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eXit. L'Assemblée fédérale doit quitter le réseau social X
Page Pierre-André · P-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Antrag der Mehrheit
Ablehnung der Motion
Antrag der Minderheit
(Bendahan, Gysin Greta, Rumy, Schläfli)
Annahme der Motion
Proposition de la majorité
Rejeter la motion
Proposition de la minorité
(Bendahan, Gysin Greta, Rumy, Schläfli)
Adopter la motion
Marti Min Li · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste
Ich lese Ihnen ein paar Schlagzeilen des letzten Jahres vor: "Wie die X-KI Grok Verschwörungstheorien verbreitet" - darüber berichtete SRF am 20. Mai 2025. "KI-Chatbot Grok zieht Frauen und Kinder aus" - darüber berichtete die ARD am 2. Januar 2026. "Wegen obszönem Post auf Elon Musks Plattform X: Keller-Sutter erstattet Strafanzeige" - darüber berichtete der "Tages-Anzeiger" am 1. April 2026. "Bericht von Forschern: Musk heizte Belfast-Ausschreitungen 'entscheidend' an" - diesen Text publizierte "20 Minuten" am 15. Juni 2026. Das ist nur eine Auswahl der Schlagzeilen, die X seit der Übernahme durch Elon Musk produziert.
Diese Fälle sind keine Unfälle, sondern Teil des Designs. Denn seither wurde die Moderation systematisch heruntergefahren, und rechtsextreme Inhalte werden algorithmisch verstärkt, insbesondere natürlich jene des Besitzers.
Jeder Parlamentarier, jede Parlamentarierin soll selbst entscheiden, welche sozialen Medien er oder sie nutzt. Das Parlament als Institution hat aber eine andere Rolle. Wir haben die Aufgabe, Gesetze zu beraten und unsere Oberaufsicht wahrzunehmen. Wir sollen Debatten führen - kontrovers, aber dennoch respektvoll und der Sache verpflichtet. Wir haben deshalb auch eine Reihe von Regeln, geschriebene und ungeschriebene, um dies zu gewährleisten. Diese Regeln dienen dazu, die Würde der Institution zu wahren. Eine funktionierende Demokratie braucht Räume, in denen kontroverse Diskussionen geführt werden können, aber diese sollen anständig geführt werden.
Denn eine Herrschaft des Mobs ist kein Beitrag zur Meinungsfreiheit, sondern das Gegenteil. Algorithmen, die so gebaut sind, dass sie Polarisierung fördern und Aufregung maximieren, können nicht durch sachliche Kommunikation gekontert werden, denn diese wird gar nicht erst sichtbar.
Die Frage, wo das Parlament kommuniziert, setzt also ein Zeichen dafür, welche Art von Debatten wir führen wollen und für welche Art der Diskussionskultur wir stehen. Wir haben vor einigen Tagen eine Motion angenommen, die einen rechtlichen Rahmen zur Bekämpfung von sexualisierten Deepfakes fordert. Es ist nicht sehr glaubwürdig, wenn wir gleichzeitig weiterhin auf der Plattform aktiv sind, die diese Deepfakes erzeugt und verbreitet.
Selbstverständlich haben wir auch den Auftrag, die Öffentlichkeit zu informieren und den Dialog zu führen. Das ist aber auf anderen Plattformen und auf andere Arten genauso möglich, insbesondere auch, weil andere Plattformen weit grössere Nutzerzahlen haben. Die Plattform X hat seit der Übernahme durch Elon Musk auch in der Schweiz massiv an Reichweite verloren.
Ich bitte Sie, die Motion zu unterstützen.
Bendahan Samuel · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste
En 2025, Grok se prend pour "mecha-Hitler" et tient des propos antisémites absolument scandaleux. Des "deepfakes" sexualisés sont créés entre 2025 et 2026 : 3 millions d'images pornographiques, 23 000 enfants. Des femmes, en majorité, certaines mineures, sont dépeintes ainsi. L'Union européenne a donné une amende de 120 millions d'euros pour ce genre de pratiques. La réponse du milliardaire propriétaire de ce réseau social : "L'Union européenne devrait être abolie". J'entends bien que certains dans ce Parlement peuvent encore trouver que c'est une bonne idée, mais qu'elle vienne d'un milliardaire plutôt que des autorités démocratiques d'un pays, c'est totalement inacceptable.
