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Financement hospitalier. Assurer la transparence en rendant obligatoires les appels d'offres pour les prestations d'intérêt général

Herzog Verena · Mit-F · Conseil national · Thurgovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Ein Spital, welches auf einer kantonalen Spitalliste steht, nimmt eine übertragene Verwaltungsaufgabe wahr, nämlich die Versorgung von Patienten im Auftrag des Staates. Können solche Aufgaben nicht kostendeckend erbracht werden, werden teilweise sogenannte gemeinwirtschaftliche Leistungen der öffentlichen Hand ausgerichtet.

Das Ziel meiner Motion ist es, dass möglichst wenig öffentliche Mittel für gemeinwirtschaftliche Leistungen ausgerichtet werden. Um dieses Ziel zu erreichen, ist die öffentliche Ausschreibung das zielführendste Mittel.

Weshalb habe ich diese Motion im Dezember 2016 eingereicht? Eine im Auftrag des BAG von Infras im Juni 2016 erstellte Machbarkeitsstudie "Finanzierung der Investitionen und gemeinwirtschaftlichen Leistungen von Spitälern" weist aus, dass unter dem Titel der gemeinwirtschaftlichen Leistungen durch die Kantone jährlich Hunderte von Millionen Franken an Spitäler ausgerichtet werden. Diese Millionenzahlungen geschehen heute in grösster Intransparenz und oft mehr oder weniger freihändig, umso mehr, als sie teilweise in Widerspruch zu Artikel 49 Absatz 3 KVG stehen. Es ist davon auszugehen, dass bei Ausschreibungen der gemeinwirtschaftlichen Leistungen erhebliche Preisvorteile und Effizienzgewinne zugunsten der kantonalen Finanzen erzielt werden könnten. Dies ist angesichts des Umstandes, dass praktisch alle Kantone mit Finanzproblemen und Entlastungsprogrammen kämpfen, wünschenswert.

Der Bundesrat teilt zwar das Anliegen, die Transparenz der Spitalfinanzierung und die Effizienz der Erbringung stationärer Leistungen zu erhöhen. Das KVG definiert aber die gemeinwirtschaftlichen Leistungen nicht abschliessend. In Artikel 49 Absatz 3 KVG ist lediglich festgehalten, dass die Vergütungen für die stationären Behandlungen keine Kostenanteile für gemeinwirtschaftliche Leistungen enthalten dürfen. Die Kantone konnten sich ebenfalls nicht auf eine Definition einigen, weil die regionalpolitischen Interessen zu heterogen sind. Der Bundesrat attestiert, dass das Spektrum an gemeinwirtschaftlichen Leistungen im interkantonalen Vergleich, wie der Studie von Infras zu entnehmen ist, vielfältig ist. Der Bund besitze jedoch keine rechtliche Grundlage für einen Eingriff, und der Bundesrat halte einen solchen auch in der Sache nicht für gerechtfertigt, da weder der Bund noch die OKP für die Kosten der gemeinwirtschaftlichen Leistungen aufkommen würden.

Das ist natürlich grundsätzlich richtig. Gemäss der föderalen Kompetenzverteilung zwischen Bund und Kantonen ist die Gesundheitsversorgung eine öffentliche Aufgabe der Kantone. Gleichzeitig sieht aber eine von Polynomics im Auftrag des Seco verfasste Studie zu Staat und Wettbewerb die Nichtausschreibung von gemeinwirtschaftlichen Leistungen ebenfalls kritisch. Die Ausschreibung ausgelagerter Verwaltungsaufgaben ist nicht die Ausnahme, sondern die Regel. Ich erinnere Sie etwa an die Konzessionen für die Versorgungsgebiete im RTVG, an die Ausschreibung der Fernverkehrskonzessionen, welche in letzter Zeit viel zu reden gaben, oder an die Ausschreibung von Mobilfunkkonzessionen. Durch die Ausschreibung der gemeinwirtschaftlichen Leistungen könnten nur schon durch den Wettbewerb zwischen den verschiedenen Playern und vor allem durch die Transparenz wesentliche Kosten eingespart werden. Dazu braucht es jedoch eine Gesetzesänderung.

Ich bitte Sie, dieser Motion zuzustimmen.

Berset Alain · BPR-M · Conseil fédéral · Fribourg

Tout d'abord, je dois vous dire, Madame Herzog, que le Conseil fédéral partage votre préoccupation en ce qui concerne une fourniture de prestations transparente et efficiente dans le domaine hospitalier. Cela doit être une évidence pour nous aussi.

La compétence de la Confédération est, selon l'article 117 de la Constitution fédérale, de légiférer sur l'assurance obligatoire des soins; c'est cela, la compétence que nous avons. Et la Confédération, doit à ce sujet, garantir, entre autres, garantir que l'assurance-maladie ne prend en charge que les coûts des prestations obligatoires. C'est la raison pour laquelle vous avez adopté, à l'article 49 alinéa 3 de la loi sur l'assurance-maladie, une disposition qui concerne les prestations d'intérêt général. Ainsi, la rémunération des prestations hospitalières stationnaires ne comprend pas les parts que représentent les coûts des prestations d'intérêt général, et cette disposition cite comme exemple de telles prestations le maintien des capacités hôtelières pour des raisons de politique régionale ou encore la formation universitaire et la recherche.

Une réglementation des prestations d'intérêt général qui irait au-delà des prestations obligatoires ne relève pas de la compétence de la Confédération, parce que, effectivement, elles n'appartiennent ni au domaine de prestations de l'assurance-maladie, ni à une des tâches spéciales transférées à la Confédération dans le domaine de la santé. Donc, dès le moment où l'on n'est pas dans ce cadre, ces discussions sont soumises à l'article 3 de la Constitution fédérale et, cet article prévoyant la souveraineté des cantons, elles sont donc soumises à la réglementation des cantons.

C'est la raison pour laquelle les cantons, dans ce domaine, peuvent décider librement des prestations d'intérêt général pour lesquelles ils mandatent un hôpital. De la même manière, il revient aux cantons de définir les règles pour l'attribution de ces prestations.

Si l'on voulait soumettre à la législation fédérale des prestations d'intérêt général qui relèvent des marchés publics, cela représenterait une atteinte inadmissible à la répartition des compétences et une ingérence directe dans un domaine qui est de la compétence des cantons. Enfin, ni la Confédération ni l'assurance obligatoire des soins ne prennent en charge les coûts de ces prestations, mais ce sont effectivement les cantons qui les financent.

S'agissant des prestations d'intérêt général, la Confédération apportera une contribution à une transparence plus grande. J'aimerais rappeler la motion 16.3623, "Transparence du financement hospitalier assuré par les cantons". Nous avons pu, sur la base de cette motion, commander une étude sur les pratiques cantonales de financement des prestations d'intérêt général. Les résultats de cette étude, réalisée dans le cadre de l'évaluation du financement hospitalier, seront disponibles en 2019.

Voilà ce que je peux vous dire. Nous nous engageons vraiment, dans le cadre des limites des possibilités de la Confédération, pour une transparence plus grande du financement des prestations d'intérêt général. Cela dit, dans ce domaine, la répartition des compétences entre les cantons et la Confédération est claire.

C'est la raison pour laquelle, ne souhaitant pas soumettre à la législation fédérale le domaine des marchés publics, qui relève de la compétence des cantons, je vous invite, au nom du Conseil fédéral, à rejeter la motion.

Vote

Le président (de Buman Dominique, président): Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 100 Stimmen

Dagegen ... 92 Stimmen

(0 Enthaltungen)