19.4467
Halte à la collecte de données démesurée réalisée par l'armée!
Stöckli Hans · P-M · Conseil des Etats · Berne · Groupe socialiste
Präsident (Stöckli Hans, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Salzmann Werner · Mit-M · Conseil des Etats · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Erlauben Sie mir, die Kernelemente meiner Motion zu erläutern. Sie basiert auch auf vielen Gesprächen, die ich mit Stabsmitgliedern der Bataillone, die ich kenne, geführt habe.
1. Entgegen den Angaben des Bundesrates wurden die Archivierungspflichten für die Milizverbände erst ab 2018 durchgesetzt; dies, obwohl das Bundesgesetz über die Archivierung aus dem Jahr 1999 stammt. In einem Schnellschussverfahren wurde den S1, das sind die Bataillons- und Abteilungsadjutanten der Truppenkörper, im Jahr 2018 die 37-seitige Dokumentation über die Truppenarchivierung vom 1. Januar 2018 zugestellt. Erst damit wurde die Papierarchivierung der erstellten Dokumente sichergestellt, bevor auch die Digitalarchivierung ab 2018 in die Wege geleitet wurde. Folglich konnten auch erst ab diesem Zeitpunkt Dokumente, welche sich nicht im Besitz der grossen Verbände befanden, an das Bundesarchiv gelangen. Nur so können nun zum Beispiel Disziplinarstrafdossiers von den Truppenkörpern über die grossen Verbände an das Bundesarchiv gelangen. Die mehr als 30 verschiedenen Kategorien, welche im Dokument über die Truppenarchivierung aufgelistet sind, schreiben den Einheiten und Truppenkörpern genau vor, was sie zu liefern haben. Vieles davon konnte deshalb vor 2018 gar nicht an das Bundesarchiv gelangen.
2. Der Entscheid, was archivwürdig ist und was nicht, scheint mir völlig aus der Luft gegriffen zu sein. So müssen zum Beispiel Aktennotizen für Laufbahngespräche archiviert werden. Gleichzeitig gelten Qualifikationen der Angehörigen von Truppenkörpern und Einheiten als nicht archivwürdig. Alle von Ihnen, die diese Dokumente kennen, wissen, dass die Aussagekraft einer Qualifikation und insbesondere die Art der erfolgten Bewertung für den Zeitgeist der Armee viel ausschlaggebender sind als die Dokumentationen über die Laufbahngespräche, bei welchen man lediglich ein Kreuz setzen muss, ob sich der Angehörige der Armee für eine Weiterbildung interessiert. Das Interesse an einer Weiterbildung wäre im Übrigen auch aus einer Qualifikation ersichtlich. Der vom Bundesrat angestrebte zeitliche Quer- und Längsschnitt, der das Denken und Handeln der Truppe, den Korpsgeist und die Kultur der Miliz abbilden soll, scheint mit den wenigsten Dokumenten, die archiviert werden, erreicht zu werden.
3. Der Angehörige der Armee verliert die Hoheit über seine Daten. Es ist für Dienstpflichtige nicht gerade attraktiv, Militärdienst zu leisten, wenn sie wissen, dass in der Armee ihre persönlichen Daten gesammelt und ohne ihre ausdrückliche Zustimmung archiviert werden. Das schadet der Attraktivität des Militärdienstes. Es scheint klar, dass ein durch ein Disziplinarstrafverfahren sanktionierter Angehöriger der Armee der Archivierung seines Disziplinarstrafdossiers wohl kaum freiwillig zustimmen würde. Aber auch ein Kommandant, der sich mit persönlichen Worten anlässlich seiner letzten Fahnenübergabe von seiner Truppe verabschiedet, möchte nicht unbedingt in die Geschichtsbücher eingehen.
