33 I 483
84. Arrêt du 26 juin 1907, dans la cause Servet, Qualité du failli pour recourir contre les décisions relatives à la liquidation de ses biens.
À. — La deuxième assemblée des créanciers de la faillite de E. Servet a décidé, en date du 29 avril 4907, à la majorité des voix, la suspension de la procédure de réalisation pendant une durée de trois mois, une troisième assemblée de créanciers devant avoir lieu au bout de ce temps.
Faits
B. — La Banque de Genève à recouru, en sa qualité de créancière hypothécaire, contre cette décision. V. L. Duchosal, agissant au nom de 12 créanciers, et Gandolphe, créancier de 47737 francs, se sont joints au recours. Celui-ci a été admis par l’autorité cantonale de surveillance qui a annulé la décision de la seconde assemblée des créanciers.
C. — C'est contre cette décision de l’autorité cantonale de surveillance que E. Servet a, en temps utile, recouru auprès du Tribunal fédéral. La Banque de Genève et Gandolphe ont conclu à ce que le recours soit déclaré irrecevable et, en tous cas, mal fondé.
Considérants
La première question à examiner est celle de savoir si le failli a qualité pour recourir contre les décisions relatives à la liquidation de ses biens. Quoique aucune disposition de la LP ne lui accorde expressément un droit de recours, il convient de tenir compte de son intérêt à ce que le produit de la réalisation de l'actif soit aussi élevé que possible et il y à lieu dès lors de lui reconnaître, — chaque fois que cet intérêt est en jeu, — le droit d’exiger que la liquidation soit opérée dans les formes légales et par conséquent le droit üe recourir contre toute décision impliquant une violation de la procédure de réalisation instituée par la LP (voir sur cette question arrêt de la Chambre des Poursuites et des Faillites du 31 janvier 1902, affaire Kuflin-Hohler : Archives 7 N° 30, voir à la suite du dernier arrêt cité, et dans le sens opposé, note Brand: Archives 9 N° 58).
Mais en l'espèce il ne s’agit nullement d’une violation prétendue des règles de la procédure de réalisation. Il s’agit simplement de l’opportunité d'une mesure, c'est-à-dire de la question de savoir s’il convient de procéder immédiatement à la liquidation ou s’il vaut mieux attendre trois mois pour le faire. Or, le failli n’est pas fondé à faire entendre sa voix dans la discussion de pures questions d’opportunité, il n’a pas de droits légalement reconnus à faire valoir : il n’à par conséquent pas qualité pour recourir contre la décision prise à ce sujet par l'autorité cantonale de surveillance. Il n'est dès lors pas nécessaire d'examiner la question de savoir si l'assemblée des créanciers a le droit de suspendre, ainsi que cela a eu lieu en l'espèce, la procédure de réalisation des biens du failli.
Dispositif
Par ces motifs, la Chambre des Poursuites et des Faillites prononce : Le recours est écarté.
85. Mafeil voir 25. Suui 1907 in Gachen ei.
Arrestierung einer in Betreibung gesetzien Forderung durch den Schuldner ; Recht der Arrestgläubiger, die Einstellung der Betreibung zu bewirken ?
LE Der JMefurSgegner Bertbolb Savmann bat fr eine Horde: vung von 2817 %r. 10 CtS. beim Betreibungsamt Sürid EV. Betreibung gegen den Mefurrenten Mar Veil angeboben und einen OSulbbrief des Betriebenen auf GC. Job pfinven lafjen. Mnberfeits bat der Mefnrrent gegen ben Relursgegner für eine Rorderung von 2741 Fr. 10 Gts, einen Avrelt erwirtt auf jenc gegen ibn gevitete ;orberung von 2817 Gr. 10 Gts. und biefert Arret burd eine bergeit bângige Anerfennungétlage nat Art. 279 SERGE profequiert. Nnfolge Belhwerde des Mefurégegneré ovbete Die untere AuffitSbebôrbe bdie anfangli vom Mmte ver: Wweigerte Veriteigerung beS gepfandeten Shulbbriefes an. Siergegen ergriff ber defurrent unter Berufung auf feine Stellung als Arreltaläubiger bie Veiterziebung an bdie Fantonale Uujfihtsbeborde, die feiten Mefurs durd Entieio vom 22. Mai 1907 afs unbegrüinbet abwies.
IT. Mit jeinem nunmebrigen Mefurle beantragt YReil vo Bundesgeridt: die Verfügung des Betreibung$amtes Sürid IV au beftütigen, in ber Wteinung, daf die Beriteigerung des PjänbungSobjeftes vor Grlebiqung bes Arreftforderungsprozelfes unguläffig jet.
Die Sdulobetreibungs: und KonfurSfammer 3iebt in CÉrmügung:
Qu rage ftebi, ob ber betreibende GSlaubiger, ber feine Betreibung burd Serwertung deS gepiänbelen Gegenftandes weiterfübren will, baran von bemjenigen gebindert merben fann, der einen Mrrelt auf die in Detreibung gelebte Norderung erwirit bat, Gin joies Jedbt des Arreltgläubigers, bie Betreibung — für fürsere oder lûngere Seit — einftellen au lafleu, tft 4u verneinen. Musbrüdlid wiro es ibn vom Gefege nirgends gugeltanben, und ebenfo ann man nidt Jagen, bab es aus der Jiatutr und dem Subalt des Urrelibeldhlages fid ergebe. Our oiejen mird bem Nrreftfuloner freilidh bie Môglidteit der freien Berfügung über ben Arreftgegenftand in gewiffem ZVmfange entsogen. Das gefbiebt aber nit aud in der Oinfidt, bag bem Urreftiduloner vermebrt würbe, die verarreftierte Rorderung auf bem Betreibungswege geltenb zu machen. Gin rebtlides Antereffe deS Mrrejtgläubigevs gegenüber einer folchen Betreibung it erit bann gegeben, wenn es fit um die AuSsablung des GErlôfes banbelt.
Menn ber Mefurrent gelteno madt, baf bei ber Serwertung von Pänoungsobjeften für ben betriebenen Gdiulbner Wwegen Minbererlôfes immer eine Säbigung eintrete, jo bat baë mit feiner Nectaftelung als Urreftglaubiger nidts gu tun. Da er als betricbener Sdulbner die Betreibung des Retursgegners bemmen fôune, bebauptet er mit Grund felbft nidt. Die von ibm