20.413

L'accueil extrafamilial et parascolaire, prestation de service public

Kälin Irène · 1VP-F · Conseil national · Argovie · Groupe des VERT-E-S

Antrag der Mehrheit

Der Initiative keine Folge geben

Antrag der Minderheit

(Fivaz Fabien, Aebischer Matthias, Atici, Locher Benguerel, Piller Carrard, Python, Reynard, Schneider Meret, Trede)

Der Initiative Folge geben

Proposition de la majorité

Ne pas donner suite à l'initiative

Proposition de la minorité

(Fivaz Fabien, Aebischer Matthias, Atici, Locher Benguerel, Piller Carrard, Python, Reynard, Schneider Meret, Trede)

Donner suite à l'initiative

Präsidentin (Kälin Irène, erste Vizepräsidentin): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten.

Prelicz-Huber Katharina · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe des VERT-E-S

Die Covid-19-Krise hat uns deutlich gezeigt, dass im Homeoffice nicht nebenbei Kinder betreut werden können. Es braucht ein verlässliches Betreuungssystem, sprich: Die Kinderbetreuungseinrichtungen sind systemrelevant. Deshalb habe ich diese parlamentarische Initiative eingereicht, die für die Gleichstellung und die Förderung von Kindern ein wichtiger Schritt ist.

Ich möchte in der Verfassung einen neuen Artikel für familien- und schulergänzende Betreuung schaffen.

Erstens sollen die Kantone dafür zuständig sein. Sie sollen für ein öffentliches oder privates, gemeinnütziges, bedarfs- und altersgerechtes, qualitativ hochstehendes und dem Kindswohl verpflichtetes Angebot sorgen. Die familien- und schulergänzende Betreuung soll ab Ende des Mutterschaftsurlaubs bis Ende der Volksschulzeit zur Verfügung stehen. Wie die Volksschule soll sie unentgeltlich sein.

Zweitens soll der Bund Beiträge an die Kantone leisten, wenn sie öffentliche oder gemeinnützige Betreuungseinrichtungen einführen, die qualifiziertes Personal, fortschrittliche Arbeitsbedingungen und einen dem Kindswohl entsprechenden Betreuungsschlüssel vorweisen.

Verschiedenste Studien machen deutlich, dass eine solche Betreuung sinnvoll ist, nicht zuletzt auch in ökonomischer Hinsicht. Ich nenne drei Gründe:

Erstens sind die Kitas einer der wichtigen Schlüssel für die Gleichstellung und die Basis der Vereinbarkeit von Familie und Beruf, sofern sie qualitativ gut und die Tarife auch erschwinglich sind.

Zweitens lohnt sich jede Investition. Wir haben unter dem Strich keinen Verlust, sondern im Gegenteil wegen der höheren Erwerbstätigkeit - nicht zuletzt der Frauen -, wegen höheren Steuereinnahmen mehr Geld in der Kasse; und wir haben damit auch eine Antwort auf den Fachkräftemangel. Familien- und schulergänzende Betreuung tragen zu einer besseren Altersvorsorge, weniger Sozialhilfeabhängigkeit und zur Armutsbekämpfung bei.

Der dritte Grund: Die familien- und schulergänzende Betreuung ist zentral für einen erfolgreichen Bildungsweg und für Chancengleichheit.

Kitas sind wichtig. Wir wissen auch da dank verschiedensten Studien, dass das soziale, kognitive und emotionale Potenzial der Kinder in den ersten Jahren sehr gross ist. Spielerisch und mit viel Freude lernen sie über die anderen Kinder und mit gut ausgebildetem Personal, das auch die nötigen Anreize bringen kann. Profitieren würden also sowohl die Kinder wie auch die Gesellschaft und die Wirtschaft.

Die Kitas als Teil des Bildungssystems und damit natürlich wie die Volksschule unentgeltlich: Das ist die Basis für gleiche Bildungschancen! Es ist unverständlich, wie wir die Kinder erst ab Kindergarten bzw. mit sechs oder sieben Jahren mit der Schule beginnen und die Jahre davor quasi brachliegen lassen, obwohl wir wissen, dass die Kinder am einfachsten lernen, wenn sie am jüngsten sind.

Der Bund hat zwar eine Anschubfinanzierung geleistet und damit über 60 000 Plätze geschaffen, aber es reicht noch längst nicht. Zudem haben die Kitas grosse Probleme, viele sind finanziell am Limit. Die Löhne sind tief. Viele Arbeitnehmende sind ohne Ausbildung, weil eben das Geld für qualifiziertes Personal nicht reicht und damit auch zu wenig Förderung stattfindet. Die Tarife für die Familien sind viel zu hoch; europaweit sind wir an der Spitze. Ohne substanzielle öffentliche Finanzierung sind Kitas und Horte in guter Qualität und mit guten Arbeitsbedingungen nicht umsetzbar.

