Portée: Le traitement de cette décision par les juridictions ultérieures n’a pas été analysé. Aucune des 3 décisions citantes n’a été analysée.

79 III 18

5. Arrêt du 6 février 1953 dans la cause Perrinjaquet.

Ordre de saisie des biens sart. 95 LP).

La règle posée à l’art. 95 al. 3 LP est applicable non seulement lorsqu'un tiers revendique un droit de propriété sur les biens qui pourraient être saisis, mais aussi s’il prétend posséder sur eux un droit de gage ou de rétention, tout au moins quand il est à prévoir que le produit de leur réalisation ne dépassera pas le montant de la créance du tiers.

Reihenfolge der Pjändung der Vermôgensobjekte (Art. 95 SchKG).

Die in Art. 95 Abs. 3 SchKG aufgestellte Regel gilt nicht nur, wenn ein Dritter pfändbare Gegenstände zu Eigentum beansprucht, sondern auch, wenn er ein Pfand- oder Retentionsrecht daran geltend macht, mindestens dann, wenn voraussichtlich der Érlôs aus deren Verwertung die gesicherte KForderung des Dritten nicht übersteigen wird.

Ordine da seqguire nel pignoramento dei beni (art. 95 LEF).

La regola statuita dall’art. 95 ep. 3 LEF è applicabile non soltanto quando un terzo rivendica il diritto di proprietà dei beni pignorabili, ma anche se pretende di avere un diritto di pegno o di ritenzione sui medesimi, almeno quando sia da prevedersi che il ricavo della loro realizzazione non eccederà l’importo del credito vantato dal terzo.

Requis de procéder à la saisie dans cinq poursuites contre Gaston Perrinjaquet, l'office des poursuites de Neuchôtel à chargé l’office de Lausanne de saisir notamment des meubles se trouvant au domicile d’un frère du débiteur à Lausanne. Sur plainte de la créancière l’autorité inférieure de surveillance à annulé la réquisition adressée par l'office de Neuchâtel à l’office de Lausanne et invité le premier à saisir le salaire du débiteur. Cette décision a été confirmée par l’autorité supérieure.

Contre la décision de l’autorité supérieure Perrinjaquet a recouru à la Chambre des poursuites et des faillites du Tribunal fédéral en concluant au renvoi de la cause à l’autorité cantonale. Son recours à été rejeté.

Motifs :

À part son salaire, le recourant ne prétend pas posséder d’autres biens saisissables que ceux qui sont mentionnés dans la réquisition adressée à l’office des poursuites de Lausanne. La seule question que soulève le recours est donc celle de savoir si l’existence de ces biens exclut la saisie du salaire.

En ce qui concerne les meubles corporels, l'autorité supérieure de surveillance a constaté qu’ils étaient revendiqués par la personne en possession de laquelle ils se trouvaient. D’après la lettre adressée par André Perrinjaquet, frère du débiteur, le 6 novembre 1952, aux offices de poursuite de Lausanne et de Neuchâtel, le droit revendiqué est un droit de rétention garantissant une créance de 17 000 fr. que la revendiquante prétend posséder contre le débiteur. C’est en vain que le recourant conteste actuellement l'existence de ce droit. Ce qu’il expose à ce sujet est dépourvu d’intérêt, car les autorités de poursuite n’ont pas qualité pour se prononcer sur l'existence ou la non-existence du droit qu’un tiers prétend posséder sur les biens saisis. D’autre part, c’est avec raison que les autorités cantonales ont jugé que la créancière était fondée à demander la saisie du salaire du débiteur. L'opinion de JAEGER selon laquelle l’art. 95 al. 3 ne viserait que le cas d’une revendication de propriété (art. 95 note 8) est trop absolue. Le but de l’art. 95 al. 3 étant de garantir dans la mesure du possible le payement de la créance en poursuite, en dispensant le créancier, à moins de nécessité absolue, d'entrer en discussion avec le tiers revendiquant (cf. RO 73 III 73), il n’y a pas de raison pour ne pas assimiler au cas où la revendication à pour objet un droit de propriété celui où le droit revendiqué est 20 Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N° 6.

un droit de gage ou de rétention, alors tout au moins qu'il est à prévoir que le produit de la réalisation du bien prétendument grevé du droit en question ne couvrirait même pas la créance du tiers, ce qui est le cas en l’espèce.

6. Entscheiïid vom 15. Januar 1953 i.S., Sehumacher.

Zwangsversieigerung, Zahlung des Steigerungspreises (Art. 129 SchKG). « Verrechnungsrecht » des Bieters, der zugleich einziger Gläubiger ist. Pflicht, die Forderungsurkunde quittiert herauszugeben bzw. sie zwecks Anmerkung des noch ausstehenden Forderungsbetrags vorzulegen (Art. 150 SchKG).

