Source

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Loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage (LPN)
(LPN)

du 1er juillet 1966 (Etat le 1er décembre 2007)

L’Assemblée fédérale de la Confédération suisse, vu le message du Conseil fédéral du 12 novembre 19654, arrête:

Art. 15 But

Dans les limites de la compétence conférée à la Confédération par l’art. 24sexies, al. 2 à5, de la constitution6 , la présente loi a pour but:

  1. de ménager et de protéger l’aspect caractéristique du paysage et des localités, les sites évocateurs du passé, les curiosités naturelles et les monuments du pays, et de promouvoir leur conservation et leur entretien;

  2. de soutenir les cantons dans l’accomplissement de leurs tâches de protection de la nature, de protection du paysage et de conservation des monuments historiques, et d’assurer la collaboration avec eux;

  3. de soutenir les efforts d’organisations qui œuvrent en faveur de la protection de la nature, de la protection du paysage ou de la conservation des monuments historiques;

  4. 7 de protéger la faune et la flore indigènes, ainsi que leur diversité biologique et leur habitat naturel;

RO 1966 1694

[RS 1 3; RO 1962 783, 1988 352]. A la disposition mentionnée correspond actuellement l’art. 78 de la Constitution du 18 avril 1999 (RS 101).

[RS 1 3; RO 1962 783, 1988 352]. Actuellement «l’art. 78, al. 2 à5 de la Constitution du en vigueur depuis le 1er janv. 2004 (RS 814.91).

e. d’encourager l’enseignement et la recherche dans les domaines de la protection de la nature, de la protection du paysage et de la conservation des monuments historiques, ainsi que la formation et le perfectionnement de spécialistes.

Chapitre 1 Protection de la nature, protection du paysage et

conservation des monuments historiques dans l’accomplissement des tâches de la Confédération8

Art. 2 Accomplissement de tâches de la Confédération

Par accomplissement d’une tâche de la Confédération au sens de l’art. 24sexies, al. 2, de la constitution9, il faut entendre notamment:10

  1. 11 l’élaboration de projets, la construction et la modification d’ouvrages et d’installations par la Confédération, ses instituts et ses établissements, par exemple les bâtiments et les installations de l’administration fédérale, les routes nationales, les bâtiments et installations des Chemins de fer fédéraux;

  2. l’octroi de concessions et d’autorisations, par exemple pour la construction et l’exploitation d’installations de transport et de communications (y compris l’approbation des plans), d’ouvrages et d’installations servant au transport d’énergie, de liquides ou de gaz, ou à la transmission de messages, ainsi que l’octroi d’autorisation de défrichements;

  3. l’allocation de subventions pour des mesures de planification, pour des installations et des ouvrages, tels que les améliorations foncières, l’assainissement de bâtiments agricoles, les corrections de cours d’eau, les installations de protection des eaux et les installations de communications.

Les décisions des autorités cantonales concernant les projets qui, selon toute vraisemblance, ne seront réalisés qu’avec les subventions visées à l’al.1, let. c, sont assimilées à l’accomplissement de tâches de la Confédération.12

[RS 1 3; RO 1962 783]. Actuellement «l’art. 78, al. 2 de la Constitution du 18 avril 1999» (RS 101). en vigueur depuis le 1er janv. 2004 (RS 814.91). télécommunications, en vigueur depuis le 1er janv. 1998 (RS 784.11). procédures de décision, en vigueur depuis le 1er janv. 2000 (RO 1999 3071 3124; FF 1998 2221).

Art. 3 Devoirs de la Confédération et des cantons13

Les autorités, services, instituts et établissements fédéraux ainsi que les cantons doivent, dans l’accomplissement des tâches de la Confédération, prendre soin de ménager l’aspect caractéristique du paysage et des localités, les sites évocateurs du passé, les curiosités naturelles et les monuments historiques et, lorsque l’intérêt général prévaut, d’en préserver l’intégrité.14

Ils s’acquittent de ce devoir:

  1. en construisant et en entretenant de manière appropriée leurs propres bâtiments et installations ou en renonçant à construire (art. 2, let. a);

  2. en attachant des charges ou des conditions aux autorisations et aux concessions, ou en refusant celles-ci (art. 2, let. b);

  3. en n’allouant des subventions que sous conditions ou en refusant d’en allouer (art. 2, let. c).

Ce devoir existe quelle que soit l’importance de l’objet au sens de l’art.4. Une mesure ne doit cependant pas aller au-delà de ce qu’exige la protection de l’objet et de ses environs.

Les autorités fédérales consultent les cantons concernés avant de rendre leur décision. L’Office fédéral de l’environnement (OFEV)15, l’Office fédéral de la culture (OFC), l’Office fédéral des routes (OFROU)16 et les autres autorités fédérales concernées collaborent à l’exécution de la présente loi conformément aux art. 62a et 62b de la loi du 21 mars 1997 sur l’organisation du gouvernement et de l’administration17.18 cette modification dans tout le présent texte.

