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Pénurie de médecins de famille
Bulliard-Marbach Christine · Mit-F · Conseil national · Fribourg · Groupe PDC-PEV
Der Mangel an Hausärzten beunruhigt die Schweizer Bevölkerung sehr. Zur Erinnerung: Gegenwärtig kommen in der Schweiz auf einen Hausarzt 2000 Einwohner. Das Verhältnis sollte aber bei einem Arzt pro 1000 Einwohner liegen. Die Situation, es ist uns allen bewusst, ist sehr ernst, aber der Bundesrat wiederholt immer wieder, am besten würden wir einfach warten - bis der verabschiedete Masterplan Früchte trägt, bis der Lohn der Hausärzte besser ist, bis das Bildungssystem mehr Plätze für Hausärzte bereitstellt.
Die Motion, die ich vor mehr als einem Jahr eingereicht habe, schlägt ein schnelles Handeln vor. Sie verlangt finanzielle Anreize zur Schaffung von Praktikumsplätzen für Studentinnen und Studenten mit einem Beschäftigungsgrad von 50 bis 100 Prozent in Hausarztpraxen. Wir wissen, dass heute sieben von zehn Studierenden an den medizinischen Fakultäten Frauen sind und dass diese später gerne einmal Teilzeit arbeiten möchten. Oft machen sie heute kein Praktikum in der Hausarztmedizin, weil die verfügbaren Praktikumsplätze nicht passen - sei es wegen der Arbeitszeiten, sei es wegen des Arbeitsorts.
Die Kantone bemühen sich, Praktikumsplätze in den Hausarztpraxen zu finanzieren. Aber wir müssen noch weiter gehen und erreichen, dass Angebot und Nachfrage besser übereinstimmen. Über das dafür benötigte Gesamtbild verfügt nur der Bund. Er kann handeln und die Koordination zwischen den Kantonen verbessern.
Meine Motion verlangt vom Bund ausserdem, dass er die Schaffung von Gemeinschaftspraxen fördert, um die Attraktivität von Praktika in Praxen im Vergleich zu Praktika in Spitälern zu erhöhen. Doch davon möchte der Bundesrat nichts wissen. Er hat in seiner Stellungnahme in Erinnerung gerufen, dass das Volk das Projekt Managed Care in der Abstimmung, die einen Monat nach Einreichung meiner Motion stattfand, ablehnte.
Malgré les assurances du Conseil fédéral, la question de l'attractivité des places de stage dans les cabinets médicaux n'est pas réglée du tout. Le fameux Masterplan du Conseil fédéral prévoit certes des actions dans ce domaine, mais sa contribution essentielle sera d'améliorer les perspectives salariales des futurs médecins de premier recours. Cela suffit-il? Je ne le crois pas tant il est vrai que le choix d'une spécialisation pour chaque étudiant en médecine est autant un choix de vie qu'un choix de niveau de vie.
De même, l'amélioration de la place de la médecine de famille dans la formation initiale et postgrade des médecins, un autre axe du Masterplan, est une bonne chose. Mais encore, faut-il aller jusqu'au bout et agir concrètement sur les places de stage?
Les futurs médecins de famille veulent pouvoir exercer leur métier à temps partiel et être bien rémunérés. Le seul fait d'améliorer la rémunération risque de laisser sur le bord du chemin des personnes volontaristes mais qui ne sont pas prêtes à se lancer dans le sacerdoce que représente encore trop souvent la médecine de famille et souhaitent exercer autrement que vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept. Notre rôle est d'agir aussi sur ce front.
Dans ce sens, je vous remercie de soutenir ma motion. Vous encouragerez le Conseil fédéral à agir encore plus résolument en faveur de l'attractivité des stages dans les cabinets médicaux de premier recours.
Berset Alain · BR-M · Conseil fédéral · Fribourg
Je crois, Madame Bulliard-Marbach, que nous sommes d'accord sur l'importance de soutenir la médecine de famille. La question est ensuite de savoir quelles sont les démarches à entreprendre et dans quel ordre. Vous l'avez mentionné vous-même, vous avez déposé cette motion environ un mois avant le rejet par le peuple du projet "managed care", qui avait été adopté par le Parlement, et également un peu plus d'un mois avant le lancement du plan directeur "Médecine de famille et médecine de base".
On peut dire - et j'ai eu l'occasion d'en parler tout à l'heure en marge du débat sur le contre-projet direct à l'initiative "Oui à la médecine de famille" - qu'il s'est quand même passé beaucoup de choses depuis ce moment-là. Le Conseil fédéral a notamment eu l'occasion de rappeler à plusieurs reprises qu'il considère que la médecine de famille est très importante pour le système de santé et les soins médicaux de base et que cette reconnaissance est précisément l'une des motivations qui a permis le lancement du plan directeur précité.
Ce plan directeur prévoit diverses mesures, justement pour améliorer la situation des médecins de famille, pour augmenter l'attractivité de la profession. Des mesures concrètes ont été prises dans plusieurs domaines: la loi sur les professions médicales, la recherche, les places de stage. Cela répond très concrètement à votre motion. Les cantons et la Confédération, dans le cadre du plan directeur "Médecine de famille et médecine de base", se sont mis d'accord sur un projet, avec un financement, qui vise à améliorer la situation des places de stage pour les futurs médecins de famille. Je serais donc très heureux de pouvoir vous présenter les détails de ce projet. Cela répond à la légitime question que vous avez posée avec votre motion et nous avons aussi tenu compte de ce que vous avez proposé pour l'intégrer, naturellement en collaboration avec les cantons, dans le cadre du plan directeur.
Actuellement, beaucoup de mesures sont mises en place. Il y a relativement peu de domaines dans lesquels les choses ont bougé aussi vite et de manière si positive, avec l'ensemble des partenaires, en si peu de temps. Imaginez, ce n'est pas tout simple! Il faut que les cantons, les universités et la Confédération soient présents. Dans ce domaine, nous avons vraiment pu faire des pas dans la bonne direction.
La question ensuite de savoir ce que cela va signifier à l'avenir pour les médecins de famille - vous avez mentionné notamment l'évolution du temps partiel et les conditions du temps partiel - est assez différente de celle des places de stage que vous mentionnez. C'est peut-être plutôt lié à la question des structures et des cabinets de groupe. Là, c'est effectivement le rôle des communes et des cantons de faire le nécessaire et de soutenir ces démarches.
Vous souhaitez que ce soit la Confédération qui le fasse, mais je ne crois pas que les cantons soient absolument enthousiastes à l'idée que cette compétence change de main.
Dans ce domaine, la coordination entre Confédération, cantons et autres partenaires est très importante. Nous avons vraiment fait des pas qui vont dans la bonne direction et c'est la raison pour laquelle le Conseil fédéral a proposé de rejeter votre motion, estimant que ce qui pouvait être fait avait déjà été mis en place. Encore une fois, ce n'est pas un rejet des préoccupations de fond; le Conseil fédéral reconnaît, comme vous, qu'il faut mieux soutenir la médecine de famille et nous entreprenons des démarches pour le faire.
Je vous invite donc, au nom du Conseil fédéral, à rejeter la motion.
Vote
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 96 Stimmen
Dagegen ... 79 Stimmen
(5 Enthaltungen)