Auch gemäss der OECD-Empfehlung, wonach im Minimum je 1 Prozent des BIP in die vorschulische und in die schulische Betreuung investiert werden sollte, bitte ich Sie: Sagen Sie Ja zu dieser parlamentarischen Initiative im Sinne der Ressource für den ganzen Staat, für die Kinder, für den sozialen Frieden und als Teil des Service public! Vielen Dank!

Herzog Verena · Mit-F · Conseil national · Thurgovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Frau Kollegin Prelicz, Sie reden, wie wenn das Geld vom Himmel fallen würde. Sie wollen also tatsächlich für alle Kinder ab Geburt bis Ende der Volksschule eine Gratiskita und begründen das noch damit, dass die Kitas besser existieren könnten. Denken Sie denn überhaupt nicht an das Kind oder an die Familie? Was wollen Sie denn diesen zugestehen? Machen die keine gute Arbeit?

Prelicz-Huber Katharina · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe des VERT-E-S

Ich habe nie gesagt, dass es nicht auch Familien gibt, die sehr gute Arbeit leisten. Bloss ist es oft gerade in der Kleinstfamilie nicht kindergerecht.

Noch einmal: Kinder lernen vor allem über andere Kinder. Kindern ist dann wohl, wenn sie neben der elterlichen Unterstützung auch andere Kinder in einer guten Betreuung haben. Gerade das hilft ja den Eltern. Wenn es unentgeltlich ist, dann ist es auch für alle Kategorien finanzierbar. Viele Eltern oder vor allem Mütter erfahren die heutige Realität: Der Kita-Platz ist zu teuer; es lohnt sich gar nicht, als Frau noch in den Erwerb einzusteigen. Das kann doch nicht wahr sein!

Fivaz Fabien · Mit-M · Conseil national · Neuchâtel · Groupe des VERT-E-S

Je vous propose de donner suite à l'initiative parlementaire de notre collègue Prelicz-Huber et d'accepter donc ma proposition de minorité.

Toutes les propositions de l'initiative vont dans le sens d'une meilleure prise en charge des enfants, une prise en charge plus équitable, avec un partage des tâches entre la Confédération et les cantons qui respecte le principe de subsidiarité.

Les lacunes du système actuel ont été relevées lors d'innombrables débats au sein de notre conseil, dans d'innombrables rapports. J'en aborderai deux: le coût et la qualité.

Peut-être que la majorité de notre conseil va buter sur un concept comme la gratuité de l'accueil, mais je vous demande de passer outre. D'abord parce que vous aurez la possibilité de modifier la proposition dans un second temps, mais aussi parce que cette gratuité mérite d'être étudiée. Il n'est pas acceptable que les parents doivent travailler plus pour financer les frais de garde, qui en Suisse sont extrêmement chers, comme l'a montré une étude de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS). Ce coût a une conséquence: l'accès à l'offre d'accueil n'est pas équitable, il est clairement plus difficile pour les personnes des milieux défavorisés. Cela perpétue les inégalités économiques et sociales en Suisse. C'est pour éviter ces problèmes dans le domaine scolaire que l'école publique est justement gratuite dans notre pays. Un autre point: la qualité de l'accueil doit être améliorée. De nombreuses personnes ont encore l'idée que l'accueil extrafamilial se résume à garder des enfants, à les nourrir et à les occuper. Or il s'agit bien de formation précoce. On n'imaginerait pas que l'école soit dispensée par des parents. C'est pourtant une vision encore bien ancrée des structures d'accueil. Ces lacunes ont aussi été identifiées dans le rapport sur la politique de la petite enfance. Finalement, de nombreuses études scientifiques le montrent: plus l'investissement est précoce, plus son effet est important.

Ces deux problèmes sont amplifiés par les différences cantonales, liées au fédéralisme. Une étude de BAK Economics montre l'importance pour l'économie suisse d'un accueil extrafamilial de bonne qualité. Cette conclusion n'est pas nouvelle. D'innombrables autres études montrent qu'un accueil universel de bonne qualité, accessible à toutes et tous, en particulier pour les familles les plus défavorisées, est bon pour l'économie. L'accueil extrafamilial a aussi un effet bénéfique sur les entreprises. Il augmente la disponibilité et la qualité de la main-d'oeuvre qualifiée, en particulier dans les domaines où une pénurie démographique se fait sentir ou dans les domaines où les femmes sont majoritairement représentées. Tous les rapports que nous traitons aujourd'hui montrent la nécessaire implication de la Confédération; pour la coordination, le soutien au développement et pour gommer en partie les disparités cantonales.

