-Koller, Leuenberger-Genève, Nordmann, Roth-Bernasconi, Schenker Silvia, Thorens Goumaz)
Ch. 28
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Proposition de la minorité
(Hutter Jasmin, Amstutz, Bortoluzzi, Freysinger, Maurer, Rutschmann, Schibli)
Ch. 30
Biffer
Proposition de la minorité
(Fässler, Aeschbacher, Heim, Leuenberger-Genève, Marra, Roth-Bernasconi, Schenker, Thorens Goumaz)
Ch. 32bis
Biffer
Proposition de la minorité
(Grin, Amstutz, Bortoluzzi, Freysinger, Hutter Jasmin, Maurer, Rutschmann, Schibli)
Ch. 33
33. vendre la participation détenue par la Confédération dans l'entreprise Swisscom SA.
Malama Peter · Mit-M · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe radical-libéral
In diesem Teil der Beratung behandeln wir den 1. und den 2. Abschnitt mit den Artikeln 1 bis 5. Im 1. Abschnitt wird definiert, nach welchen fünf Leitlinien sich die Politik des Bundes in der Legislaturperiode 2007-2011 richtet. Der 2. Abschnitt definiert zur ersten Leitlinie, "den Wirtschaftsstandort Schweiz stärken", insgesamt vier Ziele mit insgesamt 33 Massnahmen.
Zum 1. Abschnitt, Artikel 1: Der Bundesrat richtet seine Politik in der Legislaturperiode 2007-2011 nach fünf Leitlinien aus. Mit der ersten Leitlinie soll der Wirtschaftsstandort Schweiz gestärkt werden. Die Stärkung des Wirtschaftsstandortes Schweiz muss so angelegt werden, dass die Bedürfnisse der heutigen Generation erfüllt werden können, ohne dass die natürlichen Lebensgrundlagen für die kommenden Generationen in Gefahr geraten. Die Kommission begrüsst diese Leitlinie zur Stärkung des Wirtschaftsstandortes Schweiz, allerdings mit der Ergänzung "um die Voraussetzungen für mehr und bessere Arbeitsplätze zu schaffen". Die weiteren Leitlinien werden von der Kommissionsmehrheit genehmigt: "die Sicherheit gewährleisten"; "die gesellschaftliche Kohäsion stärken"; "die Ressourcen nachhaltig nutzen"; "die Stellung der Schweiz in einer vernetzten Welt festigen". Für die Kommissionsmehrheit ist es richtig, dass wir unseren Wohlstand, aber auch unsere Lebensgrundlagen langfristig nur dann sichern können, wenn wir unsere Interessen auf internationaler Ebene wirksam einbringen, wenn wir als verlässlicher, glaubwürdiger, neutraler Partner wahrgenommen werden und wenn die Stabilität und Sicherheit im Land weiter gewährleistet sind. Dazu gehören BO 2008 N 721 sowohl die Stärkung der gesellschaftlichen Kohäsion als auch die nachhaltige Nutzung der Ressourcen.
Die Kommission hat einen Antrag abgelehnt, welcher unter anderem die Leitlinien zur Stärkung der Kohäsion und zur nachhaltigen Ressourcennutzung ersatzlos gestrichen haben wollte. Im Namen der Kommissionsmehrheit bitte ich auch Sie, diesen Antrag, der jetzt Minderheitsantrag ist, abzulehnen.
Zum 2. Abschnitt, Artikel 2: Hier werden wir unter anderem mit zwei Minderheitsanträgen konfrontiert sein. Einer betrifft Ziffer 3, "Weiterentwicklung der Agrarpolitik ab 2012", welche gemäss Minderheitsantrag dahingehend ergänzt werden soll, dass sie "ohne Reduktion des bäuerlichen Durchschnittseinkommens" und "unter Verbesserung des Selbstversorgungsgrades" erfolgen soll. Mit diesem Antrag besteht die Gefahr, so die Kommissionsmehrheit, dass mit der Ausdehnung der Produktion der Landwirtschaft andere Werte wie Ökologie, Biodiversität, attraktives Landschaftsbild usw. preisgegeben werden. Die Mehrheit empfiehlt Ihnen deshalb, diesen Minderheitsantrag abzulehnen.
Betreffend die Massnahme in Ziffer 7, "Administrative Entlastung der Unternehmen", ergänzte die Kommission die administrative Entlastung zusätzlich mit der fiskalischen Entlastung der Unternehmen. Die Kommissionsmehrheit vertritt die Auffassung, dass nur eine wachsende Wirtschaft zusätzliche Arbeit, dass nur eine wachsende Wirtschaft zusätzliche Ausbildungsplätze schaffen kann und dass auch nur eine wachsende Wirtschaft neues Steuersubstrat schaffen kann, aus welchem wiederum Mittel für soziale Aufgaben generiert werden können. Dies bedingt, dass die Wirtschaft administrativ und fiskalisch entlastet wird. Eine Minderheit sieht keine Notwendigkeit für fiskalische Entlastungen. Ich bitte Sie namens der Kommission, der Mehrheit zu folgen und die Kleinst-, Klein- und Mittelunternehmen, das Rückgrat unserer Volkswirtschaft, mittels administrativer und fiskalischer Entlastung weiter zu stärken. Ausserdem war die Kommission mehrheitlich der Meinung, es brauche weder, entgegen der bundesrätlichen Fassung, die Einführung einer einheitlichen Unternehmens-Identifikationsnummer noch, entgegen der ständerätlichen Fassung, ein Bundesgesetz über den Tourismus und somit auch keine Überprüfung.
Bei der Massnahme in Ziffer 11 lautet die ständerätliche Fassung "Verbesserte Rahmenbedingungen für den Finanzsektor und Erhöhung der Stabilität des Finanzsystems". Die Mehrheit unserer Kommission will hingegen an der bundesrätlichen Formulierung der Massnahme, nämlich "Verbesserte Rahmenbedingungen für den Finanzsektor", festhalten.
Die in Ziffer 13 festgehaltene Massnahme "Revision des Forschungsgesetzes vom 7. Oktober 1983" soll gemäss Kommissionsmehrheit ergänzt bzw. präzisiert werden mit der Zielrichtung der Revision, nämlich "zur Stärkung der Innovationsförderungsinstrumente, namentlich in den Bereichen der industriellen Ökologie, der Energieeffizienz und der erneuerbaren Energien". Ich bitte Sie, diese auch gegenüber dem Ständeratsbeschluss umfassendere Stossrichtung der Revision zu genehmigen und den Antrag der Minderheit, die diese für unseren Forschungs- und Innovationsplatz Schweiz wichtige Revision gar streichen möchte, klar abzulehnen.
Zusätzlich hat die Mehrheit der Kommission entschieden, eine neue, eine zusätzliche Ziffer 13bis aufzunehmen - Stichwort: Innovationsschutz. Bei dieser für den Forschungs-, den Bildungs- und den Innovationsplatz Schweiz entscheidenden neuen Massnahmen geht es um die Stärkung des Innovationsschutzes durch die Festschreibung der nationalen Erschöpfung im Patentgesetz. Innovation, Bildung und Forschung sind die Schlüsselfaktoren unserer erfolgreichen Volkswirtschaft. Diese Schlüsselfaktoren sind zu stärken und zu erhalten - so die Kommissionsmehrheit. Nur wenn wir attraktive Voraussetzungen dafür schaffen können, dass bei uns weiterhin in Bildung, dass bei uns weiterhin in Forschung, Innovation und Entwicklung investiert wird, können wir sicherstellen, dass wir mit dem Forschungs- und Wissensstandort Schweiz im globalen Wettbewerb bestehen können.
Die Gewährleistung des Innovationsschutzes im Immaterialgüterrecht, das heisst im Patent-, Marken-, Design- und Urheberrecht, gehört deshalb zu den zentralen Aufgaben staatlichen Handelns. Die in der Schweiz geltende Verbindung von internationaler Erschöpfung bei Marken- und Urheberrechten und nationaler Erschöpfung bei Patentrechten ist ein zentrales Element einer nachhaltigen und natürlich auf die Schweiz fokussierten Wirtschaftspolitik. Deshalb soll die neue Massnahme in einer Ziffer 13bis aufgenommen werden. Die Kommissionsmehrheit hat die Notwendigkeit dieser zusätzlichen Massnahme, dieser zusätzlichen Ziffer 13bis, eingesehen und klar befürwortet. Im Namen der Kommissionsmehrheit bitte ich Sie deshalb, den Minderheitsantrag, der diese Ziffer streichen will, abzulehnen; dies im Interesse einer zukunftsgerichteten, nachhaltigen Forschungs- und Innovationspolitik und zum Erhalt einer für unser Land im globalen Wettbewerb matchentscheidenden Standortattraktivität.
Betreffend den Minderheitsantrag, welcher die Massnahmen in den Ziffern 15 und 16 ersatzlos streichen will - ein Antrag der Minderheit, die kein Bundesgesetz zur Steuerung des Bildungsraumes Schweiz und kein Bundesgesetz über die Weiterbildung haben will -, war die Kommission mehrheitlich der Meinung, dass im Laufe der anstehenden Legislaturperiode das von der Bundesversammlung für die BFI-Periode 2008-2011 bereits verabschiedete Bundesgesetz über Beiträge an gemeinsame Projekte von Bund und Kantonen zur Steuerung des Bildungsraumes Schweiz hinsichtlich Weiterführung und allfälligen Anpassungen überprüft werden soll. Unbestritten in der Kommissionsmehrheit war: Bund und Kantone sollen weiterhin gemeinsam den Bildungsraum Schweiz steuern. Deshalb bitte ich Sie, den entsprechenden Minderheitsantrag abzulehnen.
Ebenfalls ist die Kommissionsmehrheit dezidiert für die Schaffung eines Bundesgesetzes über die Weiterbildung, basierend auf dem neuen Artikel 64a der Bundesverfassung, der den Bund verpflichtet, Grundsätze über die Weiterbildung festzulegen. Hier bitten wir Sie auch, den entsprechenden Streichungsantrag abzulehnen.
Betreffend die Massnahme in Ziffer 18, "Umsetzung der Aufgabenüberprüfung des Bundes", kann es gemäss Kommissionsmehrheit nicht darum gehen, im Rahmen einer situativen, aufgabenspezifischen Erwägung alle Ausgaben um 20 Prozent zu reduzieren, wie dies ein Minderheitsantrag fordert. Mehr, als sich gut anzuhören, leistet dieser Antrag nicht.
Die Massnahme in Ziffer 20 lautet: "Systementscheid bei Ehepaar- und Familienbesteuerung". Die Kommissionsmehrheit hat beschlossen, in ihrer Formulierung präziser festzuhalten, was die Massnahme bezwecken solle, nämlich die "Steuerliche Entlastung von Familien mit Kindern". Die Kommissionsmehrheit vertrat die Meinung, dass prioritär, gemäss Beschluss des Ständerates, die Ehepaare und nicht auch grundsätzlich alle natürlichen Personen zu entlasten sind; sie fokussiert also nur auf die Familien mit Kindern.
Der Ständerat beschloss eine neue Massnahme unter Ziffer 20bis, welche die Kommissionsmehrheit begrüsst, nämlich die offensive Vertretung des Steuerföderalismus und Steuerwettbewerbs auch in der Aussenpolitik. Namens der Kommissionsmehrheit bitte ich Sie, den Minderheitsantrag, der diese Massnahme ersatzlos streichen will, abzulehnen. Unser Steuersystem zeichnet sich eben durch Steuerföderalismus und Steuerwettbewerb aus. Deshalb ist es auch folgerichtig, dass wir uns für diese Trümpfe starkmachen und das auch nach aussen, über unsere Landesgrenze hinaus, kommunizieren und dann offensiv vertreten, wenn - von welchen Seiten auch immer - Druck auf diese zentralen Elemente unserer Steuergesetzgebung ausgeübt wird; so die Kommissionsmehrheit.
Ziffer 22, "Sanierung der Pensionskasse der SBB", hat gemäss der Kommissionsmehrheit unter Einhaltung der erweiterten Schuldenbremse zu erfolgen. Gemäss der Kommissionsmehrheit ist es das Ziel, dass auch ausserordentliche BO 2008 N 722 Ausgaben des Bundes unter Kontrolle gehalten werden können.
Ausgiebig wurde über die Massnahme von Ziffer 28, "Schaffung der Voraussetzungen für Versuche mit Road-Pricing in städtischen Gebieten", diskutiert. Der Ständerat hatte beschlossen, diese Ziffer bzw. diese Massnahme ersatzlos zu streichen - also: keine Versuche mit Road-Pricing. Die Mehrheit unserer Kommission begrüsst den Entscheid des Ständerates und lehnt Road-Pricing auch schon auf der Basis von Versuchen ab. Bei der Kommissionsmehrheit herrschte die Meinung vor, dass vor allem der öffentliche Verkehr bereits massiv mit Steuergeldern gefördert, währenddem der motorisierte Individualverkehr immer mehr behindert und immer mehr verteuert werde. Gerade aus der Sicht der Agglomerationen mit ihren Innenstädten und mit ihren Zentrumsfunktionen muss es darum gehen, dass ein attraktiver Zugang sowohl mit dem ÖV als auch mit dem motorisierten Individualverkehr gewährleistet wird. Die Einführung von Strassenzöllen führt dazu, dass Kaufkraft aus den Innenstädten in die Agglomerationen verlagert wird, dort Einkaufszentren entstehen und somit die Zersiedelung und das Aussterben der Innenstädte die Folgen sind.
In der kleinräumigen Schweiz, so die Kommissionsmehrheit weiter, ist Road-Pricing das falsche Instrument. Ausserdem fehlt der Kommissionsmehrheit in der Botschaft eine klare Aussage des Bundesrates, was denn das Ziel von Road-Pricing sein soll. Geht es um eine Verkehrslenkungsmassnahme, geht es um eine Massnahme zur Reduktion der CO2-Emissionen, oder geht es dem Bundesrat um das Generieren von neuen Staatseinnahmen? Gemäss Botschaft geht es dem Bundesrat offenbar vor allem um Letzteres, um neue Gebühren. Gebühren lösen aber die Probleme nicht. Namens der Kommissionsmehrheit bitte ich Sie deshalb, hier den Beschluss des Ständerates zu unterstützen.
Die letzte Kommissionsdiskussion zu diesem 2. Abschnitt betraf die Massnahme in Ziffer 32, "Öffnung des Postmarktes und Sicherstellung der Grundversorgung". Hier beschloss eine Mehrheit über Ziffer 32bis nicht nur die Öffnung des Postmarktes, sondern auch noch die Senkung des Briefmonopols auf 50 Gramm ab 2009. Mit der Senkung des Briefmonopols auf 50 Gramm soll die bisherige Monopolrente ab 2009 über tiefere Postgebühren an die Konsumenten weitergegeben werden. Damit werden die im internationalen Vergleich überhöhten Preise unter Druck geraten. Die schrittweise Liberalisierung soll dazu führen, dass alle Wettbewerber im Postmarkt in etwa über gleich lange Spiesse verfügen.
Nun, wie Sie wissen, hat der Bundesrat erst kürzlich beschlossen, das Briefmonopol ab April 2009 nur noch auf Briefe unter 50 Gramm zu beschränken und auf 2012 das Briefmonopol vollständig fallenzulassen. Von da an werden sämtliche Anbieter von Postdiensten gleich behandelt. Da die Ergebnisse der entsprechenden Vernehmlassung allerdings noch ausstehen und somit eine neuerliche Kehrtwendung des Bundesrates nicht völlig ausgeschlossen werden kann, macht dieser Mehrheitsantrag politisch immer noch Sinn. Ich bitte Sie deshalb, Ziffer 32bis, wie sie die Kommissionsmehrheit gegenüber dem Entwurf des Bundesrates und dem Beschluss des Ständerates beschlossen hat, zu unterstützen und den Minderheitsantrag betreffend Streichung abzulehnen.
So viel zu den Abschnitten 1 und 2 mit den Artikeln 1 bis 5.
Simoneschi-Cortesi Chiara · 1VP-F · Conseil national · Tessin · Groupe PDC/PEV/PVL
Messieurs les rapporteurs, je pense que l'on doit arriver à une solution pragmatique. Le travail que vous faites est très important: vous expliquez ce qu'on a fait en commission. Mais je vous prie d'une part de ne pas répéter en français ou en allemand ce qui a déjà été dit par votre collègue dans l'autre langue. D'autre part, quand vous prenez la parole après les orateurs, je vous saurais gré de vous limiter aux éléments les plus importants. Afin que nous puissions avancer dans le débat, il est important que vous coordonniez vos interventions.
Levrat Christian · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe socialiste
Jamais ce Parlement n'aura mieux porté son nom. A l'évidence, nous y parlons, nous dissertons, nous digressons parfois, nous expliquons le détail et l'arrière-fond de chaque article, mais nous ne décidons pas vraiment. Le Conseil fédéral nous présente un programme de législature pas franchement impératif sur lequel nous pouvons, privilège suprême, ici exprimer quelques réserves, ailleurs soutenir avec acharnement tel ou tel projet novateur.
Vous vous dites certainement: "Si cet exercice est vain, pourquoi monter à cette tribune pour le dire?" Eh bien, je vais vous le dévoiler: parce que j'ai sursauté en lisant le dépliant, et en particulier la proposition de la minorité Baader Caspar à l'article 1. J'ai été stupéfié de voir l'UDC considérer d'abord que l'objectif de la politique économique n'était à l'évidence pas de créer des emplois, qu'elle se moquait de leur nombre comme de leur qualité, que ce parti considérait qu'il n'était pas nécessaire de renforcer la cohésion sociale, que pour lui il n'était pas nécessaire non plus d'exploiter les ressources dans le respect du développement durable et, enfin, qu'il n'avait toujours pas pris note du fait que nous vivions dans une société globalisée et que la globalité des échanges exigeait d'autres réponses des Etats que celles que nous apportions au siècle dernier.
Est-ce qu'il faut comprendre par l'intermédiaire de cette proposition de minorité Baader Caspar que l'UDC soutient un accroissement du fossé entre riches et pauvres, que l'UDC se soucie comme d'une guigne de la qualité et du nombre des emplois, que l'UDC se moque de l'état de cette planète, que toute mesure de développement durable lui est étrangère et qu'elle n'a toujours pas réalisé qu'il y a dans la globalisation des échanges la nécessité de réponses autres que celles que nos pères et mères ont élaborées à l'époque? L'exercice n'est peut-être pas aussi vain qu'il y paraît à première vue. Il permet de faire tomber les masques, de montrer le vrai visage d'un parti: moins de solidarité, pas d'écologie, un aveuglement extraordinaire face au développement du monde.
Si la politique de l'UDC doit conduire à une Suisse glaciale, ainsi que le propose la minorité Baader Caspar, à une Suisse du chacun pour soi, à une Suisse des égoïsmes, alors il est peut-être juste que ce parti parte et reste dans l'opposition - une opposition toute rhétorique. C'est d'autant plus le cas que cette posture - car il ne s'agit que de cela - a déjà produit quelques effets. Plus que jamais la population s'est exprimée le week-end dernier. Elle a dit oui à la Suisse de la solidarité dans le cadre de la votation sur la santé, oui à la Suisse de l'ouverture dans le cadre de la votation sur les naturalisations, oui à la Suisse du respect et du dialogue dans le cadre de la votation sur l'initiative "muselière". Ces résultats vont précisément dans le sens inverse de ce que propose Monsieur Baader Caspar au nom de l'UDC à l'article 1 du programme de la législature 2007-2011.
C'est la raison pour laquelle je vous invite à écouter la voix du peuple et à rejeter la proposition de la minorité Baader Caspar à l'article 1.
Je parlais des résultats du scrutin populaire du week-end dernier. On observe également des résultats dans le développement du parti lui-même, même s'il ne m'appartient pas de le commenter. Je constate simplement qu'en six mois de politique d'opposition, l'UDC a réussi à exclure une conseillère fédérale pourtant légitimement choisie dans ses rangs, par l'Assemblée fédérale, et qu'elle a dégoûté un autre magistrat, membre du parti depuis plusieurs dizaines d'années.