Vente aux enchères. Payement du prix d’adjudication (art. 129 LP). L’enchérisseur qui se trouve être l’unique créancier a-t-il le droit de compenser ? Obligation de restituer le titre acquitté ou, le cas échéant de le présenter pour qu’on y appose une annotation indiquant la somme pour laquelle il demeure valable (art. 150 LP).

Vendita ai pubblici incanti. Pagamento del prezzo di aggiudicazione (art. 129 LEF). All’offerente, unico creditore, compete il diritto alla compensazione ? Obbligo di restituire il titolo di credito quitanzato o, eventualmente, di presentarlo affinchè vi si possa annotare l'importo del credito pel quale rimane valevole (art. 150 LEF).

In der Betreibung, die der Rekurrent für eine Forderung von Fr. 900.— nebst Zins und Kosten gegen Alois Ambühl führt, beauftragte das Betreibungsamt Luzern das Betreibungsamt Basel-Stadt, die vier gepfändeten, in Basel befindlichen Olgemälde im Schätzungswerte von zusammen Fr. 280.— zu verwerten. Nach Erhalt der Steigerungsanzeige schrieb der Rekurrent dem Betreibungsamte BaselStadt, er offeriere für die vier Bilder je Fr. 70.— ; da er alleiniger Gläubiger dieser Gruppe sei, stehe ihm das Verrechnungsrecht zu. Das Betreibungsamt antwortete ibm, das Gantangebot (d.h. der angebotene Betrag) müsse vor der Steigerung in seinem Besitze sein ; sofern er ein Verrechnungsrecht geltend mache, bedürfe es noch der Zustimmung des Betreibungsamtes Luzern. Da dieses die vom Betreibungsamt Basel-Stadt gewünschte schriftliche Ermächtigung zur Verrechnung nicht ausstellte und der KRekurrent den Betrag von Fr. 280.— nicht einzahlte, schlug das Betreibungsamt Basel-Stadt bei der Steigerung vom 21. November 1952 die vier Gemälde vier andern Bietern zu insgesamt Fr. 127.— zu.

Hierauf führte der Rekurrent am 1. Dezember 1952 Beschwerde mit dem Begehren um Aufhebung der Steigerung. Er macht geltend, in seiner Eigenschaft als einziger Gläubiger der Gruppe habe er das Verrechnungsrecht beanspruchen künnen.

Die kantonale Aufsichtsbehôrde hat am 30. Dezember 1952 die Beschwerde abgewiesen. Sie nahm an, gemäss Art. 129 SchKG habe die Versteigerung grundsätzlich gegen Barzahlung zu erfolgen. Doch stehe es im Ermessen des Betreibungsamtes, ob es einen Zahlungstermin von hôchstens 20 Tagen oder die Tilgung der Kaufpreisforderung durch Verrechnung bewilligen wolle. Eine solche Verrechnung sei jedoch für das Amt mit einem finanziellen Risiko verbunden, da bis zur Verteilung des Erlôses die Anmeldung von Drittansprachen môglich sei, bei deren Durchdringen es « gehalten wäre, einen Erlôs, den es gar nie erhalten hat, zu zahlen ». Wenn das Basler Amt dieses Risiko nicht habe übernehmen wollen, habe es im Rahmen seines Ermessens durchaus pflichtgemäss und vorsichtig gehandelt, «als es das Angebot des Rekurrenten nicht zur Verrechnung entgegennahm ».

Diesen Entscheid hat der Rekurrent an das Bundesgericht weitergezogen mit der Begründung, sein den erzielten Zuschlagspreis übersteigendes Angebot hätte berücksichtigt werden sollen, obwohl er den Steigerungspreis nicht bar zahlen, sondern mit seiner Forderung habe verrechnen wollen ; denn hiezu sei er berechtigt gewesen.

Die Schuldbetrecbungs- und Konkurskammer zicht in Erwägung :

1. — Nach Art. 129 Abs. 1 SchKG geschieht die Versteigerung gegen Barzahlung. Nach dem Wortlaut dieser

Dispositions modifiées depuis

Cette décision interprète des dispositions dont l’acte a depuis fait l’objet d’une nouvelle consolidation. Si l’article lui-même a changé n’est pas consigné.

  • Loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, Art. 95, Art. 129 et Art. 150 — l’acte a été consolidé à nouveau le 1 janvier 1997, 1 janvier 2001, 1 avril 2003, 1 juillet 2004, 1 janvier 2005, 1 janvier 2007, 1 juillet 2007, 1 janvier 2008, 1 janvier 2010, 1 décembre 2010, 1 janvier 2011, 1 février 2011, 1 septembre 2011, 1 janvier 2012, 1 janvier 2013, 1 janvier 2014, 1 janvier 2016, 1 juillet 2016, 1 janvier 2017, 28 mars 2017, 1 janvier 2018, 1 janvier 2019, 1 janvier 2020, 20 octobre 2020, 1 août 2021, 1 janvier 2023, 1 juillet 2024, 1 janvier 2025 et 1 janvier 2026.

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