12.034

Loi sur la météorologie

Intervention de procédure

Antrag der Kommission

Nichteintreten

Proposition de la commission

Ne pas entrer en matière

Thorens Goumaz Adèle · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe des VERT-E-S

Le 2 avril dernier, votre commission a traité en présence de Monsieur le conseiller fédéral Berset le projet de révision totale de la loi sur la météorologie, adopté en mars par le Conseil fédéral.

Les objectifs de cette révision sont au nombre de trois: il s'agit d'améliorer et de garantir le service public de qualité supérieure de l'Office fédéral de météorologie et de climatologie (Météosuisse), d'accroître l'utilité économique de ses prestations pour la population et l'économie tout en renforçant l'"approche client" et, enfin, d'améliorer l'efficacité dans la réalisation de ses tâches. Avec cette révision, Météosuisse changerait de forme juridique pour devenir l'Institut fédéral de météorologie et de climatologie, un établissement de droit public doté de la personnalité juridique et d'une comptabilité propre. D'après le Conseil fédéral, cette modification donnerait à Météosuisse plus de marge de manoeuvre pour accomplir ses tâches.

Un deuxième élément consiste en l'adaptation du financement de Météosuisse. Trois sources de financement seraient clairement séparées: tout d'abord, le financement par la Confédération, qui couvrirait les prestations de service public mises à disposition gratuitement; ensuite, le prélèvement d'émoluments pour des prestations destinées à certains bénéficiaires précis, comme l'aviation civile et militaire ou la Centrale nationale d'alarme; enfin les fonds de tiers, générés par les contributions des programmes de recherche ainsi que les recettes issues de prestations commerciales et le parrainage.

Finalement, le projet de révision totale propose une libéralisation des données, c'est-à-dire un libre accès à toutes les données et prestations de base de Météosuisse, à savoir les données des stations de mesures, des stations radar, des prévisions numériques, ainsi que les prévisions météorologiques et climatiques. Cette modification s'inscrit dans la stratégie de libre accès aux données publiques, appelée Open Government Data, soutenue par le Parlement.

Ce projet de révision est né suite à des recommandations du Contrôle fédéral des finances, et une claire majorité l'a approuvé en consultation. Il a cependant débouché sur un corapport défavorable de la Commission des finances, qui n'est pas entrée en matière sur le projet par 17 voix contraires et 2 abstentions.

La commission s'est déclarée peu convaincue des avantages apportés par le projet de révision du point de vue financier. De plus, la modification de la forme juridique de Météosuisse déboucherait sur un affaiblissement de l'influence du Parlement.

Votre commission a suivi l'avis de la Commission des finances puisqu'elle a aussi clairement refusé l'entrée en matière, par 19 voix contre 0 et 5 abstentions. En effet, votre commission n'a pas été convaincue par les arguments invoqués par le Conseil fédéral pour justifier la révision de la loi.

Les améliorations souhaitées par le Conseil fédéral, notamment du point de vue de la qualité des prestations et de l'accroissement de l'efficacité ne nécessitent pas, aux yeux de la commission, les modifications légales proposées, ce d'autant plus que ces modifications pourraient poser plus de problèmes qu'elles n'en résolvent. En tant qu'établissement de droit public, Météosuisse ferait irruption dans le marché des services météo qu'elle pourrait déstabiliser. La perte d'indépendance que pourraient susciter certains parrainages a également été citée parmi les risques encourus.

C'est dans cette perspective que je vous demande, au nom de la commission, de ne pas entrer en matière sur cet objet.

En outre, vous êtes appelés à vous prononcer sur un second objet: une motion de commission. Un point de la révision a suscité un fort intérêt au sein de la commission: il s'agit de la mise en place du principe de l'Open Government Data dans le domaine de la météorologie. Il s'avère que seule une modification de la loi la rendrait possible. Une telle application serait porteuse de nouvelles opportunités, à la fois pour le marché des services météorologiques et pour ses destinataires.

C'est la raison pour laquelle votre commission soumet à vos suffrages la motion 12.3335 qui demande qu'un cadre légal soit instauré pour permettre le libre accès aux données météorologiques, une motion que votre commission a clairement soutenue par 19 voix contre 0 et 2 abstentions.

Au nom de la commission, je vous recommande d'en faire de même.

