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Suizidprävention. Handlungsspielraum wirkungsvoller nutzen
Germann Hannes · P-M · Ständerat · Schaffhausen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Präsident (Germann Hannes, Präsident): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten. Die Kommission beantragt mit 5 zu 2 Stimmen bei 1 Enthaltung, die Motion anzunehmen. Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Gutzwiller Felix · Mit-M · Ständerat · Zürich · FDP-Liberale Fraktion
Im Namen der Kommission möchte ich Sie bitten, die Motion anzunehmen.
In unserer Diskussion ist zum Ausdruck gekommen, dass wir durchaus ein gewisses Verständnis für die Skepsis des Bundesrates haben, indem auf Bundesebene die Möglichkeiten natürlich eingeschränkt sind, hier aktiv zu werden, und auch schon einiges getan wurde. Wenn Sie aber die Bedeutung dieses Problems für die Gesundheit der Schweizer Bevölkerung, vor allem auch der jüngeren, in Betracht ziehen, dann sehen Sie, dass es doch ein sehr, sehr ernsthaftes Thema ist. Ich verweise zum Beispiel auch auf den Bericht von heute in einer Boulevardzeitung zu den Problemen rund um die SBB und die sogenannten Personenunfälle. Das Thema Suizid ist ein grosses Problem in der Schweiz. Sie ist ein Land mit einer sehr hohen diesbezüglichen Häufigkeit. Deshalb muss es sehr ernst genommen werden.
Die Kommission war deshalb der Meinung, dass gewisse zusätzliche Handlungsmöglichkeiten beim Bund eben doch wahrzunehmen sind. Sie hat daran erinnert, dass ein ursprüngliches Kommissionspostulat ebenfalls gegen den Willen des Bundesrates angenommen wurde, dann aber aufgrund einer Petition von 66 000 Personen ein sehr interessanter Bericht der Verwaltung zustande gekommen ist, der die Grundlagen über die Prävention des Suizides in der Schweiz darlegt. Diese Grundlagen und der Bericht des Bundesrates zeigen gerade, dass der Bund selber durchaus Möglichkeiten hätte, etwas aktiver zu sein. Es besteht also eine gewisse Diskrepanz zwischen der Stellungnahme des Bundesrates zu dieser Motion und seinem eigenen Bericht. Dieser kommt auf Seite 42 ja gerade zum Schluss, dass der Bund gewisse Aktivitäten durchaus verstärken könnte, etwa bei der Übernahme der Plattform des Bündnisses, das in verschiedenen Kantonen existiert, bei der Vermittlung von Best-Practice-Vorgehensweisen in verschiedenen Kantonen. Da gibt es durchaus koordinative Tätigkeiten, die der Bund übernehmen könnte. Es hat mit anderen Worten der Kommission nicht genügt, dass mit dem Hinweis auf die Aufgabenteilung und mit dem Hinweis, dass hier schon einiges gehe, diese Motion abgelehnt wird.
Wir möchten Sie deshalb bitten, im Hinblick auf das grosse Problem, das in der Schweiz nach wie vor besteht, im Hinblick darauf, dass der bundesrätliche Bericht selber sagt, dass auf Bundesebene gewisse Aktivitäten zusätzlich durchgeführt werden können, im Hinblick auch auf die in gewissen Kantonen bestehenden guten Ansätze, die verallgemeinert werden können, gemäss der Kommission diese Motion anzunehmen.
Maury Pasquier Liliane · Mit-F · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
Dans notre pays, le taux de suicide et, en particulier, le taux de suicide des jeunes demeure aussi élevé en comparaison internationale que la prévention au niveau fédéral reste faible. Environ trois personnes se donnent la mort chaque jour et, en 2011, parmi elles, 134 jeunes se sont ôté la vie. Le suicide est ainsi la cause de un à deux pour cent des décès enregistrés en Suisse et la première cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 29 ans.
C'est alarmée par ces constats que, en 2008, j'avais interpellé le Conseil fédéral sur la manière dont il comptait honorer ses engagements en matière de prévention du suicide des jeunes. Des engagements pris au niveau national avec, en 2005, la reconnaissance du suicide comme thème de santé publique et la décision de renforcer le volet prévention. Des engagements internationaux aussi - au moins souhaités -, puisque, notamment, une résolution adoptée en 2008 par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe demandait aux Etats membres de mettre en oeuvre des plans de prévention du suicide en faveur des adolescents. En 2012 encore, lors de son dernier examen périodique universel par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, la Suisse s'est vue recommander le renforcement des mesures de prévention du suicide auprès des jeunes.