A ce programme négatif, à cette Suisse glaciale, à cette Suisse des égoïsmes, nous opposons une Suisse de la chaleur, une Suisse où il fait bon vivre, une Suisse du soleil. Nous devons, dans ce programme de législature, promouvoir l'égalité des chances et l'emploi, soutenir financièrement les familles, abaisser les prix, améliorer la sécurité publique et les équilibres régionaux, créer les conditions d'un développement structurel de l'économie dans un sens plus durable.
BO 2008 N 723Nous sommes aujourd'hui - précisément à l'article 1 - confrontés à la volonté de l'UDC de faire souffler sur ce pays un vent glacé. Répondons-lui par le printemps qui arrive.
Freysinger Oskar · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Monsieur Levrat, je suis content que vous m'ayez expliqué ce qu'était l'UDC. Mais, pour vous, qu'est-ce que le Parti socialiste?
Levrat Christian · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe socialiste
Le Parti socialiste, Monsieur Freysinger, c'est la promotion de l'égalité des chances; c'est une lutte contre les écarts salariaux; c'est la défense d'une économie au service de l'homme, donc au service de l'emploi et de la qualité de cet emploi, d'une économie qui réalise qu'elle vit dans un monde globalisé, d'une économie qui participe pleinement à la restructuration écologique qui est nécessaire. Bref, c'est assumer aujourd'hui nos responsabilités pour que, demain, nos enfants vivent mieux. Je vous remercie pour votre question!
Amacker-Amann Kathrin · Mit-F · Conseil national · Bâle-Campagne · Groupe PDC/PEV/PVL
Die CVP/EVP/glp-Fraktion unterstützt die Zielsetzungen des Bundesrates für die Legislatur 2007-2011 in der Wirtschaftspolitik und empfiehlt Ihnen, den in den Artikeln 2 und 3 vorgeschlagenen Massnahmen zuzustimmen. Die vorgeschlagenen Ziele, den Wirtschaftsstandort Schweiz mit mehr Wettbewerb im Binnenmarkt und mit einer offensiven Förderung von Bildung, Technologie und Innovation zu stärken, sind für den Wohlstand der Schweiz zentral. Wir sagen Ja zu allen Massnahmen, die zu diesen Zielen hinführen. Wir bitten Sie, Minderheitsanträge, die diese Ziele schwächen oder Partialinteressen in den Vordergrund stellen, abzulehnen.
Die Schweizer Volkswirtschaft kann jährlich 2 bis 4 Prozent wachsen. Das Wachstum stellt sich aber nicht automatisch ein. Damit es Wirklichkeit wird, brauchen wir Unternehmen, die den Mut haben, pfiffige Ideen umzusetzen, und es braucht Politikerinnen und Politiker, die unsere Wirtschaftspolitik konsequent auf die Zielgrössen Wettbewerb und Innovation ausrichten. Die Schweiz braucht dieses Wachstum für den Ausbau von Infrastrukturen, zur Sicherung der Sozialwerke und für eine Vorwärtsstrategie in den zentralen Bereichen Bildung und Forschung. Die Schweiz gehört zu den reichsten Ländern der Welt. Dieser Aufstieg war nur möglich dank mutigen Entscheiden, vorausschauendem Handeln, globalen Strategien und auch der Bereitschaft zur Veränderung. Dies alles braucht es auch in Zukunft.
Wir setzen auf eine aktive Aussenwirtschaftspolitik. Es braucht für unsere Schweizer Unternehmen einen freien Zugang zu den Weltmärkten. Europa steht für uns dabei als wichtigster Handelspartner im Zentrum. Das alles reicht aber nicht aus. Wir brauchen Freihandelsabkommen, damit wir unsere Industriegüter und Dienstleistungen auf den aufstrebenden Märkten ausserhalb Europas, wie Indien, China oder Russland, anbieten können.
Wir unterstützen die Weiterentwicklung der Schweizer Agrarpolitik hin zu einer produzierenden Landwirtschaft, die ihre Chancen auf in- und ausländischen Märkten wahrnimmt. Dazu gehört ein Agrarfreihandelsabkommen mit der EU genauso wie die Fortsetzung des Schweizer Engagements bei der WTO-Doha-Runde. Es gilt, den Strukturwandel in der Landwirtschaft sozialverträglich abzufedern. Wer aber meint, der Status quo sei für die Zukunft einzufrieren, der irrt.
Unsere Wirtschaftspolitik muss zu tieferen Preisen und neuer Kaufkraft führen. Wir sagen deshalb der Hochpreisinsel Schweiz den Kampf an. Die Preise in der Schweiz müssen auf europäisches Niveau sinken. Das Leben in unserem Land muss günstiger werden, beim Bauen, beim Wohnen, beim Essen und in der Gesundheitsvorsorge. Das bedeutet die Zulassung von Produkten, die in Europa auch zugelassen sind, einheitliche Normen, einfachere Bauvorschriften und kürzere Verfahren. Wir müssen den helvetischen Standard hinterfragen. Tiefere Preise bedeuten mehr Kaufkraft, die einen stabilen und wachsenden Inlandkonsum garantiert. Tiefere Preise leisten einen Beitrag zur Wettbewerbsfähigkeit der KMU und wirken somit als wichtige Beschäftigungsstütze.
Für ein Land mit wenigen Rohstoffen sind Bildung und Forschung zentral. Wir unterstützen den eingeschlagenen Weg der Reform der Hochschullandschaft. Exzellenz und Spitzenleistungen müssen hier die treibende Kraft für unser Handeln sein und nicht regionales Besitzstanddenken. Ein forschungs- und technologiefreundliches Umfeld ist eine wichtige Voraussetzung, damit sich die Schweiz auch in Zukunft als global wichtiger Wissens- und Denkplatz etablieren kann. Dazu braucht es neben geeigneten Strukturen auch die nötigen finanziellen Mittel, um Innovation und Forschung nachhaltig zu stärken.
Pelli Fulvio · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe radical-libéral
Statt sich auf Polemik zu konzentrieren, hat es die FDP-Fraktion lieber, sich mit den konkreten Massnahmen des Legislaturprogrammes zu beschäftigen. So werde ich die Minderheit Malama bei der Massnahme in Ziffer 4 vertreten, die Mehrheit gegen die Minderheit Fässler bei der Massnahme in Ziffer 13bis, der Festschreibung der nationalen Erschöpfung im Patentgesetz, und dann begründe ich den Antrag der Minderheit zur Massnahme in Ziffer 19ter und den Antrag der Minderheit II (Malama) bei der Massnahme in Ziffer 20.
Zur Massnahme in Ziffer 4: Die Rahmenbedingungen für die Schweizer Wirtschaft, gerade angesichts der Rezessionssignale, die wir zu spüren beginnen, müssen verbessert und nicht verschlechtert werden. Eine Revision des Arbeitslosenversicherungsgesetzes ist deshalb notwendig. Es ist richtig, dass der Bundesrat die Massnahme in Ziffer 4 vorschlägt. Die Absichten des Bundesrates, wie die Reform der Arbeitslosenversicherung durchzuführen ist, befriedigen aber die Minderheit nur teilweise. Die Reform ist gerade deshalb notwendig, weil die auf der heute geltenden Gesetzgebung beruhenden systemischen Fehlanreize zu beseitigen sind. Diese sowohl für die Versicherten als auch für die Arbeitgeber bestehenden Fehlanreize sind bekannt und wurden auch schon seitens der OECD attestiert. Sie schwächen die Effizienz des Systems und bewirken seit Jahren unnötige Mehrausgaben. Der Bundesrat sowie die Minderheit wollen sie beseitigen. Der Bundesrat will aber auch eine Zusatzfinanzierung, obwohl die Zahlen sie nicht rechtfertigen. In der Schweiz gibt es dank unserer klar bürgerlichen Politik immer mehr Arbeitsplätze. Die Zahl der Arbeitslosen sinkt; in den Vernehmlassungsunterlagen sind Zahlen angegeben, die zeigen, dass die Arbeitslosenzahl im Durchschnitt, auf vier Jahre gerechnet, von 2006 bis 2009, knapp über 100 000 liegen wird. Trotz dieser objektiven Feststellungen wird der Bundesrat eine künftige Durchschnittszahl von 125 000 Arbeitslosen annehmen und berechnet dann aufgrund dieser künstlichen Behauptung als Ausgangslage für die Revision jährliche Mehrausgaben in der Höhe von 920 Millionen Franken. Ziel dieser künstlichen Berechnung ist es, eine Erhöhung der Arbeitnehmer- und Arbeitgeberbeiträge zu rechtfertigen, die sonst gesetzlich nicht zu rechtfertigen wäre.
Die systembedingten Fehler der ALV sind zu korrigieren; es dürfen aber keine neuen Fehler begangen werden. Es ist für die Minderheit ein Fehler, eine künstliche Ausgangslage zu berechnen, um jährlich über eine Milliarde Franken zulasten der Arbeitnehmer und Arbeitgeber einkassieren zu können. Neben den vom Bundesrat vorgeschlagenen Massnahmen sind andere Anreize möglich, welche die Wiedereingliederung der Arbeitslosen verbessern und neue Sparmöglichkeiten eröffnen. Es kann zum Beispiel eine Regelung für die Bezugsdauer vorgesehen werden, die noch mehr von den Beitragszeiten abhängt. Es kann die Regel der Expertenkommission für die aus dem Ausland zurückkehrenden Versicherten voll statt nur teilweise angewendet werden. Es könnten somit weit über 550 Millionen Franken jährlich gespart werden.
Ich komme zum Innovationsschutz und zum Patentrecht, Massnahme 13bis. Innovationskraft gilt aus zwei Gründen als Schlüsselfaktor für den Erfolg einer Volkswirtschaft: Erstens hat die Liberalisierung des Welthandels zusammen mit dem starken Rückgang der Transport- und BO 2008 N 724 Kommunikationskosten die Industrieländer in einen zunehmenden Wettbewerb mit Ländern gebracht, die ebenfalls über gutausgebildete Arbeitskräfte, jedoch mit tieferen Lohnkosten verfügen. Zweitens beeinflussen Entdeckungen in Wissenschaft und Technik die Weltwirtschaft schneller als irgendein anderer Faktor. Die Schweiz kann dies nicht beeinflussen. Wir können unsere Position deshalb nur bewahren, indem wir in ausgewählten Bereichen mit den weltweit führenden Wissens- und Denkstandorten Schritt halten und daraus inländische Wertschöpfung generieren. Die Gewährleistung des Innovationsschutzes im Immaterialgüterrecht, im Patent-, Design- und Urheberrecht gehört deshalb zu den zentralen staatlichen Aufgaben. Die in der Schweiz geltende Verbindung von internationaler Erschöpfung bei Marken- und Urheberrechten und nationaler Erschöpfung bei Patentrechten ist ein zentrales Element einer wohlfahrtsfördernden Wirtschaftspolitik. Deshalb empfiehlt Ihnen die Mehrheit der Kommission, beim System zu bleiben, das seit Jahren gut funktioniert und uns Wohlfahrt garantiert, und auf eine einseitige und deshalb abenteuerliche Entwicklung zu verzichten. Unterstützen Sie also bei der Massnahme in Ziffer 13bis die Mehrheit.
Zu Ziffer 19ter, der Vereinfachung des Systems der Besteuerung der natürlichen Personen: Die Minderheit, die ich vertrete, stellt immer wieder fest, dass die Mehrheit des Parlamentes dem Anspruch unserer Mitbürgerinnen und Mitbürger auf Einfachheit bei der Besteuerung nicht entsprechen will. Vor den Wahlen hat man gut gesprochen und schlecht gestimmt. Nach den Wahlen gilt das Gleiche, wie die Diskussion im Ständerat über die Motion Hess Hans gezeigt hat. Die Minderheit schlägt Ihnen deshalb vor, ein starkes Zeichen zugunsten der Steuerpflichtigen zu setzen und den Bundesrat zu beauftragen, aktiv zu werden.
Zu Ziffer 20: Ich bitte die Kolleginnen und Kollegen, einen Schritt mehr zu tun und nicht nur Ehepaare und Familien mit Kindern, sondern alle natürlichen Personen, insbesondere Ehepaare und Familien mit Kindern, steuerlich zu entlasten.
Schibli Ernst · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ich spreche zur Weiterentwicklung der Agrarpolitik. Zug um Zug, Schritt für Schritt wird die landesinterne Nahrungsmittelproduktion mengenmässig nach unten korrigiert, obwohl vom Bundesrat dauernd betont wird, welch grosse Bedeutung eine hochwertige einheimische Nahrungsmittelproduktion habe. In Wirklichkeit aber will der Bundesrat keine Landwirtschaft mehr oder nur noch eine am Rande produzierende. Er schreibt nämlich selber in der Übersicht zum Verhandlungsmandat für ein Freihandelsabkommen im Agrar- und Lebensmittelbereich: "Durch die weitgehende Integration des Agrar- und Lebensmittelsektors in den EU-Binnenmarkt vergrössert sich der Spielraum der Schweizer Aussenhandelspolitik in anderen Bereichen, sei es innerhalb der WTO oder beim Abschluss von Freihandelsabkommen mit wichtigen Wirtschaftspartnern, die zunehmend auch den Agrarbereich abdecken." Deutlicher könnte man es sicher nicht formulieren.
Der Auftrag, den das Volk der Landwirtschaft mit einer Volksabstimmung über Artikel 104 der Bundesverfassung gegeben hat, nämlich für die sichere Versorgung der Bevölkerung, für die Erhaltung der natürlichen Lebensgrundlagen und die Pflege der Kulturlandschaft sowie für die dezentrale Besiedlung des Landes besorgt zu sein, scheint in den Ideen und Visionen des Bundesrates und der Verwaltung keinen Platz mehr zu haben. Wenn dann der Direktor des Seco die Direktzahlungen an die Landwirtschaft für gemeinwirtschaftliche Leistungen noch mit Drogen vergleicht, ist einer solchen Person, das muss ich Ihnen sagen, die Kompetenz für eine erfolgreiche Wirtschaftspolitik auch im Agrarsektor vollständig abzusprechen.
Warum denn dieser hektische Reformbedarf im Agrarsektor? Weltweit verknappen sich die Nahrungsmittel dramatisch. Eine Milliarde Menschen auf der Welt haben nicht genug zu essen oder leiden sogar Hunger. Auf der anderen Seite aber haben Herr und Frau Schweizer, gemessen an ihrem Einkommen, den günstigsten Nahrungsmittelkorb, aus dem sie auswählen können, und zwar weltweit den günstigsten. Die Produzentenpreise für Nahrungsmittel sind in den letzten zwölf Jahren um 25 bis 30 Prozent gesunken, aber an der Ladenkasse müssen die Konsumentinnen und Konsumenten 10 bis 15 Prozent mehr bezahlen. Die Frage, wer hier die Hausaufgaben gemacht oder eben nicht gemacht hat, sei sicher erlaubt.
Ein Agrarfreihandelsabkommen mit der EU würde die Strukturanpassungen in der Landwirtschaft in einer dramatischen und zerstörerischen Art und Weise verschärfen. Gegen 50 Prozent der heutigen Bauernbetriebe würden innerhalb weniger Jahre zugrunde gehen. Der Selbstversorgungsgrad, der bereits heute mit gut 50 Prozent europaweit der tiefste ist, würde auf unverantwortliche 25 bis 30 Prozent sinken, und auch unsere Einkommen, die bereits heute nicht mehr mit jenen in anderen Berufsbereichen vergleichbar sind, würden noch einmal dramatisch sinken. Man verlangt von den Bauern Preise wie in der EU, der Verarbeitungsbereich aber will seine Margen nicht auf EU-Niveau anpassen. Eine Studie der Hochschule St. Gallen hat ganz klar ergeben, dass die Arbeitskosten in der Schweiz 100 Prozent höher sind als in der EU, doch auch mit einem hundertprozentigen Optimierungsgrad könnten höchstens noch einmal 10 bis 15 Prozent wettgemacht werden.
Man wirft den Landwirten dauernd vor, dass andere Bereiche viel kostengünstiger produzieren. Ich muss Ihnen einfach sagen: Es gibt High-Tech-Produkte, die nur an wenigen Orten auf der Welt hergestellt werden können; Nahrungsmittel aber werden auf der ganzen Welt produziert, und das ist ein grosser Unterschied. Wenn zusätzlich zum Agrarfreihandel im Rahmen der WTO-Verhandlungen auch noch der Grenz- und Zollschutzabbau im vom Bundesrat vorgesehenen Mass erfolgt, dann wird es in der Schweiz keine produzierenden Bauern mehr geben. Obwohl man die Schweizer Produkte gerne für die Verkaufswerbung benutzt, forciert und unterstützt man auf der anderen Seite den Import von Nahrungsmitteln.
Wir wollen erstens eine Landwirtschaft, die den Verfassungsauftrag wahrnehmen kann; zweitens eine Landwirtschaft, die hochwertige Nahrungsmittel produziert; und drittens eine Landwirtschaft, die im wirtschaftlichen und gesellschaftlichen Umfeld ihre wichtige volkswirtschaftliche Bedeutung längerfristig wahrnehmen und erfüllen kann.
Ich bitte Sie deshalb, beim Agrarfreihandelsabkommen und auch bei den Verhandlungen im Rahmen der WTO-Doha-Runde gegen die Schwächung der einheimischen Nahrungsmittelproduktion einzutreten. Ich bin überzeugt, dass eine Ernährungssouveränität, wie sie jedes Land braucht, auch der Schweiz gut ansteht und langfristig von grosser Bedeutung ist.
Thorens Goumaz Adèle · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe des VERT-E-S
L'économie est l'un des trois piliers du développement durable et, comme tel, elle retient toute l'attention du groupe des Verts. Le Conseil fédéral souhaite renforcer la place économique suisse. Soit, mais encore faut-il savoir de quelle économie on parle. Les Verts ont toujours abordé les enjeux politiques sous l'angle de la qualité et du long terme. C'est sous cette égide qu'ils conçoivent le renforcement de notre économie, et non dans le seul but d'augmenter tel ou tel indicateur de croissance, souvent bien incapable de rendre compte du bien-être de la population ou de la préservation des ressources naturelles, qui composent pourtant les deux autres piliers du développement durable.
Le groupe des Verts déplore le désastreux manque de coordination entre les politiques économiques et environnementales, ce que souligne également le rapport de l'état-major de prospective de l'administration fédérale "Défis 2007-2011. Evolution des tendances et thèmes futurs de la politique fédérale", qui est à la base de ce programme de législature. Je cite ce rapport: "Pour l'heure, les actions entreprises en vue d'améliorer simultanément la qualité de l'environnement et la productivité économique manquent de cohésion. Malgré les progrès de la politique environnementale, la croissance économique garde pour corollaires la hausse de BO 2008 N 725 la consommation des ressources et l'exploitation de l'environnement."
L'économie que nous devons renforcer est dès lors celle qui produit des richesses sans pour autant dilapider les ressources dont elle dépend, celle qui participe à la cohésion sociale en fournissant des emplois de qualité rémunérés de manière équitable, celle qui apporte des réponses innovantes aux défis d'aujourd'hui et de demain. Beaucoup de ces défis sont d'ordre environnemental, à l'image du réchauffement climatique ou de l'épuisement des ressources pétrolières. Ils représentent autant de marchés sur lesquels la Suisse, avec ses grandes écoles et son savoir-faire, a les moyens de se positionner. Autrefois à la pointe dans le domaine des énergies renouvelables, elle s'est laissé distancer. Quel dommage! A ce jour, en Allemagne, le secteur de l'énergie éolienne représente à lui seul plus de 80 000 emplois et contribue activement à la réduction des émissions de CO2.