Diese Spannungsfelder führen bei den Anordnungen zur Truppenarchivierung auch unweigerlich zu einer fehlenden Kohärenz. So müssen zum Beispiel Strafkontrollen, also die Dokumente, welche unter anderem die bezahlten Bussen der Angehörigen der Armee enthalten, anonymisiert werden. Das gilt aber nicht für die Disziplinarstrafdossiers. Da ein Disziplinarstrafdossier über eine Vielzahl von potenziell auch rufschädigenden und persönlichen Details verfügt, müsste dieses unabhängig von der Schutzfrist auch anonymisiert werden. Gleichzeitig schreibt der Bundesrat in seiner Stellungnahme zur Motion 19.4237: "Für die historische Forschung ist das einzelne Personendossier ohnehin nur in Ausnahmefällen von Relevanz." Das ist doch komplett widersprüchlich. Wieso verlangt man dann von den Angehörigen der Armee, dass sie ihre Personendossiers archivieren lassen und damit den Inhalt preisgeben, und wieso werden diese nicht konsequent anonymisiert?
4. Das Datensammeln führt zu einem Exzess an Bürokratie, da der Aufwand für die Datensammlung beim S1 in einem Bataillonsstab etwa dem Aufwand eines ABC-Offiziers entspricht. Die zunehmende Bürokratisierung ohne gleichzeitige Aufstockung der personellen Ressourcen ist typisch für die täglichen Herausforderungen der Milizkader. Die tendenziell überalimentierten Bundesstellen kritisieren die unteralimentierten Bataillonsstäbe, weil diese keine zusätzlichen Aufgaben mehr übernehmen können. Es ist eine Utopie, die Milizkader entlasten zu wollen und ihnen gleichzeitig zusätzliche Aufgaben zu übertragen. Tatsache ist, dass die Führungsfähigkeit der Bataillonsstäbe unter den zusätzlichen Aufgaben wie der Truppenarchivierung leidet. Zusätzlich vermindert sich die Attraktivität, als Milizkader tätig zu werden. Erlauben Sie mir noch die Bemerkung, dass die Begründung des Bundesrates, es bestehe bei der Archivierung dieser Daten ein Zusammenhang mit der aktuellen Gegebenheit, jeglicher Grundlage entbehrt.
Ich bitte Sie deshalb im Interesse des Persönlichkeitsschutzes der Angehörigen der Armee, der Entlastung der Milizkader in den Stäben und einer höheren Attraktivität des Militärdienstes, meine Motion anzunehmen.
Berset Alain · BR-M · Conseil fédéral · Fribourg
Le Conseil fédéral est assez inquiet de voir le Parlement saisi de ce type de motion et de réflexion. Le signal que vous allez donner avec le sort réservé à cette motion nous paraît terriblement important.
La motion ne prévoit rien de moins que de supprimer la transmission des données de l'armée aux Archives fédérales, une institution qui existe depuis 1848 et qui - je crois - fait son travail au mieux. Il s'agit donc de supprimer l'obligation pour une partie importante de nos institutions de transmettre à ces archives - à des fins d'archivage et de mémoire de l'activité de l'Etat - les documents sur lesquels elles travaillent.
La motion ne prévoit pas, contrairement à ce qu'a dit maintenant M. le conseiller aux Etats Salzmann, de réfléchir à d'éventuelles optimisations, de discuter de certains points critiques, d'améliorer ce qui peut l'être. Non, la proposition est différente: il s'agit de supprimer la transmission aux Archives fédérales de tout ce qui concerne l'armée.
Vous savez, nous sommes très ouverts au fait de discuter de questions d'efficience et de mise en oeuvre, mais avec une telle proposition, quel est le message donné aux autres pans des institutions? L'armée, autant que je le sache, est une activité régalienne de l'Etat, financée par des fonds publics. Et l'obligation d'archivage, sur le principe, ne devrait pas, de l'avis du Conseil fédéral, être remise en question.
Le deuxième élément que je peux mentionner, c'est que la législation que nous avons sur l'archivage est soumise actuellement à une vérification de l'efficience et de la qualité. On peut toujours en discuter, mais je dois vous rappeler que, en général, les éléments archivés, lorsqu'ils contiennent des données personnelles ou des profils de personnalité, sont automatiquement soumis à un délai de protection de 50 ans, dès que le nom de la personne concernée figure dans les métadonnées. Cela vaut aussi pour les documents de l'armée. Et pendant cette période, la consultation des documents n'est possible qu'à de rares exceptions, lorsque la personne concernée donne son accord, lorsqu'elle est déjà décédée; ou quand les recherches ne portent pas sur des personnes.
