14.3840
Schweizer Helikopter fliegen gemäss schweizerischem Recht
Bischofberger Ivo · P-M · Ständerat · Appenzell I.-Rh. · CVP-Fraktion
Antrag der Mehrheit
Ablehnung der Motion
Antrag der Minderheit
(Hösli, Wicki)
Annahme der Motion
Proposition de la majorité
Rejeter la motion
Proposition de la minorité
(Hösli, Wicki)
Adopter la motion.
Präsident (Bischofberger Ivo, Präsident): Es liegt ein schriftlicher Bericht der Kommission vor. Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Français Olivier · Mit-M · Ständerat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion
Réunie le 20 février 2017, la Commission des transports et des télécommunications a procédé à l'examen préalable de la motion, déposée par le conseiller national Rudolf Joder le 25 septembre 2014, reprise par le conseiller national Thomas Hurter, et adoptée par le Conseil national le 16 juin 2016.
La motion charge le Conseil fédéral de modifier la législation, en vertu de l'article 23 de l'Accord entre la Confédération suisse et la Communauté européenne sur le transport aérien, de manière à ce que l'exploitation d'hélicoptères en Suisse soit essentiellement soumise au droit suisse.
En effet, l'auteur de la motion estime que les normes juridiques établies par l'Agence européenne de la sécurité aérienne régissant l'exploitation des hélicoptères pénalisent fortement les entreprises suisses de transport par hélicoptère et ne créent aucune plus-value mesurable en matière de sécurité. De plus, elles engendrent un travail administratif important et font encore augmenter les coûts.
Le représentant de l'Office fédéral de l'aviation civile nous a rappelé que dans le cadre de l'accord bilatéral entre la Suisse et l'Union européenne sur le transport aérien, la Suisse reprend en principe le droit européen applicable à l'aviation afin d'assurer une harmonisation générale de la réglementation. Celui-ci s'appuie sur le règlement européen no 1178/2011 de la Commission européenne du 3 novembre 2011, dont j'ai cité tout à l'heure quelques dispositions, et qui détermine les exigences techniques et les procédures administratives applicables au personnel navigant de l'aviation civile. Ce règlement s'applique également à l'exploitation des hélicoptères.
L'accord sur le trafic aérien permet, sous conditions, de modifier partiellement l'accord, en tout temps, mais uniquement avec le consentement des deux parties. Le Conseil fédéral a utilisé cette clause pour des cas spécifiques, comme pour les vols de sauvetage et, depuis quelques années, tente d'obtenir une dérogation permanente auprès de l'AESA pour que les pilotes effectuant des vols commerciaux par hélicoptère en Suisse puissent conserver leur licence jusqu'à l'âge de 65 ans.
Le Conseil fédéral rappelle qu'il est dans l'intérêt de notre pays d'être intégré dans le marché européen du trafic aérien pour notre économie. Les entreprises suisses de transport par hélicoptère, par exemple - a-t-on appris -, ne pourraient pas être dispensées des règles européennes sans que la reconnaissance au niveau européen des certificats suisses accordée, par exemple, aux entreprises de construction et d'entretien soit compromise. Or, cette reconnaissance est d'une importance économique non négligeable pour de nombreuses entreprises du secteur aéronautique.
Aussi, le Conseil fédéral propose de rejeter la motion, alors que le Conseil national l'a, lui, adoptée, par 125 voix contre 63 et 0 abstention, le 16 juin 2016.
La commission, quant à elle, propose, par 9 voix contre 2 et 1 abstention, de rejeter la motion. En effet, elle reconnaît que l'exploitation d'hélicoptères en Suisse est soumise à des conditions spécifiques du fait des particularités topographiques du pays. Elle souhaite que la Suisse exploite au maximum la marge de manoeuvre que lui laisse l'accord sur le transport aérien en matière de réglementation. Les conditions d'exception déjà négociées dans ce cadre pour différents domaines revêtent, selon la commission, une grande importance pour la Suisse.
La majorité de la commission reprend en grande partie les arguments du Conseil fédéral et relève que la demande formulée par l'auteur de la motion, à savoir exempter la Suisse des règles européennes concernant le transport par hélicoptère, ne tient pas suffisamment compte du contexte global. En effet, l'accord sur le transport aérien présente aussi certains avantages, par exemple la reconnaissance au niveau européen des licences de pilotes suisses, en particulier dans les zones frontalières, permettant d'accéder au marché européen pour les entreprises suisses de construction et d'entretien ainsi que pour les vols commerciaux.
La majorité de la commission vous propose par conséquent de rejeter la motion.