C'est dans cet esprit que le groupe des Verts a accepté, en commission, de préciser le titre de la section 2, "Renforcer la place économique suisse", en y ajoutant "pour créer les conditions permettant d'augmenter le nombre et la qualité des emplois". Il a en outre présenté deux propositions visant à orienter l'économie vers les nouveaux marchés de l'écologie industrielle, de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables. La première, à l'article 3 mesure 13, concerne l'orientation de la formation et de la recherche vers ces marchés prometteurs. Elle a été acceptée en commission et je remercie celles et ceux qui l'ont soutenue. La seconde, à l'article 2 mesure 10ter, vous est présentée sous forme de proposition de minorité et concerne la promotion économique elle-même. Je vous demande de la soutenir pour des raisons de cohérence, car rien ne sert d'encourager la formation et la recherche, si nous ne disposons pas d'entreprises dynamiques pour exploiter les compétences et les découvertes qui en résultent.
J'aimerais encore expliciter la position du groupe des Verts dans le domaine agricole. Nous avions déposé en commission une proposition concernant l'article 2 mesure 3, "examiner l'évolution de la politique agricole à partir de 2012", afin d'y ajouter "dans le but de promouvoir une production locale axée sur la qualité". Cette proposition a été finalement intégrée à la proposition de la minorité Baader Caspar sur la protection du revenu annuel moyen des paysans et l'amélioration du taux d'autoapprovisionnement.
Nous soutenons en outre la proposition de la minorité Baader Caspar à l'article 2 mesure 6 qui prévoit que l'engagement de la Suisse dans le cadre du cycle de Doha ne doit pas affaiblir notre agriculture. Le groupe des Verts tient en effet au maintien de la souveraineté alimentaire dans notre pays. La Suisse a développé une agriculture de très haute qualité, sans OGM, basée sur le respect de l'environnement et des personnes. Ces acquis ne doivent pas être sacrifiés sur l'autel du libre-échange.
Le groupe des Verts demande dès lors au Conseil fédéral de les considérer comme non négociables dans le contexte des accords commerciaux avec l'Europe et l'OMC. Chaque population doit pouvoir choisir les modalités de son propre approvisionnement. Nous voulons un revenu décent pour celles et ceux qui travaillent quotidiennement la terre pour nous nourrir et nous voulons une agriculture locale de qualité et écologique dans ce pays.
Fässler-Osterwalder Hildegard · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe socialiste
Abschnitt 2 widmet sich der Leitlinie "den Wirtschaftsstandort Schweiz stärken". Dieser Grundsatz ist zu unterstützen. Was indessen noch zu verbessern bzw. zu ergänzen ist, sind die in den Artikeln 2 bis 5 dafür vorgesehenen Massnahmen.
Wer den Wirtschaftsstandort Schweiz dauerhaft sichern will, muss für ein nachhaltiges Wirtschaftswachstum und ein gerechtes Steuersystem sorgen. Er muss Anreize für eine innovative, zukunftsgerichtete Industriepolitik bieten und darf nicht explizit den Finanzsektor als einzigen Pfeiler des Wirtschaftsstandorts fördern wollen. Während es gemäss Bundesrat in der vergangenen Legislatur die Schweiz als Werk-, Denk- und Schaffensplatz gleichwertig zu fördern galt, hat in der jetzigen bundesrätlichen Vorlage die Macht des Geldes die Überhand, und dies soll gemäss einigen Minderheitsanträgen zu Abschnitt 2 noch akzentuiert werden. Dazu kann die SP-Fraktion nicht Hand bieten. Nach dem sehr knappen Ja zur Unternehmenssteuerreform II ist es absolut unangebracht, weitere steuerliche Entlastungen für Unternehmen zu fordern, wie das die Kommissionsmehrheit bei Artikel 2 mit der Massnahme unter Ziffer 7 will. Hier ist Herr Bundesrat Merz in der Pflicht. Jetzt sind die Familien mit Kindern an der Reihe. Sie sollen spürbar mehr Geld in der Haushaltskasse behalten können. Die Forderung der Minderheit Malama bei Ziffer 4, die Arbeitslosenversicherung "ohne neue Steuern, Gebühren und Abgaben" revidieren und auf finanziell gesunde Füsse stellen zu wollen, lehnen wir entschieden ab, denn dies bedeutet eine Revision nur zulasten der Arbeitslosen. So bleibt der Solidaritätsgedanke, wie er in der heute gültigen Regelung aufgenommen und in der Vergangenheit auch praktiziert wurde - erfolgreich übrigens -, auf der Strecke.
Wenn man von nachhaltigem Wirtschaftswachstum spricht, sind alle drei Komponenten, Ökologie, Ökonomie und soziale Wirkung, zu berücksichtigen. Diese Denkweise fehlt in der bundesrätlichen Botschaft allenthalben. Deshalb hat die Minderheit Thorens Goumaz eine Ziffer 10ter eingeführt, die Ihre Unterstützung verdient. Dieses Begehren findet sich nämlich in allen Parteiprogrammen von links bis rechts. Sie haben jetzt die Gelegenheit, einen Schritt zur Umsetzung dieses Ziels zu machen.
Dass nur der Finanzsektor auf im Legislaturprogramm ausdrücklich geforderte und verbesserte Rahmenbedingungen hoffen darf, ist inakzeptabel. Der Werk- und Schaffensplatz Schweiz hat solche Rahmenbedingungen mindestens ebenso verdient. Uns wurde in der Kommission erklärt, es gehe hier vor allem um eine Stärkung der Aufsicht. Wenn dem so ist, dann soll man das auch so formulieren. Das habe ich mit meinem Minderheitsantrag zu Ziffer 11 nachgeholt.
Die gegenwärtige Wirtschaftslage zeigt es sonnenklar: Die Schweizer Wirtschaft wächst, nach den gestern veröffentlichten Zahlen allerdings etwas weniger schnell als in den vergangenen Quartalen. Dieses Wachstum verdanken wir neben unserem eigenen Konsumverhalten vor allem der produzierenden Wirtschaft, keinesfalls aber den Grossbanken. Mit deren katastrophaler Anlagepolitik sind sie im Gegenteil die momentanen Wirtschaftsbremser. Dass ihre Manager weiterhin riesige Löhne beziehen, gleichzeitig Hunderte von Kündigungen ausgesprochen werden und das Parlament auch noch ungerechte Steuerermässigungen bei Aktien und Optionen als Lohnbestandteile vorsieht, wirft ein schiefes Licht auf den ganzen Finanzplatz. Für ein dauerhaftes Wirtschaftswachstum in nachhaltigen Branchen brauchen wir keine explizite Forderung nach besseren Rahmenbedingungen im Finanzsektor, sondern eine nach besserer Aufsicht. Die Selbstregulierung hat offensichtlich versagt.
Zu unterstützen ist ausserdem die ergänzte Formulierung des Antrages der Kommissionsmehrheit zu Ziffer 13. Sie visiert das Ziel der Nachhaltigkeit über die Forschung an. Dass die SVP und Herr Freysinger das Forschungsgesetz aus dem Jahr 1983 gar nicht revidieren wollen, zeigt die Orientierungslosigkeit ihrer sogenannten Oppositionspolitik. Die rechtsbürgerliche Fixierung auf die Finanzen und insbesondere ihre Steuerphobie zeigt sich in den Minderheitsanträgen zu den Ziffern 16bis bis 19: Senken der Steuern, Senken der Mehrwertsteuer, Ausgabenreduktion des Bundes um 20 Prozent, Erweiterung der Schuldenbremse - das alles sind rein ideologische Forderungen. Wenn man gleichzeitig den Bürgerinnen und Bürgern nicht sagt, wo sie die fehlenden Staatseinnahmen dann zu spüren bekommen werden - Herr Schibli, zum Beispiel in der Landwirtschaft -, wenn man nicht sagt, welche Leistungen gestrichen werden müssen, was die Vertreter dieser Positionen natürlich nicht tun, ist das eine absolut unglaubwürdige politische Haltung, die erst noch eine Umverteilungswirkung von unten nach oben haben wird. Die SP-Fraktion wird diese Anträge samt und sonders ablehnen.
BO 2008 N 726Ein Wort zum Patentgesetz; zu Ziffer 13bis in Artikel 3 möchte ich jetzt nur so viel sagen: Was immer Sie hier und heute beschliessen, für die Diskussion und die Entscheide des kommenden Donnerstages hat das höchstens symbolische Wirkung. Konsequent wäre es allerdings, wenn Sie meinen Minderheitsantrag unterstützen würden. Es ist uns nämlich unbenommen - egal, was wir hier in dieses Legislaturprogramm schreiben -, dann anders zu entscheiden. Ich hoffe auf Sie am nächsten Donnerstag.
Ein letztes Wort zum Bundesgesetz über die technischen Handelshemmnisse: Wer der Wirtschaft helfen will, sollte das Cassis-de-Dijon-Prinzip einführen. Der Oppositionskurs von Herrn Caspar Baader mit dem Streichungsantrag zu Ziffer 1 von Artikel 2 verhindert also ebenso wie das Verbot von Parallelimporten tiefe Kosten für unsere KMU und die Konsumenten.
Freysinger Oskar · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Le programme de la législature représente ce que d'autres pays appellent programme de gouvernement. En principe, en Suisse ce programme est une plate-forme minimale réunissant les principales forces politiques du pays. Depuis que l'UDC n'est plus représentée au gouvernement - d'autant plus que depuis hier la dernière moitié de conseiller fédéral nous a quittés -, l'UDC se doit d'opposer à ce programme gouvernemental son propre projet de société. Voilà la raison de nos multiples amendements, de nos critiques, de nos remises en question. N'étant plus partie prenante de la gestion gouvernementale, nous devons consciencieusement faire notre travail de parti d'opposition avec toutes les difficultés que cela comporte dans un pays qui n'en a pas encore l'habitude. D'ailleurs nos adversaires doivent se sentir rassurés par le scrutin de dimanche dernier; ils peuvent lire la presse et se réjouir de la scission annoncée du seul parti qui ose ne pas suivre la voie politiquement correcte, consensuelle et toute tracée par la mondialisation qui doit, à terme, amener notre pays dans le giron de l'Union européenne. Ils peuvent donc continuer à dormir tranquilles! Qu'à cela ne tienne, en ce qui nous concerne, nous ne romprons pas, malgré les difficultés, et nous nous permettons d'opposer ici notre vision divergente de la société à celle d'un gouvernement qui est bien plus monocolore que ce que l'on pourrait croire.
Pour ma part, j'ai à traiter de l'article 3 du programme de la législature, celui qui concerne la formation et la recherche. Dans ce domaine, l'UDC s'oppose à la dérive de ces dernières années, qui consiste à déposséder peu à peu les cantons de leurs prérogatives dans le domaine de l'école. Par divers amendements nous demandons que la centralisation encore plus marquée des systèmes scolaires soit abandonnée car nous croyons à la diversité pédagogique voulue par le fédéralisme et à une saine concurrence entre des systèmes divergents.
Je vois des avantages à la coexistence de plusieurs systèmes éducatifs. D'abord, une saine concurrence leur permet de se mesurer entre eux. Lorsqu'un système se plante pour avoir abusé des réformes, d'autres sont là pour lui rappeler qu'il y a différents modes de faire et que certaines techniques éprouvées résistent mieux que d'autres. En revanche, lorsqu'un système est sclérosé par l'habitude, la proximité avec d'autres qui ont osé des voies novatrices l'entraîne dans leur sillon.
A l'heure où nous parlons tant de sauvegarder la diversité biologique, je prône la diversité pédagogique, car elle permet de s'adapter aux multiples microcosmes dont est constitué notre pays. L'école de proximité souffre des tentatives de centralisation que l'on qualifie - doux euphémisme! - d'harmonisation et qui visent à uniformiser ce que l'histoire a façonné dans son individualité, son caractère, sa diversité. Que l'on collabore entre systèmes différents, je suis le premier à l'appeler de mes voeux et à le soutenir, mais que l'on doive pour se fondre dans un moule général renier son âme, je ne l'accepterai pas!
D'autre part, nous refusons l'étatisation de la formation continue qui doit rester l'affaire du privé. Les entreprises offrent déjà tout un panel de possibilités dans ce domaine, et les individus peuvent accéder à de multiples offres sans que l'Etat s'en mêle et introduise ici aussi une lourde et onéreuse bureaucratie. Une fois de plus, nous nous opposons au "tout-à-l'Etat", cet Etat qui tend de plus en plus à vouloir prendre le contrôle des citoyens, du berceau jusqu'à l'euthanasie rendue nécessaire pour libérer des places dans les homes pour personnes âgées.
Ce que nous avons perdu dans ce pays, c'est la confiance dans la responsabilité du citoyen, la confiance dans son génie, son désir de renouvellement. Nous avons perdu la confiance en nous-mêmes et voulons charger l'Etat de faire taire ce doute en compensant ce que nous appelons nos insuffisances.
Or le fameux "lifelong learning", c'est la vie elle-même qui l'impose: chaque instant est un apprentissage; chaque expérience est formatrice; personne ne peut rester figé de peur de voir passer le temps; personne ne peut annihiler le futur par l'habitude. Laissons l'économie privée offrir des possibilités adaptées à ses besoins, laissons le citoyen choisir librement dans ce catalogue dynamique et ne lui imposons pas l'exercice fastidieux d'un concept artificiel, bureaucratique, qui ne sert qu'à donner bonne conscience aux politiques et à faire tourner une machine alibi onéreuse.
Pour ce qui est du paysage universitaire suisse, un amendement déposé par nos soins demande de simplifier les structures existantes et d'utiliser les ressources de manière plus efficace avant que de nouveaux plans soient tirés sur la comète. Une nouvelle loi dans ce domaine nous paraît parfaitement inutile. Ce qu'il faut, c'est une réduction des acteurs et une utilisation plus rationnelle des moyens. Il faut que les universités se prennent en main, que des synergies soient créées sans qu'un nouveau corset légal vienne imposer de nouvelles rigidités depuis le haut. En résumé, nous demandons au domaine de la formation de se prendre en main et nous refusons qu'il se fige encore plus par le jeu de nouvelles lois et réglementations.
Finalement, dans le domaine de l'innovation et de la recherche, nous considérons qu'elles sont l'affaire de l'économie et non pas de la Confédération. Ayant rejeté l'avant-projet de révision partielle de la loi sur la recherche lors de la consultation qui s'est terminée le 31 mars 2008, nous ne faisons ici qu'appliquer ce que nous avons toujours prôné: l'implication de l'Etat dans ce domaine doit se limiter à offrir des conditions-cadres optimales au secteur privé qui est, lui, responsable de la recherche. L'une de ces conditions-cadres indispensables est l'épuisement national dans la loi sur les brevets sans lequel la recherche dans notre pays est menacée, car l'Etat ne saurait se substituer à la dynamique du privé dans ce domaine primordial pour notre survie économique.
Noser Ruedi · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe radical-libéral
Ja selbstverständlich, lieber Ueli Maurer - leider sind Sie jetzt wieder nicht da -, ist es so, dass Sie Recht haben, dass wir klare Ziele brauchen. Selbstverständlich ist es so, dass wir gute finanzielle Rahmenbedingungen brauchen; Sie haben vollkommen Recht. Genau gleich Recht haben Sie wie der Buchhalter bei mir in der Firma, wobei ich auch sagen muss: Würde ich immer tun, was der Buchhalter mir empfiehlt, gäbe es meine Firma wohl nicht mehr. Denn die Buchhaltung allein sagt eben noch lange nicht aus, was es braucht, damit die Zukunft gut gestaltet wird und wir innovative Sachen machen. Als Unternehmer bin ich mir sehr wohl bewusst, dass die weichen Faktoren, zum Beispiel wie man die Menschen motivieren kann, wie man die Mitarbeiter motivieren kann, eine Extrameile zu gehen, schlussendlich viel, viel wichtiger sind als 5 Prozent mehr oder weniger Kosten.
In diesem Sinne möchte ich Sie bitten, Ziffer 13ter zu unterstützen. Dort möchten wir, dass der Bundesrat ein Postulat, das dieser Rat wie auch der Ständerat angenommen haben, das der Bundesrat auch für gut befunden hat, jetzt in die Gesetzesarbeit mit einbezieht, nämlich indem er die Grundlagen für eine Stiftung Forschung Schweiz schafft. Ich durfte gestern an einer grossen internationalen Veranstaltung diese Idee ganz kurz skizzieren, und ich kann Ihnen sagen: BO 2008 N 727 Das ganze Ausland beneidet uns um diese Idee. Man ist sich bewusst, dass die Schweiz damit neben dem Finanzplatz für den Werkplatz eine sehr innovative Idee im Köcher hat. In diesem Sinne unterstütze ich auch Frau Fässler bei dem, was sie gesagt hat. Es ist wichtig, dass wir hier auch den Werkplatz fördern und gute Rahmenbedingungen haben. Wir haben als Freisinnige klar gesagt, dass wir uns für Arbeitsplätze einsetzen, und das bedingt, dass wir sehr gute Rahmenbedingungen für den Werkplatz schaffen. Das heisst aber nicht, dass wir das nicht auch für den Finanzplatz tun dürfen. Wir müssen das für beide tun. In diesem Sinne bitte ich Sie, dass Sie den Minderheitsantrag Malama für eine Ziffer 13ter unterstützen.
Bei Artikel 5 Ziffer 28, wo es um das Road-Pricing geht, möchte ich Sie bitten, der Mehrheit zu folgen. Ich denke, angesichts der aktuellen Situation bei den Energiepreisen, angesichts dessen, dass bei uns Städte und Agglomerationen eine Einheit sind, angesichts dessen, dass die Schweiz sehr, sehr kleinräumig ist, ist es unvorstellbar, dass einzelne Städte oder ganz kleine Regionen solche Systeme entwerfen. Wir haben über den Benzinpreis und über die Benzinpreissteuer eine sehr gute Verbrauchserfassung, wir haben über die Autobahnvignette bereits sehr gute Möglichkeiten, die Autofahrer zu belasten. Zudem möchte ich noch darauf hinweisen, dass es vermutlich im Moment relativ schwierig wäre, die Autofahrer zum Umsteigen auf den öffentlichen Verkehr zu motivieren, da man ja im öffentlichen Verkehr, zumindest im Grossraum Zürich, zu den Spitzenzeiten momentan steht. In diesem Sinne bitte ich Sie, bei Artikel 5 Ziffer 28 dann der Mehrheit zu folgen.
Häberli-Koller Brigitte · Mit-F · Conseil national · Thurgovie · Groupe PDC/PEV/PVL
Ich spreche zu Artikel 4, Ziel 3, Massnahmen 17 und 18, und bitte Sie, der Mehrheit zu folgen.
Es ist gut, dass die finanzpolitische Disziplin Erfolge ausweist. Seit 2006 zeigt der Bundeshaushalt strukturelle Überschüsse. Die Schulden konnten auf gut 120 Milliarden Franken reduziert werden. Vor allem ist dies auf die gute Konjunktur zurückzuführen. Aber auch die 2003 eingeführte Schuldenbremse und die Entlastungsprogramme zeigen Wirkung.
Zur Aufgabenüberprüfung: Die Umsetzung der Aufgabenüberprüfung des Bundes ist ein wesentlicher Bestandteil der Legislaturfinanzplanung. Das Ausgabenwachstum ist zu begrenzen, und es sind Handlungsspielräume für kommende Herausforderungen zu schaffen. Die Ausgaben sollen höchstens im Gleichschritt mit dem Wirtschaftswachstum, d. h. durchschnittlich um 3 Prozent pro Jahr, wachsen. Dies ist wohl eher eine optimistische Ausgangslage, und es bleibt zu hoffen, dass das angenommene Wirtschaftswachstum auch wirklich so eintritt. Die Zielvorgabe von 5,3 Milliarden Franken sollte wenn immer möglich bis 2015 erreicht werden.
Im Rahmen des Ergänzungsberichtes zum Legislaturfinanzplan 2009-2011 unterbreitet der Bundesrat fast fünfzig Reformstossrichtungen. Diese umfassen strukturelle Reformen, Teilverzichte, Reduktionen und Massnahmen zur Effektivitäts- und Effizienzsteigerung. Dazu gehört aber auch die Überprüfung der Departementsaufteilung. National- und Ständerat haben dazu entsprechende Vorstösse überwiesen und den Bundesrat beauftragt, ein Bildungs- und ein Sicherheitsdepartement zu schaffen. Ich bin enttäuscht, dass der Bundesrat nun alles beim Alten lassen will. Ein Bildungs- sowie ein Sicherheitsdepartement bringen klare Strukturen, weniger Überschneidungen und bessere Kompetenzzuteilungen. Schade, dass dem Bundesrat der Mut fehlt, auch diese wichtigen Schritte endlich an die Hand zu nehmen.
