03.054
Fondation Bibliomedia. Aide financière 2004-2007
Gadient Brigitta M. · Mit-F · Conseil national · Grisons · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Die Stiftung Bibliomedia Schweiz, 1920 als Stiftung Schweizerische Volksbibliothek gegründet, fördert das allgemeine öffentliche Bibliothekswesen in der Schweiz, namentlich in bibliothekarisch ungenügend ausgerüsteten Regionen. Sie stellt als Ressourcenbibliothek den Zugang der gesamten Bevölkerung zum Buch, aber auch zu den anderen Medien sicher, welche in den Bibliotheken angeboten werden. Neben Bibliotheken und insbesondere auch Schulen profitieren auch Spitäler, Heime, Gefängnisse, Jugendzentren und andere Institutionen von dieser Einrichtung.
Bibliomedia nimmt drei ganz wichtige Aufgaben wahr: erstens Leseförderung, zweitens regionaler Ausgleich und ausgeglichene Versorgung aller Landesteile und drittens Austausch und Integration.
Zur Leseförderung: Die Bibliomedia spielt eine bedeutende Rolle bei der Buch- und Leseförderung in der Schweiz, und sie hat sowohl in Bezug auf den Illettrismus der Erwachsenen als auch in Bezug auf die schwachen Lese- und Schreibkompetenzen der jugendlichen Schulabgängerinnen und Schulabgänger einen Auftrag zu erfüllen. Denn Lese- und Sprachkompetenz und die damit verbundenen Denk- und Wahrnehmungsfähigkeiten entwickeln und erhalten sich bei Kindern, Jugendlichen und Erwachsenen durch das Lesen. Die Förderung der Lesekompetenz ist letztlich Grundlage aller weiterführenden Anstrengungen in der Bildungspolitik. Die Pisa-Studie hat gezeigt, dass die Schweiz hier unter dem Durchschnitt liegt und Handlungsbedarf besteht.
Zum regionalen Ausgleich: Bibliomedia hat viel dazu beigetragen, dass die Schweiz heute auch in wirtschaftlich schwächeren Regionen über ein gut ausgebautes Netz an öffentlichen Bibliotheken verfügt. Viele dieser Bibliotheken können aber nur überleben und sich weiterentwickeln, wenn sie sich auch in Zukunft auf die Unterstützung durch ihre zentrale Ressourcenbibliothek verlassen können.
Bibliomedia trägt sodann wesentlich zum Wissens- und Literaturaustausch über die Sprachgrenzen und zur Versorgung fremdsprachiger Bevölkerungsgruppen mit Literatur bei und somit zum Austausch, zur Integration und zur Verständigung. In unserem mehrsprachigen Land ist die Stiftung ein wichtiges Bindeglied zwischen den Sprachregionen, aber auch für den Kulturaustausch.
Die gesamtschweizerische Bedeutung, die Bibliomedia hat, ist gross, und die Aufgaben, die Bibliomedia wahrnimmt, liegen im nationalen und im öffentlichen Interesse. Entsprechend wichtig und gerechtfertigt ist denn auch die Unterstützung durch den Bund.
Weil für die Unterstützung der Stiftung in den Jahren 2004 bis 2007 keine formellgesetzliche Grundlage besteht, wird Ihnen hier ein Gesetzentwurf unterbreitet. Das beantragte Bundesgesetz ist als Übergangslösung bis zur definitiven Ausgestaltung einer gesetzlichen Grundlage zu verstehen. Diese Lösung ist im Rahmen des in Vorbereitung befindlichen neuen Kulturförderungsgesetzes vorgesehen, das 2007 in Kraft treten soll.
Das Bundesgesetz war in der Kommission unbestritten, und die WBK beantragt Ihnen einstimmig, dem Entwurf des Bundesrates zuzustimmen.
Im Weiteren geht es um die Finanzhilfe: Seit 1921 unterstützt der Bund die Stiftung über die Ausrichtung einer Finanzhilfe. Dabei gibt es einige wichtige Grundsätze: Es gibt eine klare Kostenteilung zwischen Bund, Kantonen und Gemeinden, und es gibt ein Subsidiaritätsprinzip. Bibliomedia betreibt nicht mit Bundesgeldern Gemeindebibliotheken; die Stiftung schafft aber wirkungsvolle Anreize und bietet konkrete Unterstützung, damit auch die Gemeinden und Kantone ihre diesbezüglichen Aufgaben besser erfüllen können.
