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Loi sur la poste du 17 décembre 2010

Markwalder Christa · P-F · Conseil national · Berne · Groupe libéral-radical

Antrag der Mehrheit

Der Initiative keine Folge geben

Antrag der Minderheit

(Hardegger, Chopard-Acklin, Graf-Litscher, Mahrer, Nordmann, Rytz Regula)

Der Initiative Folge geben

Proposition de la majorité

Ne pas donner suite à l'initiative

Proposition de la minorité

(Hardegger, Chopard-Acklin, Graf-Litscher, Mahrer, Nordmann, Rytz Regula)

Donner suite à l'initiative

Präsidentin (Markwalder Christa, Präsidentin): Die parlamentarische Initiative Voruz wurde von Herrn Reynard übernommen. Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten.

Reynard Mathias · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe socialiste

Le conseiller national Eric Voruz ne s'étant pas représenté pour un nouveau mandat, il m'a demandé de reprendre son initiative parlementaire. Dans le texte déposé le 18 juin 2015, Monsieur Voruz demande une modification de la loi sur la Poste du 17 décembre 2010. La modification porte sur l'article 14 alinéa 6 relatif à l'étendue du service public universel et vise à donner aux communes la possibilité de recourir à un droit de veto pour éviter la fermeture d'un office de poste.

Pourquoi une telle demande? Il faut partir des faits que nous pouvons constater depuis quelques années. En premier lieu, même si la densité du réseau reste correcte en Suisse, elle s'est considérablement dégradée, comme le confirme le dernier rapport du Conseil fédéral sur le sujet. Cette tendance doit nous faire réagir. Concrètement, nous assistons à une très forte diminution du nombre d'offices de poste depuis plusieurs années. En effet, un millier d'offices postaux ont disparu depuis 2004. Le phénomène, qui continue de toucher une centaine d'offices par an depuis 2010, comme le confirme le rapport de la Commission de la Poste (Postcom), est particulièrement fort dans les régions périphériques et de montagne.

Nous constatons également que les méthodes utilisées par la Poste sont très discutables. La réduction des horaires d'ouverture des offices conduit inévitablement à une baisse de leur fréquentation qui, par la suite, sert à justifier les fermetures. Mais nous regrettons également le manque de transparence dans les processus et le manque de dialogue avec les autorités communales et cantonales, la population et les représentants du personnel.

Enfin, les communes, donc les habitants et leurs autorités, sont trop souvent mis devant le fait accompli lors de fermetures d'offices postaux. Les consultations organisées donnent souvent l'impression d'être de simples alibis, les décisions de fermeture ou de transformation de l'office en agence ayant déjà été prises avant la discussion.

Ainsi, alors que la Poste doit actuellement consulter les autorités communales pour parvenir à un accord et que les communes peuvent - si aucun accord n'est trouvé - saisir la Postcom, c'est en réalité à la Poste exclusivement que revient la décision finale et définitive sur l'avenir de l'office ou de l'agence. La recommandation de la Postcom ne constitue pas une décision, mais n'est qu'une recommandation que la Poste peut donc ne pas suivre. La présente initiative parlementaire souhaite que le mot de la fin revienne à la commune.

Divers arguments plaident en faveur de cette proposition. Les offices de poste sont synonymes d'emplois qualifiés dans les régions périphériques. Cela maintient des places de travail et des places d'apprentissage. Il est donc logique qu'une commune ait son mot à dire sur les emplois qu'elle peut pourvoir sur son territoire.

L'office de poste est aussi un partenaire de proximité - c'est souvent le seul - pour les entreprises, les commerces, les établissements publics. La Poste peut être un point d'appui important pour le développement d'éventuelles prestations futures proposées aux entreprises et aux commerces.

Par le maintien d'un réseau dense d'offices de poste, la Poste contribue donc au maintien de l'attractivité des régions périphériques pour la population - occupation décentralisée du territoire, frein à l'exode rural -, mais aussi pour les entreprises - contribution indirecte au maintien d'emplois. Elle contribue au maintien d'une infrastructure de service public particulièrement nécessaire dans les régions périphériques.