Insgesamt ergeben sich aus dieser Planung doch einige Unsicherheiten und Schwierigkeiten. Es ist deshalb wichtig, dass auch die Massnahme in Ziffer 17 der Legislaturplanung, nämlich die Ergänzung der Schuldenbremse, rasch und konsequent umgesetzt wird. Das Schlupfloch der ausserordentlichen Ausgaben müssen wir beseitigen. Die Ergänzungsregel zur Schuldenbremse erfüllt den Verfassungsauftrag gemäss Artikel 126 Absatz 1, die Ausgaben und Einnahmen auf Dauer im Gleichgewicht zu halten. Diese Ergänzungsregel ist flexibel. Sie macht Bundesrat und Parlament keinerlei Vorgaben, wie der Amortisationsbetrag auf die vorgesehene Frist von sechs Jahren zu verteilen ist; so kann die gesamtwirtschaftliche Situation mitberücksichtigt werden. Diese Flexibilität sowie die Nachrangigkeit der Sanierung des ausserordentlichen Haushaltes zum ordentlichen Haushalt gewährleisten auch die Konjunkturverträglichkeit der Ergänzungsregel. Die Stabilisierung der Staatsquote kann so bei konsequenter Umsetzung dieser Reformen erreicht werden, und das muss das Ziel dieser zahlreichen, meist noch zu konkretisierenden Anstrengungen sein. Zu hoffen ist auch, dass so auf weitere Entlastungsprogramme verzichtet werden kann.
Rime Jean-François · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Permettez-moi, en préambule, une remarque personnelle sur l'exercice que nous sommes en train de réaliser. Pour l'Etat, comme pour une entreprise, il est utile de faire un état des lieux à intervalles réguliers et de fixer des objectifs pour l'avenir. Mais dans le cas des entreprises bien gérées, des priorités claires ressortent. Dans ce programme de législature, nous avons un long inventaire où les priorités manquent. Elles ne seront d'ailleurs probablement pas plus claires après l'intervention du Parlement.
J'en viens maintenant à mon intervention qui porte sur l'article 4 objectif 3, dont le but est d'"améliorer la capacité d'action de l'Etat et l'attrait du système fiscal: assurer l'équilibre des finances fédérales à long terme et poursuivre les réformes fiscales". Durant la dernière législature, l'état des finances de la Confédération s'est amélioré grâce à des programmes d'économies et surtout grâce à la conjoncture internationale et nationale. Mais il faut surtout poursuivre l'effort. Les dettes de la Confédération s'élèvent toujours à près de 120 milliards de francs, les grands projets ferroviaires coûtent tous les jours plus cher, les déficits de l'AI sont sans limites, etc. En ce qui concerne la conjoncture, je crois qu'on peut, sans grands doutes, imaginer qu'un ralentissement est possible. La crise financière, le problème du pétrole sont certainement des éléments qui ne resteront pas sans conséquences.
Au niveau de la fiscalité, un certain nombre de pays deviennent aussi attrayants, si ce n'est plus, que la Suisse. Si de nouveaux impôts et taxes proposés par la gauche devaient être introduits, la Suisse pourrait même devenir un véritable enfer fiscal!
Durant cette législature, le groupe UDC combattra tous nouveaux impôts ou l'augmentation des taxes, redevances et impôts déjà existants, quelle que soit leur nature. Il s'engagera également pour une baisse de la fiscalité pour tous, personnes physiques et entreprises. Pour en terminer avec les généralités, nous saluons bien évidemment l'introduction d'une règle complémentaire au frein à l'endettement concernant le budget extraordinaire. Nous souhaitons, comme Madame Häberli-Koller, que cette nouvelle règle soit introduite très rapidement.
J'en viens maintenant aux propositions de minorité. La minorité Baader Caspar propose de modifier la définition de l'article 4 objectif 3, "Assurer l'équilibre des finances fédérales et baisser les impôts". Je crois qu'on aurait là un objectif clair qui comprend tout ce que souhaite le Conseil fédéral. Nous soutiendrons donc la proposition de la minorité Baader Caspar.
La minorité Amstutz s'intéresse aux dépenses. Elle souhaite introduire à l'article 4 une mesure 16bis qui demande de "geler les dépenses de la Confédération au niveau de 2008". Cela signifie que toute nouvelle dépense devra être compensée par la baisse d'une autre dépense. A la mesure 18, le Conseil fédéral prévoit un réexamen des tâches de la Confédération. La minorité Amstutz souhaite préciser que ce réexamen doit avoir un but et celui-ci est naturellement une réduction des dépenses, ce que nous saluons.
A la mesure 19, le Conseil fédéral prévoit une simplification du système de la TVA. Nous savons d'ailleurs que Monsieur le conseiller fédéral Merz nous soumettra très prochainement des projets à ce sujet. Nous saluons cette mesure, mais nous soutiendrons également la proposition de la BO 2008 N 728 minorité Amstutz qui demande une réduction de la TVA. Une réduction générale de la TVA profiterait effectivement à toute la population, ce qui devrait faire plaisir à la gauche puisque cela profiterait également aux gens qui ne paient pas d'impôts.
Nous soutiendrons la proposition de la minorité Pelli qui demande l'introduction d'une mesure 19ter. Il s'agit effectivement de simplifier notre système fiscal qui est devenu d'une trop grande complication, aussi bien pour les contribuables que pour l'administration probablement.
Pour la mesure 20, nous soutenons également la proposition de la minorité II (Malama). J'ai dit dans mon introduction que nous demandions une baisse de la charge fiscale pour tous et pour les familles avec enfants particulièrement.
La majorité de la commission a soutenu la mesure 20bis introduite par le Conseil des Etats. Nous sommes du même avis. Le fédéralisme et la concurrence fiscale sont des éléments importants de notre système, et cela mérite d'être rappelé dans ce programme de législature.
Concernant la caisse de pension des CFF (mesure 22), nous savons qu'un projet d'assainissement sera présenté. Il comprend quatre solutions: trois avec l'intervention de la Confédération et une quatrième sans l'intervention de cette dernière. Nous souhaitons naturellement que la priorité de l'étude porte sur la solution qui ne met pas à contribution les caisses de l'Etat.
Pour terminer, nous soutiendrons la proposition de la minorité Amstutz à la mesure 25 concernant la cyberadministration. La mesure adoptée par le Conseil des Etats est très ambitieuse. Elle risque de nous amener à des dépenses difficiles à estimer et, surtout, difficiles à maîtriser. Dans cette optique, nous suivons donc la minorité qui propose de biffer la mesure 25.
Heim Bea · Mit-F · Conseil national · Soleure · Groupe socialiste
Einigkeit besteht parteiübergreifend darin, dass Bildung, Forschung und Innovation die zentralen Bausteine für den Wohlstand in unserem Land, für die Wirtschaft und die Beschäftigung sind. Die Schweiz muss deshalb punkto Ausbildungsstand und Qualifikation der Berufsleute eine Top-Position einnehmen. Das Legislaturprogramm ist für unsere Fraktion in dieser Hinsicht zu wenig progressiv.
Selbstverständlich unterstützen wir den Bundesrat bei der Schaffung eines Bundesgesetzes zum Bildungsraum Schweiz. Aus der Sicht der SP muss dieses unter dem Titel "Für Qualität und Chancengerechtigkeit in der Bildung" umgesetzt werden. Denn noch immer ist die Schweiz das Land mit den höchsten sozialen Hürden beim Zugang zur Bildung. Nehmen wir uns zum Ziel, diese für unsere Kinder wegzuräumen. Dazu braucht es eine gesamtschweizerische Strategie für ein starkes, zukunftsfähiges Bildungswesen.
Die SP will starke öffentliche Schulen. Sie sind Orte der Integration aller sozialen Schichten, und sie haben eine hohe Bildungsqualität für alle zu garantieren. Die Schulen der Zukunft sind aus SP-Sicht aber die Tagesschulen. Sie sind für die Chancengerechtigkeit von grosser Bedeutung. Dasselbe gilt für die Frühförderung im Vorschulalter und für die Grundstufe, als Übergang vom lernenden Spiel zum spielerischen Lernen. Auch da hat die Schweiz leider, als Schlusslicht aller OECD-Länder, einen grossen Nachholbedarf. In all diesen Bereichen hat der Bund mit dem neuen Bildungsartikel koordinierend den Lead zu übernehmen. Es braucht eine kohärente Politik für einen starken Bildungsraum Schweiz. Wir fordern den Bundesrat daher erneut auf - die ablehnende Begründung von letzter Woche, Herr Bundespräsident, vermochte nicht zu überzeugen -, den gesamten Bildungs- und Forschungsbereich in einem eigenständigen Departement zu vereinen. Wir sind sehr enttäuscht darüber, dass das Thema Lehrstellenmisere in diesem Legislaturprogramm mit keinem Wort und mit keinem Programmpunkt angepackt wird. Wir meinen, dass Bund und Kantone gemeinsam sehr viel mehr für die Berufsbildungschancen der Jugend tun müssen; die politischen Instrumente dazu hätten sie.
Mehr Qualität und mehr Chancengleichheit, Überwindung der geschlechterspezifischen Hindernisse bei akademischen Karrieren, mehr Effizienz: Das sind die drei Punkte, die auch in der Hochschulpolitik Programm sein müssen. Die Schaffung eines Weiterbildungsgesetzes begrüssen wir sehr: Weiterbildung ist eine der besten Strategien zur Bewältigung des Strukturwandels, zur Vermeidung von Erwerbslosigkeit, zur Förderung des beruflichen Wiedereinstiegs von Frauen und zur Integration. Weiterbildung soll allen ermöglicht werden, und zwar unabhängig vom Alter und vom Einkommen.
Für die SP ist die ökologische Nachhaltigkeit Programm. Wir stimmen den Anträgen auf Förderung der industriellen Ökologie und der erneuerbaren Energien sowie auf Schaffung der Grundlagen für eine Stiftung Forschung Schweiz mit Überzeugung zu.
Die SVP-Anträge lehnt die SP-Fraktion samt und sonders ab; sie blockieren, ja, sie bremsen die Jugend aus. Ebenso lehnen wir die Anträge von rechts im Bereich des öffentlichen Verkehrs und der Infrastruktur ab. Wir stehen für einen starken Service public: Er stärkt den Zusammenhalt des Landes und die Wettbewerbsfähigkeit der Schweizer Wirtschaft. Die SP steht für einen leistungsfähigen öffentlichen Verkehr und für den Schutz der Alpen. Die wachsenden Verkehrsströme müssen effizient und umweltgerecht bewältigt werden. Dazu braucht es rasch zusätzliche Kapazitäten auf der Schiene. Es braucht den Ausbau der Schieneninfrastruktur; die Schaffung zusätzlicher Kapazitäten muss rasch an die Hand genommen werden. Wir alle wissen, dass von den Regionen zu Recht über das ZEB-Kernangebot hinausgehende Ausbauten gefordert werden; sie sind dringend. Wir erwarten, dass der Bundesrat dem Parlament bis 2010 die Botschaft ZEB 2 für die nächste Ausbauetappe mit den für die Netzentwicklung nötigen Projekten und mit deren sicherer Finanzierung vorlegt.
Dass der Bundesrat auch beim Agglomerationsverkehr Nägel mit Köpfen machen will, begrüssen wir. Für nicht zukunftsweisend halten wir den Ausbau der Autobahnen: Niemand will mehr Lastwagen- und Personenwagenverkehr. Wenn der Bundesrat hier ein Versprechen einhalten muss, fordern wir, dass er im Gegenzug auch das Versprechen bei der Verkehrsverlagerung und beim Alpenschutz einhält, dass die Verlagerung der Güter von der Strasse auf die Schiene im Binnen- und im Transitverkehr konsequent weitergeführt wird. Uns fehlen dazu die Zwischenziele, wir hätten solche erwartet, der Bundesrat hat vom Volk seit 14 Jahren einen verbindlichen Auftrag. Die Verkehrspolitik muss mit der Umwelt-, Energie- und Klimapolitik verknüpft werden. Wir bitten den Bundesrat, und wir bitten Sie, den gesamten Rat, mit der Verlagerung vorwärtszumachen und den Alpenschutz sehr ernst zu nehmen.
Bugnon André · P-M · Conseil national · Vaud · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Monsieur Bäumle fête aujourd'hui son anniversaire. Je lui adresse toutes nos félicitations. (Applaudissements)
Girod Bastien · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe des VERT-E-S
Die Grünen können die Leitlinien im Allgemeinen unterstützen; wir werden uns jedoch für eine vom Entwurf des Bundesrates abweichende Umsetzung dieser Leitlinien einsetzen.
Zuerst zum Streichungsantrag betreffend die Leitlinie "die Ressourcen nachhaltig nutzen" aus den Reihen der SVP-Fraktion: Wenigstens ist die SVP-Fraktion ehrlich, denn tatsächlich versucht die SVP, jegliche Umweltschutzbemühungen zu sabotieren. Doch konsequenterweise müsste die SVP auch ihre Werbeplakate ändern und darauf schreiben: "Wir zerstören die Heimat." Denn die Totalopposition gegen den Umweltschutz ist auch eine Opposition gegen eine intakte Heimat. Die Schweizer Gewässer, die Gletscher, die Wälder, die saubere Luft und die intakte Landschaft würden ohne staatlichen Schutz noch viel stärker zerstört. Wenn sich die SVP wirklich für die Schweiz einsetzen möchte, bitte ich sie, etwas mehr Sensibilität für den Umweltschutz zu entwickeln.
Nun zur Leitlinie "den Wirtschaftsstandort Schweiz stärken": Die Grünen setzen sich für eine nachhaltige Entwicklung ein. Diese beruht auf den drei Pfeilern Gesellschaft, Umwelt und Wirtschaft. Eine erfolgreiche wirtschaftliche BO 2008 N 729 Entwicklung ist deshalb auch ein wichtiges Anliegen der Grünen. Doch das Zusammenspiel zwischen Wirtschaft und Umwelt muss stark verbessert werden. Es ist nicht notwendig, dass der wirtschaftliche Erfolg auf Kosten der Umwelt geht.
Zu den einzelnen Ziffern, zuerst zu Ziffer 1, "Revision des Bundesgesetzes vom 6. Oktober 1995 über die technischen Handelshemmnisse": Dieser Revision stehen die Grünen sehr skeptisch gegenüber. Einerseits macht es rein wirtschaftlich wenig Sinn, wenn wir das Cassis-de-Dijon-Prinzip einseitig einführen und so den Zugang zum schweizerischen Markt vereinfachen, ohne dass den Produzenten in der Schweiz ähnliche Vorteile erwachsen. Andererseits - und das ist eine grundsätzliche Kritik an diesem Prinzip - besteht eine grosse Gefahr, dass das Cassis-de-Dijon-Prinzip zu einer Nivellierung des Konsumentenschutzes nach unten führt und die Schweiz ihre Souveränität in Bezug auf die Deklarationsvorschriften für Produkte verliert.
Die Tatsache, dass die Schweiz Weltmeister im Konsumieren von Fairtrade-Produkten ist, zeigt, dass die Schweizer Konsumenten und Konsumentinnen sehr sensibel auf Produkteinformationen reagieren und viel Selbstverantwortung wahrnehmen. Deshalb ist es wichtig, auch in Zukunft punkto Konsumentenschutz und Transparenz eine Vorreiterrolle einnehmen zu können. Die Grünen werden deshalb mehrheitlich die Streichung von Ziffer 1 in Artikel 2 unterstützen. Adèle Thorens hat Ihnen bereits erläutert, weshalb sich die Grünen für eine Stärkung der qualitativen landwirtschaftlichen Produktion einsetzen und deshalb die Minderheitsanträge Baader Caspar zu den Ziffern 3 und 6 in Artikel 2 unterstützen.
Zum Schluss noch zum Road-Pricing: Ich bitte Sie, bezüglich Road-Pricing - aber dazu ist auch gar nicht wirklich genug Zeit - keine ideologischen Diskussionen aufzuziehen. Road-Pricing kann für Verkehrsplaner ein wichtiges Instrument darstellen. Abgesehen davon, dass der Bau neuer Strassen nur kurzfristig eine Entlastung der Strasse bringt, ist es auch aus lufthygienischen und Platzgründen und auch aus logistischen Gründen kaum möglich und sinnvoll, weitere Strassen zu bauen, insbesondere nicht in den Städten. Seit der Abstimmung über die Avanti-Initiative wissen wir auch, dass die Mehrheit der Bevölkerung das so sieht. Road-Pricing würde es erlauben, die bestehenden Strassen effizienter zu nutzen und jenen, die wirklich auf die Strasse angewiesen sind, etwa Teilen des lokalen Gewerbes, flüssigeres Vorankommen zu ermöglichen. Es ist deshalb richtig, dass Road-Pricing nicht unter dem Thema Umwelt, sondern unter dem Thema Wirtschaft und Leistungsfähigkeit der Infrastruktur abgehandelt wird. Je nach Umsetzung kann Road-Pricing jedoch auch ermöglichen, die Wahl des Fortbewegungsmittels umweltfreundlicher zu gestalten.
Ich bitte Sie deshalb im Namen der grünen Fraktion, dem Bundesrat zu folgen und zumindest den Road-Pricing-Versuchen zuzustimmen.
Bäumle Martin · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe PDC/PEV/PVL
Ich spreche für die Grünliberalen und, wie ich hoffe, auch im Namen einer Mehrheit der CVP/EVP/glp-Fraktion zur Minderheit Malama zu Artikel 3, Ziffer 13ter, "Schaffung der gesetzlichen Grundlagen für eine Stiftung Forschung Schweiz".
Am Anfang stand die Idee eines nachhaltigen Silicon Valley. Die Idee hatte ihren Ursprung in der Gruppe "Energie und Umwelt" der Grünliberalen in Dübendorf vor über zehn Jahren als mögliche Strategie für den Flugplatz Dübendorf, wenn sich das Militär zurückziehen sollte. Dies war für uns damals bereits absehbar, vor allem aus ökonomischen Gründen und vor allem auch weil in der damaligen Hunter-Strategie der Swissair eine Auslagerung ziviler Fliegerei nach Dübendorf geplant war, was für die Gemeinden und für uns überhaupt nicht infrage kam. Die Behörden in der Region Dübendorf zeigten dann zusammen mit allen Partnern, das heisst mit Gemeinden, Parteien, Interessengruppen, dem Flugplatzbetreiber, der Armee usw., mögliche Entwicklungen auf, mit welchen schrittweise auf eine Reduktion oder einen Rückzug der Armee vom Waffenplatz Dübendorf reagiert werden könnte. Als breiter Konsens schälte sich eine Mischnutzung heraus, welche Wohnen und Arbeiten auf einem Teil des Geländes ermöglichen sollte, jedoch zwei Drittel des Geländes als Freiraum für Natur und Erholung belassen wollte.
Ruedi Noser griff diese Idee dann auf und verlieh ihr mit dem Ansatz der Stiftung Forschung Schweiz ein Gefäss, welches nicht allein für den Standort Dübendorf gelten soll, sondern an verschiedenen Standorten in der Schweiz umsetzbar ist, aber natürlich für den Standort Dübendorf fast massgeschneidert sein könnte. Unterdessen hat diese Idee dank dem grossen Engagement vor allem von Ruedi Noser, mit Unterstützung der Wirtschaft, der Hochschulen, vor allem der ETH, und des Bundesrates eine nationale Bedeutung erhalten. Mit einer Machbarkeitsstudie wurden die Ansätze der Region vertieft und konkretisiert. Im Kern könnte der Bund das Land in eine Stiftung einbringen, welche Bund, Gemeinden und Wirtschaft als Träger hätte, eine Public Private Partnership. Im Übrigen könnte sich diese Stiftung durch Erträge wie zum Beispiel Baurechtszinsen selber finanzieren und wäre für die Forschung nicht auf Gelder der öffentlichen Hand angewiesen. Auch die Behörden der Region sehen die Chancen eines solchen Innovationsparks und begegnen der Idee mit Wohlwollen, ohne bereits definitiv zugestimmt zu haben.