La désignation de l’ensemble des unités administratives concernées a été adaptée en application de l’art. 16 al. 3 de l’O du17 nov. 2004 sur les publications officielles (RS 170.512.1). Il a été tenu compte de cette modification dans tout le présent texte. procédures de décision, en vigueur depuis le 1er janv. 2000 (RO 1999 3071 3124; FF 1998 2221).

Art. 4 Catégories d’objets

S’agissant des paysages et des localités caractéristiques, des sites évocateurs du passé, des curiosités naturelles ou des monuments selon l’art. 24sexies, al. 2, de la constitution19, il faut distinguer:

  1. les objets d’importance nationale;

  2. les objets d’importance régionale et locale.

Art. 5 Inventaires fédéraux d’objets d’importance nationale

Le Conseil fédéral établit, après avoir pris l’avis des cantons, des inventaires d’objets d’importance nationale; il peut se fonder à cet effet sur des inventaires dressés par des institutions d’Etat ou par des organisations œuvrant en faveur de la protection de la nature, de la protection du paysage ou de la conservation des monuments historiques.20 Les critères qui ont déterminé le choix des objets seront indiqués dans les inventaires. En outre, ceux-ci contiendront au minimum:

  1. la description exacte des objets;

  2. les raisons leur conférant une importance nationale;

  3. les dangers qui peuvent les menacer;

  4. les mesures de protection déjà prises;

  5. la protection à assurer;

  6. les propositions d’amélioration.

Les inventaires ne sont pas exhaustifs. Ils seront régulièrement réexaminés et mis à jour; le Conseil fédéral décide de l’inscription, de la modification ou de la radiation d’objets, après avoir pris l’avis des cantons. Les cantons peuvent, de leur propre chef, proposer un nouvel examen.

Art. 6 Importance de l’inventaire

L’inscription d’un objet d’importance nationale dans un inventaire fédéral indique que l’objet mérite spécialement d’être conservé intact ou en tout cas d’être ménagé le plus possible, y compris au moyen de mesures de reconstitution ou de remplacement adéquates.21

Lorsqu’il s’agit de l’accomplissement d’une tâche de la Confédération, la règle suivant laquelle un objet doit être conservé intact dans les conditions fixées par l’inventaire ne souffre d’exception, que si des

[RS 1 3; RO 1962 783]. Actuellement «l’art. 78, al. 2 de la Constitution du intérêts équivalents ou supérieurs, d’importance nationale également, s’opposent à cette conservation.

Art. 722 Expertise de la commission

Si l’accomplissement d’une tâche de la Confédération incombe à la Confédération, l’OFEV ou l’OFC, ou l’OFROU, selon le domaine de compétence, détermine s’il est nécessaire qu’une expertise soit établie par la commission visée à l’art.25, al. 1. Si le canton est compétent, c’est le service cantonal visé à l’art.25, al. 2, qui détermine la nécessité d’une expertise.

Si l’accomplissement de la tâche de la Confédération peut altérer sensiblement un objet inscrit dans un inventaire fédéral en vertu de l’art.5 ou soulève des questions de fond, la commission établit une expertise à l’intention de l’autorité de décision. Cette expertise indique si l’objet doit être conservé intact ou de quelle manière il doit être ménagé.

Art. 823 Expertise facultative

Dans des cas importants, une commission au sens de l’art.25, al. 1, peut effectuer une expertise de son propre chef à tous les stades de la procédure, sur la manière de ménager des objets ou d’en préserver l’intégrité. Le cas échéant, elle le fait, mais le plus tôt possible. Sur demande, tous les documents nécessaires sont mis à sa disposition.

Art. 924 Autres expertises

Le service fédéral compétent peut aussi demander une expertise au service cantonal (art.25, al. 2), à la commission cantonale chargée de la protection de la nature, de la protection du paysage ou de la conservation des monuments historiques ou à un autre organe désigné par le canton, ou encore consulter des organisations œuvrant en faveur de la protection de la nature, de la protection du paysage ou de la conservation des monuments historiques.

Art. 1025 Avis des gouvernements des cantons

Dans les cas prévus aux art. 7,8 et 9, l’avis des gouvernements des cantons doit toujours être requis. Ceux-ci invitent les communes concernées à donner leur avis.

Art. 11 Réserve concernant les ouvrages militaires

Pour les constructions et ouvrages militaires qui ne sont pas soumis à autorisation en vertu de l’art. 126, al. 4, de la loi fédérale du 3 février 1995 sur l’armée et l’administration militaire26, l’autorité fédérale compétente n’a pas l’obligation de demander une expertise.27 Elle n’est pas tenue non plus de remettre des documents pour les expertises facultatives.

Art. 1228 des communes et reconnues 1. Qualité pour recourir 2. Irrecevabilité des recours contre les décisions portant octroi d’une subvention fédérale 3. Notification de la décision

Droit de recours 1 Ont qualité pour recourir contre les décisions des autorités cantonades organisations les ou fédérales:

a. les communes;

b. les organisations qui se vouent à la protection de la nature, à la protection du paysage, à la conservation des monuments historiques ou à des tâches semblables, aux conditions suivantes: 1. l’organisation est active au niveau national, 2. l’organisation poursuit un but non lucratif; les éventuelles activités économiques servent le but non lucratif.