Pourtant, X n'est pas un réseau social qui est là pour faire un succès commercial. X est un investissement fait par un milliardaire pour contrôler la politique dans son pays et dans le monde, pour soutenir les oligarques comme Poutine plutôt que défendre les démocraties. Soutenir et cautionner cela en étant présent sur ce réseau social, au berceau de la démocratie moderne qu'est la Suisse, c'est totalement inacceptable. De nombreux acteurs ont déjà quitté ce réseau social, car il n'est pas nécessaire pour eux d'être présents sur cette plateforme nauséabonde. Des médias, de nombreuses plateformes scientifiques, des universités, du public, des mairies, des officiels. Le Conseil fédéral et le Parlement, eux, y restent présents, avec comme argument unique qu'il faut aller où les gens sont. Or, une chose est claire sur ce réseau social : aucune garantie n'est donnée qu'il s'agit de vraies personnes derrière les comptes qui sont créés. Même les marques bleues de vérification ont été documentées comme étant en réalité des "botnets", des résultats de fermes de trolls russes ou d'autres comptes artificiellement créés.
Vous pensez avoir une audience ? Non, ce sont des gens qui sont créés pour faire une illusion d'audience, pour pousser un agenda politique qui n'est pas celui de la démocratie et donc qui n'est pas celui de la population de notre pays. Partir de X, ne pas cautionner cette plateforme, c'est agir de la bonne manière. On ne va pas sur une plateforme parce qu'il y a des gens sur cette dernière, surtout si ce sont essentiellement des robots, mais on encourage une plateforme en y étant présent et en lui apportant des contenus. Les contenus de la Confédération, les contenus du Parlement sont importants pour les gens. Ils représentent un gage qui peut pousser des gens à aller sur une plateforme. Le Parlement doit arrêter la publication de ses contenus sur X et doit être présent sur d'autres plateformes. Par chance, si vous ouvrez par exemple le "24 Heures" d'aujourd'hui, vous découvrez qu'il existe des alternatives. Par exemple, W, ce nouveau réseau qui a été présenté au Forum de Davos - donc c'est presque étonnant que je vous en parle, mais oui, je le fais. C'est un réseau en partie suisse, fait par une entreprise suisse, en particulier pour ce qui concerne sa sécurisation, et en partie européen, avec plus de garanties sur la liberté des gens, plus de garanties sur la sécurité, plus de garanties sur la confidentialité et sur la défense de la démocratie. Il existe encore beaucoup d'autres possibilités.
Nous pouvons discuter de tout ici, mais la démocratie, c'est ce que nous avons en commun. Soutenir des plateformes qui violent la démocratie en y postant des contenus plutôt que de poster sur des plateformes alternatives, plutôt que de s'engager dans des plateformes qui font la même chose, mais de façon plus respectueuse de nos institutions, soutenir par ce biais Elon Musk avec son agenda politique qui est bien marqué, plutôt que de simplement aller sur d'autres plateformes, c'est quelque chose que notre Parlement ne devrait pas faire.
Je vous invite donc à adopter cette motion et à faire le pas de quitter X pour aller ailleurs. On continuera à communiquer ce que nous ferons et je vous assure que, parce que ce que nous faisons ici est suffisamment important, les gens viendront nous écouter là où nous disons ce que nous faisons.
Bühler Manfred · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Cher collègue, avec le même raisonnement que celui que vous venez de nous exposer, le Parc régional Chasseral a quitté X il y a quelques mois pour aller sur la plateforme Bluesky que beaucoup d'entre vous connaissent probablement. Sur X, le Parc régional Chasseral avait plus de 500 abonnés qui le suivaient, sur Bluesky, ils se comptent en quelques dizaines. Voulez-vous vraiment que les services de communication de la Confédération et du Parlement voient leurs nombres d'auditeurs divisés par 10, 20 ou 50 sur certains réseaux sociaux ?
Bendahan Samuel · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste
J'ai deux choses à vous répondre. D'abord, il faut quand même hiérarchiser les importances. Entre avoir 500 personnes qui nous voient plutôt que 10 ou cautionner quelque chose qui est une menace pour la démocratie, je défends la démocratie. Ensuite - et ce n'est pas de moindre importance -, entre une plus petite organisation et le Parlement suisse, ce n'est pas la même chose. Lorsque nous, en tant que Parlement, décidons de communiquer quelque part, nous donnons de la crédibilité à cette plateforme. Les gens nous écoutent parce qu'ils ont besoin de cette information. C'est plus facile pour un acteur comme nous de le faire que cela l'est pour un acteur plus petit. Nous devons donc donner l'exemple.
Addor Jean-Luc · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Cher collègue, vous nous appelez à quitter cette plateforme que vous avez qualifiée de la manière dont vous l'avez fait. Est-ce que vous, qui êtes sur cette plateforme et y avez plus de 2000 abonnés, ou votre collègue Marti Min Li qui en a plus de 6000, allez montrer l'exemple ?
