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Abschaffung von bedingten Geldstrafen und Wiedereinführung von Freiheitsstrafen unter sechs Monaten

Altherr Hans · P-M · Ständerat · Appenzell A.-Rh. · FDP-Liberale Fraktion

Antrag der Kommission

Zustimmung zur Änderung

Proposition de la commission

Approuver la modification

Präsident (Altherr Hans, Präsident): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten. Die Kommission beantragt ohne Gegenstimme, die Motion in der vom Nationalrat beschlossenen Fassung anzunehmen.

Seydoux-Christe Anne · Mit-F · Ständerat · Jura · Fraktion CVP-EVP

La Commission des affaires juridiques a examiné, lors de sa séance du 16 février 2012, la motion Luginbühl déposée le 18 mars 2009. Cette motion charge le Conseil fédéral de présenter au Parlement une modification du Code pénal prévoyant la suppression des peines pécuniaires avec sursis et la réintroduction des peines privatives de liberté de moins de six mois, avec ou sans sursis. La commission vous propose, sans opposition, d'adopter la motion selon le texte modifié par le Conseil national.

A l'appui de sa motion, Monsieur Luginbühl fait remarquer qu'une importante révision des dispositions générales du Code pénal est entrée en vigueur le 1er janvier 2007. La révision visait en particulier à remplacer les peines privatives de liberté fermes de moins de six mois par des peines pécuniaires - le système des jours-amendes - et des travaux d'intérêt général. Ce nouveau régime, selon l'auteur, est problématique dans la mesure où le juge peut prononcer des peines pécuniaires avec sursis. En effet, cette peine pourrait constituer, selon l'auteur, une mesure efficace, mais à condition d'être exécutée. Dans la pratique, l'effet dissuasif d'une peine pécuniaire avec sursis est, selon lui, proche de zéro. Et le fait de ne pas pouvoir assortir d'un sursis les peines privatives de liberté de moins de six mois incite les juges à prononcer davantage de peines pécuniaires.

Le Conseil fédéral a chargé, en automne 2008, le Département fédéral de justice et police d'évaluer l'efficacité du nouveau régime dans le domaine des peines de courte durée. Je rappelle que ce nouveau régime était entré en vigueur le 1er janvier 2007. Le 26 mars 2009, le Département fédéral de justice et police a remis aux membres de la Conférence des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et police un questionnaire visant à recueillir les expériences faites avec ce nouveau régime et leur avis sur les propositions de modification concrètes.

Il relève également que le nouveau régime des peines forme un tout et qu'il est absolument délicat de commencer à procéder à des modifications ponctuelles qui ne tiennent pas compte du système global. Le Conseil fédéral propose d'accepter la motion.

Le Conseil des Etats avait adopté, sans opposition, cette motion le 10 mars 2011. Le 15 décembre 2011, le Conseil national a adopté cette motion en modifiant légèrement le texte comme suit: "Le Conseil fédéral est chargé d'examiner l'opportunité de présenter au Parlement une modification du Code pénal ...", ainsi de suite selon le texte déposé initialement.

Votre commission vous rappelle, pour les nouveaux notamment, qu'elle a traité le 10 décembre 2009 au sein du Conseil des Etats huit motions provenant du Conseil national - je vous passe les numéros d'objet - qui demandent également des modifications du nouveau régime de sanctions prévu par la partie générale révisée du Code pénal.

Sur proposition de la Commission des affaires juridiques, le Conseil des Etats avait décidé de modifier ces huit motions en mandat d'examen afin de soutenir les travaux d'évaluation déjà en cours au sein du DFJP. La commission estimait en effet qu'il ne fallait pas procéder à des modifications ponctuelles de manière précipitée et sans tenir compte de l'évaluation globale.

En l'état, il est prévu que le Conseil fédéral adopte un message sur la réforme du droit des sanctions dans la première moitié de l'année 2012 - Madame la conseillère fédérale pourra nous confirmer ce fait, en tout cas le timing. Une modification du texte de la motion Luginbühl correspond donc à la logique des décisions qui ont été prises jusqu'ici et la commission vous propose de vous rallier au Conseil national.

Minder Thomas · Mit-M · Ständerat · Schaffhausen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Ich bin mit dem Entscheid des Nationalrates, die Motion abzuändern, nicht einverstanden. Er hat den ursprünglichen Wortlaut "Der Bundesrat wird beauftragt, eine Änderung des Strafgesetzbuches vorzulegen" abgeändert in "Der Bundesrat wird beauftragt zu prüfen, ob eine Änderung des Strafgesetzbuches vorgelegt werden soll". Die ursprüngliche Motion wollte jedoch eine zwingende Änderung und keine Prüfung. In diesem Bereich sind wir angehalten, Nägel mit Köpfen zu machen. Leider haben wir nur noch die Wahl, die Motion in der geänderten Form anzunehmen oder sie abzulehnen; wir können sie nicht mehr abändern.