L’organisation a le droit de recourir uniquement dans les domaines du droit visés depuis dix ans au moins par ses statuts.

Le Conseil fédéral désigne les organisations qui ont qualité pour recourir.

L’organe exécutif supérieur de l’organisation est compétent pour décider d’un recours.

Les organisations peuvent habiliter leurs structures cantonales et régionales, lorsqu’elles sont indépendantes sur le plan juridique, à faire opposition de manière générale et à faire recours dans des cas particuliers, pour leur champ d’activité local.

l’administration militaire, en vigueur depuis le 1er janv. 1996 (RS 510.10). 1er juillet 2007 (RO 2007 2701 2708; FF 2005 5041 5081) et depuis le 1er juillet 2010 pour les activités économiques mentionnées à la let. b ch. 2 (ch. III al. 3 de ladite modification).

Le recours contre une décision portant octroi d’une subvention fédérale est irrecevable lorsque les mesures de planification, les ouvrages ou les installations ont par ailleurs fait l’objet, dans l’accomplissement d’une tâche de la Confédération, d’une décision au sens de l’art.12, al. 1.

L’autorité notifie ses décisions au sens de l’art.12, al. 1, aux communes et aux organisations par écrit ou les publie dans la Feuille fédérale ou dans l’organe officiel du canton. En règle générale, la durée de la mise à l’enquête publique est de30 jours.

Lorsque le droit fédéral ou cantonal prévoit une procédure d’opposition, la demande doit également être publiée conformément à l’al.1.

Art. 12c 31 4. Perte de la qualité pour recourir

Les communes et les organisations qui n’ont pas formé de recours ne peuvent intervenir comme partie dans la suite de la procédure que si une modification de la décision leur porte atteinte. En cas d’expropriation, la loi fédérale du 20 juin 1930 sur l’expropriation32 est applicable.

Si une commune ou une organisation n’a pas participé à une procédure d’opposition prévue par le droit fédéral ou le droit cantonal, elle ne peut plus former de recours.

Si une organisation a omis de formuler des griefs recevables contre un plan d’affectation à caractère décisionnel, ou si ces griefs ont été rejetés définitivement, l’organisation ne peut plus les faire valoir dans une procédure ultérieure.

Lesal. 2 et 3 s’appliquent également aux oppositions et recours formés contre des plans d’affectation en vertu du droit cantonal.

Nouvelle teneur selon le ch. II1 de la LF du20 déc. 2006, en vigueur depuis le 1er juillet 2007 (RO 2007 2701 2708; FF 2005 5041 5081). Nouvelle teneur selon le ch. II1 de la LF du20 déc. 2006, en vigueur depuis le 1er juillet 2007 (RO 2007 2701 2708; FF 2005 5041 5081).

Art. 12d 33 5. Accords entre requérants et organisations 6. Début des travaux avant la fin de la procédure

Un accord conclu entre un requérant et une organisation concernant des engagements relevant du droit public a uniquement valeur de proposition commune à l’endroit de l’autorité. Celle-ci le prend en considération dans sa décision pour autant qu’aucun vice ne soit constaté au sens de l’art.49 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrative34.

Les accords entre requérants et organisations qui portent sur des prestations, financières ou autres, sont illicites lorsqu’ils:

  1. imposent des obligations de droit public, notamment des conditions posées par les pouvoirs publics;

  2. visent à réaliser des mesures qui ne sont pas prévues par le droit public ou qui ne sont pas liées au projet;

  3. prévoient d’indemniser la renonciation à un recours ou un autre comportement influençant la procédure.

L’autorité de recours n’entre pas en matière sur un recours si celui-ci est abusif ou si l’organisation a émis des prétentions à des prestations illicites au sens de l’al. 2.

Les travaux peuvent être entrepris avant la fin de la procédure, pour autant que l’issue de cette dernière ne puisse avoir d’incidence sur ces travaux.

Art. 12f 36 7. Frais de procédure Recours des cantons et de l’office fédéral compétent

L’organisation qui succombe supporte les frais de la procédure de recours auprès des autorités fédérales.

Les cantons ont qualité pour recourir contre les décisions d’autorités fédérales au sens de l’art.12, al. 1.

L’office fédéral compétent a qualité pour recourir contre les décisions cantonales au sens de l’art.12, al. 1; il peut faire usage des voies de droit fédérales et cantonales.