En outre, la commune est l'entité la plus à même, à nos yeux, de connaître les ressources, les possibilités et les actions en cours qui favoriseraient le développement local via des actions qui rendraient les quartiers particulièrement vivants, de possibles agrandissements ou des fusions de communes. C'est aussi la commune qui connait le mieux les habitudes de ses citoyens. En ce sens, elle est la plus qualifiée pour se prononcer sur la pertinence du maintien d'un office de poste.

La Poste n'est pas une multinationale. C'est une entreprise de droit public qui se doit d'offrir un service dit universel à tous les citoyens. La commune représente ses citoyens, son avis se doit donc d'être plus que pris en compte.

Il n'est pas question avec cette initiative de tout figer. L'évolution de la Poste est nécessaire et les communes en sont d'ailleurs conscientes. C'est d'ailleurs avoir une bien piètre opinion des autorités locales de ce pays que d'imaginer un blocage systématique de leur part. Mais évolution ne doit pas signifier détérioration systématique des prestations. Pour freiner cette tendance, nous devons agir.

Un changement de la loi renforcerait la position des communes et modifierait le climat de discussion, en donnant davantage de poids aux autorités locales. Cela permettrait de renforcer la démocratie dans les communes et les villages en donnant davantage d'importance à la voix des citoyens.

Hardegger Thomas · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste

Es ist keine Frage: Die Post muss die stattfindende Entwicklung mitmachen und sich den veränderten Anforderungen stellen. Das führt auch zu Anpassungen im Poststellennetz, und das wird grundsätzlich von weiten Kreisen akzeptiert. Das kann dann auch dazu führen, dass in einem Quartier oder in einem Dorf die Poststelle als Agentur in einem Dorfladen geführt wird.

Was aber in vielen Gemeinden nicht akzeptiert wird, ist, wie die Verfahren heute ablaufen. Die Post sucht nicht nach einer einvernehmlichen Lösung, sondern sie präsentiert ein Fait accompli. Sehr freundlich besuchen die Vertreter der Post die Gemeindebehörde und verkaufen ihr vermeintlich marktfähiges Konzept. Nun ist es aber nicht so, dass man am Schluss den "Kauf" ablehnen kann; die Gemeinde hat eine Einverständniserklärung zu unterzeichnen. Es gibt keinen Verhandlungsspielraum. Das heisst, wenn in der neuen Post keine Einzahlungen mehr gemacht werden können, wenn kein Bargeld mehr bezogen oder kein Postkonto eröffnet werden kann, dann ist es einfach so. Das hat aber auch einen grossen Einfluss auf die anderen Geschäfte der Grundversorgung in der Umgebung. Noch weiter: Die Gemeinde unterschreibt einen Blankocheck. Zu weiteren Anpassungen, sprich Abbau der Dienstleistungen, kann sich die Gemeinde später nicht mehr äussern.

Ich spreche aus eigener Erfahrung als Gemeindepräsident. Wir wurden über die fertigen Pläne eines Umzuges der Post mit Reduktion ihres Dienstleistungsangebots informiert. Gerne hätten wir nach einer für beide Seiten vorteilhaften Lösung gesucht. Als Gemeindebehörde wissen wir, welche Bedeutung für die Menschen die einzelnen Angebote der Post haben. Nicht alle Einwohnerinnen und Einwohner zahlen heute übers Internet, und nicht alle können einfach in die Stadt fahren. Dass die Post bei uns von ihrem Projekt dann Abstand genommen hat, hatte mehr mit dem ungesicherten Mehrnutzen für sie als mit unserem Widerstand zu tun, das muss ich zugeben. Wenn die Gemeinde die Einverständniserklärung nicht unterzeichnet, hat das nur zur Folge, dass die Änderung dann von der Postcom genehmigt wird.