Ein gutes, effizientes Strafsystem muss einen dissuasiven Charakter haben, und das ist mit Geldstrafen zu wenig der Fall. Es ist insbesondere bei Kleindelinquenten zu wenig abschreckend. Die Geldbusse basiert bekanntlich auf Tagessätzen mit einem Minimum von 30 Franken. Gerade Kleinkriminelle oder auch Drogendealer - und um diese Gruppe geht es bei dieser Vorlage - haben kein grosses und regelmässiges Einkommen und keine stabilen persönlichen Verhältnisse. Das heisst, sie sind im unteren Segment der Tagessätze, was wiederum bedeutet, dass die Geldstrafe oftmals nicht hoch genug ist, um richtig abzuschrecken. Delinquenten sollten ruhig einmal die Gitterstäbe von innen sehen. Geldbussen tun nicht oder zu wenig weh, Freiheitsentzug hingegen schon. Die Abschaffung der anstelle von bedingten Geldstrafen vorgesehenen Freiheitsstrafen war ein Fehler, den wir nun korrigieren sollten. Doch mit der abgeänderten Motion ist dies leider nur noch zum Teil möglich. Wir sind in diesem Bereich ganz einfach zu weich, zu large, und die Richter sprechen lieber das Mindestmass als das Höchstmass aus. Strafen für Delikte müssen wieder wehtun, und das tun sie am ehesten bei langem Freiheitsentzug. Es stimmt, dass unsere Gefängnisse voll sind, doch es stimmt leider auch, dass es in manchen Strafanstalten zu fürstlich zu und her geht.

Doch nicht die Grösse und der Belegungsgrad der Strafanstalten sind das Kriterium bei einer Strafe, sondern die Wirksamkeit ist der Massstab. Geldbussen als Steuereinnahmen zu erkennen ist trügerisch. Auch dieses Argument hört man immer wieder. Staatseinnahmen sollten besser nicht mit der Anzahl Delikte korrelieren. Es wäre schlimm, wenn das so wäre. Somit ist das kein Argument. Ein effektives Strafsystem muss dissuasiv wirken, das ist das primäre Ziel eines Strafkataloges. Dann hat es die grösste Wirkung auf den Bürger. Wüsste jeder, dass er auch bei kleinen Delikten für ein paar Monate ins Gefängnis kommt, glauben Sie mir, die Zahl der Kleindelikte würde drastisch zurückgehen. Ich bin klar für eine härtere Gangart im Strafvollzug. Ein erster Schritt wäre die Wiedereinführung der Freiheitsstrafe unter sechs Monaten.

Luginbühl Werner · Mit-M · Ständerat · Bern · Fraktion BD

Ich bin auch heute noch froh, dass das Anliegen seitens des Bundesrates so positiv aufgenommen wurde; auch der Ständerat hat dem Vorstoss ja zugestimmt. Ich kann mich aber dem Argument des Nationalrates, der es gerne hätte, dass unsere Motion gleich behandelt wird wie seine, nicht ganz entziehen. Insofern werde ich mich diesem Antrag nicht widersetzen. Ich bin aber nach wie vor vom Anliegen überzeugt, und ich werde mich auch im weiteren politischen Prozess dafür einsetzen, dass das Anliegen entsprechend umgesetzt wird.

Seydoux-Christe Anne · Mit-F · Ständerat · Jura · Fraktion CVP-EVP

A ma connaissance il n'y a pas de proposition écrite s'opposant à la décision de la commission. Monsieur Minder était présent lors de la séance du 16 février 2012, donc récemment, et n'a manifesté aucune opposition. Je lui serais reconnaissante d'être cohérent et de s'informer de la procédure au sein de ce conseil.

Je vous prie de rejeter sa proposition.

Altherr Hans · P-M · Ständerat · Appenzell A.-Rh. · FDP-Liberale Fraktion

Präsident (Altherr Hans, Präsident): Herr Minder hat keinen Antrag gestellt, Frau Seydoux. Er ist nur nicht befriedigt von der Sache.

Sommaruga Simonetta · BR-F · Bundesrat · Bern

Ich kann vielleicht die Gemüter etwas beruhigen: Die Abschaffung von bedingten Geldstrafen und die Wiedereinführung von Freiheitsstrafen unter sechs Monaten sind Bestandteil der Revision des Allgemeinen Teils des StGB. Der Bundesrat wird in Bälde darüber befinden. Daran ändert sich nichts, auch wenn die Motion heute nur als Prüfungsauftrag angenommen wird.

Altherr Hans · P-M · Ständerat · Appenzell A.-Rh. · FDP-Liberale Fraktion

Angenommen - Adopté