Chapitre 2 Soutien accordé par la Confédération à la protection de la

nature, à la protection du paysage et à la conservation des monuments historiques, et mesures de la Confédération38

Art. 13 Subventions pour la conservation d’objets dignes de protection

La Confédération peut soutenir la protection de la nature et du paysage et la conservation des monuments historiques par l’allocation de subventions; celles-ci s’élèvent au plus à 35 % des frais imputables à la conservation, à l’acquisition et à l’entretien des paysages, des localités caractéristiques, des sites évocateurs du passé, des curiosités naturelles et des monuments dignes de protection, ainsi qu’aux travaux d’exploration et de documentation liés à ces activités.39 Ces subventions ne sont accordées que si le canton participe aussi aux frais dans une mesure équitable. Leurs taux se détermine d’après l’importance de l’objet à protéger; (art. 4), la somme des frais et la capacité financière du canton.40

Le taux de subvention peut s’élever au plus à 45 % des frais s’il est établi que le taux prévu à l’al.1 ne permet pas de financer les mesures dont l’exécution est indispensable.41

Les subventions peuvent être liées à des conditions concernant la conservation et l’entretien de l’objet et de ses environs.

Les mesures de protection et d’entretien prescrites constituent des restrictions de droit public à la propriété (art. 702 CC42. Elles engagent les propriétaires fonciers intéressés; les cantons doivent les faire mentionner au registre foncier. Le Conseil fédéral fixe les cas où il peut être dérogé à cette obligation.43

Les cantons examinent les projets, les évaluent et les échelonnent dans le temps. Sur cette base, la Confédération et les cantons établissent un plan de financement commun. Le Conseil fédéral règle la procédure et la participation des cantons à l’exécution de mesures qu’il a décidées.44 équilibrer les finances fédérales, en vigueur depuis le 1er janv. 1978 (RO 1977 2249; FF 1977 I 809).

Art. 1445 Subventions accordées à des organisations Recherche, formation, relations publiques

La Confédération peut accorder des subventions à des organisations d’importance nationale qui se vouent à la protection de la nature, à la protection du paysage ou à la conservation des monuments historiques pour les frais occasionnés par les activités d’intérêt public qu’elles exercent.

La Confédération peut allouer des subventions pour promouvoir:

a. des projets de recherche;

  1. la formation et le perfectionnement de spécialistes;

  2. les relations publiques.

Lorsqu’il existe un intérêt national, la Confédération peut assumer elle-même ces tâches ou les faire exécuter à ses frais.

Art. 15 Achat et sauvegarde d’objets dignes de protection

La Confédération peut procéder par voie contractuelle ou, si c’est impossible, par voie d’expropriation pour acquérir ou sauvegarder des sites naturels, des curiosités naturelles, des sites évocateurs du passé ou des monuments d’importance nationale. Elle peut en confier l’administration à des cantons, à des communes ou à des organisations.47

La loi fédérale du 20 juin 1930 sur l’expropriation48 est applicable.

Art. 16 Mesures conservatoires Octroi de subventions

Si un danger imminent menace un site naturel selon l’art.15, un site évocateur du passé ou un monument d’importance nationale. le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication ou le Département fédéral de l’intérieur49 peuvent, par des mesures temporaires, placer l’objet sous la protection de la Confédération et ordonner que les dispositions nécessaires à sa conservation soient prises.50

La désignation de l’ensemble des unités administratives concernées a été adaptée en application de l’art. 16 al. 3 de l’O du17 nov. 2004 sur les publications officielles (RS 170.512.1).

L’Assemblée fédérale fixe dans le budget le volume maximal des subventions qui peuvent être allouées durant l’exercice.

Art. 1752 Restitution de subventions Expertises spéciales

Si un objet ne mérite plus d’être protégé, la restitution, tout ou partie, de la subvention allouée peut être requise.

Le Conseil fédéral définit les cas dans lesquels une commission peut, avec l’accord du canton, procéder à une expertise de son propre chef ou à la demande de tiers.

Chapitre 3 Protection de la faune et de la flore du pays

Art. 18 Protection d’espèces animales et végétales Biotopes d’importance nationale Biotopes d’importance régionale et locale et compensation écologique Situation des propriétaires fonciers et des exploitants Financement

La disparition d’espèces animales et végétales indigènes doit être prévenue par le maintien d’un espace vital suffisamment étendu (biotopes), ainsi que par d’autres mesures appropriées. Lors de l’application de ces mesures, il sera tenu compte des intérêts dignes de protection de l’agriculture et de la sylviculture.

Il y a lieu de protéger tout particulièrement les rives, les roselières et les marais, les associations végétales forestières rares, les haies, les bosquets, les pelouses sèches et autres milieux qui jouent un rôle dans l’équilibre naturel ou présentent des conditions particulièrement favorables pour les biocénoses.54

Si,tous intérêts pris en compte, il est impossible d’éviter des atteintes d’ordre technique aux biotopes dignes de protection, l’auteur de l’atteinte doit veiller à prendre des mesures particulières pour en assurer la meilleure protection possible, la reconstitution ou, à défaut, le remplacement adéquat.55 depuis le 1er avril 1991 (RS 616.1). en vigueur depuis le 1er avril 1991 (RS 616.1). en vigueur depuis le 1er janv. 1985 (RS 814.01). en vigueur depuis le 1er janv. 1985 (RS 814.01).