Vogler Karl · Mit-M · Conseil national · Obwald · Groupe PDC-PEV

Am 2. April 2012 behandelte die UREK-NR im Beisein von Herrn Bundesrat Berset den Entwurf des Bundesgesetzes über das Eidgenössische Institut für Meteorologie und Klimatologie, kurz das Meteorologiegesetz. Gemäss Botschaft würde die Vorlage im Vergleich zum geltenden Gesetz aus dem Jahre 1999 insbesondere zu folgenden Änderungen führen:

Das heutige Bundesamt für Meteorologie und Klimatologie wird in das Eidgenössische Institut für Meteorologie und Klimatologie umgewandelt, eine öffentlich-rechtliche Anstalt des Bundes mit eigener Rechtspersönlichkeit. Die wichtigsten Organe des Instituts sind der Institutsrat als oberstes strategisches Leitungsorgan sowie die Geschäftsleitung als operatives Führungsorgan. Hinzu kommt die Revisionsstelle. Aufsichtsorgan ist der Bundesrat. Das Institut erbringt seine Basisdienstleistungen kostenlos und erhält hierfür Abgeltungen. Damit soll deren Nutzung gefördert und der volkswirtschaftliche Nutzen gesteigert werden. Für weitere Leistungen, beispielsweise für den Flugwetterdienst, werden Gebühren erhoben. Als weitere Finanzierungsquelle kommen Drittmittel aus gewerblicher Tätigkeit, Sponsoring und Forschungsbeiträgen hinzu. Wie bis anhin darf das Institut gewerbliche Tätigkeiten ausüben, welche mit seinen Aufgaben in engem Zusammenhang stehen. Das Institut muss dafür mindestens kostendeckende Preise verlangen. Die letzte wesentliche Änderung gegenüber dem heutigen Gesetz: Im Rahmen seiner Aufgaben und Ziele darf das Institut Sponsoringbeiträge durch Dritte annehmen.

Kurz zur heutigen Situation von Meteo Schweiz: Meteo Schweiz ist eine Verwaltungseinheit der Bundesverwaltung. Seit 1997 wird Meteo Schweiz mittels periodischen Leistungsauftrags und jährlichen Globalbudgets geführt und gehört zu den sogenannten Flag-Verwaltungseinheiten.

Aufgabenumfang und -erfüllung durch Meteo Schweiz wurden in den vergangenen Jahren wiederholt zur Diskussion gestellt. Deshalb führte die Eidgenössische Finanzkontrolle im Auftrag des Eidgenössischen Departementes des Innern und von Meteo Schweiz in der Zeit von Juni 2007 bis Juni 2008 eine entsprechende Evaluation durch. Aufgrund des Berichtes beauftragte der Bundesrat das EDI im Dezember 2008, eine generelle Reform von Meteo Schweiz an die Hand zu nehmen und dem Bundesrat gleichzeitig Reformvorschläge zu unterbreiten.

Im Rahmen der entsprechend untersuchten Varianten für die künftige Ausrichtung von Meteo Schweiz wurden insgesamt deren fünf näher geprüft. Die favorisierte Variante 5 ergab, dass Meteo Schweiz neben den Kernaufgaben und den Flugwetterdienstleistungen weitere gewerbliche Leistungen am Markt erbringen solle. Ziel der angepeilten Reform war es, Meteo Schweiz mit einem Status zu versehen, der ihr eine grössere finanzielle und operationelle Unabhängigkeit gewährt, sprich den Status einer öffentlich-rechtlichen Anstalt mit eigener Rechtspersönlichkeit. Der Eigenfinanzierungsgrad sollte erhöht und der Handlungsspielraum mittels neuer Tätigkeitsfelder vergrössert werden. Mit erweiterten Partnerschaften sollte Meteo Schweiz die Wirtschaft in der Schweiz effizient unterstützen, mit gleichzeitiger Steigerung der Leistungen gegenüber heute. Schliesslich sollten einerseits Sponsoringbeiträge neue Einnahmen ermöglichen, und anderseits sollten die infolge der Datenliberalisierung wegfallenden Gebührenerträge in der Höhe von rund 1,5 Millionen Franken mittels Effizienzsteigerungen kompensiert werden. Ebenfalls sollten die Kosten für die Flugwetterdienstleistungen nachhaltig gesenkt und wiederum durch Effizienzsteigerungen aufgefangen werden. Diese Kostensenkungen wären gleichzeitig mit einem Personalabbau verbunden. So weit, zusammengefasst und stark verkürzt, meine Ausführungen zum Entwurf des Meteorologiegesetzes.

Ihre Kommission, die UREK-NR, hat mit 19 zu 0 Stimmen bei 5 Enthaltungen klar beschlossen, nicht auf die Totalrevision des Meteorologiegesetzes einzutreten, dies in Anlehnung an die ebenfalls klare Empfehlung der Finanzkommission auf Nichteintreten. Die Finanzkommission war im Mitberichtsverfahren zum Ergebnis gelangt, dass die Vorlage aus finanzpolitischer Sicht keine wesentlichen Vorteile bringe und die Überführung des heutigen Flag-Amtes in eine öffentlich-rechtliche Anstalt mit einer Schwächung des Einflusses des Parlamentes verbunden sei.