Die Weiterführung der Bundesbeiträge ist nicht nur sinnvoll und gerechtfertigt, sondern auch dringend nötig; sie war denn auch im Grundsatz in Ihrer Kommission unbestritten. Die einzige Differenz, die wir hatten, betraf den Betrag. Eine Minderheit möchte gemäss Entwurf des Bundesrates den seit dem Jahre 2000 ausgerichteten Beitrag von 2 Millionen Franken pro Jahr für die Jahre 2006 und 2007 auf 1,5 Millionen reduzieren. Die Kommissionsmehrheit ist ganz klar der Meinung, dass angesichts der wichtigen Aufgaben eigentlich mehr Mittel eingesetzt werden müssten - das steht bei der heutigen Finanzlage des Bundes natürlich nicht zur Diskussion -, dass die Bundeshilfe aber mindestens im gleichen Umfang von 2 Millionen Franken pro Jahr weitergeführt werden muss. Stichworte dazu: Illettrismus und Pisa-Studie; ich werde bei der Detailberatung noch darauf zurückkommen, jetzt nur so viel: Eine Kürzung dieser Beiträge würde in völligem Widerspruch zur heutigen Situation und auch zum grossen Bedarf stehen.
Ich beantrage Ihnen, auf die Vorlage einzutreten.
Simoneschi-Cortesi Chiara · Mit-F · Conseil national · Tessin · Groupe démocrate-chrétien
La fondation Bibliomedia suisse, créée en 1920 sous le nom de Bibliothèque pour tous, favorise le développement des bibliothèques de lecture publique en Suisse, notamment dans les régions insuffisamment pourvues. En leur procurant livres et autres médias, elle contribue à instaurer un certain équilibre entre les régions et les populations. Elle contribue à la promotion de la lecture et au libre accès à l'information; cela, c'est l'article 2 des statuts. Cet article nous indique très clairement la fonction, le rôle et les tâches de cette importante fondation nationale d'intérêt public au service de l'accès à la lecture pour tout le monde, donc jeunes et adultes.
Bibliomedia remplit ainsi depuis presque cent ans, dans l'intérêt de la Confédération, des tâches d'importance nationale pour les bibliothèques publiques et les écoles qu'aucune autre institution n'exerce. Par ses activités, Bibliomedia concourt à garantir un réseau de bibliothèques vivantes dans toutes les régions de Suisse et rend le travail des bibliothèques plus efficace.
Les activités de Bibliomedia sont très bien décrites dans le message. La première, la plus importante, est le prêt des livres. Les trois bibliocentres de Lausanne, Soleure et Biasca fonctionnent comme bibliothèques ressources. Ils prêtent des collections de livres à des collectivités de toute la Suisse: bibliothèques de lecture publique, écoles, maisons des jeunes, centres d'accueil, prisons. En 2002, Bibliomedia a prêté plus de 570 000 médias et 9000 collections à plus de 1500 bibliothèques publiques, bibliothèques scolaires et autres institutions. Les deux tiers ont été prêtés à des bibliothèques.
Mais Bibliomedia ne signifie pas seulement des prêts de livres. Bibliomedia aide aussi à développer des bibliothèques, en particulier dans les petites communes et dans les régions périphériques et de montagne. Très intéressant à ce propos est le contrat avec le canton du Valais, qui engage sa participation dans l'équipement de points de lecture. Il s'agit de rendre le monde de la lecture et des bibliothèques accessible aux habitants de communes isolées.
Une autre activité consiste à promouvoir la lecture, les statuts de Bibliomedia lui imposant de lutter pour la promotion des compétences en lecture de toutes les couches de la population. Elle est dans ce domaine l'un des rares instruments existant à l'échelle nationale. Seule ou avec d'autres institutions, Bibliomedia suisse développe et diffuse des projets de promotion de la lecture, comme par exemple "La nuit du conte suisse" avec l'Institut suisse Jeunesse et Médias, ou "Le tour de Suisse littéraire", ou les projets de promotion de la lecture avec les directions de l'instruction publique des cantons d'Argovie, de Soleure et du Valais, en réaction au rapport PISA 2000.
La promotion de l'accès à la lecture s'est enrichie dernièrement d'un nouvel instrument: Internet. Depuis trois ans, Bibliomedia soutient l'installation d'Internet dans les bibliothèques publiques afin que toute personne puisse avoir accès au savoir et aux informations diffusées sur le Web. L'utilisation d'Internet requiert des compétences certaines en lecture, c'est à ce titre que Bibliomedia s'est engagée dans cette voie. Par cette action, Bibliomedia remplit une tâche importante décrite dans la stratégie du Conseil fédéral "E-Switzerland".
La compensation des disparités régionales et la compréhension et l'échange entre les différentes régions culturelles et linguistiques de notre pays sont aussi une tâche importante de cette fondation.
