14.3120
Die Partnerschaft mit Europa sicherstellen
Hêche Claude · P-M · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion
Antrag der Mehrheit
Annahme der Motion
Antrag der Minderheit
(Germann, Eder, Keller-Sutter, Minder)
Ablehnung der Motion
Proposition de la majorité
Adopter la motion
Proposition de la minorité
(Germann, Eder, Keller-Sutter, Minder)
Rejeter la motion
Le président (Hêche Claude, président): Un rapport écrit de la commission vous a été remis. Le Conseil fédéral propose l'adoption de la motion.
Gutzwiller Felix · Mit-M · Ständerat · Zürich · FDP-Liberale Fraktion
Es wurde jetzt bei der Behandlung der vorherigen Motion schon einiges gesagt. Ich habe festgestellt, dass in der Optik der Mehrheit diese beide Motionen eher komplementär als gegensätzlich sind und deshalb beide angenommen werden können; genauso sieht das auch der Bundesrat.
Die jetzt noch zu diskutierende Motion der sozialdemokratischen Fraktion 14.3120 wurde vom Nationalrat ebenfalls angenommen. Sie will, wie das auch schon ausgeführt wurde, die Qualität der Beziehungen zwischen der Schweiz und der Europäischen Union wahren und entwickeln. Sie möchte rechtliche Grundlagen ausarbeiten, die den Beibehalt, die Weiterentwicklung und die Festigung dieser Beziehungen sicherstellen. Sie schreibt sich, Herr Kollege Levrat hat das vorher erwähnt, damit sozusagen in die jetzige bundesrätliche Politik ein.
Die Mehrheit ist also der Meinung, dass diese Motion mithilft, den bilateralen Weg weiterzugehen und ihn entsprechend zu gestalten. Die Minderheit hat das Gefühl, dass diese Motion umgekehrt nichts dazu beiträgt, sehr ähnlich wie vorher die andere Minderheit, und dass man allenfalls durch diese Motion auf die Idee kommen könnte, den Volksentscheid vom Februar 2014 zu hinterfragen. Das sind im Prinzip die Argumente der Minderheit.
Die Kommission empfiehlt Ihnen mit 9 zu 4 Stimmen, diese Motion in der vom Nationalrat beschlossenen Fassung anzunehmen. Die Minderheit wird sicher zusätzlich noch das eine oder andere Argument anbringen.
Ich empfehle Ihnen namens der klaren Mehrheit der APK-SR, die Motion anzunehmen.
Germann Hannes · Mit-M · Ständerat · Schaffhausen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Der Sprecher der Mehrheit respektive der Kommissionspräsident hat bereits auf die Argumentation der Minderheit hingewiesen. Gewiss, auch die Minderheit will, dass die Qualität unserer Beziehungen zur Europäischen Union gewährleistet und aufrechterhalten wird. Darin sind wir uns eigentlich einig, und der Motionstext geht auch in diese Richtung.
Wenn wir aber etwas tiefer hineintauchen und uns mit der Begründung der Motion befassen, stellen wir fest, dass es dort schon ein bisschen anders aussieht. Wir lesen hier, dass es der Motionärin eigentlich darum geht, dass das Stimmvolk nicht gewusst habe, dass die Masseneinwanderungs-Initiative mit der Weiterführung der geltenden bilateralen Verträge kaum kompatibel sei. Daher solle mit einem neuen Erlass das Fundament einer neuen Partnerschaft zwischen der Schweiz und Europa gelegt werden. Das ist doch ein Indiz dafür, dass es eben in die Richtung geht, es brauche quasi eine neue Abstimmung. Wir in der Minderheit haben das mindestens so aufgefasst.
Ich verweise einfach gerne darauf, dass wir über hundert bilaterale Verträge in irgendeiner Form mit der EU haben und dass über hundert Verträge völlig ungefährdet sind, aber dass es in einem, im angesprochenen Bereich der Personenfreizügigkeit, natürlich zu gewissen Problemen kommt. Aber es ist ja dann noch lange nicht gesagt, dass das das Ende des bilateralen Weges wäre. Die EU hat ja noch nicht einmal gesagt, was sie denn dort tatsächlich will. Wir müssen sagen, wie wir die Masseneinwanderungs-Initiative umsetzen wollen, und das hat der Bundesrat vor und wird es auch machen. Aber dafür brauchen wir diese Motion beileibe nicht, zumal sie der Motion, die Sie vorhin überwiesen haben, ein Stück weit zuwiderläuft. Wir haben dort ein Hintertürchen geschlossen, und jetzt kommt diese Motion und macht ein anderes wieder auf. Ich meine, das sorgt dann für Verunsicherung.