A l'époque, le Conseil fédéral m'avait notamment renvoyée au projet de loi fédérale sur la prévention et la promotion de la santé, loi qui a été depuis - vous le savez - trucidée, si j'ose dire, par ce Parlement.
La présente motion, qui demande un plan d'action pour la prévention du suicide dans le cadre légal actuel, représente donc une alternative bienvenue. Bienvenue parce qu'elle demande au Conseil fédéral de mettre l'accent sur les risques majeurs que sont la dépression, mais aussi l'isolement social. Bienvenue, parce qu'elle vise à compléter, à élargir les actions déjà entreprises ou envisagées par la Confédération pour la prévention du suicide en général et du suicide des jeunes en particulier, en collaboration avec les cantons et d'autres partenaires.
Le suicide est un problème majeur de santé publique qui a des effets majeurs sur les victimes, bien sûr, mais aussi sur leur entourage. Un problème national de cette envergure ne peut se contenter d'arrangements mineurs ou locaux.
Ainsi, si l'on s'en tient au volet de la santé psychique, seuls douze cantons ont un programme de santé mentale. Un plan d'action au niveau suisse s'impose donc, qui soit expressément dévolu à la prévention du suicide et qui aille au-delà de l'intégration de ce thème dans différents programmes. Car si l'on veut que le suicide cesse d'être un tueur silencieux, il faut briser le tabou qui l'entoure et lui consacrer un plan de prévention spécifique, qui le mentionne clairement.
C'est ce que souhaite la commission et ce que je souhaite avec elle.
Eder Joachim · Mit-M · Ständerat · Zug · FDP-Liberale Fraktion
Die ablehnende Stellungnahme des Bundesrates datiert vom 9. Dezember 2011. Heute würde diese, so glaube ich, anders lauten. Der Gesundheitsminister und die Landesregierung haben in der Zwischenzeit in diesem wichtigen Bereich nämlich einiges getan. So hält der Bundesrat in seiner Agenda "Gesundheit 2020" unter anderem die Förderung der psychischen Gesundheit sowie die Verbesserung der Vorbeugung und Früherkennung psychischer Krankheiten als wichtige Ziele fest. Zudem schreibt die Exekutive in der Stellungnahme zum Kommissionspostulat 13.3370, "Beabsichtigte Massnahmen zur psychischen Gesundheit in der Schweiz", welches unser Rat auf Antrag der Kommission für soziale Sicherheit und Gesundheit am 11. Juni 2013 angenommen hat, Folgendes: "Der Bundesrat misst der Thematik eine hohe Bedeutung zu und ist bereit, die verlangten Abklärungen zu treffen und den eidgenössischen Räten die entsprechenden Schlussfolgerungen zu unterbreiten. Bei der Frage der allfälligen Massnahmen und deren Finanzierung wird die geltende Aufgabenteilung zwischen Bund und Kantonen zu berücksichtigen sein."
Aus den erwähnten Gründen ist es meines Erachtens nur folgerichtig, wenn wir heute die Motion Ingold annehmen, wie dies schon der Nationalrat getan hat. Der Bundesrat dürfte den im Vorstoss geforderten Aktionsplan problemlos vorlegen können. Sehr geehrter Herr Gesundheitsminister, darf ich davon ausgehen, dass ich mit dieser Einschätzung die Situation richtig beurteile?
Ich bin Ihnen, geschätzte Kolleginnen und Kollegen, dankbar, wenn Sie dem Antrag Ihrer Kommission zustimmen. Es reicht nicht, dass wir vorgestern, am Tag der Kranken, speziell jene Menschen in den Mittelpunkt stellten, die unter psychischen Belastungen leiden. Wir sollten Ihnen heute auch beweisen, dass wir das Thema ernst nehmen. Dies hat übrigens auch Bundespräsident Didier Burkhalter in seiner Fernsehansprache getan.
Berset Alain · BR-M · Bundesrat · Freiburg
Le Conseil fédéral est d'avis - comme l'auteur de la motion - que la problématique du taux de suicide élevé en Suisse est une question de santé publique à prendre au sérieux. Les maladies psychiques, en particulier les dépressions, constituent d'importants facteurs de risque, et pour prévenir le suicide, il faut donc lutter contre ces maladies. C'est pour cela que le Conseil fédéral estime que la prévention et le dépistage précoce des maladies psychiques sont une priorité de la politique sanitaire. Malgré la décision du Parlement de rejeter la loi sur la prévention, nous continuons, avec les moyens actuels à disposition, à nous investir à ce niveau, notamment dans le cadre - cela a été dit dans le débat - de la mise en oeuvre de la stratégie globale "Santé 2020".
