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Pour un plan Vigipirate suisse

Addor Jean-Luc · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Dans cette motion, je me réfère au plan Vigipirate. Ce n'est évidemment pas pour l'imiter, ni pour demander que l'on transpose en Suisse un dispositif élaboré dans un pays comme la France, centralisé et doté d'une armée de métier. Je suis trop attaché au fédéralisme et à notre armée de milice, que nous ne devons sacrifier à aucun prix, même pour de bons motifs de sécurité. Je ne suis pas non plus obsédé par la France. D'autres pays, comme l'Allemagne, connaissent, eux aussi, des dispositifs particuliers de sécurité dont nous pourrions fort bien nous inspirer. Ce qui m'importe, ce n'est donc pas le nom "plan Vigipirate", c'est juste l'esprit, l'idée de manoeuvre.

J'ai lu l'avis du Conseil fédéral. Il me confirme dans le constat qu'en l'état le dispositif mis en place dans notre pays consiste essentiellement en des plates-formes d'échange d'informations à caractère policier. Il n'entraîne guère la coopération opérationnelle du personnel qu'au niveau des états-majors, c'est-à-dire aux échelons supérieurs seulement, sans la troupe. Il ne semble pas impliquer d'une manière suffisamment étroite notre armée, unique réserve stratégique décisive disponible à l'échelon fédéral, en particulier ses corps de troupe composés de soldats de milice, sauf lors de quelques rares exercices. Il laisse sans réponse vraiment satisfaisante des questions importantes que ne manqueraient pas de soulever, en cas de nécessité, l'engagement de personnel issu de corps divers avec des subordinations diverses. Citons en particulier les suivantes: pour soutenir le Corps des gardes-frontière, on envisage d'engager les unités professionnelles de la police militaire, mais leur instruction, en l'état, présente sur les questions précisément liées aux frontières des lacunes qui les empêchent d'être engagés sans autre à nos frontières.

Si, même avec le soutien de policiers militaires dont l'effectif est réduit, le Corps des gardes-frontière aux effectifs notoirement insuffisants venait à manquer de personnel pour assumer certaines missions, sommes-nous bien sûrs que la montée en puissance de notre armée de milice, qui serait alors nécessaire, serait garantie par des mesures concrètes d'instruction de la troupe et par des engagements entraînés sur le terrain à l'échelle un sur un?

Dans le même sens, si, en cas de menace grave pesant sur la sécurité intérieure, notre armée de milice devait être engagée, sa montée en puissance serait-elle garantie alors qu'elle n'est pratiquement pas entraînée sur le terrain?

Le plan Vigipirate que, je le répète, il ne s'agit pas d'imiter, n'est pas juste le système rigide décrit par le Conseil fédéral. Il fixe des degrés de menace, mais nous aussi nous devons le faire. Et surtout - j'insiste sur ce point -, pour garantir la sécurité des Suisses, il faut plus que la simple collaboration de multiples corps et acteurs fédéraux et cantonaux de sécurité. Il faut aussi, en sus, une instruction parfois mieux ciblée du personnel concerné et surtout un entraînement. Cet entraînement ne doit pas seulement se faire dans des états-majors, lors de séances ou par des plates-formes d'information et de coordination, mais il doit se faire aussi sur le terrain, à l'échelle un sur un, et porter sur des engagements complexes et délicats.

Il faut donc aller un peu plus loin que ce qui se fait aujourd'hui; c'est simplement ce que je demande. Pour cela, je vous propose d'accepter ma motion.

Sommaruga Simonetta · BR-F · Conseil fédéral · Berne

Der Motionär möchte die Sicherheit der Schweizer Bevölkerung stärken. Das will der Bundesrat selbstverständlich auch, er will nämlich einerseits die Sicherheit der Schweizer Bevölkerung stärken und andererseits auch dafür sorgen, dass die Koordination zwischen den Sicherheitsakteuren von Bund und Kantonen verbessert wird.

Ich möchte Ihnen zuerst gerne kurz darlegen, welche Massnahmen der Bundesrat bereits umgesetzt hat. Wir sind ja nicht am Punkt null. Wie in der Strategie der Schweiz zur Terrorismusbekämpfung vorgesehen, haben Bund und Kantone eine operative Koordination zur Terrorismusbekämpfung, Tetra, geschaffen. Zudem haben Anfang 2015 die Kantonspolizeien einen nationalen Führungsstab Polizei ins Leben gerufen. Er ist für die Bewältigung nationaler Polizeilagen zuständig. Fedpol und Armee sind dort vertreten. Sie haben, Herr Motionär, erwähnt, dass Sie möchten, dass die Armee hier auch vertreten ist. Ich kann Ihnen versichern, dass gerade eben bei diesem nationalen Führungsstab Polizei auch die Armee vertreten ist.

Ich bin froh, dass Sie gesagt haben, dass Sie an der Kompetenzordnung unseres föderalistischen Systems nicht rütteln wollen. Deshalb ist ja der Plan Vigipirate in Frankreich einfach auch nur beschränkt mit dem vergleichbar, wie wir in der Schweiz organisiert sind. Ich bin froh, dass ich das von Ihnen auch gehört habe. Deshalb sind die beiden Massnahmen, die ich Ihnen genannt habe, eben so organisiert, dass sie dem Organisationsmodell der Schweiz entsprechen. Gleichzeitig haben wir die Koordination, die Zusammenarbeit zwischen den Kantonen, zwischen den Polizeien, aber auch zwischen Bund und Kantonen verstärkt.