Dans la lutte contre les ravageurs, notamment dans la lutte au moyen de substances toxiques, il faut éviter de mettre en danger des espèces animales et végétales dignes de protection.

La Confédération peut favoriser la réacclimatation en des lieux appropriés d’espèces ne vivant plus à l’état sauvage en Suisse ou menacées d’extinction.

La législation fédérale sur la chasse et la protection des oiseaux ainsi que sur la pêche est réservée.

Le Conseil fédéral, après avoir pris l’avis des cantons, désigne les biotopes d’importance nationale. Il détermine la situation de ces biotopes et précise les buts visés par la protection.

Les cantons règlent la protection et l’entretien des biotopes d’importance nationale. Ils prennent à temps les mesures appropriées et veillent à leur exécution.

Le Conseil fédéral peut, après avoir pris l’avis des cantons, fixer des délais pour la mise en place des mesures de protection. Si, malgré les avertissements, un canton ne prescrit pas à temps les mesures de protection, le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication57 peut prendre à sa place les mesures nécessaires et mettre à sa charge une part équitable des frais correspondants.

Les cantons veillent à la protection et à l’entretien des biotopes d’importance régionale et locale.

Dans les régions où l’exploitation du sol est intensive à l’intérieur et à l’extérieur des localités, les cantons veillent à une compensation écologique sous forme de bosquets champêtres, de haies, de rives boisées ou de tout autre type de végétation naturelle adaptée à la station. Ce faisant, ils tiennent compte des besoins de l’agriculture.

La désignation de l’unité administrative a été adaptée en application de l’art. 16 al. 3 de l’O du17 nov. 2004 sur les publications officielles (RS 170.512.1).

La protection des biotopes et leur entretien seront, si possible, assurés sur la base d’accords conclus avec les propriétaires fonciers et les exploitants et par l’adaptation des modes d’exploitation agricole et sylvicole.

Les propriétaires fonciers ou les exploitants qui, par souci de garantir la protection visée, limitent leur exploitation actuelle ou assurent une prestation sans avantage lucratif correspondant, ont droit à une juste indemnité.60

Si, contrairement à ce qui serait indispensable à la réalisation des buts visés par la protection, un propriétaire néglige d’exploiter son bien-fonds, il doit en tolérer l’exploitation par des tiers ordonnée par les autorités.

Pour autant que les buts visés par la protection exigent l’acquisition de terres, les cantons ont la compétence de recourir à l’expropriation. Dans leurs dispositions d’exécution, ils peuvent déclarer applicable la loi fédérale du 20 juin 1930 sur l’expropriation61, la décision sur les oppositions restées en litige revenant au gouvernement cantonal. La loi fédérale du 20 juin 1930 sur l’expropriation est applicable lorsque l’objet à placer sous protection s’étend sur le territoire de plusieurs cantons.

La Confédération finance l’inventaire des biotopes d’importance nationale et participe au financement des mesures de protection et d’entretien par une indemnité couvrant de60 à 90 % des frais. Elle peut, exceptionnellement, prendre à sa charge la totalité des frais.

Les cantons supportent les coûts de la protection et de l’entretien des biotopes d’importance régionale et locale et ceux des mesures de compensation écologique. La Confédération participe à leur couverture sous la forme d’indemnités allant jusqu’à 50 % des frais.

Pour le calcul des indemnités visées aux al. 1 et 2, la Confédération tient compte de la capacité financière des cantons et de la charge globale que leur occasionne la protection des sites marécageux et des biotopes.

teneur selon le ch. I de la LF du 24 mars 1995, en vigueur depuis le 1er fév. 1996 (RO 1996 214 224; FF 1991 III 1137).

Art. 19 Récolte de plantes sauvages et capture d’animaux; autorisation obligatoire

Une autorisation de l’autorité cantonale compétente est nécessaire pour récolter des plantes sauvages et capturer des animaux vivant en liberté à des fins lucratives. L’autorité peut la limiter à certaines espèces, contrées, saisons et quantités, ou d’une autre manière, et interdire la récolte ou la culture organisées ainsi que la publicité à cet effet. La présente disposition ne concerne pas les produits ordinaires de l’agriculture et de la sylviculture, ni la cueillette de champignons, de baies et de plantes utilisées en herboristerie, effectuée dans une mesure conforme à l’usage local, sauf s’il s’agit de plantes protégées.

Art. 20 Protection de plantes et d’animaux rares

Le Conseil fédéral peut interdire totalement ou partiellement la cueillette, la déplantation, l’arrachage, le transport, la mise en vente, la vente, l’achat ou la destruction de plantes rares. Il peut également prendre des mesures adéquates pour protéger les espèces animales menacées ou dignes de protection.63

Les cantons peuvent édicter des interdictions semblables pour d’autres espèces.