Bleiben Sie doch hier auf der Linie! Diese Motion brauchen wir nicht. Das, was die Motion fordert, macht der Bundesrat nun wirklich ohnehin. In diesem Sinne können Sie getrost der Minderheit folgen und die Motion ablehnen.
Levrat Christian · Mit-M · Ständerat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion
Je suis désolé de reprendre la parole, alors qu'auparavant je vous avais promis de ne pas le faire, mais les explications données par Monsieur Germann appellent une réplique.
On a décidé, Monsieur le conseiller fédéral l'a rappelé, de confirmer la stratégie de la Suisse, qui se base sur les accords bilatéraux. Maintenant, la motion qui nous est soumise demande au Conseil fédéral de proposer au Parlement les dispositions législatives nécessaires au maintien, au développement et à la consolidation de ces relations avec l'Union européenne, donc précisément de la voie bilatérale. Cette motion n'est pas en contradiction avec la décision qui a été prise auparavant. Elle confirme la décision que vous avez prise auparavant, qui consistait à ne pas donner de signe d'ouverture vis-à-vis de l'adhésion et à confirmer la voie bilatérale.
Quant au développement de la motion, il faut tenir compte de la date à laquelle elle a été déposée, à savoir quelques semaines après l'acceptation de l'initiative "contre l'immigration de masse". Le développement conclut de la manière suivante: "Cela permettra en outre de s'assurer que les accords bilatéraux ne soient pas rompus sans qu'une votation populaire n'ait lieu." Cela me paraît être aussi en droite ligne avec ce que vous avez décidé précédemment et avec la stratégie du Conseil fédéral. On ne vote donc pas sur des intentions cachées, en faisant un procès d'intention aux auteurs de cette motion, mais on vote sur un texte, qui est relativement clair, et qui s'inscrit complètement, à la fois dans les explications que vous avez données précédemment pour accepter la motion du groupe UDC et dans la stratégie du Conseil fédéral.
Burkhalter Didier · BR-M · Bundesrat · Neuenburg
Zunächst muss ich vielleicht auch eine kurze Bemerkung an die Adresse von Herrn Ständerat Germann machen: Wir sind mit dem Basistext der Motion eigentlich einverstanden, aber Sie suchen - sagen wir es offen - formelle Aspekte, um eher Nein sagen zu können. Das können Sie tun, das ist Ihr gutes Recht. Aber der Bundesrat möchte klar zum Ausdruck bringen, dass man jetzt nicht nur die formellen Aspekte oder den Ursprung der Motion vor Augen haben darf, sondern probieren muss, eher eine inhaltliche Diskussion zu führen. Das ist wichtig, denn es ist die Vorbereitung für einen Konsens. Einmal brauchen wir einen Konsens, um vorwärtszumachen. Nochmals: Jeder stimmt, wie er will, das ist klar, aber Sie müssen auch ein bisschen im Kopf haben - und im Herzen -, dass man einen Konsens braucht, wenn man die zukünftigen Beziehungen zwischen der Schweiz und Europa skizzieren und dann darüber entscheiden will.
Au fond, on est ici dans la deuxième mi-temps. C'est le même match, mais on assiste à la deuxième mi-temps. Comme c'est le cas pour le football, c'est l'autre équipe qui engage. C'est la même situation qu'au football: en effet, la motion vient toujours du Conseil national, mais cette fois de la part du groupe socialiste, ce qui fait que l'opposition vient de l'autre camp. Je le dis comme je le vois, et comme je le pense. Franchement, je trouve qu'il faut dépasser ce clivage; c'est nécessaire maintenant.
Cela dit, regardons ce que demande la motion. Elle demande quelque chose d'apparemment très simple et évident. Elle demande "de préserver la qualité de nos relations avec l'Union européenne", cela en proposant des dispositions qui s'imposent, quel que soit le scénario d'ailleurs. Très franchement, je vois mal comment on peut s'opposer à cela! Comment peut-on s'opposer à un texte de motion qui dit qu'il faut préserver la qualité de nos relations avec notre principal partenaire? Le Conseil fédéral a examiné ce texte; il estime qu'on ne peut pas s'y opposer, parce que c'est ce qu'il veut et ce que veut la population suisse. Les Suisses veulent des relations de qualité avec l'Union européenne. On peut penser ce qu'on veut des crises de l'Union européenne, mais la relation entre la Suisse et l'Union européenne doit être de qualité, c'est important. C'est important non seulement sur les plans économique et social, mais c'est également très important sur le plan des valeurs. Ce n'est qu'avec des relations de qualité que nous parviendrons à conclure des accords avec l'Union européenne; en effet, si on a une mauvaise qualité des relations, les accords ne seront plus possibles, parce que pour avoir un accord il faut que les deux parties s'entendent.