Für die UREK-NR gibt es keine wirklich überzeugenden, geschweige denn zwingenden Gründe, welche die vorgesehene Totalrevision des Meteorologiegesetzes rechtfertigen würden. Solche konnten auch seitens der Verwaltung nicht vorgebracht werden. Die mit dem neuen Gesetz angestrebten Ziele lassen sich nach Meinung der UREK-NR im Wesentlichen auch mit dem heutigen Gesetz erreichen. Bereits das heutige Gesetz erlaubt es Meteo Schweiz beispielsweise, gewerbliche Dienstleistungen zu erbringen. Auch kann die finanzielle Effizienz von Meteo Schweiz bereits mit den heutigen gesetzlichen Grundlagen gesteigert werden; hierzu bedarf es der vorgeschlagenen Reform nicht. Befürchtet wird von Ihrer Kommission auch, dass durch die Auslagerung von Meteo Schweiz als selbstständige öffentlich-rechtliche Anstalt die privaten Anbieter allzu stark konkurrenziert würden. Schliesslich wurden wegen des vorgesehenen Sponsorings auch Befürchtungen betreffend die Unabhängigkeit von Meteo Schweiz geäussert.

All diese Überlegungen veranlassen die UREK-NR, Ihnen klar Nichteintreten auf die Vorlage zu beantragen. Ich ersuche Sie namens Ihrer Kommission, diesem Antrag zu folgen.

Mit dem Geschäft 12.034, dem Meteorologiegesetz, eng verbunden ist die Motion der UREK-NR 12.3335, "Rechtliche Rahmenbedingungen für den freien Zugang zu Meteodaten (Open-Government-Data-Prinzip)". Anlässlich der Sitzung der UREK-NR vom 2. April dieses Jahres hat sich im Rahmen der Eintretensdebatte zum Meteorologiegesetz gezeigt, dass das Open-Government-Data-Prinzip im Bereich der Meteorologie für private Anbieter sehr interessant sein kann; das unter anderem auch, weil sich damit neue Produkte und Geschäftsfelder erschliessen lassen. Das Zugänglichmachen der Daten bringt einen bedeutenden volkswirtschaftlichen Mehrwert mit sich. Es ist deshalb nach Meinung Ihrer Kommission angezeigt, basierend auf dem heutigen Meteorologiegesetz eine entsprechende Änderung vorzunehmen.

Die UREK-NR beantragt Ihnen die Annahme der Motion 12.3335, und zwar mit 19 zu 0 Stimmen bei 2 Enthaltungen.

Berset Alain · BR-M · Conseil fédéral · Fribourg

La révision totale de la loi sur la météorologie a été adoptée en mars 2012 par le Conseil fédéral suite à plusieurs années de travail et de préparation. Cette révision a pour objectif d'améliorer le service public et de garantir un service public de qualité pour Météosuisse; elle a pour but également d'accroître l'utilité économique des prestations de Météosuisse et l'efficacité dans la réalisation de ses tâches.

Premier point: comment peut-on atteindre les buts précités? Il faut d'abord se poser la question suivante: quelles sont les conditions que l'on doit atteindre pour mettre en oeuvre la révision? Un point important est celui de la libéralisation des données. On prévoit un accès libre et gratuit à toutes les données et prestations de base de Météosuisse, à toutes les données des stations de mesures, à toutes celles des stations radar, aux prévisions numériques et à une offre de base en matière de prévisions météorologiques et climatologiques qui serait mise gratuitement à disposition. C'est là le volet qui réalise la stratégie de libre accès aux données publiques sur laquelle le Conseil fédéral s'est déjà prononcé à plusieurs reprises. C'est une stratégie soutenue également par le Parlement.

Un deuxième élément important, c'est celui du financement. On prévoit d'abord une contribution de la part de la Confédération conçue comme un financement de base; ensuite des émoluments prélevés pour la fourniture de prestations destinées à des bénéficiaires clairement définis, notamment à l'aviation civile, à l'aviation militaire et à la Centrale nationale d'alarme; enfin des fonds de tiers générés par les contributions des programmes de recherche et par les recettes issues de prestations commerciales.

Le dernier élément important, c'est la modification de la forme juridique, qui prévoit de faire de l'Office fédéral de météorologie et de climatologie un établissement de droit public doté de la personnalité juridique et d'une comptabilité propre, afin de donner à Météosuisse la marge de manoeuvre nécessaire pour remplir ses tâches.