Pour des raisons inhérentes à la protection des espèces, le Conseil fédéral peut subordonner à certaines conditions, limiter ou interdire la production, la mise en circulation, l’importation, l’exportation et le transit de plantes ou de produits végétaux.64

Art. 2165 Végétation des rives

La végétation des rives (roselières et jonchères, végétation alluviale et autres formations végétales naturelles riveraines) ne doit pas être essartée ni recouverte ou détruite d’une autre manière.

Dans la mesure du possible, les cantons veillent à ce que les rives soient couvertes d’une végétation suffisante ou du moins à ce que soient réalisées les conditions nécessaires à son développement.66 génie génétique, en vigueur depuis le 1er janv. 2004 (RS 814.91). l’environnement, en vigueur depuis le 1er janv. 1985 (RS 814.01).

Art. 22 Exceptions autorisées

L’autorité cantonale compétente peut, à des fins scientifiques, pédagogiques et thérapeutiques, et sur des territoires déterminés, permettre des exceptions pour la récolte et la déplantation de plantes protégées ainsi que pour la capture d’animaux.

Elle peut autoriser la suppression de la végétation existant sur des rives dans le cas de projets qui ne peuvent être réalisés ailleurs et qui ne contreviennent pas à la législation en matière de police des eaux et de protection des eaux.67

Si une autre norme juridique attribue à une autorité fédérale la compétence de décider au sujet d’un projet, l’autorisation exceptionnelle est octroyée par cette autorité. ...68

Art. 2369 Espèces animales et végétales étrangères; autorisation obligatoire

L’acclimatation d’espèces, sous-espèces et races d’animaux et végétaux étrangères au pays ou à certaines régions nécessite une autorisation du Conseil fédéral. Cette disposition ne concerne pas les enclos, les jardins et les parcs, ni les exploitations agricoles et forestières.

Chapitre 3a70 Marais et sites marécageux d’une beauté particulière et d’importance nationale

Art. 23a Protection des marais

Les art. 18a, 18c et 18d s’appliquent à la protection des marais d’une beauté particulière et d’importance nationale.

Art. 23b Définition et délimitation des

Par site marécageux, on entend un paysage proche de l’état naturel, sites marécageux caractérisé par la présence de marais. Une étroite relation écologique, visuelle, culturelle ou historique unit les marais au reste du site.

en vigueur depuis le 1er nov. 1992 (RS 814.20).

Phrase abrogée par le ch. I3 de la LF du 18 juin 1999 sur la coordination et la simplification des procédures de décision (RO 1999 3071; FF 1998 2221). depuis le 1er avril 1988 (RS 922.0).

Un site marécageux est d’une beauté particulière et d’importance nationale lorsqu’il:

  1. est unique en son genre ou

  2. fait partie des sites marécageux les plus remarquables, dans un groupe de sites comparables.

Le Conseil fédéral désigne les sites marécageux d’une beauté particulière et d’importance nationale et en détermine la situation en tenant compte de l’utilisation du sol et des constructions existantes. Ce faisant, il travaille en étroite collaboration avec les cantons qui, pour leur part, prennent l’avis des propriétaires fonciers concernés.

La Confédération finance l’inventaire des sites marécageux d’une beauté particulière et d’importance nationale.

Art. 23c Protection des sites marécageux

La protection a pour but général de sauvegarder les éléments naturels et culturels des sites marécageux qui leur confèrent leur beauté particulière et leur importance nationale. Le Conseil fédéral fixe des buts de protection adaptés aux particularités des sites marécageux.

Les cantons veillent à la concrétisation et à la mise en œuvre des buts de la protection. Ils prennent à temps les mesures de protection et d’entretien qui s’imposent. Les art. 18a, al. 3, et 18c sont applicables par analogie.

La Confédération participe au financement des mesures de protection et d’entretien par une indemnité couvrant de60 à 90 pour cent des frais. Pour le calcul de l’indemnité, elle tient compte de la capacité financière des cantons et de la charge globale que leur occasionne la protection des sites marécageux et des biotopes.

Art. 23d exploitation des

Aménagement et 1 L’aménagement et l’exploitation des sites marécageux sont admissisites marécageux bles, dans la mesure où ils ne portent pas atteinte aux éléments caractéristiques des sites marécageux.

Sont en particulier admis à la condition prévue à l’al.1:

  1. l’exploitation agricole et sylvicole;

  2. l’entretien et la rénovation de bâtiments et d’installations réalisés légalement;

  3. les mesures visant à protéger l’homme contre les catastrophes naturelles;

  4. les installations d’infrastructure nécessaires à l’application des let. a à c ci-dessus.

Chapitre 3b71 Parcs d’importance nationale

Art. 23e Définition et catégories

Les parcs d’importance nationale sont des territoires à forte valeur naturelle et paysagère.

Ils sont subdivisés en trois catégories:

  1. les parcs nationaux;

  2. les parcs naturels régionaux;

  3. les parcs naturels périurbains.

Art. 23f Parc national

Un parc national est un vaste territoire qui offre un milieu naturel préservé à la faune et à la flore indigènes et qui favorise l’évolution naturelle du paysage.