Wir haben mit der Einsatzorganisation von Fedpol die Koordination der Bundesaufgaben und -kompetenzen vereinfacht und intensiviert. Das erfolgt jetzt auf Bundesebene. Allein letztes Jahr wurden vier Übungen unter Einbezug der Sicherheitsakteure auf Stufe Bund und Kantone durchgeführt, wobei auch reale Terrorszenarien durchgespielt wurden. Sie sehen also, der Bund und die Kantone sind durchaus "vigilants", aber nicht mit einem Plan Vigipirate, wie ihn Frankreich kennt, sondern indem wir proaktiv und nicht reaktiv sind.

Etwas dürfen wir nicht vergessen: Es gibt in der Terrorismusbekämpfung Kompetenzen, die zwischen Bund und Kantonen aufgeteilt, aber klar geregelt sind. Für die Gefahrenabwendung und die Ereignisbewältigung auf ihrem Territorium sind die Kantone zuständig. Der Bund - das sind in diesem Fall Nachrichtendienst und Fedpol - unterstützt die Kantone in der Terrorismusprävention, indem er die Bedrohungslage beurteilt und die Gefährdungen erkennt. Der Bund stellt ausserdem auch die internationale Zusammenarbeit sicher, und das ist im Bereich der Terrorismusprävention und der Terrorismusbekämpfung, aber auch der Bewältigung eines Terroranschlags etwas absolut Zentrales. Die Strafverfolgung ist dann die andere Seite in Sachen Terrorismusbekämpfung, das wissen Sie, sie ist Sache der Bundesanwaltschaft.

Weil Sie es in Ihrer Motion explizit erwähnt haben, möchte ich noch einmal in aller Form darstellen, inwiefern die Armee einbezogen werden könnte. Die Armee ist bereits einbezogen. Sie ist im nationalen Führungsstab Polizei vertreten, und sie leistet bereits heute Unterstützung, zum Beispiel beim jährlichen WEF oder beim Botschaftsschutz, bei dem die Militärische Sicherheit, die Sie explizit erwähnt haben, aktiv ist. Wir sind auch sehr dankbar für die Arbeit, die die Militärische Sicherheit leistet.

Die absolute Sicherheit gibt es nicht. Das ist eine Banalität, eine traurige Banalität. Es gibt aber verschiedene Modelle, um die nationale Ereignisbewältigung, das heisst eben die Sicherheit der Bevölkerung, zu stärken. Aber jedes dieser Modelle ist eng an die politischen Strukturen des jeweiligen Landes gekoppelt. Die Lösungen, die wir bei uns entwickeln und entwickelt haben, müssen praxistauglich sein, und sie müssen effizient sein. Das ist eben der nationale Führungsstab Polizei, das ist die Institutionalisierung der operativen Koordination zur Terrorismusbekämpfung, also Tetra, und das ist die Einsatzorganisation von Fedpol. Damit ist die Zusammenarbeit mit der Armee immer sichergestellt. Wir sind deshalb überzeugt, dass es jetzt nicht noch einen Plan Vigipirate braucht, sondern dass wir das, was wir tun müssen, in der täglichen Zusammenarbeit, in der täglichen Koordination pflegen und, wo es nötig ist, weiterentwickeln und ausbauen.

Deshalb ist der Bundesrat der Meinung, dass diese Motion nicht nötig ist und abgelehnt werden soll.

Reimann Lukas · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Frau Bundesrätin, ist es korrekt, dass Einheiten der Schweiz zu Übungszwecken am Plan Vigipirate beteiligt waren und später empfahlen, auch in der Schweiz gewisse Punkte davon umzusetzen?

Sommaruga Simonetta · BR-F · Conseil fédéral · Berne

Das weiss ich nicht. Sie müssen mir sagen, wo Sie das gehört haben. Dann gehe ich dem gerne nach.

Addor Jean-Luc · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Madame la conseillère fédérale, j'ai bien aimé votre jeu de mots sur la vigilance. Je sais très bien que le Conseil fédéral est vigilant, on vous fait confiance pour cela. Je salue aussi tous les efforts qui ont été faits, à tous les échelons, en respectant la structure fédéraliste de notre pays. Mais êtes-vous bien sûr que nous en faisons suffisamment, non seulement, je le répète, au niveau des états-majors, mais aussi sur le terrain, que ce soit dans le domaine de l'instruction ou des engagements de la troupe pour entraîner des dispositifs qui sont complexes? Voilà ma question.

Sommaruga Simonetta · BR-F · Conseil fédéral · Berne

Monsieur Addor, je ne peux pas répondre à votre question de savoir si nous faisons suffisamment, mais je peux vous dire que les gens sont très motivés, ils sont très conscients du fait qu'ils ont un travail à fournir et qu'ils ont toujours à apprendre. Il y a une formation.

Nouer des contacts internationaux est extrêmement important pour nous. Parler avec les gens qui ont, malheureusement, déjà vécu l'expérience d'un attentat dans leur pays, c'est pour notre police et les gens de la sécurité une possibilité d'échanger, d'apprendre et de discuter, et c'est cela qui est important. Je peux vous dire que nous faisons tout pour que cet échange et un apprentissage aient lieu et pour que la préparation soit la meilleure possible.

N'oublions pas la prévention. On a déjà parlé dans ce conseil du fait que nous sommes en train de préparer un plan de prévention contre l'extrémisme violent. Je pense que si on peut l'appliquer le plus tôt possible pour éviter que les gens s'engagent dans de telles directions, c'est peut-être la meilleure chose que l'on puisse faire. Il faut faire l'un et il faut faire l'autre; nous essayons de faire tout ce qui est possible pour la sécurité de la population.

Vote

Präsident (Stahl Jürg, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 55 Stimmen

Dagegen ... 127 Stimmen

(6 Enthaltungen)