Bendahan Samuel · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste
Premièrement, nous l'avons fait, Monsieur Addor. Nous l'avons fait et nous avons communiqué à ce sujet. Le Parti socialiste (PS) a quitté cette plateforme. C'est vrai que nous avons maintenu nos comptes de façon passive, parce que nous ne voulions pas qu'ils soient pris d'assaut ou que des imposteurs fassent de faux comptes avec nos noms. D'ailleurs, cela ne me pose aucun problème que le Parlement le fasse aussi. Nous avons gardé nos comptes, mais nous ne publions plus rien depuis notre annonce, ni le PS, ni Mme Marti Min Li, ni moi ; vous pouvez le vérifier, Monsieur Addor.
Büchel Roland Rino · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Sie haben es gehört: Mit ihrer Motion verlangt unsere Kollegin Min Li Marti, dass die Bundesversammlung auf die Nutzung der Social-Media-Plattform X verzichtet. Seit der Übernahme durch Elon Musk habe sich die Social-Media-Plattform deutlich verändert. So könnten nun Hass, Hetze und Verschwörungserzählungen ungehindert weiterverbreitet werden. Zudem diene die Plattform der sogenannten Desinformation. Darum hätten verschiedene Institutionen, Medienhäuser und Persönlichkeiten des öffentlichen Lebens die Plattform verlassen.
Das Büro hat sich intensiv mit der Motion beschäftigt, und Frau Marti hat ihre Argumente dargelegt. Diese wurden von Herrn Bendahan verstärkt.
Die Parlamentsdienste sind für die institutionelle Kommunikation der Bundesversammlung zuständig. Die zentrale Plattform und wichtigste Referenz für diese offizielle Kommunikation ist die Website parl.ch. Darüber hinaus betreiben die Parlamentsdienste derzeit die Auftritte der Bundesversammlung auf den Social-Media-Plattformen Linkedin, Youtube, Instagram, Facebook und X, und sie verantworten deren Inhalte. X, vormals Twitter, wird von den Parlamentsdiensten seit 2015, also seit gut zehn Jahren, genutzt. Damit werden Medienmitteilungen der Kommissionen - im letzten Jahr waren es 272 -, Informationen zur sogenannten parlamentarischen Diplomatie sowie Stellungnahmen der Ratspräsidentinnen und Ratspräsidenten zu wichtigen Ereignissen schnell und zielgruppengerecht verbreitet. Ziel ist es, politisch interessierte Kreise im In- und Ausland unmittelbar und zeitnah zu erreichen.
X wird vom Bundesrat, sämtlichen eidgenössischen Departementen, zahlreichen Parteien und Ratsmitgliedern - fast allen, von mir zum Beispiel nicht, aber das spielt ja keine Rolle -, von den nationalen Parlamenten Frankreichs, Italiens und Österreichs, dem Europarat, dem Europäischen Parlament sowie den internationalen Organisationen und Medienschaffenden genutzt. Aktuell gibt es keine vergleichbare Alternative, die eine breite Reichweite bietet; die Frage von vorhin von Herrn Bühler und die Antwort darauf haben dies wahrscheinlich gar nicht so schlecht unterstrichen.
Die in der Motion angesprochenen Herausforderungen sind dem Büro bekannt. Sie betreffen aber nicht nur X, sondern zeigen sich auch auf anderen Social-Media-Plattformen. Allein mit einem Rückzug von X könnte diesen grundsätzlichen Herausforderungen der digitalen Kommunikation nicht begegnet werden. Übrigens war der Entwurf eines neuen Gesetzes über Kommunikationsplattformen bis Februar dieses Jahres in der Vernehmlassung. Es soll die Rechte der Nutzerinnen und Nutzer im digitalen Raum stärken und einen umfassenden Regulierungsrahmen für Plattformen wie Facebook, X, Tiktok und Google schaffen.
Vor diesem Hintergrund unterstützt das Büro die Absicht der Parlamentsdienste, den X-Account der Bundesversammlung vorerst weiterzuführen. Gleichzeitig beobachten die Parlamentsdienste die Entwicklungen laufend und behalten sich vor, bei Bedarf auch kurzfristig entsprechende Massnahmen zu ergreifen.
Aufgrund des Gesagten beantragt Ihnen das Büro die Ablehnung der Motion. Eine vierköpfige Minderheit, Sie haben sie gehört, beantragt, die Motion anzunehmen.
Page Pierre-André · P-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Le président (Page Pierre-André, président): La majorité du bureau propose de rejeter la motion. Une minorité Bendahan propose de l'adopter.
Vote
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 69 Stimmen
Dagegen ... 119 Stimmen
(11 Enthaltungen)