La proposition de la minorité Hösli vise à adopter la motion. Elle considère que l'exemption des règles européennes est une mesure appropriée sans laquelle il est impossible de tenir suffisamment compte des particularités topographiques de la Suisse. On peut relever que la réflexion sur laquelle repose cette proposition ne se fonde que sur le marché intérieur. En soumettant l'exploitation d'hélicoptères au droit suisse, il sera possible de prendre en considération ces besoins spécifiques et de renoncer aux procédures de dérogation qui engendreraient un travail administratif important. Tels sont les arguments des défenseurs de la motion.
Hösli Werner · Mit-M · Ständerat · Glarus · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Da ich ein eigentlicher Nichtflieger bin, was wohl die Umwelt mehr erfreut als meine Frau, mag es erstaunen, dass ich eine solche Motion bis zum voraussichtlich bitteren Ende vertrete. Das hat zwei Gründe: Erstens kenne ich als Bewohner und Vertreter des Berggebiets die Wichtigkeit der Helikopterfliegerei, sei dies bei Rettungseinsätzen, für Materialtransporte aller Art, bei Einsätzen in der Wald- und Forstwirtschaft sowie als Alp- und Berghüttenversorger. Zweitens bewegen wir uns immer mehr weg von praktischen, sinnvollen und gewinnbringenden Vorschriften hin zu zentralistischen und fachfremden Regelungen. Das ist nicht nur im Verhältnis Schweiz-EU so, auch die Kantone spüren das vom Bund her und die Gemeinden von den Kantonen her, zwar auf anderen Stufen, aber eigentlich immer mit den gleichen Begründungen: übergeordnete Abkommen und Bestimmungen.
So werden die Praktiker zu Lakaien der Theoretiker, welche selbstgefällig munter weiter regulieren und so ihre Daseinsberechtigung und vermeintliche Wichtigkeit begründen. Dies zu stoppen wird eine der grössten Herausforderungen sein, wenn wir Prosperität, von der letztlich alle profitieren, nicht unter Stapeln von Papieren und Paragrafen beerdigen wollen. Natürlich ist mir bewusst, dass meine Klage hier wohl nichts nützt. Aber es ist schon befremdlich, mit welcher Gleichgültigkeit wir diese Entwicklung akzeptieren und die Praktiker an der Front immer mehr frustrieren. Das ist nicht nur in der Helikopterfliegerei so, aber da eben auch. Wenn man sich dann sogar zur Aussage versteigt, diese Motion sei bloss wieder ein Ausdruck des ideologischen Schweiz-Irrbildes, dann merkt man, dass es weitherum langsam Nacht wird. Die europäische Luftfahrtbehörde regelt den Betrieb von Luftfahrzeugen zur Beförderung von Fluggästen, Fracht oder Post gegen Entgelt oder sonstige geldwerte Gegenleistungen. Da Helikopter ebenfalls Passagiere und Waren zwischen zwei Punkten transportieren, fallen auch sie darunter, obwohl dies eine ganz andere Fliegerei ist und ganz anderen Regelungen und Anforderungen ausgesetzt ist als die Langstreckenfliegerei mit Personen.
Das führt automatisch zu grossen operationellen wie auch ökonomischen Problemen für die Helikopterindustrie. Denn ein für alle gültiges Universalkonzept nach dem Motto "Ein Anzug passt für alle" ist einfach völlig ungeeignet. Zudem dehnt die Europäische Agentur für Flugsicherheit (Easa) ihre Kompetenzen sukzessive aus. Sämtliche Helikopter-Lastenflüge müssen nun neu auf Easa-Art dokumentiert werden, was einen riesigen administrativen Aufwand nach sich zieht respektive nach sich zog, ohne dem Fliegen mit dem Helikopter nur im Geringsten irgendeinen Nutzen zu bringen.
Ein Helikopterunternehmen mit etwa zwanzig Mitarbeitenden für Inlandflüge ist den gleichen Regeln und Vorschriften unterstellt wie zum Beispiel die Lufthansa. So ein kleines Unternehmen muss jährlich Hunderte von Seiten Berichte und Rapporte erstellen, die auf die Sicherheit nicht den geringsten positiven Einfluss haben. Die Lufthansa oder die Swiss müssen nach einem Flug das 15-Stunden-Wartungsintervall zum Beispiel in Buenos Aires oder sonst irgendwo auf der Welt sicherstellen können. Das braucht natürlich eine sauber durchorganisierte Regulierung. Ein Helikopter ist bis zu einem 15-Stunden-Wartungsintervall meist mehrmals wieder in der Heimbasis, und der Pilot trinkt mit dem Mechaniker täglich den Znünikaffee. Da wird auch in der gleichen Sprache gesprochen. Hier mit den gleichen Ellen zu messen ist einfach absoluter Unsinn. Auch die europäische Luftfahrtbehörde sagt grundsätzlich selber, dass dies für die Inlandhelikopterfliegerei in einem kleinen Land wie der Schweiz weder gedacht noch geeignet ist.
