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La Suisse et le conflit au Zimbabwe

Couchepin Pascal · BR-M · Conseil fédéral · Valais

Les violences au Zimbabwe ont pris de l'ampleur à partir de mars 2000 lorsque le régime a poussé des militants de l'Union nationale africaine de la ZANU PF, le parti du chef de l'Etat, à occuper illégalement quelque 1700 fermes détenues en grande majorité par des fermiers blancs.

A l'échelle du pays, les 4600 fermes que le régime voudrait récupérer pour les redistribuer sans indemnisation aux fermiers noirs représentent près de 95 pour cent des superficies cultivées dans le pays. Les observateurs sont unanimes à conclure qu'il s'agit d'une manoeuvre du président Mugabe pour se maintenir au pouvoir. Ce climat de violence et de non-respect de l'Etat de droit a valu à ce pays d'être condamné à plusieurs reprises par la communauté internationale.

Depuis le début des affrontements, la Suisse, par l'entremise de son ambassade à Harare, a effectué des démarches auprès des autorités du pays et leur a fait part des préoccupations de notre gouvernement à l'égard de la détérioration de la situation au Zimbabwe. Ces démarches avaient pour but d'inciter ce pays à prendre des mesures pour rétablir l'Etat de droit et la réforme agraire conformément à un Etat de droit. Nous voulions aussi aider à ce que la liberté d'expression soit préservée, et si possible contribuer à diminuer la violence et l'intimidation. La Suisse soutient plusieurs projets, notamment dans le domaine des droits de l'homme. Elle finance un site Internet reliant les ONG zimbabwéennes et un programme de formation relatif aux droits de l'homme.

En exigeant la stricte application de l'Accord de protection des investissements en vigueur entre les deux pays, la Suisse a réussi à faire enlever de la liste des nationalisations quelques fermes appartenant à des ressortissants suisses. A l'heure actuelle, huit exploitations agricoles sont toujours menacées d'expropriation.

Widmer Hans · Conseil national · Lucerne · Groupe socialiste

Erfahrungen in anderen Ländern haben gezeigt, dass die Aufhebung von Grossgrundbesitz, auch wenn sie in rechtsstaatlicher Weise geschieht und erst recht, wenn sie gewaltsam passiert, jeweils mit einem Rückgang der Nahrungsmittelproduktion verbunden ist; den neuen Kleinbauern fehlt es oft an Erfahrung und Kapital.

Nun die Frage: Ist der Bundesrat bereit, nach einer allfälligen Landreform in Simbabwe die neuen, allenfalls eben schwarzen Bauern durch geeignete Projekte der Entwicklungszusammenarbeit zu unterstützen?

Couchepin Pascal · BR-M · Conseil fédéral · Valais

C'est un petit peu prématuré pour répondre à une question comme celle-là. Ce serait un petit peu angélique de notre part de confirmer que si on violait le droit et que si on expropriait les Suisses propriétaires de fermes au Zimbabwe, on s'empresserait de voler au secours de ceux qui ont enlevé les fermes aux Suisses. Alors, dans un monde aussi peu angélique que celui dans lequel nous vivons, si cruel, nous n'avons pas l'intention de mettre de l'argent des contribuables pour, au fond, justifier d'une certaine manière un comportement que nous considérons comme contraire au droit. Je sais que lors de la conférence qui s'est tenue récemment à Abusha, sauf erreur, les Anglais en particulier ont fait des propositions au gouvernement du Zimbabwe en lui disant que s'il renonçait à la violence, s'il renonçait à l'occupation forcée des terrains, la communauté internationale serait prête à aider l'agriculture du Zimbabwe. Je verrais volontiers qu'on s'associe à une mesure comme cela, mais après que le droit soit rétabli.