Depuis un certain temps déjà, nous avons fixé l'objectif général qui est de mieux maîtriser la migration tout en modernisant la voie bilatérale. Moderniser la voie bilatérale, pour nous, cela veut dire préserver son état actuel, mais être aussi capables de la développer. Les deux choses sont compliquées, mais la question du développement est encore plus compliquée et délicate. Pour atteindre cet objectif général de notre stratégie, il faudra de toute façon trouver des solutions aux deux grands enjeux. Dans cette stratégie nous n'avons pas fixé le scénario principal, tous les scénarii sont ouverts; cela ne se fait normalement pas, mais dans une telle situation, c'était, à notre sens, plus raisonnable.
Donc il faut trouver une solution pour la libre circulation des personnes, compte tenu de la situation actuelle, afin de préserver la voie bilatérale.
C'est le but des consultations intensives que nous avons avec la Commission européenne au sujet des options qui nous permettraient d'aller dans le sens d'une préservation de la voie bilatérale, donc de la libre circulation des personnes, tout en tenant compte de la volonté clairement exprimée par le peuple.
Et puis, il y a la question institutionnelle. Là, si on n'a pas de solution, on ne pourra plus développer la voie bilatérale. En principe, on ne pourra plus développer cette voie dans le cadre de l'accès au marché, et cela a de toute façon des impacts sur l'ensemble de la relation. La question institutionnelle est donc véritablement importante, et c'est le but de la négociation en cours, dont j'ai mentionné un aspect tout à l'heure, portant sur la question de la reprise du droit de l'Union européenne dans les accords qui sont utiles à la Suisse, question qui est réglée. Nous avons également réglé la question de la surveillance, selon le mandat, ainsi que la question de l'interprétation du droit. Il s'agissait à ce propos de déterminer comment, avec qui et dans quelle procédure traiter une éventuelle différence d'interprétation du droit. Le dernier point qui reste encore et toujours ouvert - mais les discussions ont repris sur ce sujet -, c'est la question de savoir comment on règle les différends jusqu'au bout. La Suisse veut un règlement politique à la fin et non pas un règlement purement juridique. Si nous ne parvenons pas à un accord et que des mesures de compensation doivent être prévues, nous voulons une solution avec des mesures proportionnées, qui ne remette pas en cause toute la voie bilatérale.
Sur ces deux éléments, pour des raisons vraisemblablement de tactique - on doit le dire aussi ici -, il n'existe pas d'accord à l'heure actuelle. Mais il y aura au final un accord, parce qu'il le faut, et celui-ci portera vraisemblablement sur un ensemble de choses.
Voici donc la situation actuelle. Si des solutions sont trouvées à ces deux défis principaux - l'avenir de la libre circulation des personnes et la question institutionnelle qui permet le développement de la voie bilatérale et lui donne un avenir, pour en tout cas une génération -, eh bien, à un moment donné, des dispositions vous seront soumises. Il y aura un traité, il y aura un débat, et le peuple aura le dernier mot, parce que c'est comme ça en Suisse.
La motion ne demande rien d'autre que tout cela.
Si on tient à l'avenir prospère de notre pays, on doit alors aussi tenir à la préservation et au développement de la voie bilatérale. A notre sens, cette motion ne prévoit rien d'autre. Relisez-la tous: "Le Conseil fédéral est chargé de préserver la qualité de nos relations avec l'Union européenne. Il doit proposer au Parlement les dispositions législatives nécessaires au maintien, au développement et à la consolidation de ces relations."
En revanche, je suis d'accord avec Monsieur Germann, s'agissant du développement de la motion. Hinter die Begründung muss man schon einige Fragezeichen setzen.
Wir sind der Ansicht, dass es nicht nützlich ist, eine Debatte über die Umfragen unmittelbar nach der Abstimmung zu eröffnen; das ist von uns aus nicht nötig. Wir möchten zwar nicht eine solche Debatte, machen Ihnen aber dennoch beliebt, diese Motion anzunehmen. Bei einer Motion ist der Basistext ausschlaggebend und wesentlich, nicht die Begründung. Und was im Basistext dieser Motion steht, kann man nicht verneinen. Das wäre ein falsches Signal.
Wir sind der Meinung, dass die Motion - dieser Text, der inhaltliche Text der Motion - klar angenommen werden sollte, wie das der Nationalrat getan hat und wie es auch vom Bundesrat beantragt wird.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 28 Stimmen
Dagegen ... 15 Stimmen
(0 Enthaltungen)