Auch die Gemeinden haben ein grosses Interesse daran, dass die Post wettbewerbsfähig bleibt. Wir erhoffen uns damit letztlich die Sicherung des Poststellennetzes. Die Post hat letztes Jahr einen Konzerngewinn von knapp 700 Millionen Franken erzielt. Auch im liberalisierten Paketmarkt steht die Post sehr gut da, wie die Sendung "Kassensturz" letzte Woche berichtet hat. Somit gäbe es genug Zeit und Handlungsspielraum, damit die Post und die betroffenen Gemeinden einvernehmliche Lösungen mit einem gemeinsamen Konzept finden könnten.

Ich bitte Sie darum, der parlamentarischen Initiative Voruz Folge zu geben. Ich mache Sie darauf aufmerksam, dass wir uns in der ersten Phase der Beratung der parlamentarischen Initiative befinden. Mit der Unterstützung bestätigen Sie einzig, dass Handlungsbedarf besteht. Die Kommission kann dann der Frage nachgehen, ob das vorgeschlagene Veto für die Gemeinden das einzige und das richtige Mittel wäre, um den Gemeinden zu mehr Mitsprache zu verhelfen, oder ob es dazu allenfalls Alternativen gäbe. Für Ihre Unterstützung danke ich Ihnen.

Fluri Kurt · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe libéral-radical

Ihre KVF schlägt Ihnen vor, dieser Initiative keine Folge zu geben, und zwar mit 11 zu 6 Stimmen ohne Enthaltung.

Im Postgesetz vom 17. Dezember 2010 ist in Artikel 14 Absatz 6 festgehalten, dass die Post vor der Schliessung oder vor der Verlegung eines bedienten Zugangspunktes die Behörden der betroffenen Gemeinde anzuhören hat, dass die Post eine einvernehmliche Lösung anzustreben hat und dass die betroffene Gemeinde sich an die Postcom wenden kann. Hierfür ist ein Schlichtungsverfahren vorgesehen.

In der Postverordnung sind die Rahmenbedingungen für die Zugänglichkeit der verschiedenen Zugangspunkte umschrieben: In Artikel 33 heisst es erstens, dass die Öffnungszeiten sich nach den ortsspezifischen Nutzungsbedürfnissen der Bevölkerung und der Wirtschaft zu richten haben, und zweitens, dass das Poststellen- und Postagenturennetz gewährleisten muss, dass 90 Prozent der ständigen Wohnbevölkerung eine Poststelle oder eine Postagentur innerhalb von 20 Minuten zu Fuss oder mit dem öffentlichen Verkehr erreichen können. Wenn die Post einen Hausservice anbietet, so gelten für die betroffenen Haushalte 30 Minuten. So detailliert ist das in der Postverordnung festgehalten.

Die Postcom ihrerseits klärt den Einzelfall ab, beurteilt die Situation und versucht, in der ganzen Schweiz eine vergleichbare Praxis zu verankern. Die Postcom ist jedes Jahr Gast in der KVF, wo sie über ihren Jahresbericht Rechenschaft ablegt. Aus dem Evaluationsbericht des Bundesrates zu den Auswirkungen des Postgesetzes vom 18. September dieses Jahres ersehen Sie auf Seite 32, dass die Zahl der Poststellen und Postagenturen zwar seit 2004 insgesamt rückläufig ist, dass aber die Zahl der Agenturen mit Zahlungsverkehr stark zugenommen hat. Aus Sicht der Mehrheit der KVF ist die Dichte an Zugängen vertretbar, auch unter dem Gesichtspunkt des Service public.

Die Mehrheit Ihrer Kommission erachtet es als richtig, dass die Gemeinden mit der Post verhandeln und dass die Postcom zu schlichten versucht, dann aber auch entscheidet. Wir halten ein Vetorecht für die Gemeinden für falsch.