Si les études juridiques montrent que la Confédération peut se baser sur le soutien aux familles ou la protection des travailleuses et des travailleurs pour financer l'accueil extrafamilial sans changer la Constitution, on pourrait se poser aussi la question inverse. Pourquoi ne pas fixer une bonne fois pour toute la nécessité et l'importance systémique de cet accueil dans notre Constitution? Les réponses timides du Conseil fédéral le montrent aussi. Pour que la Confédération s'implique plus et mieux, il faut changer les lois et possiblement la Constitution. Depuis des décennies, le gouvernement fait systématiquement une lecture très limitée du rôle de la Confédération.

Pour changer cela, je vous demande de soutenir cette initiative parlementaire.

de Montmollin Simone · Mit-F · Conseil national · Genève · Groupe libéral-radical

La Commission de la science, de l'éducation et de la culture a procédé à l'examen préalable de cette initiative parlementaire le 18 février dernier. Conjointement, la commission a pris connaissance du rapport du Conseil fédéral relatif à la stratégie visant à renforcer l'encouragement précoce ainsi que de l'étude BAK Economics sur la politique de la petite enfance.

Ces présentations ont permis de dresser un état des lieux de la situation tant sur les questions de compétences, de financement, que d'amélioration de l'offre d'accueil extrafamilial. Elles ont souligné une fois encore l'impact positif de bonnes conditions d'accueil et d'encadrement pré- et parascolaire pour tendre vers une meilleure égalité des chances et favoriser l'équilibre entre vie familiale et professionnelle. Sur ce point, tout le monde est d'accord.

Mais l'initiative parlementaire Prelicz-Huber veut porter l'accueil extrafamilial au rang constitutionnel en introduisant trois principes qui y seraient inscrits. Premièrement, le principe de la gratuité des places d'accueil pour tous les enfants dès la fin du congé maternité jusqu'à la fin de l'école obligatoire. Deuxièmement, la responsabilité des cantons pour la mise en oeuvre et le contrôle. Troisièmement, le financement de la Confédération octroyé aux structures publiques.

Cette initiative parlementaire vise donc à considérer l'accueil extrafamilial dès la naissance - accueil pré- et parascolaire - comme mission de service public, à charge des collectivités.

La commission recommande de ne pas donner suite à cette initiative, par 15 voix contre 9 et 1 abstention.

Par cette décision, la majorité de la commission indique qu'elle ne souhaite pas rompre avec le principe de subsidiarité qui prévaut, et qui est consacré à l'article 116 de la Constitution, ni interférer avec l'autonomie des cantons en leur imposant des conditions-cadres d'accueil et de gouvernance. Elle ne souhaite pas introduire une obligation constitutionnelle de gratuité à l'ensemble des activités d'accueil. Par ailleurs, elle ne souhaite pas non plus exclure les structures privées des financements publics. Ces structures constituent un maillon indispensable dans la réalisation du but visé par cette initiative.

La majorité de la commission partage l'avis selon lequel il est nécessaire de faire évoluer le dispositif actuel, qui occasionne encore une forte disparité d'offres et de conditions entre les cantons. Ce dispositif repose sur le développement volontaire de l'offre par les communes et les cantons, soutenus depuis 18 ans par des programmes de la Confédération. Le dernier programme a été reconduit jusqu'en 2023 à hauteur de près de 97 millions de francs. Mais la commission veut une évolution qui respecte le principe de subsidiarité. Dans ce but, notre commission et la commission soeur du Conseil des Etats ont adopté l'initiative parlementaire 21.403, "Remplacer le financement de départ par une solution adaptée aux réalités actuelles".

Une sous-commission est d'ores et déjà constituée. Elle a entamé ses travaux, qui devraient permettre de proposer un modèle visant à trouver un nouvel équilibre entre financement par la Confédération et développement de l'offre par les acteurs du terrain. Les questions du rôle de la Confédération et de son financement, des contributions parentales, des compétences et de la promotion de l'offre pourront aussi être résolues dans ce cadre.

La commission a aussi souhaité suspendre le traitement de l'initiative parlementaire Aebischer Matthias 17.412, "Egalité des chances dès la naissance", jusqu'à fin 2021, dans l'attente des résultats des travaux de la sous-commission.