Comme l'ont expliqué les rapporteurs, la commission a pris des décisions extrêmement claires, en rejetant l'entrée en matière, par 19 voix contre 0. Et la question qu'il faut se poser, c'est de savoir comment est-ce qu'on peut poursuivre si cette décision était confirmée par le Conseil national. Les projets de libéralisation des données resteraient d'actualité; la question d'adaptation du financement également. Et cela a d'ailleurs été rappelé par la commission dans les débats.

Cela dit, la mise en oeuvre du libre accès aux données météo entraînera une baisse de revenus de Météosuisse. Si l'on ne veut mettre en oeuvre que le libre accès aux données météo, sans faire une révision totale des besoins de ressources supplémentaires pour exploiter les infrastructures - comme l'indique le Conseil fédéral dans sa réponse à la motion, qu'il vous propose d'accepter -, ça signifie donc, si l'on ne fait que cette partie-là de la réforme, que cela pourrait entraîner des besoins en ressources supplémentaires d'environ 2 millions de francs au total.

Par ailleurs, je crois que les recommandations du Contrôle fédéral des finances et le mandat qui en résulte au sujet de la forme générale sont toujours valables. Il y a donc lieu que Météosuisse poursuive le travail de la réforme, pour autant que cela ne dépende pas de l'adaptation de la forme juridique, puisque avec la proposition de la commission, il n'y aurait pas d'entrée en matière sur ce projet.

Pour terminer, j'ai pris note de la position très claire de la commission et de la position très claire de la Commission des finances. Je dois vous dire que j'ai été surpris de la clarté de ce résultat, dans la mesure où toute la procédure de consultation qui a eu lieu ne laissait pas présager cette unanimité - je dois vous le dire clairement.

Le Conseil fédéral naturellement vous invite à entrer en matière sur ce projet, sans grande illusion, mais l'essentiel en matière de météorologie, c'est aussi le temps qu'il fait. Aujourd'hui, le soleil brille à l'extérieur; il brille si vous entrez en matière, mais il brillera aussi si vous n'entrez pas en matière! (Hilarité)

Badran Jacqueline · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste

Ich hätte eine Frage an Herrn Vogler. Falls das nicht möglich ist, geht die Frage an den Herrn Bundesrat: Die Kommission hat eine Motion eingereicht; diese ist sehr schnell entstanden, sie war wohl ein Schnellschuss. Unterdessen liegt die bundesrätliche Stellungnahme vor. Es stellt sich die Frage, ob die Bereitschaft da ist, zuerst einmal diese Ausfälle zu refinanzieren. Wären Sie dazu bereit, wenn der Ständerat hier allenfalls Nachbesserungen machen würde?

Berset Alain · BR-M · Conseil fédéral · Fribourg

Madame Badran, la première chose, c'est que je ne saurais prendre ici une responsabilité pour ce que fera ou ne fera pas le Conseil des Etats. Par contre, je peux effectivement vous confirmer que le Conseil fédéral est disposé à mettre en oeuvre la libéralisation des données dans ce domaine, comme dans d'autres. C'est une stratégie du Conseil fédéral, confirmée à plusieurs reprises; c'est également une stratégie soutenue par le Parlement. Mais j'ai indiqué clairement que s'il y a des pertes de recettes, il faudra effectivement les compenser. C'est la raison pour laquelle il est indiqué dans la réponse à la motion 12.3335 que la libéralisation des données dans ce domaine va certainement s'accompagner d'une réflexion sur les coûts ou sur les pertes de recettes que cela pourrait engendrer. Il faudrait analyser cela en détail. Première estimation des baisses de revenus: environ 2 millions de francs par année.

Maintenant, il faut d'abord nous laisser prendre connaissance de la décision du Conseil national. Il y a peut-être encore un petit espoir que vous entriez en matière. Ensuite il faudra tirer les conséquences et faire l'analyse de la motion si elle est adoptée par les conseils.

Vote

Präsident (Walter Hansjörg, Präsident): Die Kommission beantragt Nichteintreten, der Bundesrat Eintreten auf die Vorlage.

Abstimmung - Vote

Für Eintreten ... 1 Stimme

Dagegen ... 168 Stimmen

Abschreibung - Classement

Antrag des Bundesrates

Abschreiben der parlamentarischen Vorstösse

gemäss Brief an die eidgenössischen Räte

Proposition du Conseil fédéral

Classer les interventions parlementaires

selon lettre aux Chambres fédérales

Angenommen - Adopté