Dans ce cadre, il a pour objet:

  1. d’offrir un espace de délassement;

  2. de promouvoir l’éducation à l’environnement;

  3. de permettre la recherche scientifique, en particulier sur la faune et la flore indigènes et sur l’évolution naturelle du paysage.

Il comprend:

  1. une zone centrale où la nature est livrée à elle-même et à laquelle le public a un accès limité;

  2. une zone périphérique où le paysage rural est exploité dans le respect de la nature et protégé de toute intervention dommageable.

Art. 23g Parc naturel régional

Un parc naturel régional est un vaste territoire à faible densité d’occupation qui se distingue par un riche patrimoine naturel et culturel et où constructions et installations s’intègrent dans le paysage rural et dans la physionomie des localités.

Il a pour objet:

  1. de conserver et de mettre en valeur la qualité de la nature et du paysage;

  2. de renforcer les activités économiques axées sur le développement durable, qui sont exercées sur son territoire et d’encourager la commercialisation des biens et des services qu’elles produisent.

Art. 23h Parc naturel périurbain

Un parc naturel périurbain est un territoire situé à proximité d’une région très urbanisée, qui offre un milieu naturel préservé à la faune et à la flore indigènes et des activités de découverte de la nature au public.

Dans ce cadre, il sert aussi à promouvoir l’éducation à l’environnement.

Il comprend:

  1. une zone centrale où la nature est livrée à elle-même et à laquelle le public a un accès limité;

  2. une zone de transition qui permet des activités de découverte de la nature et qui sert de tampon contre les atteintes pouvant nuire à la zone centrale.

Art. 23i Soutien d’initiatives régionales

Les cantons soutiennent les initiatives régionales visant à aménager et à gérer des parcs d’importance nationale.

Ils veillent à ce que la population des communes concernées puisse participer de manière adéquate.

Art. 23j Label «Parc» et label «Produit»

La Confédération décerne, à la demande du canton, un label «Parc»

lorsque:

  1. l’existence du parc est assurée à long terme au moyen de mesures appropriées;

  2. le parc est conforme aux exigences des art. 23f, 23g ou 23h ainsi que des art. 23e, 23i, al. 2, et 23l, let. a et b.

Les organes responsables d’un parc labellisé attribuent, sur demande, un label «Produit» aux personnes et entreprises qui produisent des biens ou fournissent des services dans le parc selon les principes du développement durable.

Les labels «Parc» et «Produit» sont attribués pour une durée limitée.

Art. 23k

Aides financières 1 La Confédération accorde aux cantons, dans la limite des crédits qui lui sont alloués et sur la base de conventions-programme, des aides financières globales pour la création, la gestion et l’assurance de la qualité de parcs d’importance nationale aux conditions suivantes:

  1. les parcs remplissent les exigences posées à l’art. 23j, al. 1, let. a et b;

  2. les efforts d’autofinancement qu’on peut attendre du requérant ont été accomplis et toutes les autres possibilités de financement ont été épuisées;

  3. les mesures sont exécutées dans les règles de l’art et de manière économique.

Le montant des aides financières est fixé en fonction de l’efficacité des mesures.

Art. 23l Exécution

Le Conseil fédéral édicte des dispositions d’exécution portant sur:

  1. les exigences auxquelles doit satisfaire tout parc d’importance nationale en vue d’obtenir les labels «Parc» et «Produit», notamment en ce qui concerne la taille du territoire, les utilisations admises, les mesures de protection et la garantie de l’existence du parc à long terme;

  2. les conditions d’attribution et l’emploi du label «Parc» et du label «Produit»;

  3. la conclusion de conventions-programme et le contrôle de l’efficacité des aides financières globales accordées par la Confédération;

  4. le soutien de la recherche scientifique sur les parcs d’importance nationale.

Art. 23m Parc national des Grisons

Le Parc national des Grisons est régi par la loi du 19 décembre 1980 sur le Parc national72.

La Confédération peut décerner un label «Parc» à la Fondation «Parc National Suisse» avant l’adjonction éventuelle d’une zone périphéri-

L’éventuelle adjonction d’une zone périphérique est encouragée conformément à l’art. 23k.

Chapitre 4 Dispositions pénales73

Art. 2474 Délits

Sera puni de l’emprisonnement jusqu’à un an ou de l’amende jusqu’à 100 000 francs celui qui, intentionnellement et sans autorisation, aura:75

  1. 76 détruit ou endommagé sérieusement une curiosité naturelle ou un monument protégés en vertu de la présente loi, un site protégé évocateur du passé, un site naturel protégé ou un biotope protégé;

  2. essarté, recouvert ou anéanti d’une autre manière la végétation riveraine au sens de l’art.21;

  3. 77 détruit ou endommagé sérieusement des curiosités naturelles ou des antiquités enfouies qui offrent un intérêt scientifique78

  4. 80 importé ou exporté, transporté ou détenu des plantes ou des produits végétaux au sens des annexes I à III de la Convention du 3 mars 197381 sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, en violation de ses dispositions.