Beaucoup de choses ont été faites concrètement. La Confédération s'engage pour la santé psychique et la prévention du suicide, et beaucoup d'activités sont en cours. L'OFSP soutient par exemple la mise en oeuvre du programme d'action "Alliance contre la dépression" dans douze cantons; c'est un modèle qui a été développé en Allemagne et qui vise à repérer et à mieux soigner les dépressions. L'OFSP soutient également activement le rapport de l'OMS dans ce domaine, qui doit paraître à l'automne 2014; c'est un document qui décrira la problématique du suicide à travers le monde, en présentant notamment la situation en Suisse et les défis à relever. Je mentionnerai également que la Confédération a créé en 2011, avec Promotion Santé Suisse et la Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la santé, le Réseau Santé Psychique dont elle soutient les activités. C'est une plateforme qui est destinée à l'échange entre les acteurs du terrain et les autorités dans ce domaine, et qui facilite ainsi le transfert de connaissances et l'échange d'informations et d'expériences; cette collaboration a été prolongée jusqu'à la fin de l'année 2016.
Il y a également le rapport en réponse au postulat "Mesures envisagées dans le domaine de la santé psychique en Suisse", qui est en cours d'élaboration. Il sera là bien sûr question de la prévention, du dépistage précoce, des passerelles avec les soins proposés dans le domaine de la santé psychique. Le rapport est prévu pour 2015. Il répondra en même temps au mandat du dialogue politique national de la santé de mieux coordonner aujourd'hui les activités qui existent dans le domaine de la prévention et du dépistage précoce des maladies psychiques.
En conclusion, le Conseil fédéral propose de rejeter la motion. Qu'est-ce que cela signifie? On peut l'interpréter de deux manières. Soit on considère que les mesures qui ont été entreprises sont, dans le fond, une concrétisation de la motion qui peut alors être rejetée pour des motifs formels parce qu'elle est déjà mise en oeuvre - puisqu'elle a deux ans et demi; vous me direz qu'avec la même argumentation elle pourrait être tout aussi bien acceptée, ce dont je vous laisse juges. Ou alors, et là il faut être clair aussi, le Parlement souhaite avec la motion un plan d'action plus large que ce qui a été effectué jusqu'à aujourd'hui. Dans ce cas, le rôle du Conseil fédéral est de vous mettre en garde, car nous n'avons pas aujourd'hui de base légale pour le faire. Ce n'est pas si simple à réaliser. Regardons quelles mesures nous pourrions prendre pour aller plus loin. Par exemple, en ce qui concerne l'information de la population dans le domaine, une base légale est nécessaire pour des campagnes de prévention. Pensons au soutien de projets pilotes pour la prévention et la détection précoce des dépressions et autres maladies psychiques: là également nous n'avons pas aujourd'hui de base légale pour agir. Pensons à la coordination des actions prises dans toute la Suisse en assurant le contrôle de qualité à la transmission des bonnes pratiques: à l'heure actuelle, cela est possible pour les cantons, mais la Confédération n'a pas de compétence dans ce domaine. On peut également penser à l'amélioration de la prise en charge en matière de soins, ce qui est aujourd'hui possible pour les cantons. On peut penser à la réglementation de l'accès aux armes - ce qui a été rejeté en votation populaire - ou à la réglementation pour l'accès aux médicaments potentiellement mortels, qui est déjà couverte par la loi sur les stupéfiants. La question qui se pose donc est de connaître la signification de la motion. Considère-t-on que les choses sont déjà en cours et que c'est au bon niveau? Ou considère-t-on qu'il en faut plus? Avec la loi sur la prévention, l'affaire aurait été plus simple à régler, parce qu'elle aurait donné à la Confédération une base légale pour agir. Le Parlement n'a pas voulu adopter cette loi. Nous nous en tenons à cette décision, mais je n'aimerais pas qu'aujourd'hui, avec la motion, vous nous demandiez de représenter les mesures qui étaient inscrites dans la loi sur la prévention et qui ont été rejetées par le Parlement.
C'est le signal que je perçois. J'essaierai de décoder avec le plus de précision possible le signal que vous souhaitez envoyer, mais je vous demande de m'envoyer autant que possible un signal clair.
C'est avec cette argumentation que le Conseil fédéral vous invite à rejeter la motion.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 27 Stimmen
Dagegen ... 7 Stimmen
(4 Enthaltungen)