Die Schweiz hat hochqualifizierte Universitäten, sie hat die ETH, sie hat Fachhochschulen. Die Schweiz hat immer wieder erfolgreiche und innovative Forschungsresultate erarbeitet. Gehapert hat es in der Schweiz immer ein bisschen mit der konkreten Umsetzung der wissenschaftlichen Forschungsresultate in die Produktion der Wirtschaft mit Wertschöpfung. Hier könnte die Stiftung Forschung Schweiz mit einem Cluster für Bildung, Forschung und Innovation eine Schnittstelle zwischen Forschung, Entwicklung und Produktion schaffen und damit die Innovationskraft unseres Landes und den Werkplatz stärken. Für uns steht aber auch die Absicht dahinter, dass ein solcher Innovationspark nachhaltig entwickelt wird und die neuen Technologien nicht nur entwickelt, sondern auch gelebt werden. Es soll also ein Stadtteil sein, welcher die Anforderungen einer 2000-Watt-Gesellschaft erfüllt, d. h. autarke Energieversorgung mit erneuerbaren Energien, nachhaltige Materialbewirtschaftung und neue Technologien, z. B. in der Abwasserreinigung oder in der Abfallbewirtschaftung.
Ich bitte Sie, der Idee eines Innovationsparks in der Schweiz, mit dem möglichen Standort Flugplatz Dübendorf als 2000-Watt-fähigem Stadtteil, mit der Unterstützung des Antrages der Minderheit Malama weiteren Schub zu verleihen, ihr heute zu einer Mehrheit zu verhelfen und mir damit auch noch einen kleinen Geburtstagswunsch zu erfüllen.
von Rotz Christoph · Mit-M · Conseil national · Obwald · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ich äussere mich zu Ziel 4 in Artikel 5, "Leistungsfähigkeit und Nutzung der Infrastruktur optimieren", unter welchem insgesamt sechs Massnahmen definiert werden, um die Ziele im Bereich der Infrastruktur zu erreichen.
Lassen Sie mich zuerst mit der Post beginnen: Der Bundesrat will die Marktöffnung der schweizerischen Postdienste vorantreiben und hat deshalb bekannterweise die Totalrevision des Postgesetzes und des Postorganisationsgesetzes in die Vernehmlassung geschickt. Das Briefmonopol soll in zwei Schritten fallen: Bis 2009 soll die Limite für das Briefmonopol als erster Schritt von heute 100 Gramm auf 50 Gramm gesenkt werden, und ab 2012 soll es in einem zweiten Schritt dann gänzlich wegfallen. Sie müssen sich nun einmal genau vorstellen, was 50 Gramm beim Briefmonopol genau bedeuten. Der Versand von acht A4-Seiten, natürlich beidseitig beschriftet, in einem C5-Couvert hätte beim 50-Gramm-Monopol zur Folge, dass dieses Couvert immer noch nur dem Monopolisten, der Post, gebracht werden könnte. Diese Marktöffnung in den geplanten zwei Schritten zu vollziehen ist sinnvoll. Die Kommissionsmehrheit beantragt Ihnen unter Ziffer 32bis, die erste Massnahme der Senkung des Briefmonopols auf 50 Gramm ab 2009 auch konkret in die Legislaturplanung aufzunehmen.
BO 2008 N 730Gerade die Post bietet mir eine gute Möglichkeit, den Übergang zum Verkehr zu machen, weil der Brief mit dem Einwurf in den Briefkasten noch lange nicht beim Empfänger ist. Die Post benötigt täglich und rund um die Uhr die Strasse, die Schiene und den Luftweg, um die Briefe via Sortierzentrum dem Empfänger zu bringen. Es ist deshalb unbestritten, dass ein funktionierender Verkehr die Voraussetzung für eine florierende Wirtschaft ist und damit auch eine Grundlage unseres Wohlstandes bildet. Die freie Wahl des Verkehrsmittels muss deshalb - gerade in der heutigen mobilen Welt - für die wirtschaftliche Tätigkeit, die Freizeit und den Tourismus gegeben bleiben und darf nicht aus ideologischen Gründen oder durch diskriminierende Massnahmen behindert werden.
Unsere Mobilität benötigt alle Verkehrsträger: Strasse, Schiene, Wasser und Luft. Aber wenn ich unsere heutige Verkehrslandschaft betrachte, dann muss ich Folgendes festhalten: Der Anspruch an die Mobilität ist sehr hoch, und er steigt sowohl beim öffentlichen Verkehr als auch beim Individualverkehr laufend. Auf unseren Strassen müssen leider täglich Staus in Kauf genommen werden, welche unsere Volkswirtschaft viel Geld und Zeit kosten. Die Politik der Verlagerung des Verkehrs von der Strasse auf die Schiene hat die gesetzten Ziele nicht erreicht, sie ist gescheitert. Die Eisenbahn-Grossprojekte in der Schweiz übersteigen die geplanten Kosten massiv, was zur Folge hat, dass andere wichtige Projekte in verschiedenen Regionen der Schweiz aus finanziellen Gründen nicht realisiert werden können und weit nach hinten verschoben werden müssen. Aus der Sicht unserer Mobilität und unseres Wirtschaftsstandortes Schweiz ist es deshalb enorm wichtig, dass in den nächsten Jahren die Verkehrsprobleme an den Engpässen in unserem Nationalstrassennetz beseitigt und die notwendigen Verkehrsinfrastrukturen in den Agglomerationen ausgebaut und optimiert werden. Ich bitte Sie, bei Ziffer 26 dem Beschluss des Ständerates zuzustimmen.
Road-Pricing ist da keine Lösung. Der Bundesrat will die Voraussetzungen für Versuche von Road-Pricing in städtischen Gebieten schaffen, obwohl gemäss Artikel 82 Absatz 3 der Bundesverfassung die Benützung der öffentlichen Strassen gebührenfrei ist. Mit Road-Pricing - oder auf Deutsch deutlicher: Strassen- oder Wegzoll - soll die Verkehrszunahme in den Städten gemindert werden. Tatsache ist aber, dass der Individualverkehr aus den Städten verbannt werden soll und die Strassenbenützer ein weiteres Mal zur Kasse gebeten werden sollen. Weiter werden vor allem die betroffenen Zentren wirtschaftlich benachteiligt, weil die zusätzlichen Kosten von Road-Pricing logischerweise auf die Produkte und Dienstleistungen übertragen werden müssen. Dass Road-Pricing auch noch asozial ist, brauche ich nicht weiter auszuführen. Wer sich diese zusätzliche Gebühr leisten kann, wird nämlich die gebührenpflichtigen Gebiete nach wie vor befahren.
Road-Pricing ist eine weitere neue Einnahmequelle für die Staatskasse - als ob die Autofahrer mit der Mineralölsteuer, der Fahrzeugsteuer und der Vignette nicht schon genügend an Steuern, Gebühren und Abgaben leisten würden, um die Infrastruktur zu benutzen, welche sie schon lange selber finanziert haben.
Zu beachten ist auch, dass die Investitions- und Betriebskosten eines solchen Road-Pricing-Systems in keinem Verhältnis zum Ertrag stehen. Trotz der Kosten ein Pilotsystem zum Testen zu installieren ist doch sehr fragwürdig. Dass die Investitions- und Betriebskosten dann vor allem noch von Benützern abbezahlt werden müssen, welche man mit diesem System ja gar nicht mehr in der Stadt haben will, macht das System noch fragwürdiger. Nicht zu vergessen ist, dass bei der Einführung eines solchen Systems auch eine alternative Verkehrsinfrastruktur zur Verfügung stehen müsste, wenn der Strassenverkehr mit Gebühren vermindert wird. London und Stockholm, welche Road-Pricing eingeführt haben, können mit der kleinräumigen Schweiz nicht verglichen, die dortigen Beweggründe für das System nicht auf die Schweiz übertragen werden.
Ich bitte Sie aus den dargelegten Gründen, dem Ständerat zu folgen und den Versuch, Road-Pricing in der Schweiz einzuführen, aus der Legislaturplanung zu streichen, damit die "Milchkuh" Automobilist mit Road-Pricing nicht noch mehr gemolken wird.
Allemann Evi · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe socialiste
Eines der umstrittensten Anliegen im 2. Abschnitt ist zweifelsohne die Schaffung der Voraussetzungen für Versuche mit Road-Pricing in städtischen Gebieten. Gerne möchte ich dazu ein paar Worte sagen und Sie nicht zuletzt auffordern, Ziffer 28 in der Legislaturplanung zu belassen und damit der Minderheit Heim und auch dem Bundesrat zu folgen.
Gemäss den Verkehrsperspektiven des Bundes werden die Fahrleistungen auf der Strasse sowohl im Bereich des Personen- als auch im Bereich des Güterverkehrs bis im Jahr 2030 um rund einen Viertel zunehmen. Eine solche Verkehrszunahme wird sich auch auf unseren ohnehin schon sehr belasteten Strassen stark auswirken. Insbesondere in den städtischen Gebieten wird sich die Stausituation verschärfen; die Kapazitätsgrenzen sind sehr bald erreicht. Der Bedarf nach verkehrslenkenden Massnahmen im städtischen Raum und in den Agglomerationen ist also ausgewiesen.
Road-Pricing ist ein Verkehrslenkungs- und -finanzierungsmodell mit grossem Zukunftspotenzial. Es besticht als Lenkungsmodell zur Erreichung einer optimalen Ausnutzung der bestehenden Infrastrukturen, und deshalb ist es auch richtig, dass es so platziert ist, wie es dies nun ist, nämlich unter Ziel 4 mit dem Titel "Leistungsfähigkeit und Nutzung der Infrastruktur optimieren". Damit ist auch die Absicht klar: Es geht nicht um eine neue Belastung, sondern um eine gerechtere Belastung, um eine Optimierung unseres Verkehrsfinanzierungssystems, was letztlich auch zur Entlastung unserer Strassen beitragen soll und einen Beitrag leisten soll, um die Kapazitätsgrenzen zu kappen. Road-Pricing erlaubt eine verursachergerechte Verkehrsfinanzierung und vereint technologische Innovation mit intelligentem Verkehrsmanagement. Es unterstützt so - zwar nur indirekt, aber immerhin - auch die Bemühungen des Bundesrates um eine geringere Luft- und Lärmbelastung sowie tiefere Unfallzahlen. Die Erfahrungen aus dem Ausland zeigen, dass sich Road-Pricing-Versuche lohnen, und zwar einerseits, um die Auswirkungen für die Bevölkerung ganz konkret erfahrbar zu machen, und andererseits, um das gewählte Modell inklusive der Technologie vor einer definitiven Einführung auf die Probe zu stellen. Nichts mehr und nichts weniger wollen wir in die Legislaturplanung aufnehmen; der Bund soll die rechtlichen Grundlagen schaffen, damit solche Versuche überhaupt möglich werden.
Die Diskussionen um Road-Pricing werden, egal, wie Sie heute entscheiden, so oder so weitergehen, denn die verkehrspolitischen Herausforderungen sind gross - sie sind zu gross, um vor einem bestechenden Ansatz leichtfertig die Augen verschliessen zu können. Ein Nein zur Schaffung der Voraussetzungen für Road-Pricing-Versuche in jenen Städten, die das selber wollen, käme einem Denkverbot gleich, das wir uns nicht auferlegen dürfen.
Ich bitte Sie, die nötige Offenheit für ein Anliegen an den Tag zu legen, das ein grosses Entwicklungspotenzial hat, dem wir uns nicht verschliessen dürfen.
Germanier Jean-René · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe radical-libéral
Pour le groupe radical-libéral, un service public garanti par des opérateurs qui appartiennent à 100 pour cent à l'Etat limite les perspectives de ce secteur économique. Le service public, ou plutôt le service au public, doit être garanti par les lois et les ordonnances et non pas par des interventions étatiques sur le ou les opérateurs du marché. Nous demandons que le système de concession ou l'obligation de s'annoncer soit assorti d'obligation de prestations contribuant au service universel au bénéfice de toute la population. Les conventions collectives de travail négociées et les conditions de travail usuelles à la branche doivent offrir un cadre d'activité pour les collaborateurs permettant la paix du travail.
BO 2008 N 731Le groupe radical-libéral est en faveur d'un service universel de qualité sur l'ensemble du territoire et des prix identiques dans toutes les régions pour chaque segment de consommateur. Mais pour y arriver, nous demandons qu'une véritable compétition puisse s'exercer au bénéfice des consommateurs et des régions périphériques. Nous saluons donc les récentes décisions du Conseil fédéral, qui a décidé l'ouverture du marché progressive de 2009 à 2012. La décision d'ouvrir le marché et de réduire la limite du monopole à 50 grammes, autorisée par la loi actuelle, ne représente que le 25 pour cent du marché et je vous invite à soutenir la majorité de la commission, qui approuve cette décision à l'article 5 mesure 32bis. Les deux études commandées par le DETEC - BDO/WIK et Plaut Economics/Frontier Economics - concluent d'ailleurs que le marché peut être ouvert sans problème d'adaptation pour la Poste et pour le service universel, en offrant plutôt des perspectives pour l'emploi dans ce secteur.
Le véritable service public, c'est le réseau postal et les infrastructures nécessaires pour le faire fonctionner. Nous proposons, pour qu'une compétition puisse avoir lieu et pour consolider les canaux existants dans les régions périphériques, que l'accès à ce réseau soit ouvert aux divers opérateurs. Je parle d'un accès pour les services postaux, mais aussi pour d'autres prestations, comme les exprès, les envois non adressés, la distribution de journaux, le service de messagerie, les prix d'utilisation devant être négociés avec l'arbitrage éventuel de l'organe de régulation du marché Postreg.
Au sujet de Postreg, nous avons déposé une motion (06.3584), approuvée par le Conseil fédéral et la Chambre haute, qui demande qu'un statut véritablement indépendant, selon le modèle de la Comco, puisse être garanti pour cet organe de régulation. Dans un marché ouvert, il est essentiel qu'un contrôle se fasse pour une garantie de l'application des devoirs de service universel qui seront assortis aux concessions octroyées. Mais il est aussi important que cet organe puisse garantir, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, qu'il n'y ait pas de subventionnements croisés tant que la Poste bénéficie d'une situation dominante. Nous demandons une double interdiction de ces subventionnements croisés, d'une part du service universel vers les autres activités de la Poste, d'autre part des services postaux vers les autres services. Il faut plus de transparence et moins de distorsions de concurrence.
On nous a, depuis plusieurs années, annoncé un déficit de 400 à 500 millions de francs sur le réseau postal. Or nous apprenons récemment qu'il n'y a pas de vrai déficit, mais qu'il s'agissait d'un mode de calcul des coûts d'infrastructure. Cette information déficiente n'est plus acceptable et nous demandons au Conseil fédéral qu'il fasse appliquer l'ordonnance sur la poste - ce qui n'est toujours pas le cas - pour une transparence des pertes et profits dans chaque secteur d'activité de la régie.
Pour comprendre la nécessité de l'ouverture du marché, il est nécessaire de relever les effets négatifs du système de monopole sur deux aspects. Tout d'abord, le monopole permet une surfacturation au consommateur captif, qui n'a pas la possibilité de choisir son opérateur. Deuxièmement, le monopole contribue également à la réduction du réseau dans les régions reculées du pays. Il est facile de fermer un office de poste si l'on sait que l'on ne perd pas de clients en réduisant le réseau. La clientèle captive permet ce démantèlement. Nous voulons qu'une certaine souplesse soit accordée pour les critères de service universel, que celui-ci soit adapté à l'évolution du marché. Cependant, nous demandons que cet assouplissement contribue à garantir le service universel sur l'ensemble du territoire.
Aujourd'hui, 90 pour cent de la population bénéficie d'un service situé à une distance raisonnable, mais si l'on considère que 70 pour cent des Suisses habitent dans les villes, cela veut dire qu'un tiers des habitants de la campagne se trouvent à plus de 20 minutes d'un office postal. Il s'agira de faire en sorte que la nouvelle loi et la nouvelle ordonnance sur la poste garantissent cela, car l'ouverture du marché doit être réalisée sans péjorer la situation.
Le groupe radical-libéral est d'avis que la Poste puisse poursuivre ses activités hors du service universel. En revanche, il s'oppose à ce que cela se fasse avant que la véritable ouverture du marché ait lieu. La Poste doit être transformée en société anonyme de droit privé, car la forme spéciale n'apporte aucun avantage. Ce statut juridique doit lui permettre un développement de sa stratégie d'expansion.
C'est l'incertitude juridique qui freine l'investissement. Nous soutenons le Conseil fédéral sur le plan du rythme des réformes prévues, cela pour que ce secteur économique se développe et soit performant, au service de la population, de l'emploi et de toutes les régions du pays.
Je vous invite à soutenir la majorité à l'article 5 mesure 32bis.
Amstutz Adrian · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ich äussere mich vorab zu Ziffer 7. Die SVP fordert nicht nur eine administrative, sondern auch eine fiskalische Entlastung der Unternehmen. Nachdem die Unternehmenssteuerreform II im Februar vom Volk angenommen worden ist und eine steuerliche Entlastung der Unternehmer vorgenommen worden ist, gilt es nun, die ungerechte steuerliche Doppelbelastung der Unternehmensgewinne weiter zu reduzieren. Ich bitte Sie, bei Ziffer 7 der Mehrheit zu folgen.
Die Einführung einer einheitlichen Unternehmens-Identifikationsnummer bringt vieles, aber mit Sicherheit keine administrative Entlastung der Unternehmen, im Gegenteil: Die Gefahr ist gross, dass aufgrund der vereinfachten Identifikation noch mehr Bürokratie und noch mehr Administrationsaufwand auf die Unternehmungen zukommt. Wir empfehlen Ihnen deshalb die Unternehmens-Identifikationsnummer in Ziffer 8 zur Ablehnung.
Bei der Standortförderung herrscht heute trotz kürzlich verabschiedeter Vorlage noch immer ein nicht zielführender Wildwuchs an teuren Doppelspurigkeiten und Zuständigkeitskonflikten. Die Standortförderung muss nochmals verwesentlicht werden. Daher empfehlen wir Ihnen, bei Ziffer 10 der Minderheit zuzustimmen.
Bei der Revision des Bundespersonalgesetzes in Ziffer 23 fragt sich die SVP, ob nicht eine Abschaffung dieses Gesetzes das Beste wäre, denn es gibt keinen Grund, warum Angestellte des öffentlichen Dienstes gegenüber den nach OR angestellten Arbeitnehmenden bevorteilt werden sollten. Auf jeden Fall wehren wir uns gegen jeden Ausbau der Privilegien für die Angestellten des öffentlichen Dienstes.
Bei Ziffer 24 bitten wir Sie, der Kommission zu folgen und nicht dem Ständerat, da der Ständerat unseres Erachtens einen Vorschlag macht, welcher nicht nur utopisch, sondern auch nicht bezahlbar ist.
Abschliessend zu Ziffer 25: Einen Aktionsplan als Legislaturziel aufzuführen zeugt nicht gerade von einer Fokussierung auf das Wesentliche für die nächsten vier Jahre. Es braucht keinen Aktionsplan für den standardisierten Umgang mit elektronischen Daten, denn dies bringt nicht nur viel Verwaltungsaufwand, sondern auch wenig Nutzen für den Bürger. Ich bitte Sie, die Minderheit bei Ziffer 25 zu unterstützen.
