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Zunahme der HIV-Diagnosen. Wachsamkeit erhöhen
Lombardi Filippo · P-M · Ständerat · Tessin · Fraktion CVP-EVP
Il presidente (Lombardi Filippo, presidente): L'autrice dell'interpellanza è parzialmente soddisfatta della risposta del Consiglio federale e chiede una discussione. - Non vi sono obiezioni.
Maury Pasquier Liliane · Mit-F · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
Je suis satisfaite de voir que le Conseil fédéral prend au sérieux la recrudescence du nombre de diagnostics de VIH dans notre pays, qui s'est hélas confirmée depuis le dépôt de mon interpellation. Ce sont 620 nouveaux diagnostics au total qui ont ainsi été déclarés au 31 décembre 2012, soit une augmentation de 10 pour cent, autrement dit 58 personnes contaminées de plus que l'année précédente. En outre, les explications avancées par le Conseil fédéral pour rendre compte de cette hausse me semblent pertinentes, car l'on fait aujourd'hui le constat inquiétant d'un sentiment erroné de maîtrise du VIH/sida, qui se traduit aussi bien par la croyance que l'on peut guérir de cette maladie au niveau individuel que par le mirage que l'on peut mettre fin à la pandémie de sida au plan collectif et mondial. Car oui, c'est pour l'heure un mirage si l'on considère, par exemple, les statistiques qui viennent d'être révélées par l'Afrique du Sud, selon lesquelles plus d'une adolescente sur quatre est séropositive dans ce pays.
Mais revenons en Suisse: l'OFSP, me dit-on, publiera une analyse détaillée des déclarations de VIH et d'infections sexuellement transmissibles pour l'année 2012 dans son bulletin du mois de mai 2013. Je salue bien évidemment cette initiative et je me réjouis de prendre connaissance des résultats de cette analyse. Toutefois, point n'est besoin de les connaître pour rappeler une évidence: les jeunes d'aujourd'hui sont les adultes de demain, en Afrique du Sud comme en Suisse. Parmi les adolescentes et adolescents de 2013, on retrouve les personnes susceptibles de s'infecter d'ici quelques années par voie homosexuelle, intraveineuse ou par voie hétérosexuelle. Les infections par voie hétérosexuelle, soit dit en passant, sont elles aussi en augmentation par rapport à 2011, autant que celles par voie intraveineuse, d'où l'importance de prendre des mesures pour renforcer la prévention auprès de la population en général, dont les jeunes, selon l'axe d'intervention numéro 1 du programme national, ce qui, par ailleurs, n'empêche pas de poursuivre les efforts de prévention en direction des groupes particulièrement touchés.
Si je salue la volonté du Conseil fédéral de recentrer la campagne "Love Life" sur le VIH et sa gravité, je ne peux que déplorer le manque de soutien à des projets d'intervention auprès des jeunes.
Je fais notamment allusion au cas du projet "Ecoles", qui repose sur la transmission de témoignages de personnes touchées par le VIH/sida à des jeunes et à des adultes en formation. Ce projet, qui fonctionnait bien, va s'éteindre faute de financement. Or Santé sexuelle suisse, l'organisation faîtière de ce domaine dans notre pays, par exemple, aurait sans doute soutenu ce projet si l'enveloppe reçue de l'OFSP le lui avait permis.
Constatant, comme il le fait, que des impératifs économiques dans les cantons et un certain effet yoyo sur le plan politique ont entraîné ces dernières années une baisse de l'engagement dans certains cantons, le Conseil fédéral devrait, à mon sens, veiller à renforcer l'implication de la Confédération en collaboration avec tous les partenaires nationaux.
J'espère que l'analyse conduite par l'OFSP pourra déboucher sur des mesures concrètes de soutien à certains projets du type de celui que j'évoque. J'espère aussi que le Conseil fédéral ne cède pas à une certaine pression en défaveur d'interventions dans les écoles et ne relâche pas les efforts de prévention globale, car on ne guérit pas du sida, on en souffre et même on en meurt encore aujourd'hui, aussi en Suisse. Cela vaut la peine d'être appris aux jeunes de notre pays, dans les lieux qu'ils fréquentent tous, et ceci quelle que soit leur orientation sexuelle et leur parcours de vie futur.
Gutzwiller Felix · Mit-M · Ständerat · Zürich · FDP-Liberale Fraktion
Ich bin Frau Kollegin Maury Pasquier dankbar, dass sie dieses Thema hier kurz aufgreift. Es ist ein wichtiges Thema. In der Tat nimmt die Zahl der HIV-Diagnosen leicht zu. Man sollte das sicher nicht dramatisieren, aber sie nimmt leicht zu. Die Gründe sind vielfältig, wie das der Bundesrat auch sagt. Nach meiner Erfahrung ist ein wichtiger Grund, dass man in diesem Bereich sozusagen das Opfer der guten medizinischen Entwicklung geworden ist. Es ist heute so, dass viele junge Menschen wissen, dass diese Krankheit behandelbar ist, wenn man es richtig macht, dass sie nicht mehr oder nur selten tödlich ist. Das hat sich in den letzten dreissig Jahren ganz dramatisch geändert. 1982 wurde der erste Fall in der Schweiz bekannt; Sie erinnern sich. Deshalb gilt es in jedem Fall, wieder neue Wege zu finden, wie diese Krankheit thematisiert werden kann.