Nous avons donc des règles qui sont claires, qui s'appliquent, qui valent pour l'ensemble de l'administration et aussi pour les données très sensibles du Conseil fédéral, je dois vous le dire. Si vraiment les Archives fédérales étaient cette passoire dont on a l'impression d'entendre parler maintenant, imaginez bien qu'il y a pas mal de choses qui seraient déjà sorties sur les activités du Conseil fédéral des cinquante dernières années. Or, cela n'est pas le cas. Au contraire, nous avons même quelques difficultés parfois à retrouver les documents, mais cela, c'est une autre histoire.
Il nous semble donc important de donner un signal clair: les activités que mène l'Etat doivent être archivées, à des fins de mémoire, à des fins de reconstruction historique; elles doivent être accessibles selon des règles qui sont précises et qui doivent être bien expliquées. Je vous le redis: s'il y a un besoin d'aller plus loin dans la discussion sur la manière dont l'archivage est réalisé, sur la manière dont les choses doivent se passer, nous sommes très ouverts à cette discussion.
Je dois vous dire que, de toute façon, une révolution est en cours avec la digitalisation. De plus en plus de documents sont sous forme électronique, de moins en moins de documents sous forme papier, et, de toute façon, nous sommes constamment en contact et travaillons avec les Archives fédérales pour mener ces activités.
Je ne vais pas mener un débat maintenant sur les événements récents. Mais enfin, on se rend quand même compte que pouvoir reconstruire avec une certaine pertinence, à un moment qui paraît adéquat, la tenue des événements, pouvoir fournir des informations, des éléments sur les événements tels qu'ils se sont déroulés, fait partie d'une conduite de l'Etat appropriée. Et pour avoir une telle base, il nous faut des archives. Nous avons besoin des archives pour connaître l'histoire, pour pouvoir reconstruire les éléments du passé, mais leur accès doit être clairement indiqué. Nous avons besoin de statistiques pour mener l'activité publique, et tous ces éléments sont consubstantiels d'une activité politique, publique, dans l'intérêt du pays, et donc dans l'intérêt de l'ensemble des citoyennes et des citoyens. Nous devons aussi cette transparence, même parfois après beaucoup de temps.
Je dois vous dire que si je dois transmettre l'ensemble de mes documents ou des éléments sur lesquels je travaille et sur lesquels travaillent mes équipes aux archives, avec les protections nécessaires - il y a beaucoup d'éléments sensibles, je peux vous le dire -, on ne voit pas pourquoi il faudrait que l'armée soit totalement exemptée de cette obligation.
J'aimerais donc vous inviter à rejeter la motion. Je vous invite, Monsieur le conseiller aux Etats Salzmann, si vous avez des éléments concrets pour lesquels vous vous dites que, là, on pourrait faire un peu autrement, à nous les communiquer, afin que nous en discutions ensemble, nous sommes toujours très ouverts à cela. Mais il ne s'agit certainement pas de supprimer l'obligation pour une institution très importante de notre pays de devoir simplement documenter son activité afin de permettre plus tard, peut-être aux historiens, mais aussi à la politique, de comprendre comment des décisions ont été prises ou de comprendre comment l'action a été menée, et ce pour éviter l'arbitraire de l'action de l'Etat.
Nous devons tout faire pour éviter l'arbitraire de l'action de l'Etat, et l'archivage est un élément parmi d'autres qui nous permet d'envisager précisément de mener une action qui soit toujours fondée. On peut faire des erreurs - tout le monde en fait -, on peut en discuter, il faut naturellement en débattre, mais éviter l'arbitraire dans l'activité de l'Etat est extrêmement important, et l'archivage des données est un des éléments très important pour oeuvrer dans ce sens.
Je vous invite, au nom du Conseil fédéral, à rejeter cette motion.
Vote
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 6 Stimmen
Dagegen ... 35 Stimmen
(0 Enthaltungen)