Nordmann Roger · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste
J'interviens ici uniquement au sujet de la mesure 30 relative aux infrastructures ferroviaires. Le Conseil des Etats et la majorité de notre commission proposent d'élaborer des options d'extension en vue du développement de l'infrastructure ferroviaire, ainsi que des solutions de financement. Le groupe UDC, emmené par Madame Jasmin Hutter - qui n'a pas l'air très intéressée par sa proposition puisqu'elle n'est pas dans la salle - souhaite biffer ces objectifs. Il faut dire que le groupe UDC ne s'est, jusqu'à présent, pas vanté de cette proposition.
Concrètement qu'est-ce que cette proposition signifie? Elle signifie que le groupe UDC veut stopper les études préparatoires pour les projets suivants: le doublement de la ligne du pied du Jura à Gléresse, la troisième voie Lausanne-Genève, la liaison Zurich-Berne - tunnel de base du Zimmerberg -, l'équipement du Lötschberg en techniques BO 2008 N 732 ferroviaires, les liaisons Bienne-Bâle et Bienne-Zurich, la liaison Coire-Zurich qui ne devrait plus être améliorée, la liaison Bienne-Delémont-Delle/Bâle, le délestage du trafic marchandises dans la région de Baden, et le désenchevêtrement du trafic dans la région de Bâle.
Par cet amendement, le groupe UDC veut non seulement stopper les projets, mais il veut aussi que les travaux de recherche de solutions de financement soient stoppés. Pourtant, on sait qu'avec le dispositif actuel, la réalisation des projets d'options d'extension ne pourrait débuter qu'après 2030 au mieux, comme tous les projets importants supplémentaires tels que la traversée du Jura avec le fameux tunnel du Wisenberg. On sait aussi qu'avec le dispositif de financement actuel, la réalisation des projets sur lesquels le Conseil des Etats planche à l'instant - c'est-à-dire le fameux projet ZEB - s'étalera jusqu'en 2030, donc beaucoup trop tard pour répondre aux besoins.
Par cet amendement, le groupe UDC essaie d'imposer à tout le pays d'engager la marche arrière. Au moment où le monde entier subit un troisième choc pétrolier, le groupe UDC veut empêcher notre pays d'adapter ses infrastructures pour permettre une mobilité moins chère et plus écologique. Par cette proposition, le groupe UDC veut que le pays s'englue dans la dépendance pétrolière tel un oiseau pris dans une marée noire. Difficile d'imaginer une proposition plus rétrograde et nuisible à la prospérité que cette proposition de biffer la mesure 30! D'une certaine manière, chers amis de l'UDC, cet amendement est emblématique de votre projet. Prisonnière de la logique d'opposition et d'exclusion qu'elle s'est imposée à elle-même, l'UDC n'arrive plus à imaginer l'avenir de ce pays qu'avec des recettes du passé. Malheureusement, le temps va dans l'autre sens, notre pays a besoin d'infrastructures performantes qui permettent une mobilité propre et économique.
Je vous invite donc à rejeter la proposition de la minorité Hutter Jasmin de biffer la mesure 30.
Hochreutener Norbert · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe PDC/PEV/PVL
Ich spreche nur zu Artikel 5, und zwar nur zu jenen Punkten, die umstritten sind. Im Vordergrund steht hier das Thema Road-Pricing. Die CVP/EVP/glp-Fraktion ist in dieser Frage geteilter Meinung. Die einen bejahen Versuche mit Road-Pricing - die Betonung liegt auf "Versuche". Man sieht in Road-Pricing ein Lenkungssystem, konkret eine Möglichkeit, allzu viel Motorfahrzeugverkehr von unseren Städten fernzuhalten. Man nimmt an, dass eine Verteuerung des Strassenverkehrs in der Stadt zum Umsteigen auf den öffentlichen Verkehr führt. Die geplanten Versuche sollen nun zeigen, ob sich das auch in der Realität so verhält.
Ein anderer Teil unserer Fraktion ist aber gegenteiliger Meinung; ich zähle auch dazu. Wir sind nicht der Auffassung, dass Road-Pricing an sich schlecht sei. Aber so, wie das jetzt vom Bundesrat aufgegleist wird, ist es einfach nur eine neue Abgabe. Man erhebt eine neue Abgabe, und das mit einem Kontrollsystem, das fast alle zusätzlichen Einnahmen gleich wieder auffrisst. In London und in anderen Weltstädten mag Road-Pricing gut sein, aber wir haben in der Schweiz keine so grossen Städte, die eine derartige Massnahme nötig machen. Zudem - man kennt es von früheren Beispielen -: Was mit Versuchen beginnt, wird in der Regel später definitiv eingeführt. Ich zweifle auch, dass die Abgabe verkehrslenkend wirken würde. Wenn sie das aber tun würde, würde sie zu einer Entleerung der Städte führen und die KMU in den Städten benachteiligen. Im Gegenzug würden die Leute in die Einkaufszentren ausserhalb der Städte ausweichen - diese Tendenz besteht ja heute schon -, und das wäre dann auch ökologisch der grösste Unsinn. Ausserdem haben unsere Städte seit Jahren vieles unternommen, um den Autoverkehr einzuschränken und den öffentlichen Verkehr zu fördern. Wir haben hier, verglichen mit ausländischen Städten, einen sehr guten Mix.
Road-Pricing, gescheit aufgebaut, mit GPS-Systemen, flächendeckend und kostenneutral, kann zwar durchaus sinnvoll sein, aber dann müsste dies bei den anderen fünf Auto- oder Lastwagensteuern, inklusive LSVA, kompensiert werden. Dann hätte es verkehrslenkende Wirkung. Aber so weit sind wir schon technisch, aber auch steuertechnisch noch lange nicht. Was hier vorbereitet wird, hat nichts damit zu tun. Das ist einfach ein neuer Strassenzoll, den wir ablehnen; das ist ein weiterer Griff ins Portemonnaie des Autofahrers, was wir nicht akzeptieren. Wir lehnen deshalb die Versuche mit Road-Pricing in dieser Form ab.
Die SVP will Ziffer 30 streichen, worauf ich jetzt zu sprechen komme. Die SVP will keine Erarbeitung von Erweiterungsoptionen für die zukünftige Entwicklung der Bahninfrastruktur; was über ZEB 1 hinausgeht, soll gestrichen werden. Wenn ich daran denke, was die Ständeräte, die in dieser Session - ich glaube heute Morgen - darüber beschliessen werden, alles an zusätzlichen Wünschen erhalten haben, vor allem aus der West- und aus der Ostschweiz, kann ich mir nicht wirklich vorstellen, dass Sie das wollen. Wollen Sie zum Beispiel das dritte Gleis zwischen Genf und Lausanne nicht bauen? Eine Verbesserung findet unsere Fraktion die Ergänzung des Beschlusses des Ständerates, welche eben die Ausbauwünsche an die Finanzierungsmöglichkeiten knüpft, was heisst, dass man nicht nur "Wir wollen mehr" sagt, sondern auch sagt, wie man dieses Mehr finanzieren will.
Ziffer 32 befasst sich schliesslich mit der Öffnung des Postmarktes. Unsere Fraktion ist grossmehrheitlich mit der Mehrheit der Kommission für diese Öffnung. Diese Öffnung soll aber gegenüber der Fassung des Ständerates stärker - und gegenüber der Fassung des Bundesrates noch etwas stärker - vorangetrieben werden: Wir wollen in dieser Legislatur die Senkung des Briefmonopols auf 50 Gramm. Das will zwar auch der Bundesrat, aber erst ab dem Jahre 2011; wir verlangen dies bereits ab dem Jahre 2009. Wie aus zuverlässigen Quellen zu vernehmen ist, ist offenbar die Post hierzu in der Lage. Es ist jetzt wichtig, dass unsere im internationalen Vergleich überhöhten Preise für die Briefpost unter Druck geraten und dass die schrittweise Liberalisierung so schnell wie möglich eingeleitet wird. Der Wettbewerb im Postmarkt soll also jetzt so schnell wie möglich kommen.
Der letzte Minderheitsantrag, den ich anspreche, wird bei Ziffer 33 gestellt. Hier verlangt die SVP den Verkauf der Bundesbeteiligung an der Swisscom. Ich bitte Sie im Namen unserer Fraktion, diesen Antrag abzulehnen und dem Beschluss des Ständerates - gemäss Entwurf des Bundesrates - zuzustimmen. Der Ständerat schlägt einen Bericht zur Bundesbeteiligung an der Swisscom vor. Wir verstehen dies aber so, dass wir in diesem Bericht konkrete Aussagen zum Beispiel über Vor- und Nachteile einer Reduktion der Bundesbeteiligung oder konkrete Aussagen über eine mögliche Sperrminorität und auch eine Erhöhung des unternehmerischen Spielraumes erhalten. In diesem Sinne stimmen wir auch hier dem Beschluss des Ständerates und somit dem Entwurf des Bundesrates zu.
Couchepin Pascal · BPR-M · Conseil fédéral · Valais
Après ce très long débat, vous me permettrez d'être bref et de juger les propositions avec rapidité, à l'image d'un tribunal d'exception en temps de guerre.
A l'article 1, la proposition de la majorité, présentée par Monsieur Pelli, vise à compléter la version du Conseil fédéral par la mention des conditions permettant d'augmenter le nombre et la qualité des emplois; ce n'est pas quelque chose d'essentiel; nous pensons que cela n'apporte rien, mais nous n'avons pas d'objections de fond à formuler à cette proposition. Le but de la place économique suisse est d'assurer à long terme, et pas seulement à court terme, le nombre des places de travail - quand on lit la proposition de la majorité, on a le sentiment que le but est de les augmenter immédiatement. Notre vision est une vision à plus long terme; il arrive parfois qu'il ne soit pas nécessaire d'augmenter le nombre de places de travail, mais leur qualité. C'est la raison pour laquelle nous préférons notre version à celle de la commission. A ma connaissance, il n'y a pas de proposition de minorité sur ce point.
Ensuite, toujours à l'article 1, la proposition de la minorité Baader Caspar demande de biffer la mention du renforcement de la cohésion sociale et celle de l'exploitation des BO 2008 N 733 ressources dans le respect du développement durable. Je crois que c'est une sorte de provocation que de supprimer ces deux objectifs. Il est essentiel qu'ils y soient; il est encore plus important de les maintenir maintenant qu'on les a proposés, parce que les supprimer signifierait que l'on veut aller dans le sens contraire ou dans tous les cas qu'on est indifférent à ces objectifs qui sont d'une très grande importance.
A l'article 2 mesure 1, la minorité Baader Caspar propose de biffer la révision de la loi fédérale du 6 octobre 1995 sur les entraves techniques au commerce. Je crois que l'efficacité économique implique qu'on réduise en permanence les entraves, et notamment les entraves techniques. C'est la raison pour laquelle nous vous invitons à suivre la majorité et à rejeter la proposition défendue par la minorité Baader Caspar.
A l'article 2 mesure 3, "examiner l'évolution de la politique agricole à partir de 2012", la minorité Baader Caspar voudrait qu'on fixe un objectif quantitatif pour le revenu des paysans, en ce sens que l'Etat devrait veiller à ce que le revenu annuel moyen des paysans ne diminue pas. Cette politique a été abandonnée il y a quelques années: ce n'est plus à l'Etat de fixer le revenu d'une catégorie d'agents économiques, et les paysans sont aussi des agents économiques. Je crois que ce principe est tout à fait en contradiction avec le discours qui a été tenu par plusieurs représentants de l'Union démocratique du Centre tout à l'heure, lorsqu'ils appelaient à la libéralisation de l'économie, lorsqu'ils appelaient à diminuer le rôle de l'Etat et à donner plus de liberté aux acteurs économiques. Voilà que tout à coup, dès qu'il s'agit d'une catégorie d'agents particulière, tous les bons principes sont abandonnés et on exige que l'Etat fixe et maintienne des objectifs de salaire et de revenu pour une catégorie de gens. Je crois que c'est tout à fait contraire à la vision qu'on a de la liberté, de la liberté économique et de la capacité d'entreprendre. C'est la raison pour laquelle nous vous invitons à rejeter la proposition de la minorité Baader Caspar.
A l'article 2 mesure 4, "réviser la loi du 25 juin 1982 sur l'assurance-chômage", la minorité Malama voudrait introduire un complément à cette formulation: "en supprimant les incitations indésirables" - sur ce point, nous n'aurions pas d'objection - "sans prévoir d'impôts, taxes et redevances supplémentaires". Il faut rappeler que le système actuel de l'assurance-chômage a été conçu avec l'idée que le nombre moyen des chômeurs ne dépasserait pas 100 000 chômeurs. Aujourd'hui, on voit que l'évolution de la structure économique ne permet pas d'atteindre cet objectif. On doit travailler sur la base d'un nombre moyen de chômeurs plus élevé, de l'ordre de 120 000 à 125 000 chômeurs; il faut, d'autre part, rembourser les dettes accumulées par l'assurance-chômage. Par conséquent, ne prévoir ni redevances supplémentaires, ni taxes, ni impôts est irréaliste. C'est la raison pour laquelle nous vous invitons à adopter la proposition de la majorité.
A l'article 2 mesure 6, "engagement dans le cadre du cycle de Doha sous l'égide de l'OMC", selon la proposition de la minorité Baader Caspar, cela ne devrait pas conduire à un affaiblissement de l'agriculture suisse. Les négociations du cycle de Doha ne concernent pas seulement l'agriculture suisse, et fixer comme seul objectif de négociations qui touchent l'ensemble de l'économie la protection d'un seul secteur économique est contraire à l'intérêt général de la Suisse. C'est la raison pour laquelle il faut rejeter la proposition de la minorité Baader Caspar.
A l'article 2 mesure 7, "alléger la charge administrative des entreprises", la majorité, sur proposition de Monsieur Rime en commission, voudrait alléger la charge administrative et fiscale des entreprises. Les deux choses ne sont pas liées: il est possible de réduire la charge administrative sans réduire la charge fiscale ou vice versa. Lier les deux choses nous paraît aller au-delà des objectifs possibles. On parle d'impôts et de conditions-cadres pour l'économie plus tard; la solution du Conseil fédéral nous paraît plus souple et meilleure.
Nous vous invitons donc à en rester à la version du Conseil fédéral et à rejeter la proposition de la majorité, dans la mesure où une proposition de minorité se rallierait à la solution du Conseil fédéral. C'est le cas de la minorité Fässler. Nous vous invitons donc à adopter la proposition de la minorité Fässler.
Monsieur Rime propose de biffer l'article 2 mesure 8, "mettre en place un numéro d'identification des entreprises (UID)". Nous n'avons pas d'objections à cela, c'est en voie de réalisation et qu'on le mentionne ou pas, cela ne change rien. Ensuite, à la mesure 10, "financer la promotion économique 2012 à 2015", la minorité Amstutz demande de "recentrer la promotion économique". C'est un objectif qui appellerait de plus larges développements, c'est un objectif imprécis. C'est la raison pour laquelle nous préférons la proposition de la majorité de la commission.
Monsieur Amstutz voudrait aussi renoncer à l'opportunité d'élaborer une loi fédérale sur le tourisme. Pourquoi refuser l'idée même de discuter de la possibilité de faire une loi fédérale sur le tourisme? Le tourisme est une branche économique importante, il vaut la peine de se pencher sur cette question.
Plus loin, à la mesure 10ter, la minorité Thorens Goumaz voudrait "étudier l'opportunité d'une stratégie de promotion économique axée sur les nouveaux marchés de l'écologie industrielle, de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables". Nous sommes d'accord avec l'idée, mais nous pensons qu'il n'y a pas lieu de fixer un objectif particulier pour cette vision. Nous le faisons dans le cadre de notre politique générale; il n'y a pas lieu de privilégier un seul axe de recherche. Il faut rester plus large. Cet aspect écologique ne doit pas être négligé, mais il ne doit pas être le seul que l'on prenne en compte.
Ensuite, nous soutenons, à l'article 2 mesure 11, la proposition de la majorité. Nous vous demandons de rejeter la proposition de la minorité Fässler qui voudrait indiquer qu'il est légalement obligatoire de "renforcer l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma)". C'est possible, mais ce n'est pas encore certain. Il faut étudier les raisons et les conséquences de la crise financière que nous vivons avant de fixer le remède à la situation dans laquelle nous nous trouvons.
A l'article 3, la minorité Freysinger voudrait simplifier les structures sans modifier la loi, utiliser les ressources de manière plus efficace dans le domaine des hautes écoles. C'est exactement ce que nous voulons faire par le biais de la future loi qui régira le paysage universitaire suisse. Or Monsieur Freysinger voudrait renoncer à la disposition légale qui est en préparation, et il nous dit: "Atteignez l'objectif, mais renoncez à l'instrument!" Ce n'est pas très logique. C'est la raison pour laquelle nous vous demandons de repousser la proposition de la minorité Freysinger à la mesure 12.
Toujours à l'article 3 mesure 13, nous vous proposons de repousser les modifications proposées aussi bien par la majorité que par la minorité et d'en rester à la solution du Conseil fédéral.
A la mesure 13ter, la minorité Malama propose de "créer les bases légales d'une fondation Recherche suisse". Nous avons, et nous l'avons dit à son auteur, beaucoup de sympathie pour cette idée. Néanmoins, nous sommes encore dans un processus qui n'a pas abouti. Nous devons obtenir un certain nombre de décisions et d'appuis avant que l'on puisse décider définitivement de créer les bases légales d'une fondation Recherche suisse. Si vous repoussez la proposition de la minorité Malama, cela ne signifie pas qu'on abandonne l'idée. Cela signifie qu'à ce stade, nous pensons qu'il est prématuré de prendre une décision ferme de créer des bases légales. Nous avons encore besoin de compléments d'information.
La minorité Freysinger propose de biffer la mesure 15. C'est la même chose que dans le cas de sa précédente proposition: elle voudrait que l'on renonce pratiquement à présenter une loi sur le paysage universitaire suisse, et en même temps, elle voudrait qu'on renforce l'efficacité du système. C'est contradictoire et il faut repousser cette proposition de la minorité Freysinger.
La mesure 16, "adopter la loi fédérale sur la formation continue", est un mandat qui a été proposé à plusieurs reprises BO 2008 N 734 par le Parlement. Nous vous demandons de vous en tenir à la majorité.
Je crois que le reste peut être "exécuté", si vous me permettez une expression peu amicale qui ne correspond pas à nos sentiments, mais qui correspond à la nécessité de l'heure et de l'avancement du temps dans ce débat.
Nous vous proposons de rejeter à l'article 4 les propositions des minorités Baader Caspar et Amstutz pour les raisons indiquées par plusieurs orateurs.
A ce même article 4, nous vous demandons à la mesure 18 de ne pas soutenir la proposition de la minorité Amstutz qui voudrait fixer un objectif chiffré de réduction des dépenses de la Confédération, sans dire comment le faire.
A la mesure 19bis, la proposition de la minorité Amstutz voudrait réduire la TVA, sans dire comment on réussira à équilibrer les finances publiques. Il faut donc la rejeter.
Par contre, à la mesure 19ter, nous n'avons pas d'objections de principe à l'idée de simplifier au maximum le système d'imposition des citoyens; cette proposition de la minorité Pelli ne nous paraît cependant pas décisive.
A l'article 4 mesure 20, nous acceptons la proposition de la majorité qui est de "réduire la charge fiscale des familles avec enfants". Nous vous demandons de rejeter les propositions de la minorité I (Aeschbacher) et de la minorité II (Malama).
A la mesure 20bis, nous rejetons la proposition de la minorité Fässler.
A la mesure 22, nous proposons de suivre la majorité et de rejeter la proposition de la minorité Bortoluzzi. Nous tenons cependant à dire au sujet de la proposition de la majorité qu'elle comporte une faiblesse: le frein à l'endettement élargi n'existe pas encore. On se réfère d'une certaine manière non pas à un fantôme, mais à quelque chose qui est encore à l'état de projet. Mais les contours de ce projet sont suffisamment connus pour qu'on puisse s'y référer, si l'on accepte cette référence avec une certaine relativité.
A la mesure 24, nous vous recommandons d'appuyer le Conseil fédéral.
A la mesure 25, nous vous recommandons de rejeter la proposition de la minorité Amstutz.