Ich glaube in diesem Sinne auch, dass es richtig ist, dass die Strategie etwas geändert wurde und heute nicht nur HIV/Aids, sondern auch andere sexuell übertragbare Krankheiten mit einbezogen werden. Man macht in dem Sinne auch nicht mehr "nur" eine Stop-Aids-Kampagne, sondern es ist daraus eine Love-Life-Kampagne geworden, um den englischen Ausdruck zu nehmen.
Ich möchte abschliessend die Gelegenheit auch benutzen, um doch deutlich zu machen, dass es immer wieder Stimmen gibt, die sagen, nachdem wir kürzlich sozusagen gerade das Jubiläum "25 Jahre Stop-Aids-Kampagne" begangen haben, sei es an der Zeit, diese Aktivitäten zurückzufahren und nichts mehr oder viel weniger zu tun. Ich meine, dass dies falsch wäre. Das belegen nicht nur die neuen Zahlen. Viel wichtiger ist für mich die Tatsache, dass jedes Jahr ganze Kohorten, ganze Gruppen von Jugendlichen in die Sexualität eintreten, die Sexualität entdecken. Für uns "Alte" ist das Präservativ ein gewohntes Bild geworden. Wir haben alle das Gefühl: Wir wissen das nun wirklich genug, wir kennen es. Aber für Junge, die die Sexualität neu entdecken, ist das eine völlig neue Welt. Deshalb muss auch die Kampagne, müssen die Anstrengungen präsent bleiben.
Ich denke deshalb, dass es richtig ist, im Zusammenhang mit der Interpellation Maury Pasquier daran zu erinnern, dass Vorschläge, diese Kampagne zurückzufahren, die Gelder zu reduzieren, das Falsche treffen. Ich bin der Meinung, dass wir unsere Anstrengungen, die Anstrengungen des Bundes, der Kantone und der Aids-Hilfe, unvermindert weiterführen sollten.
Berset Alain · BR-M · Bundesrat · Freiburg
Madame Maury Pasquier, vous interpelez le Conseil fédéral au sujet de l'augmentation du nombre de diagnostics d'infection au VIH. Je crois que vous avez reçu une réponse assez complète qui montre que nous prenons tout cela très au sérieux. Nous sommes également préoccupés par cette situation, nous la suivons de près et je suis très heureux d'entendre, dans les interventions d'aujourd'hui, qu'il y a aussi un soutien de votre part aux travaux qui sont menés.
C'est vrai que les extrapolations de l'automne passé se sont confirmées pour 2012. L'OFSP a observé une augmentation des diagnostics de VIH de 10 pour cent par rapport à 2011. Au cours des dernières années, on a connu une constante diminution des nouvelles infections et ce changement qu'on constate pour l'année dernière nous interpelle.
Je crois qu'il y a une explication qu'on peut donner ici clairement: les campagnes de prévention, le recul du nombre de diagnostics auquel nous avons assisté ces dernières années ainsi que le discours et le débat sur les médicaments ont pu donner le sentiment erroné que la situation était réglée. Elle ne l'est pas. Il faut le dire avec toute la clarté et la vigueur nécessaire: cette situation n'est pas réglée. Il y a chaque année de nouveaux cas d'infection et une personne qui est infectée le reste à vie - ce que vous avez justement souligné également dans votre intervention, Madame Maury Pasquier. Donc, je crois que s'il y a un élément qui doit nous interpeller, c'est cette sorte de normalisation de l'infection au VIH qui, grâce aux progrès de la médecine, c'est vrai, se traite efficacement - ce qui a très certainement une influence sur le comportement des personnes concernées.
Dans la réponse à votre interpellation sont mentionnés quelques éléments relatifs au traitement ainsi que les différents axes d'intervention. Il est très important de souligner cela. Nous essayons d'avoir une action qui soit très ciblée, vraiment organisée dans ce domaine. En effet, nous savons que par rapport à la population dans son ensemble, les personnes qui sont issues de groupes particulièrement menacés encourent un risque 30 à 100 fois supérieur d'être infectées par le virus. Pour les partenaires de personnes infectées, ce risque est 300 fois supérieur. Il faut donc avoir aussi une action en termes de prévention, d'information, de suivi qui tienne compte des différents groupes auxquels nous avons affaire. Le Conseil fédéral a déjà esquissé plusieurs mesures possibles, par exemple recentrer la campagne plus spécifiquement sur le VIH à partir de 2014. Nous souhaitons suivre cette situation de près, avoir un suivi aussi précis que possible des analyses épidémiologiques de 2012 avant de prendre des décisions relatives à d'autres mesures complémentaires.
Madame Maury Pasquier, vous avez mentionné le projet Ecoles. Nous n'avons pas d'élément qui permette de penser que l'augmentation constatée des cas de VIH soit liée à l'abandon du projet Ecoles.
Enfin, il faut être relativement prudent. J'aimerais souligner que ce projet est de la responsabilité de l'Aide suisse contre le sida. Il était financé par des dons privés et n'a jamais fait l'objet du soutien de l'OFSP. En 2011, les antennes régionales de l'Aide suisse contre le sida ont décidé d'utiliser autrement la part des dons privés qui finançaient ce projet et une telle décision relève de la compétence de l'organisation. Mais je crois que l'intervention que vous avez faite à ce sujet fait aussi partie des réflexions que nous devons mener et du cadre dans lequel il faut intervenir.
Pour terminer, la Confédération va poursuivre son engagement, qui a été fort ces dernières années, mais qui doit se poursuivre en collaboration avec les principaux partenaires - il s'agit évidemment des cantons, des associations privées - pour remplir l'objectif du programme national, à savoir diminuer de moitié le nombre de nouveaux cas d'infection au VIH et à d'autres maladies sexuellement transmissibles d'ici 2017.