Pour toutes ces raisons, la majorité de la commission vous recommande de ne pas donner suite à cette initiative parlementaire.

Une minorité soutien cette initiative parlementaire, en particulier le principe de service public qui permettrait de considérer les infrastructures d'accueil pré- et parascolaire au même titre que les infrastructures scolaires, c'est-à-dire comme étant publiques et gratuites.

Kutter Philipp · Mit-M · Conseil national · Zurich · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.

Die Kommission für Wissenschaft, Bildung und Kultur des Nationalrates hat die parlamentarische Initiative Prelicz-Huber an ihrer Sitzung vom 18. Februar 2021 geprüft. Mit der Initiative wird verlangt, eine neue Bestimmung in der Verfassung zu verankern: Die Kantone sollen für ein unentgeltliches, bedarfsgerechtes, altersgerechtes, qualitativ hochstehendes und dem Kindeswohl verpflichtetes familien- und schulergänzendes Betreuungsangebot besorgt sein. Der Bund soll den Kantonen dafür Beiträge gewähren.

Diese Betreuung soll künftig allen Kindern unentgeltlich als Teil des Service public zur Verfügung stehen, und zwar ab Ende des gesetzlichen Mutterschaftsurlaubs bis zum Ende der Volksschule. Nur so, schreibt die Initiantin in ihrer Begründung, könnten die Vereinbarkeit von Familie und Beruf, die Gleichstellung von Frau und Mann und die Chancengleichheit markant verbessert werden. Die Initiantin sieht ihren Vorschlag auch als Massnahme gegen den Fachkräftemangel und zur Bekämpfung von Armut. Die heutige Anstossfinanzierung des Bundes im Bereich der Kitas erachtet sie als ungenügend: Es brauche eine substanzielle öffentliche Finanzierung, mit der gute Qualität und faire Arbeitsbedingungen gesichert werden sollen.

Die Kommission hat sich eingehend mit dem Thema auseinandergesetzt, das von der Initiative aufgegriffen wird. Sie hat den Bericht des Bundesrates zur Politik der frühen Kindheit sowie weitere Berichte zur Kenntnis genommen, und sie hat neben Vertretern aus der Wissenschaft auch Vertreterinnen und Vertreter verschiedener Institutionen angehört. Nach dieser breiten Auslegeordnung hat die Kommission den Handlungsbedarf anerkannt. Die Kommissionsmehrheit ist wie die Initiantin der Ansicht, dass die bisherige Anstossfinanzierung weiterentwickelt werden soll und dass der Bund in diesem Bereich mehr Verantwortung übernehmen soll.

Aus diesem Grund hat die WBK-N unabhängig vom vorliegenden Geschäft eine Kommissionsinitiative mit der Nummer 21.403 und dem Titel "Überführung der Anstossfinanzierung in eine zeitgemässe Lösung" eingereicht. Wir wollen damit Erwerbsanreize verbessern und den Fachkräftemangel verringern, die Familien finanziell und in der Betreuung entlasten, die Gleichstellung von Frau und Mann fördern und die Kinder in ihrer Entwicklung optimal fördern. Das heute geltende, zeitlich befristete Impulsprogramm für die Schaffung von Betreuungsplätzen in den familienergänzenden Strukturen soll durch eine stetige Unterstützung abgelöst werden.

Inzwischen hat die Schwesterkommission diese Kommissionsinitiative ebenfalls gutgeheissen, und die WBK-N hat eine Subkommission eingesetzt. Sie sehen also, das Anliegen der Initiantin ist anerkannt und fällt auf fruchtbaren Boden.

Die vorliegende Initiative selbst lehnt die Kommission hingegen ab, weil sie ihr klar zu weit geht. Insbesondere die Unentgeltlichkeit des Angebots erachtet die Mehrheit angesichts des bestehenden vielfältigen privaten Angebots als nicht zweckmässig.

Die Minderheit beantragt, der Initiative Folge zu geben. Sie möchte die Idee, die familien- und schulergänzende Kinderbetreuung als Teil des Service public zu konzipieren, weiter vertiefen.

Im Namen der Kommissionsmehrheit beantrage ich Ihnen, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben.

Vote

Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Die Mehrheit der Kommission beantragt, der Initiative keine Folge zu geben. Eine Minderheit Fivaz Fabien beantragt, ihr Folge zu geben.

Abstimmung - Vote

Für Folgegeben ... 66 Stimmen

Dagegen ... 122 Stimmen

(0 Enthaltungen)