A l'article 5 mesure 28, nous vous proposons de suivre la version du Conseil fédéral, tout comme aux mesures 30, 32 et 33.
de Buman Dominique · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe PDC/PEV/PVL
On ne va pas rompre le style de ces débats, mais j'aimerais quand même rappeler, puisqu'il n'y a pas de débriefing d'une commission spéciale - ce n'est pas comme une commission permanente qui peut examiner au fur et à mesure de l'année ses méthodes de travail, son calendrier et ses objectifs -, qu'il faudra à tout prix, pour le prochain examen du programme de la législature, prévoir une autre procédure d'examen, parce que ce que nous venons de vivre maintenant est ennuyeux pour tout le monde. C'est le cas pour le président de notre conseil, pour le président de la Confédération, mais aussi pour les parlementaires et les rapporteurs de commission.
La manière dont la matière a été découpée - cinq articles, c'est-à-dire pratiquement la moitié de tout ce qui était dans le programme de la législature - est d'une disproportion évidente. Je crois qu'il faudra - et je le dis exprès pour le compte rendu des délibérations, puisqu'il est examiné pour les fois suivantes - que l'on prenne les choses section après section, peut-être pas forcément mesure après mesure, mais de manière beaucoup plus régulière, de telle manière que les gens aient un suivi, puissent s'exprimer et que l'on ait des votes. On ne peut pas examiner un programme de législature alors qu'un vote n'intervient qu'après pratiquement quatre heures de débat. C'est complètement ridicule.
La deuxième chose qu'il faut, je crois, préciser concerne les propositions de majorité et celles de minorité qui viennent en fait des groupes. Je fais allusion à cela parce que la procédure n'est pas la même pour ce programme de législature. Les députés, individuellement, n'ont pas pu déposer de propositions d'amendement. C'est passé par un autre canal. Il faudra donc là aussi, au niveau du rapport de la commission - puisqu'il est prévu qu'un rapporteur intervienne au début et un autre tout à la fin de la discussion -, que dans un premier temps le rapporteur se limite aux propositions de la majorité de la commission, de telle manière que dans la deuxième intervention, on puisse se limiter à répondre aux propositions des minorités. Je fais ici toujours allusion au mode d'emploi de la fois suivante, car on essaie tous les quatre ans de s'améliorer.
Je formulerai brièvement quelques observations par rapport à ce qui a été dit au sujet des articles 1 à 5 - je ne vais pas prendre les éléments où il y aurait déjà eu un certain nombre d'interventions ou de remarques.
1. En ce qui concerne l'article 1 et la proposition de la minorité Baader Caspar, j'aimerais rappeler que la proposition de la minorité à la mesure 6 n'a rien à faire dans un tel article sur les lignes directrices de la politique de la Confédération, dès le moment où les finances sont un moyen et pas un objectif. Donc la mesure 6 est un corps étranger qu'il faut rejeter, indépendamment de l'aspect choquant des mesures 3 et 4 qui a été relevé par maints orateurs - je ne m'y arrêterai donc pas.
2. Sur le fond - cela concerne l'article 2 mesure 3: je rends le Conseil national attentif au fait que la minorité est le mariage de la carpe et du lapin. Cela ne signifie pas du tout qu'il y a forcément la même politique sur le fond entre l'UDC et les Verts. Cette proposition défendue par la minorité a été rejetée en commission par 12 voix contre 10. Mais sa mise en oeuvre pourrait poser un certain nombre de problèmes.
3. Dans ce cas - et je ne prends exprès pas toutes les propositions qui ont été faites -, je me réfère à la mesure 11 qui concerne les marchés financiers. Je vous invite à soutenir la proposition de la majorité, non pas parce que l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers ne doit pas être revue, mais parce qu'après de nombreux débats, la commission s'est rendu compte que tout le secteur financier avait besoin de conditions-cadres de qualité et que les problèmes qui ont été traités ces derniers temps à propos des marchés financiers peuvent faire place à d'autres problèmes. Donc, nous n'avons pas voulu entrer dans trop de particularismes, et c'est pour cela que la majorité s'en tient à la version du Conseil fédéral - la décision a été prise par 13 voix contre 10 dans un premier vote, puis par 15 voix contre 8 dans un second vote.
Ensuite, mes remarques concernent les mesures 13bis, 22 et 32bis. Je prends volontairement ces trois mesures ensemble pour vous dire que la commission vous propose, et j'en suis conscient, d'aller dans le détail de projets de loi ou de thèmes qui sont débattus par le Parlement. Cela peut être la loi sur les brevets, l'assainissement de la caisse de pension des CFF ou encore la loi sur la poste. La majorité a voulu préciser la matière, ce qui n'est pas forcément cohérent par rapport à l'ensemble du document, mais cela est dû à cette volonté d'impliquer le Parlement de manière certaine par rapport aux projets du Conseil fédéral. Voilà les différentes remarques qu'il fallait faire.
En ce qui concerne la mesure 20, j'insiste aussi, mais je crois que c'est le fait de tous les groupes, sur la priorité qui est accordée actuellement à la réforme de l'imposition du couple et de la famille pour les familles qui ont la charge d'enfants. Il semblerait qu'il y ait un large consensus en la matière.
A la mesure 25, je vous propose de vous en tenir au projet du Conseil fédéral et de rejeter la proposition de la minorité Amstutz. Il serait inquiétant qu'elle soit acceptée, parce que le traitement uniforme et standardisé des données des documents électroniques est déjà en cours et aboutit à des économies. On ne va donc en tout cas pas aller vers des suppléments de coûts. Je vous demande de repousser la proposition de la minorité Amstutz.
Ma dernière remarque - je ne les prends volontairement pas toutes - porte sur le "road pricing". Je me permets de vous recommander aussi de suivre la proposition de la majorité, c'est-à-dire de supprimer l'allusion au "road pricing". D'une part, parce que nous n'avons pas des villes aussi BO 2008 N 735 importantes que Londres ou Stockholm. Dans notre pays, nous avons des petites villes et là où serait introduit un tel système, ce serait ruineux pour l'économie locale. A l'époque où j'étais vice-président de l'Union des villes suisses (UVS), où il y avait une forte représentation de toutes les couleurs politiques, le comité de l'UVS proposait à l'unanimité - j'insiste, à l'unanimité - d'écarter le "road pricing", jugeant qu'il serait un autogoal pour les villes. Je dois dire aussi que la commission ne fait pas forcément une immense confiance à l'Office fédéral des routes qui a un peu l'habitude de prendre les essais pour des lois et parfois d'utiliser les contrats pour contourner le manque de bases légales. S'il y a cette méfiance de la part du Parlement, il appartient au département fédéral compétent de recréer la confiance jusqu'à ce qu'on puisse redonner notre aval à des essais. Mais, en l'état, c'est non.
Voilà les différentes remarques.
Hodgers Antonio · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe des VERT-E-S
Monsieur de Buman, vous avez évoqué en parlant du péage urbain - le "road pricing" - que notre pays n'avait pas de villes comme Londres et Stockholm. En ce qui concerne Londres, j'en conviens, mais savez-vous que Stockholm est une ville plus petite que Zurich?
de Buman Dominique · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe PDC/PEV/PVL
Monsieur Hodgers, le problème en ce qui concerne Zurich - on l'a évoqué au sein de la commission - est un problème qui pourrait, à la rigueur, être réglé par le droit cantonal. Ce qui est demandé là à la mesure 28, ce n'est absolument pas cela, c'est de procéder par des essais, alors que la Constitution fédérale est absolument impérative en la matière.
C'est une autre question, mais cela ne figure ni dans le texte du Conseil fédéral, ni dans aucun amendement, de considérer qu'éventuellement le "road pricing" pourrait être un objet non pas de législation sur la circulation ou de Constitution fédérale, mais de législation en matière d'aménagement du territoire. Mais il faudrait que, préalablement, le corps électoral respectivement du canton ou de la ville de Zurich - si l'on donnait la compétence sur le plan urbain - s'exprime pour que l'introduction d'une telle mesure soit valable. Mais malheureusement, ce n'est absolument pas le but de l'administration. On l'a vu du reste avec le programme d'action Via sicura qui essaie de forcer la main et de prendre le citoyen pour quelqu'un que l'on doit vraiment enchaîner de multiples manières.
Dernière remarque en ce qui concerne ce "road pricing": il pourrait être accepté si la base légale était adoptée par les gens concernés. Mais dans les autres cas et en l'état de la situation, ce serait vraiment quelque chose de désastreux. C'est pour cette raison que je me suis permis d'insister contre cette mesure. Ce n'est pas par obsession vis-à-vis du "road pricing", mais c'est parce qu'en Suisse, ce n'est pas adapté et parce que, juridiquement, les conditions ne sont pas réunies.
Vote
Art. 1 Ziff. 1, 2 - Art. 1 ch. 1, 2
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 124 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 51 Stimmen
Vote
Art. 1 Ziff. 3 - Art. 1 ch. 3
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 124 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 54 Stimmen
Vote
Art. 1 Ziff. 4 - Art. 1 ch. 4
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 122 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 56 Stimmen
Vote
Art. 1 Ziff. 5 - Art. 1 ch. 5
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 123 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 56 Stimmen
Vote
Art. 1 Ziff. 6 - Art. 1 ch. 6
Vote
Für den Antrag der Minderheit ... 56 Stimmen
Dagegen ... 121 Stimmen
Vote
Art. 2 Ziff. 1 - Art. 2 ch. 1
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 110 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 59 Stimmen
Vote
Art. 2 Ziff. 3 - Art. 2 ch. 3
Vote
Für den Antrag der Minderheit ... 88 Stimmen
Für den Antrag der Mehrheit ... 86 Stimmen
Vote
Art. 2 Ziff. 4 - Art. 2 ch. 4
Vote
Für den Antrag der Minderheit ... 94 Stimmen
Für den Antrag der Mehrheit ... 87 Stimmen
Vote
Art. 2 Ziff. 6 - Art. 2 ch. 6
Vote
Für den Antrag der Minderheit ... 89 Stimmen
Für den Antrag der Mehrheit ... 85 Stimmen
Vote
Art. 2 Ziff. 7 - Art. 2 ch. 7
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 108 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 71 Stimmen
Vote
Art. 2 Ziff. 10 - Art. 2 ch. 10
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 117 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 60 Stimmen
Vote
Art. 2 Ziff. 10ter - Art. 2 ch. 10ter
Vote
Für den Antrag der Minderheit ... 74 Stimmen
Dagegen ... 102 Stimmen
Vote
Art. 2 Ziff. 11 - Art. 2 ch. 11
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 113 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 69 Stimmen
Vote
BO 2008 N 736Art. 3 Ziff. 12 - Art. 3 ch. 12
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 121 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 57 Stimmen
Bugnon André · P-M · Conseil national · Vaud · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Art. 3 Ziff. 13 - Art. 3 ch. 13
Le président (Bugnon André, président): Le Conseil fédéral maintient sa proposition.
Vote
Premier vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 121 Stimmen
Für den Antrag des Bundesrates ... 55 Stimmen
Vote
Deuxième vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 130 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 50 Stimmen
Vote
Art. 3 Ziff. 13bis - Art. 3 ch. 13bis
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 86 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 85 Stimmen
Vote
Art. 3 Ziff. 13ter - Art. 3 ch. 13ter
Vote
Für den Antrag der Minderheit ... 114 Stimmen
Dagegen ... 58 Stimmen
Vote
Art. 3 Ziff. 15 - Art. 3 ch. 15
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 128 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 52 Stimmen
Vote
Art. 3 Ziff. 16 - Art. 3 ch. 16
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 124 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 54 Stimmen
Vote
Art. 4 titre
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 91 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 90 Stimmen
Vote
Art. 4 Ziff. 16bis - Art. 4 ch. 16bis
Vote
Für den Antrag der Minderheit ... 57 Stimmen
Dagegen ... 121 Stimmen
Vote
Art. 4 Ziff. 18 - Art. 4 ch. 18
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 128 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 50 Stimmen
Vote
Art. 4 Ziff. 19bis - Art. 4 ch. 19bis
Vote
Für den Antrag der Minderheit ... 53 Stimmen
Dagegen ... 123 Stimmen
Vote
Art. 4 Ziff. 19ter - Art. 4 ch. 19ter
Vote
Für den Antrag der Minderheit ... 112 Stimmen
Dagegen ... 67 Stimmen
Vote
Art. 4 Ziff. 20 - Art. 4 ch. 20
Premier vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 94 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit I ... 84 Stimmen
Vote
Deuxième vote
Für den Antrag der Minderheit II ... 90 Stimmen
Für den Antrag der Mehrheit ... 88 Stimmen
Vote
Art. 4 Ziff. 20bis - Art. 4 ch. 20bis
Le président (Bugnon André, président): Le Conseil fédéral se rallie à la proposition de la majorité.
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 111 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 66 Stimmen
Vote
Art. 4 Ziff. 22 - Art. 4 ch. 22
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 124 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 54 Stimmen
Vote
Art. 4 Ziff. 25 - Art. 4 ch. 25
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 119 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 54 Stimmen
Vote
Art. 5 Ziff. 28 - Art. 5 ch. 28
| Group | Yes | No | Abst. |
|---|---|---|---|
| Groupe de l'Union démocratique du Centre | 54 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe socialiste | 0 (0 %) | 40 (100 %) | 0 (0 %) |
| Groupe PDC/PEV/PVL | 24 (73 %) | 8 (24 %) | 1 (3 %) |
| Groupe radical-libéral | 30 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe des VERT-E-S | 0 (0 %) | 20 (100 %) | 0 (0 %) |
| Non inscrit | 1 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Total | 109 (61 %) | 68 (38 %) | 1 (1 %) |
Yes: Proposal by the majority
No: Proposal by the minority Heim (as Federal Council)
Vote
Art. 5 Ziff. 30 - Art. 5 ch. 30
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 129 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 47 Stimmen
Vote
Art. 5 Ziff. 32bis - Art. 5 ch. 32bis
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 106 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 65 Stimmen
Vote
BO 2008 N 737Art. 5 Ziff. 33 - Art. 5 ch. 33
Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 107 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 68 Stimmen
Les autres dispositions sont adoptées
Bugnon André · P-M · Conseil national · Vaud · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Art. 6
Proposition de la majorité
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Proposition de la minorité
(Girod, Fässler, Heim, Leuenberger-Genève, Nordmann, Roth-Bernasconi, Schenker Silvia, Thorens Goumaz)
Ch. 34bis
34bis. réduire le nombre d'armes en circulation, notamment par l'entreposage des armes militaires dans les arsenaux;
Proposition de la minorité
(Thorens Goumaz, Fässler, Girod, Heim, Hochreutener, Leuenberger-Genève, Malama, Nordmann, Roth-Bernasconi, Schenker Silvia)
Ch. 36quater
36quater. élaborer une stratégie de prévention de la violence, en particulier la violence juvénile.
Art. 7
Proposition de la majorité
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Proposition de la minorité
(Freysinger, Amstutz, Bortoluzzi, Grin, Hutter Jasmin, Maurer, Rutschmann, Schibli)
Ch. 37
37. ... Schengen, à condition que cela soit obligatoire compte tenu des engagements internationaux avec l'UE;
Ch. 38
Biffer
Art. 8
Proposition de la majorité
Titre, introduction, ch. 40, 40bis, 40ter, 41, 43
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Ch. 40sexies
40sexies. étendre le concept de stationnement des Forces aériennes;
Ch. 42, 44
Biffer
Proposition de la minorité
(Malama, Aeschbacher, Amacker, Hochreutener)
Titre
Objectif 7: Mettre en oeuvre et continuer de développer la politique de sécurité
Proposition de la minorité
(Rutschmann, Amstutz, Bortoluzzi, Freysinger, Grin, Hutter Jasmin, Maurer, Schibli)
Ch. 40ter
Biffer
Ch. 40quater
40quater. garantir le mandat constitutionnel de défense nationale;
Ch. 40quinquies
40quinquies. renforcer l'armée de milice;
Proposition de la minorité
(Roth-Bernasconi, Girod, Heim, Leuenberger-Genève, Nordmann, Schenker Silvia, Thorens Goumaz)
Ch. 41
Biffer
BO 2008 N 738Proposition de la minorité
(Malama, Girod, Heim, Leuenberger-Genève, Thorens Goumaz)
Ch. 44bis0
44bis0. subordonner le Service de renseignement stratégique (SRS) et le Service d'analyse et de prévention (SAP) à un seul département.
Malama Peter · Mit-M · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe radical-libéral
In diesem Teil der Beratung behandeln wir den 3. Abschnitt mit den Artikeln 6 bis 8. Inhalt dieses Abschnittes ist die zweite Leitlinie des Bundes, nämlich die Gewährleistung der Sicherheit, mit insgesamt drei Zielen. Zu diesen drei Zielen gehören total elf Massnahmen bzw. die Ziffern 34 bis 44. Um diese drei Ziele zu erreichen, unterstützt die Kommission mehrheitlich die dazu erforderlichen und vom Bundesrat vorgeschlagenen Massnahmen. Ich äussere mich zu total fünf Ziffern, welche in den Kommissionen Anlass zu längeren Diskussionen gaben.
1. Zu Ziffer 34bis: Bei dieser Ziffer haben Sie über einen Minderheitsantrag zu entscheiden, welcher die Waffenverfügbarkeit durch die Lagerung der Armeewaffen im Zeughaus reduzieren will. Die Kommissionsmehrheit lehnt diesen Antrag ab und verweist auf den Projektauftrag der SiK an das VBS, bis November 2008 einen umfassenden Bericht vorzulegen, der eine Analyse über die militärischen, rechtlichen, staatspolitischen und soziologischen Aspekte rund um die persönliche Waffe beinhaltet.
2. Zu Ziffer 36quater: Ein Minderheitsantrag gemäss dem Grundsatz "Gewaltprävention bei Jugendlichen ist nachhaltiger und erst noch günstiger als Schadensbehebung" hat nur knapp keine Mehrheit gefunden.
3. Zu Ziffer 40bis: Hier wird die Aktualisierung der sicherheitspolitischen Strategie verlangt, welche auch zwingend den in Ziffer 43 festgehaltenen Bericht des Bundesrates über die sicherheitspolitische Strategie enthalten muss. Folgerichtig ist es deshalb aus Sicht der Mehrheit der Kommission, dass der Ständerat die Streichung von Ziffer 43 beschlossen hat.
4. Die Mehrheit der Kommission hat für die Ergänzung mit Ziffer 40sexies gestimmt, wonach das Standortkonzept der Luftwaffe zu erweitern sei. Man kann ja, so die Argumentation, die veraltete Tiger-Flotte nicht ersetzen - siehe Massnahme in Ziffer 41 -, ohne auch über ein funktionierendes Standortkonzept zu verfügen. Ausserdem haben die letzten Jahre gezeigt, dass das Standortkonzept z. B. bei Unwettern nicht tauglich ist.
5. Die Kommissionsmehrheit hat entschieden, Ziffer 44, "Schaffung eines Sicherheitsdepartementes", sei ersatzlos zu streichen. Staatspolitische Gründe sprechen gegen ein gemeinsames Departement bzw. gegen ein gemeinsames Dach für Polizei und Armee, auch wenn dadurch eine bessere Koordination im Sicherheitsbereich gewährleistet wäre. Nachdem allerdings der Bundesrat nun beschlossen hat, auf die Schaffung eines Sicherheitsdepartementes zu verzichten, gewinnt der Minderheitsantrag wieder an Bedeutung, wonach der Bundesrat den Strategischen Nachrichtendienst (SND) und den Dienst für Analyse und Prävention (DAP) einem einzigen Departement zu unterstellen habe. Sowohl die GPK als auch die SiK haben die Notwendigkeit dieser organisatorischen Zusammenführung unter einer einheitlichen Führung nicht nur erkannt, sondern den Bundesrat auch mit der entsprechenden Umsetzung beauftragt. Da nun ein Sicherheitsdepartement nicht zustande kommen wird, ist dieser Auftrag einer Zusammenlegung von SND und DAP nach wie vor nicht erledigt.
