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Bericht zu den Auswirkungen auf die Gesellschaft der Massnahmen zur Bekämpfung der Corona-Pandemie und Möglichkeiten zu deren Heilung
Kuprecht Alex · P-M · Ständerat · Schwyz · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Präsident (Kuprecht Alex, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Annahme des Postulates.
Z'graggen Heidi · Mit-F · Ständerat · Uri · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Ich danke dem Bundesrat, dass er bereit ist, dieses Postulat anzunehmen. Ich danke insbesondere dafür, dass er bereit ist, über die Folgen der Corona-Pandemie für die Gesellschaft Bericht zu erstatten.
Ich bin davon überzeugt, dass wir gemeinsam als Gesellschaft schauen müssen, welche Spuren die letzten anderthalb Jahre hinterlassen haben. Ich denke, es gab Traumatisierungen wegen Angst. Wie kommen wir aus dieser Angst heraus? Was hat das Social Distancing bei Personen bewirkt? Sie merken es vielleicht bei sich selber: Wenn Ihnen plötzlich jemand die Hand gibt, dann sind Sie wie erstarrt. Wie soll man reagieren? Was hat die Pandemie sonst noch bewirkt? Was bedeutete sie für Familien in Bezug auf häusliche Gewalt, für die Situation der Kinder usw.?
Wir haben auch feststellen müssen, dass einige Kantone das Covid-19-Gesetz abgelehnt haben. Ich frage mich: Warum? Was sind die Beweggründe? Gibt es neue Spaltungen in der Gesellschaft, die wir gemeinsam angehen müssen?
Ich weiss, das ist anspruchsvoll. Aber was mich neben der anspruchsvollen wissenschaftlichen Erhebung dieser Folgen besonders interessiert, ist die Frage: Können wir die Auswirkungen der Massnahmen heilen, und wie können wir sie heilen? Gibt es dafür Massnahmen, oder gehen wir davon aus, dass halt jede Person selber diesen Weg zu gehen hat? Sind wir als Gesellschaft genügend resilient, um die Folgen aufzufangen?
Ich danke für den Bericht und bin sehr gespannt. Herr Bundesrat, Sie haben geschrieben, dass mehrere Berichte unterwegs seien. Ich würde mich freuen, wenn man diese dann, wenn immer möglich, zusammenfassen könnte.
Berset Alain · BR-M · Bundesrat · Freiburg
Merci beaucoup, Madame Z'graggen, pour votre proposition. Vous avez mentionné un élément qui nous paraît extrêmement important, alors que nous sommes en train de sortir de la crise, à savoir que les conséquences de cette crise sont importantes, et nous sommes naturellement prêts à réaliser ce rapport. L'impact des mesures nous préoccupe depuis le début de la crise bien que, pendant la crise, évidemment, on essaie de faire au mieux avec la situation, tout en sachant qu'il y aura des conséquences. Maintenant, nous devons bien entendu les accompagner et voir comment faire au mieux pour y remédier.
Il y a beaucoup de choses à dire, mais je me concentrerai sur quelques éléments, sans que la liste soit exhaustive. Des questions se posent en termes de santé psychique et physique. C'est un élément important et nous soutenons à ce sujet les monitorages et les études qui examinent cette problématique. Il y a la situation sociale de la population pendant la pandémie. Nous avons aussi financé de plus en plus d'offres facilement accessibles - on peut penser par exemple à l'association La Main Tendue. Des travaux sont en cours pour analyser la situation et voir ce qui doit encore être réalisé.
Un autre thème qui nous a beaucoup occupés l'année dernière, c'est celui de la violence domestique. Il est évident que lorsque des familles restent à la maison et que l'équilibre habituel entre la vie de famille, le travail et l'école est affecté, cela peut créer des tensions très importantes. Nous avons été très attentifs à cela, et les cantons ont aussi mis à disposition des offres complémentaires très rapidement après l'apparition de la pandémie. Nous avons également une task force qui suit cela et il faudra, au cours de l'analyse, que l'on puisse apporter des éléments de réflexion à ce sujet.
Nous avons été très attentifs aussi, durant la crise, aux conséquences des mesures sur la situation des jeunes. Nous n'avons fermé les écoles qu'une seule fois. On pourra discuter longtemps de la question de savoir si c'était juste ou pas, mais cela a été fait ainsi. D'autres pays ont fermé leurs écoles nettement plus longtemps. Pour notre part, nous avons essayé, avec les cantons, de faire en sorte qu'il ne faille jamais reprendre cette mesure, et cela a bien fonctionné. Nous avons effectivement aussi essayé de donner la possibilité aux jeunes, dès 16 ans, puis dès 20 ans, de participer aux activités sociales, culturelles et sportives, de manière à avoir le moins d'effets négatifs possibles.
Un des domaines de préoccupation est l'apprentissage, en l'occurrence les jeunes qui ont fait un apprentissage dans des domaines qui ont connu des fermetures. Imaginez le cas d'un jeune devant terminer son apprentissage de cuisinier dans un restaurant, alors que pendant des mois les restaurants ont été fermés: c'est une situation vraiment très difficile, et c'est une question qui nous préoccupe également; il s'agira de permettre la meilleure sortie possible de cette situation difficile pour les jeunes concernés, afin qu'ils puissent envisager une vie professionnelle qui puisse bien se développer.
En conclusion, nous allons élaborer ce rapport avec beaucoup d'intérêt, cela va nous aider aussi pour la suite. Nous pourrons répondre aux demandes que vous formulez mais je dois déjà vous indiquer - c'est quelque chose d'un peu particulier - que l'on ne pourra probablement pas répondre à l'ensemble des demandes dans un seul rapport. Il arrive parfois que plusieurs postulats aboutissent à un seul rapport. Dans le cas de votre postulat, il est possible que ce soit le cas. En effet, nous avons vraiment affaire à des domaines assez différents et nous souhaitons faire cette évaluation de manière aussi complète que possible. Nous ferons ce travail et vous remercions d'avoir déposé cette proposition.
Nous vous invitons, au nom du Conseil fédéral, à accepter ce postulat.
Kuprecht Alex · P-M · Ständerat · Schwyz · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Angenommen - Adopté