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Renforcer les moyens de transport aérien de la Suisse pour la promotion de la paix, l'aide humanitaire et la coopération au développement

Fridez Pierre-Alain · Mit-M · Conseil national · Jura · Groupe socialiste

Le Conseil fédéral rappelle à chaque occasion son souhait de renforcer l'engagement de notre pays en faveur de la promotion de la paix à l'étranger, un voeu que je salue vivement, mais pour l'instant je reste sur ma faim. Aujourd'hui, la Suisse est présente à l'étranger avec une mission conséquente au Kosovo, où nos troupes réalisent un travail essentiel au contact des populations afin de permettre de désamorcer les tensions et d'éviter de nouveaux conflits. Le rôle de la Swisscoy et de la KFOR sont essentiels pour donner du temps à ce pays pour trouver l'apaisement, un renouveau économique et peut-être la solution, avec une entrée dans l'Union européenne en même temps que la Serbie.

Nous faisons déjà quelque chose. 250 de nos militaires sont déployés à l'étranger, mais depuis des années on nous en promet, à terme, le double, avec en particulier une seconde grande mission de promotion de la paix. Mais pour agir efficacement à l'étranger, il faut des moyens, notamment aéroportés. Nous avons déjà deux ou trois Super Puma en permanence au Kosovo. On nous parle de Chinook ou de superhélicoptères géants équivalents. C'est bien. Mais, pour acheminer du matériel, un avion de transport suisse à disposition en permanence complèterait parfaitement les moyens nécessaires pour un engagement à l'étranger ambitieux en faveur de la promotion de la paix et pour les autres missions d'aide: mission urgente en cas de catastrophe, envoi d'aide alimentaire, aide au développement, rapatriement en urgence de civils suisses bloqués à l'étranger, comme on en a ressenti le besoin lors de la chute de Kaboul en août dernier.

Dans un monde en constants bouleversements, avec des crises humanitaires régulières et des catastrophes en tous genres, disposer de moyens de transport autonomes est essentiel pour assurer une capacité de réaction immédiate et à des conditions financières attractives face à toute situation exceptionnelle.

Nous vivons aujourd'hui et nous vivrons encore demain, à n'en pas douter, des périodes troublées et des drames humanitaires dans notre étranger proche et plus lointain. Tout faire pour stabiliser le monde qui nous entoure est fondamental, en apportant aide et secours aux populations en détresse. Le changement climatique et les catastrophes naturelles secondaires seront malheureusement à l'origine d'une foule de problèmes, sources notamment de migrations.

Etre prêt et déterminé à agir, cela se prépare. Faire l'acquisition de moyens propres est gage de volonté et d'efficacité. La lenteur et les atermoiements sont inacceptables face aux détresses à soulager. Il sera sans doute possible d'intégrer cet avion dans un pool international de moyens de transport, tels qu'il en existe en Europe dans le cadre de l'Otan ou de l'Union européenne. Par les temps qui courent, faire preuve d'un peu de volontarisme ne ferait pas de tort à notre pays, cela montrerait aux pays voisins et amis que nous souhaitons contribuer à l'effort commun.

Cette question d'un avion de transport est une vieille histoire. Il s'agit de ma troisième tentative et, par le passé, le Conseil fédéral s'y était même montré favorable. C'était du temps d'un ancien conseiller fédéral qui s'était illustré à la tête de l'OSCE lors des événements en Ukraine en 2014 et qui, comme conseiller aux Etats, à l'époque, avait déjà proposé une même intervention.

Une Suisse repliée sur elle-même ou ouverte sur le monde? Le choix vous appartient.

Amherd Viola · BR-F · Conseil fédéral · Valais

Die Frage der Beschaffung eines militärischen Transportflugzeugs wird immer wieder aufgeworfen, und zwar seit das Parlament die Beschaffung von zwei Flugzeugen im Jahr 2004 abgelehnt hat. Wir haben deshalb diese Frage im Zusammenhang mit dem Bericht des VBS zur Weiterentwicklung der Beiträge der Schweiz zur militärischen Friedensförderung letztes Jahr erneut geprüft. Das Ergebnis war eindeutig. Eigene Transportflugzeuge grosser Kapazität und Reichweite würden die Handlungsfreiheit der Schweiz erhöhen, aber bei einer voraussichtlich schwachen Ausnutzung und zu sehr hohen Kosten.

In den letzten Jahren hat die Dichte an Transportflugzeugen in Europa zugenommen. Unter anderem sind sieben europäische Staaten daran, insgesamt 160 Transportflugzeuge des Typs A400M zu beschaffen. Damit entstehen auf absehbare Zeit sogar Überkapazitäten an solchen Fähigkeiten.

Diese Beurteilung hat sich auch mit der Erfahrung in Afghanistan nicht geändert. Die Bedürfnisse der Schweiz konnten dank der engen und guten Zusammenarbeit mit Deutschland gedeckt werden. Solche Formen der bilateralen Zusammenarbeit haben sich in der Vergangenheit immer wieder bewährt, und sie könnten sich in anderen Krisenregionen, wie zum Beispiel in Äthiopien oder in der Ukraine, wiederholen. Bei Evakuationen ist die Schweiz immer auf die militärische Zusammenarbeit mit Partnern angewiesen. Konkret ist dies zum Beispiel betreffend Schutz, Sicherheit, Logistik für Flugzeuge und Besatzungen auf Flughäfen und Fluglotsendiensten der Fall. Zudem sind in normalen Lagen auch weiterhin kommerziell verfügbare zivile Lufttransportmittel eine taugliche, kostengünstige Alternative.

Aus diesen Gründen ist der Bundesrat weiterhin der Ansicht, dass die Bedürfnisse der Schweiz am besten mit internationaler Zusammenarbeit und mit der Anmietung von zivilen Mitteln gedeckt werden können. Der Bundesrat hat übrigens das VBS ermächtigt, Kooperationsgespräche im Bereich Lufttransport aufzunehmen und die Zusammenarbeit mit anderen Staaten zu institutionalisieren. Dadurch können planbare Flüge in Krisenregionen, für die unter anderem Selbstschutzsysteme zwingend nötig sind, ermöglicht werden.

Deshalb beantragen wir, die Motion abzulehnen.

Fridez Pierre-Alain · Mit-M · Conseil national · Jura · Groupe socialiste

Je vous remercie pour votre réponse, Madame la conseillère fédérale. Lors des événements d'août dernier, à Kaboul, n'avez-vous pas eu le sentiment - en tout cas, c'était le cas dans la population - que la Suisse manquait de moyens pour aller chercher les gens là-bas? C'est en tout cas clairement le sentiment qu'il y avait à ce moment-là. Quelle est votre impression?

Amherd Viola · BR-F · Conseil fédéral · Valais

Merci pour votre question. Vous dites que c'est le sentiment que vous avez eu, celui qu'il y a eu dans la population. Je ne peux pas confirmer cette impression. La réalité, c'est que les collaborations que nous avons eues - surtout avec l'Allemagne - ont permis de réunir assez d'instruments, assez de capacités de transport pour rapatrier les citoyennes et les citoyens suisses.

Vote

Präsidentin (Kälin Irène, Präsidentin): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 37 Stimmen

Dagegen ... 144 Stimmen

(8 Enthaltungen)