So viel aus der Sicht der Kommissionsmehrheit.
Rickli Natalie · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Wenn ich zu den Zielen 5 und 6 der Legislaturplanung spreche, so steht für mich ein Anliegen im Vordergrund: Die Schweiz muss wieder ein sicheres Land werden. Wir wollen Ruhe, Ordnung und Sicherheit für alle. Die Realität sieht anders aus; die Kriminalität, insbesondere die Jugendgewalt und die Ausländerkriminalität, mit welcher wir heute zu kämpfen haben, sind hauptsächlich auf die verfehlte Politik der Linken zurückzuführen. Untaugliche Gesetze, eine lasche Rechtsprechung und eine verfehlte Toleranz am falschen Ort haben zu miserablen Zuständen geführt. Genau diese politischen Ansätze aber sind auch in den Darlegungen des Bundesrates zur Legislaturplanung ersichtlich. Mit den vom Bundesrat vorgeschlagenen Massnahmen erreichen wir nicht mehr Sicherheit, sondern wir schaffen einfach mehr Bürokratie und Gesetze.
Was ist zu tun? Wir müssen nicht die Kohärenz der Strafbestimmungen überprüfen, sondern wir müssen Recht und Ordnung konsequent durchsetzen. Das Strafgesetzbuch muss dringend überarbeitet werden, bedingte Geldstrafen oder gemeinnützige Arbeit haben keine Wirkung. Freiheitsstrafen, auch solche unter sechs Monaten, müssen wieder möglich sein. Die Ausschaffungs-Initiative der SVP ist schnellstmöglich zur Abstimmung zu bringen und umzusetzen. Kriminelle Ausländer haben in der Schweiz nichts verloren; sie sind nach Verbüssung ihrer Strafe des Landes zu verweisen. Das Jugendstrafrecht muss gründlich revidiert werden. Der Schutz der Opfer muss im Zentrum stehen, und die Strafen sind bei schweren Delikten zu verschärfen. Ich setze mich auch dafür ein, dass bei schweren Delikten wie Mord oder Vergewaltigung das Erwachsenenstrafrecht bereits ab 16 Jahren gilt.
Der Bundesrat will das Polizeirecht auf Bundesebene erneuern, sprich neue Gesetze schaffen und kantonale Kompetenzen infrage stellen. Auch diese Massnahme verfehlt das Ziel. Wir brauchen nicht neue Gesetze auf Bundesebene, sondern konkrete Massnahmen, um den Polizisten in den Kantonen die Arbeit zu erleichtern. Beispiel: Pädophilenregister. Meine Motion, die von 71 Nationalrätinnen und Nationalräten unterzeichnet worden ist, wird vom Bundesrat mit der Begründung abgelehnt, dies schüfe nur Scheinsicherheit. Begründen tut er dies allerdings nur mit Scheinargumenten. Ein solches Register würde mehr Sicherheit bringen, denn die Polizei hätte darauf Zugriff. Wenn es nur einem Kind das Leben rettet, hat sich ein solches Register bereits gelohnt. Vielmehr muss ein solches Register auf Sexualstraftäter erweitert werden. Die Polizei braucht mehr Kompetenzen und vor allem mehr Informationen. So wird diese beispielsweise nicht informiert, wenn ein Sexualstraftäter Hafturlaub hat. Was so passieren kann, wissen Sie ja selber anhand der Fälle Albert G. und Erich Hauert in Zürich.
Der Bundesrat strebt die Neuorganisation der Strafbehörden des Bundes an. Wir erwarten insbesondere, dass die Bundesanwaltschaft endlich effizient beaufsichtigt wird. Die Fehlleistungen unserer Bundesanwaltschaft haben sich in den letzten Jahren in alarmierender Weise gehäuft - Fehlleistungen wie der Yukos-Skandal, die ungerechtfertigte Hells-Angels-Grossaktion, die Affäre Holenweger/Komplott mit der GPK gegen alt Bundesrat Blocher, der "Import" des kolumbianischen Drogenkriminellen Ramos und unlängst die miserable Anklage im Crossair-Prozess.
Die Anpassung des Schweizer Rechtes an die Weiterentwicklung des Schengener Acquis ist für die SVP nur dann akzeptabel, sofern eine solche gemäss den völkerrechtlichen Verpflichtungen mit der EU zwingend ist. Wir wollen keine unnötige Übernahme von Schengen-Recht.
Der Bundesrat will die Zusammenarbeit mit der EU im justiziellen Bereich intensivieren. Dies lehnt die SVP ab, insbesondere darum, weil dadurch Gefahr für unser Bankkundengeheimnis droht.
Zuletzt will der Bundesrat die bilateralen Abkommen über die Zusammenarbeit bei der Bekämpfung der Kriminalität ausbauen. Mit der Zielsetzung an sich könnten wir uns einverstanden erklären. Der Bundesrat müsste jedoch die besorgniserregende Situation in Bezug auf die Ausländerkriminalität zur Kenntnis nehmen und entsprechend handeln.
Girod Bastien · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe des VERT-E-S
Liebe Natalie Rickli, die Grünen setzen sich auch für die Reduktion der Gewalt ein. Aber ich befürchte, dass Sie mit Ihren Lösungsvorschlägen auf dem Holzweg sind. Wenn wir schauen, welches Land diese Vorschläge umgesetzt hat, nämlich die USA, sehen wir, dass es BO 2008 N 739 dort sogar die Todesstrafe gibt, also die strengste aller Strafen. In den USA ist es jedoch so, dass es trotz Todesstrafe pro Jahr 6,5 Morde auf 100 000 Einwohner gibt. In der Schweiz sind es dreimal weniger. Wie erklären Sie, dass die USA, die diese Strategie umsetzen, viel mehr Morde haben?
Rickli Natalie · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Wir Schweizer müssen unsere Gesetze durchsetzen. Jeder Mord ist einer zu viel. Deshalb gilt es in erster Linie, beispielsweise die Ausschaffungs-Initiative der SVP sowie unsere weiteren Forderungen umzusetzen.
Roth-Bernasconi Maria · Mit-F · Conseil national · Genève · Groupe socialiste
Tout d'abord, j'aimerais faire une remarque à l'égard de ma préopinante, Madame Rickli. J'aimerais lui dire - mais je crois qu'elle ne m'écoute pas, peut-être même ne comprend-elle pas le français - que jusqu'à nouvel avis, jusqu'à présent, il n'y a jamais eu de ministre de la justice qui fût de gauche; celui qui a été en fonction les quatre dernières années était un ministre de la justice de droite.
Contre le discours aujourd'hui dominant et contrairement à ma préopinante, j'ose pour ma part affirmer que la violence, et notamment celle des jeunes, est un vrai faux problème. C'est un vrai problème, parce que certains jeunes commettent des actes violents et que nous devons prévenir au mieux cette délinquance. C'est d'ailleurs dans ce sens que nous soutenons la proposition de la minorité Thorens Goumaz, qui demande d'introduire une mesure 36quater, "élaborer une stratégie de prévention de la violence, en particulier la violence juvénile".
C'est un vrai problème aussi parce que le sentiment d'insécurité de la population existe et qu'il doit être pris en compte. Mais c'est un faux problème, surtout dans la mesure où la violence en général et celle des jeunes en particulier est exagérément exploitée et largement déformée par les populistes pour attirer des électeurs et des électrices en mal de repères. Je me demande d'ailleurs s'ils ont voyagé, à l'occasion, pour voir comme cela se passe dans d'autres pays.
La lutte contre la violence et pour la sécurité passe par une société solidaire, ouverte et équitable. On ne peut pas raboter les budgets sociaux pendant des années, puis s'étonner, vingt ans plus tard, de devoir demander plus de flics; on ne peut pas non plus demander plus de répression étatique et refuser toute hausse fiscale et toute dépense supplémentaire, comme le fait le groupe UDC, car la répression a aussi un coût. D'ailleurs, les différentes mesures proposées tiennent surtout de la répression, à l'heure où l'objectif du Conseil fédéral inclut la prévention.
Pour nous, une vraie politique de sécurité ne se limite pas au képi et autres uniformes, mais elle inclut l'intégration sociale. Elle doit aussi prévoir la restriction de l'accès aux armes, afin d'éviter des drames comme ceux qui ont fait en nombre la une des journaux ces derniers temps. C'est la raison pour laquelle nous soutenons la proposition de la minorité Girod pour une nouvelle mesure 34bis.
J'aimerais encore dire deux mots sur la mise en oeuvre de la politique de sécurité. La simplification de l'accès au service civil est une bonne chose dans un contexte où l'armée perd de son importance, comme le dit le Conseil fédéral: "Une attaque conventionnelle contre la Suisse est peu probable dans un proche avenir."
C'est précisément dans ce contexte qu'on peut douter de la nécessité de renouveler à grands frais une partie de la flotte des Tiger. Pour vous inviter à accepter ma proposition de minorité, j'aimerais citer notre ancien collègue et actuel conseiller aux Etats, Monsieur Didier Burkhalter: "La première chose à faire avant le débat sur le remplacement des Tiger, c'est une discussion sur la réactualisation du rapport de sécurité." Puisque la nouvelle stratégie de sécurité doit permettre de déterminer si, oui ou non, il faut remplacer les Tiger, il est prématuré d'inscrire cette mesure dans le programme de la législature.
C'est la raison pour laquelle je vous remercie de bien vouloir accepter ma proposition de minorité.
Segmüller Pius · Mit-M · Conseil national · Lucerne · Groupe PDC/PEV/PVL
Frau Roth, Sie haben gesagt, der Tiger-Ersatz sei für die Verteidigung unseres Landes nicht notwendig. Wie sehen Sie dann die luftpolizeilichen Aufgaben, die jetzt bei der Euro 2008 auch oder vor allem mit der Luftwaffe getätigt werden müssen?
Roth-Bernasconi Maria · Mit-F · Conseil national · Genève · Groupe socialiste
Für mich haben im Moment vor allem die soziale Sicherheit und die soziale Verteidigung Priorität, und ich denke, dass auch die Luftpolizei einen solchen Tiger-Ersatz nicht braucht.
Aeschbacher Ruedi · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe PDC/PEV/PVL
Bundesrat, Ständerat und Ihre Kommission sind sich darin einig, dass die Sicherheit mit drei Zielsetzungen gewährleistet werden soll: Der Gewaltanwendung und der Kriminalität soll vorgebeugt werden, und man soll sie bekämpfen. Die internationale Zusammenarbeit im Justiz- und Polizeibereich soll verstärkt werden. Die Sicherheitspolitik soll umgesetzt und, wenn Sie der Minderheit zustimmen, sogar noch weiterentwickelt werden.
Die CVP/EVP/glp-Fraktion erachtet diese Zielsetzungen grundsätzlich als richtig, denn nur wenn Sicherheit - Sicherheit in einem umfassenden Sinn - gewährleistet ist, können sich die Menschen in diesem Lande wohlfühlen, können sie sich entfalten. Nur dort, wo Sicherheit besteht - wiederum: Sicherheit im umfassenden Sinne verstanden -, kann erfolgreich gewirtschaftet werden. Die Massnahmen, die der Bundesrat und der Ständerat zur Schaffung und Erhöhung der inneren und äusseren Sicherheit vorsehen, sind von der Kommissionsmehrheit praktisch vollständig übernommen worden; ihnen kann zugestimmt werden. Entsprechend empfehle ich Ihnen, die Minderheitsanträge abzulehnen - mit zwei Ausnahmen.
Zu den Minderheitsanträgen kurz Folgendes: Die Minderheit Girod bei Ziffer 34bis will, dass Ordonnanzwaffen im Zeughaus anstatt bei den Wehrpflichtigen zu Hause gelagert werden. Darüber kann man durchaus sprechen. Ich verhehle nicht, dass ich persönlich gewisse Sympathien dafür habe. Ins Legislaturprogramm aber gehört dieses Anliegen nicht. Es würde hier nämlich vorschnell festgeschrieben und ohne eine vertiefte Prüfung aller Umstände, aller Vor- und Nachteile, so festgelegt. Vor allem aber hat der Bundesrat einen Bericht angekündigt, in dem diesen Fragen umfassend nachgegangen werden soll; er wird uns für die Entscheidung sichere Grundlagen und Fakten liefern.
Unseres Erachtens kann der diesbezügliche Grundsatzentscheid erst in Kenntnis aller Umstände verlässlich getroffen werden. Es ist ohnehin eine Schwäche dieser Diskussionen über das Legislaturprogramm, dass wir hier glauben, mit diesem Programm bereits die Politik der nächsten Jahre festlegen und auch inhaltlich bestimmen zu können. Es braucht bei verschiedenen Vorlagen, die noch kommen werden, eine vertiefte Diskussion über die entsprechenden Probleme und Lösungsansätze.
Sodann möchte eine Minderheit Thorens Goumaz eine auf Jugendliche ausgerichtete Strategie zur Gewaltprävention. Das ist sicher gut gemeint, greift aber zu kurz. Die Jugend ist nämlich nur ein Abbild unserer Erwachsenenwelt, und sie hält uns mit ihrem Verhalten einen Spiegel vor: Rücksichtslosigkeit, Egoismus, blanker Materialismus, Ungerechtigkeit, Abzockerei, Frechheit, Unanständigkeit und Verantwortungslosigkeit haben in starkem Masse in unserer Gesellschaft, aber auch in der Wirtschaft Einzug gehalten. Die Jugend orientiert sich nach oben und an Vorbildern. Darum kann und wird sie nicht besser sein als die Gesellschaft, in welcher sie aufwächst, und als das Umfeld, welches sie prägt. Also wäre das an und für sich berechtigte Anliegen der Minderheit anders vorzubringen: Wir müssen unsere Gesellschaft und unsere Wirtschaft besser machen, ehrlicher, verantwortungsvoller, rücksichtsvoller, anständiger und sozialer.
Bei Ziel 7 geht es um die Umsetzung der Sicherheitspolitik. Hier möchte die Minderheit Malama, unterstützt von unserer Fraktion, nicht nur von Umsetzung, sondern auch von einer Weiterentwicklung sprechen. Umsetzung ist gut, aber hier ist sicher eine Weiterentwicklung nötig. Wir wollen auch da keinen Stillstand. Bitte stimmen Sie dieser Minderheit zu.
BO 2008 N 740Zu Ziel 7 gibt es im Übrigen noch einige Minderheitsanträge aus der SVP-Fraktion. Diese hat bekanntlich nichts am Hut mit der internationalen Kooperation, und es wird hier wieder zu einer Diskussion kommen, wie wir sie schon oft gehabt haben. Die SVP befindet sich mit ihrer grundsätzlichen Ablehnung aber in einer Minderheitsposition und hat im Parlament und beim Volk diesbezüglich auf verlorenem Posten gekämpft.
Sicherheit ist ein ganz hoher Wert für den einzelnen Menschen, für die Gesellschaft, für die Wirtschaft, für das Land und die Staatengemeinschaft. Je unsicherer die Zeit, desto mehr ruft man nach dem Staat, der die Sicherheit gewährleisten soll. Das ist verständlich, deckt aber nur eine Seite der Medaille ab. Denn Sicherheit beginnt bei den einzelnen Menschen. Sicherheit bieten stabile persönliche Beziehungen. Sicherheit bieten gemeinsame Werte und Werthaltungen. Hier brauchen wir in unserer Gesellschaft wieder mehr Verantwortung, Respekt, Rücksichtnahme, Gerechtigkeit, Nachhaltigkeit, Glaubwürdigkeit, Selbstbeschränkung und Friedfertigkeit. Wir müssen uns wieder vermehrt um unsere Mitmenschen und unsere Nachbarn kümmern, positiv kümmern, aber auch im Sinne sozialer Kontrolle und Verantwortung. Gesetzliche und staatliche Massnahmen sind nötig für die Gewährleistung von Sicherheit. Ohne gemeinsame tragende Werte und Ziele in unserer Gesellschaft bekommen wir aber nie Sicherheit. Dort haben wir Nachholbedarf und müssen wir vermehrt ansetzen.
Hiltpold Hugues · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe radical-libéral
Le Parti radical-libéral a toujours eu un regard attentif sur les questions de sécurité, attention réaffirmée dans l'un des volets de son programme "Une Suisse de l'ouverture". La sécurité passe par la coopération, et ceci à tous les niveaux, que ce soit au niveau national, lorsqu'il s'agit du renforcement de la collaboration avec les cantons sur les plans judiciaire et policier, ou international, quand il faut renforcer la coopération en matière de sécurité et de défense. Il conviendra d'accroître les capacités permettant de promouvoir la paix et d'augmenter l'attractivité des interventions en faveur de la paix. Il va sans dire qu'il faudra optimiser la prévention, la coopération internationale et les structures nationales liées aux questions de sécurité.
S'agissant maintenant plus spécifiquement des articles 6, 7 et 8 du programme de la législature, le groupe radical-libéral votera les mesures 34 à 36 de l'article 6, concernant la violence et la criminalité, et il soutiendra la mesure 36quater de la minorité Thorens Goumaz, qui demande l'élaboration d'une stratégie de prévention de la violence, plus spécifiquement juvénile. Il est établi que la violence est de plus en plus grandissante chez les jeunes et qu'elle est souvent liée à un manque d'intégration de certains jeunes dans la société. Il faudra donc immanquablement considérer le facteur de l'intégration dans l'élaboration de cette stratégie de prévention de la violence.
Le Conseil national a adopté en décembre dernier la motion Schiesser 06.3445 qui prévoit la mise sur pied d'une loi-cadre sur l'intégration, qui prend en considération le fait que l'intégration est une mission principale de l'Etat, que la formation et l'emploi devront avoir une place prépondérante dans cette intégration et, enfin, que celle-ci repose sur un principe de droits et de devoirs. Sans intégration, il ne sera pas possible de définir une stratégie de prévention de la violence qui soit cohérente.
Au sujet de la mesure 36, vous aurez observé que le groupe radical-libéral se préoccupe tout particulièrement du problème de l'échelle des peines prévues par le Code pénal. Il a déposé hier une initiative parlementaire afin de revenir sur un système qui permet au pouvoir judiciaire de prévenir et de sanctionner dans toute la mesure nécessaire les actes de criminalité, contre laquelle nous devons lutter sans relâche. Je vous rappelle que le rôle prioritaire de l'Etat est d'assurer la sécurité des personnes et des biens.
Le groupe radical-libéral votera également les mesures 37 à 39 de l'article 7 visant à concrétiser l'objectif 6 de renforcement de la coopération internationale en matière de justice et de police. A ce titre, ces quatre prochaines années, le Conseil fédéral devra transposer dans le droit suisse toutes les modifications de l'acquis de Schengen et intensifier la collaboration avec l'Union européenne sur le plan judiciaire, par le biais de l'institution indépendante Eurojust, qui a pour dessein de renforcer la lutte contre la grande criminalité internationale. Enfin, l'extension des accords bilatéraux sur la coopération en matière de lutte contre la criminalité permettra de combattre activement la criminalité à grande échelle.
S'agissant de l'objectif 7 de l'article 8, le groupe radical-libéral soutiendra la minorité Malama qui demande de "mettre en oeuvre et continuer de développer la politique de sécurité". En effet, il nous paraît important de préciser au niveau de l'objectif le souhait de la poursuite du développement de la politique de sécurité et de ne pas en rester à une formulation générale telle que le prévoyait initialement le Conseil fédéral.
Le groupe radical-libéral soutiendra également la proposition de la minorité Malama à la mesure 44bis qui demande de "subordonner le Service de renseignement stratégique (SRS) et le Service d'analyse et de prévention (SAP) à un seul département". A ce titre, il nous paraît indispensable de subordonner les deux services à un unique département, afin de garantir une meilleure efficience en matière de coordination et de coopération, comme le souhaite d'ailleurs le Conseil fédéral.
Je vous propose donc, au nom du groupe radical-libéral, de voter les mesures de la section 3 et les différents amendements que j'ai évoqués précédemment.
Bugnon André · P-M · Conseil national · Vaud · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Le débat sur cet objet est interrompu
La séance est levée à 13 h 05BO 2008 N 741