Selbstverständlich ist auch uns bewusst, dass es für Gemeinden oder auch für städtische Quartiere nicht einfach ist, Poststellenschliessungen zu verkraften. Auch zu mir als Stadtpräsidenten gelangen immer wieder entsprechende Reaktionen aus der Bevölkerung. Es gilt aber, eine Interessenabwägung zwischen dem Service-public-Auftrag der Post einerseits und der operativen Leitung der Post andererseits vorzunehmen, da die Post auch in Erfüllung ihres Auftrages, unter wirtschaftlichen Gesichtspunkten zu arbeiten, entscheiden muss. Wenn die Gemeinden ein Vetorecht erhielten, wäre klar, dass es inskünftig keine Schliessungen oder Veränderungen von Zugangspunkten mehr gäbe, weil der Druck aus der Bevölkerung gegenüber den Gemeindebehörden zu gross würde, als dass die Gemeindebehörden noch einen Kompromiss eingehen könnten.

Wir möchten ferner darauf aufmerksam machen, dass nicht jede Schliessung einer Poststelle eine Verschlechterung der Qualität darstellt. Gerade in touristischen Gebieten gibt es oft Poststellen, die zwar noch bestehen, aber mit äusserst minimalen Öffnungszeiten. Wenn diese Poststellen in Agenturen umgewandelt werden, die beispielsweise von Detailhandelsgeschäften oder von Tourismusbüros betrieben werden, sind die Öffnungszeiten dieser Zugangspunkte viel länger als die der früheren Poststellen.

Zur Bemerkung von Kollege Hardegger, wir befänden uns in der ersten Phase und die Anliegen der Initiative könnten später in der zweiten Phase, das heisst in der Umsetzung, noch relativiert werden, gestatte ich mir einige Zweifel anzubringen: Das Wort "Vetorecht" ist ganz klar in der Initiative enthalten, und der Wortlaut dürfte für die Umsetzung bestimmend sein. Und aus einem "Vetorecht" kann man nicht ein "Mitwirkungsrecht" machen, das im Übrigen ja heute schon besteht.

Aus diesen Überlegungen bittet Sie die Kommission mit 11 zu 6 Stimmen, der Initiative keine Folge zu geben.

Regazzi Fabio · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe PDC

En tant que rapporteur de langue française, je ne peux que me rallier aux arguments qui ont été développés par notre collègue Fluri, ce qui me permet d'être très bref.

Actuellement, l'article 14 alinéa 6 de la loi sur la poste prévoit la consultation des communes concernées avant la fermeture ou le transfert d'un point d'accès desservi. La majorité de la commission considère que cette solution est suffisante. Autrement dit, c'est un bon compromis. Les conditions-cadres pour une desserte de base adéquate sont réglées dans l'article 33 de l'ordonnance sur la poste.

La raison principale de ne pas donner suite à cette initiative parlementaire, c'est qu'un droit de veto nuirait au développement du réseau postal en fonction des besoins de la population, ce qui aurait aussi des conséquences sur la liberté économique de la Poste et, par conséquent, sur sa compétitivité dans un marché de plus en plus difficile.

Pour toutes ces raisons, la commission vous recommande, par 11 voix contre 6 et aucune abstention, de ne pas donner suite à cette initiative parlementaire.

Vote

Präsidentin (Markwalder Christa, Präsidentin): Die Kommission beantragt, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben. Eine Minderheit beantragt, der parlamentarischen Initiative Folge zu geben.

Abstimmung - Vote

Für Folgegeben ... 60 Stimmen

Dagegen ... 124 Stimmen

(5 Enthaltungen)

Markwalder Christa · P-F · Conseil national · Berne · Groupe libéral-radical

Ich darf zu zwei freudigen Ereignissen gratulieren: Unsere Kollegin Chantal Galladé ist am 4. November 2015 zum zweiten Mal Mutter und unser Kollege Jürg Stahl am 11. November 2015 zum ersten Mal Vater geworden. Wir wünschen den glücklichen Eltern und ihren beiden Töchtern von Herzen alles Gute! (Beifall)

Schluss der Sitzung um 12.50 Uhr

La séance est levée à 12 h 50