Si le délinquant agit par négligence, il est passible d’arrêts ou d’une amende jusqu’à 40 000 francs.

A partir du 1er janv. 2007, les peines et les délais de prescription doivent être adaptés selon la clé de conversion de l’art. 333 al. 2 à 6 du code pénal (RS 311.0), dans la teneur de la LF du13 déc. 2002 (RO 2006 3459). Nouvelle teneur selon l’art.32 ch. 4 de la loi du 20 juin 2003 sur le transfert des biens culturels, en vigueur depuis le 1er juin 2005 (RS 444.1).

Rectifié par la Commission de rédaction de l’Ass. féd. (art.58, al. 1, LParl – RS 171.10).

Contraventions Sera puni d’une amende jusqu’à 20 000 francs celui qui:83

  1. nonobstant le renvoi à la présente disposition pénale, n’aura pas respecté une condition ou une charge à laquelle a été lié l’octroi d’une subvention fédérale;

  2. 84 aura enfreint une disposition d’exécution édictée en vertu des

art. 16,, 18a, 18b, 18c, 19,, 23c, 23d, et 25a et dont la Application aux personnes morales et aux sociétés commerciales Confiscation Poursuite pénale Remise en état1820

violation a été déclarée punissable;

c. se sera livré sans droit à un acte soumis à une autorisation en vertu des art. 19,22, al. 1, ou 23.

Les art. 6 et 7 de la loi fédérale du 22 mars 1974 sur le droit pénal administratif86 sont applicables.

L’art.58 du code pénal suisse88 sur la confiscation d’objets et d’avantages pécuniaires obtenus illicitement est applicable.

La poursuite pénale incombe aux cantons.

Les infractions visées à l’art.24, al. 1, let. d, sont poursuivies et jugées par l’Office vétérinaire fédéral90 dans les conditions définies par la loi fédérale du 22 mars 1974 sur le droit pénal administratif91. S’il s’y ajoute une infraction à la législation douanière, il appartient à

La désignation de l’unité administrative a été adaptée en application de l’art. 16 al. 3 de l’O du17 nov. 2004 sur les publications officielles (RS 170.512.1).

l’Administration des douanes de mener l’enquête et de décerner un mandat de répression selon une procédure abrégée.92 Indépendamment d’une procédure pénale, celui qui porte atteinte à une curiosité naturelle ou à un monument protégés en vertu de la présente loi, à un site protégé évocateur du passé, à un site naturel protégé, à un biotope protégé ou à la végétation protégée des rives peut être tenu:

  1. d’annuler les effets des mesures prises illicitement;

  2. de prendre à sa charge les frais occasionnés par la réparation du dommage;

  3. de fournir une compensation appropriée lorsque le dommage ne peut être réparé.

Chapitre 5 Organisation et information94

Art. 2595 Organisation96 Information et conseils Rétablissement de marais et de

Le Conseil fédéral nomme une ou plusieurs commissions consultatives pour la protection de la nature, la protection du paysage et la conservation des monuments historiques.

Les cantons désignent des services chargés de la protection de la nature, de la protection du paysage et de la conservation des monuments historiques.

La Confédération et les cantons veillent à informer et à conseiller les autorités et le public sur l’état et l’importance de la nature et du paysage.

teneur selon le ch. I de la LF du 24 mars 1995, en vigueur depuis le 1er fév. 1996 (RO 1996 214 224; FF 1991 III 1137).

Ils recommandent des mesures de protection et d’entretien appropriées

Chapitre 6 Dispositions finales98

1 Les cantons désignent les installations, les bâtiments et les modificasites marécageux tions de la configuration du terrain réalisés après le 1 juin 1983 dans er

les marais et les sites marécageux d’une beauté particulière et d’importance nationale, qui sont contraires aux buts visés par la protection et qui n’ont pas été autorisés avec force de chose jugée sur la base de zones d’affectation conformes à la loi fédérale du 22 juin 1979 sur l’aménagement du territoire101. 2 Dans le site marécageux de Rothenthurm, les cantons de Schwyz et de Zoug désignent les installations, les bâtiments et les modifications de la configuration du terrain réalisés après le 1er juin 1983 et qui tombent sous le coup de la disposition transitoire de l’art. 24sexies, al. 5, de la constitution102. 3 L’autorité cantonale ou fédérale compétente pour prendre les décisions concernant les autorisations et l’exécution des projets décide du rétablissement de l’état initial. Lors du rétablissement de l’état initial, on tient compte du principe de la proportionnalité.

Art. 26 Entrée en vigueur104

Le Conseil fédéral fixe la date de l’entrée en vigueur de la présente loi.

Il édicte les dispositions d’exécution nécessaires.

Date de l’entrée en vigueur: 1er janvier 1967105 102 [RS 1 3; RO 1962 783, 1988 352]. Actuellement «l’art. 78 al. 5 de la Constitution du administratif fédéral, avec effet au 1er janv. 2007 (RS 173.32). 105 ACF du27 déc. 1966 (RO 1966 1702)