Ich weiss, Frau Bundespräsidentin, Sie werden mir jetzt dann wieder liebevoll das Luftverkehrsabkommen erklären und die vielen Vorteile erwähnen, welche es auch für die Schweizer Helikopterunternehmen hat. Es geht hier aber um die Inlandfliegerei. Wer international fliegt, auch mit Helikoptern, wäre auch mit der Motion verschärften Regelungen unterstellt. So bitte ich Sie doch, dass Sie das Bazl mit Geduld und Konsequenz darauf ausrichten, nicht ein überbordender Musterschüler zu sein und frühzeitig mit der Helikopterindustrie zusammenzuarbeiten, dies, um ein praktisches Verständnis für die vorhandenen Probleme zu entwickeln.
Nur so wird es möglich sein, bei den Easa-Verhandlungen Erfolge für eine praxisnahe und gewinnbringende Regulierung zugunsten der Helikopterfliegerei in der Schweiz und deren Industrie zu erwirken. Gelingt dies nicht, kann und soll man sich auch einmal querstellen. Aus meinen langjährigen Erfahrungen mit Verhandlungen schliesse ich: Nur der Kritische, der fachlich fundiert Argumentierende und Hartnäckige wird auch ernst genommen. Das hat sich immer wieder bestätigt. Wer immer nur oppositionslos umsetzt, ist ein schwacher Partner.
In diesem Sinne und zugunsten eines gerade für die Schweiz wichtigen Teils der Transport-, Hilfs- und Rettungsbranche bitte ich Sie, die Motion anzunehmen.
Keller-Sutter Karin · 1VP-F · Ständerat · St. Gallen · FDP-Liberale Fraktion
Präsidentin (Keller-Sutter Karin, erste Vizepräsidentin): Frau Bundespräsidentin, Sie haben das Wort für eine liebevolle Erklärung. (Heiterkeit)
Leuthard Doris · BPR-F · Bundesrat · Aargau
Ich gebe mir Mühe, dass sie als liebevoll wahrgenommen wird. Insofern kann ich liebevoll beginnen, Herr Ständerat Hösli: Wir haben grosses Verständnis, was die Bemerkungen zur Easa und zu ihrer Bürokratie betrifft. Das ist regelmässig ein Ärgernis für das Bazl, nicht nur im Bereich der Helikoptervorschriften, sondern generell. Es gibt jedes Jahr sehr viele Vorschriften meist technischer Natur, die wir übernehmen müssen. Ich kann Ihnen versichern, wir wehren uns regelmässig. Das Bazl ist bekannt als regelmässiger Kritiker dieser Bürokratie und erreicht auch regelmässig bessere Resultate.
Hier aber würden Sie mit der Annahme der Motion uns eigentlich beauftragen, mit der EU Verhandlungen aufzunehmen, das Luftverkehrsabkommen abzuändern in dem Sinne, dass wir für die ganze Helikopterindustrie eine Ausnahme machen. Es würde hier eine Derogation von Recht stattfinden.
Erstens ist das sehr schwierig, zweitens sind dann auch sehr viele positive Effekte in Gefahr. Vor allem würden die schweizerischen Zertifikate nicht mehr automatisch europäisch anerkannt werden. Der Zugang zum europäischen Luftmarkt wäre dann eingeschränkt. Der Grossteil der Helikopterindustrie fliegt eben grenzüberschreitend, und das wäre dann tatsächlich gefährdet. Dasselbe gilt für diejenigen, die als Unterhaltsbetriebe, also im Bereich der Wartungsarbeiten tätig sind. Auch diese brauchen ein Zertifikat, das dann gefährdet wäre.
Deshalb haben wir nochmals mit dem Verband, mit dem SHA, die Diskussion gesucht. Man hat uns dargelegt, dass für sie das Pilotenalter das Wesentliche ist. Aber sie lehnen die Motion auch ab. Der Fachverband lehnt die Motion ab, weil sogar er für die Schweizer Helikopterindustrie eher Nachteile als Vorteile sieht.
In diesem Sinne bitte ich Sie, der Mehrheit Ihrer Kommission zu folgen.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 11 Stimmen
Dagegen ... 28 Stimmen
(0 Enthaltungen)