Notre commission a approfondi avec la présidente et le directeur de Bibliomedia tous les aspects de l'activité de celle-ci, qui est très appréciée.
La commission vous propose donc, à l'unanimité, de voter la loi fédérale qui donne finalement une base légale sûre à l'activité de cette fondation.
Pour ce qui concerne l'aide financière pour les quatre prochaines années, la commission vous propose, par 12 voix contre 5, d'allouer un crédit de 8 millions de francs pour les quatre prochaines années. C'est le crédit qui avait été accordé pour les années 2000 à 2003.
A la différence du Conseil fédéral, la majorité de la commission est convaincue que ce n'est pas le moment de faire des économies dans un domaine très important pour notre pays. En effet, les études récentes PISA 2000, "Illettrisme" et IALS dressent un tableau alarmant en ce qui concerne la capacité de nos jeunes - et hélas aussi des adultes! - de lire et d'écrire. 10 pour cent des citoyens suisses et 30 pour cent des citoyens étrangers sont des analphabètes fonctionnels.
Lire et écrire sont depuis toujours des compétences de base pour la participation des citoyennes et des citoyens à la vie active. La Confédération a aussi reconnu ce problème et a décidé de combattre l'illettrisme. Mais voilà qu'avec la coupe de 1 million de francs sur 8, cette volonté du Conseil fédéral est en contradiction avec le crédit alloué. Pour préciser, il faut souligner que l'investissement de 2 millions de francs par année de la part de la Confédération revient à investir 29 centimes par habitant dans la promotion de la lecture et des bibliothèques publiques de notre pays. Les cantons et les communes investissent 200 millions de francs, c'est-à-dire de 10 à 30 francs par habitant. Vous voyez là la différence: l'engagement important des cantons et l'engagement minime de la Confédération dans cette tâche centrale qui, quand même, donne la possibilité à de petites bibliothèques d'exister. La subvention de la Confédération à Bibliomedia représente donc moins de 1 pour cent du coût de l'ensemble du système. C'est néanmoins pour beaucoup de bibliothèques un plus tangible et indispensable.
Quelles sont grosso modo les conséquences d'une diminution de la subvention de la Confédération de 8 à 7 millions de francs? J'entrerai dans les détails plus tard, mais comme cette coupe est prévue pour les années 2006/07, cela veut dire que les deux dernières années, au lieu de 2 millions de francs par an, Bibliomedia recevra seulement 1,5 million de francs de francs par an, c'est-à-dire le 25 pour cent du budget en moins nominalement et en réalité 30 pour cent en moins par année. Il y a de très graves conséquences. J'apporterai des précisions lors de la discussion par article.
Christen Yves · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe radical-libéral
Le président (Christen Yves, R, VD): Nous traitons dans une seule discussion l'entrée en matière sur la loi et sur l'arrêté fédéral et l'article 1er de l'arrêté. C'est pourquoi je donne maintenant la parole à M. Pfister qui est l'auteur d'une proposition de minorité à l'article 1er de l'arrêté fédéral.
Pfister Theophil · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Die allgemeinen Leistungen der Stiftung Bibliomedia sind unbestritten. Bibliomedia hat als Zentrale für die Schul- und Volksbibliotheken in unserem Land eine wichtige Aufgabe. Diese Leistungen werden auch von den Schulen anerkannt und honoriert. Umstritten im Angebot von Bibliomedia sind hingegen die etwas hilflosen Bemühungen, auch noch ein funktionierendes Internet in den Volksbibliotheken zu installieren. Dies zeigt zumindest auf, dass immer noch freie Mittel über den Kernauftrag hinaus vorhanden sind. Es sind Mittel, die keine erkennbare Wirkung erzielen können.
Der Grund für den Minderheitsantrag bei der Finanzierung - er verlangt, dass dem Bundesrat und nicht der Kommission zu folgen sei und dass hier nicht um eine Million Franken aufgestockt wird - liegt nicht in der Arbeit der Stiftung, sondern vielmehr in der falschen Signalsetzung und in der ungleichen Behandlung gegenüber anderen vom Spardruck betroffenen Institutionen. Wenn wir heute dem Bundesrat nicht die erforderliche Unterstützung geben, wird es kaum gelingen, den Volksauftrag der Schuldenbremse angemessen in die Tat umzusetzen. Schon beim ersten Geschäft in der neuen Legislatur will ein Teil dieses Parlamentes den alten Kurs der grossen Kelle und der offenen Hand weiterführen. Das neue Parlament kann hier ein kleines, aber wichtiges Zeichen setzen.
Unterstützen Sie gemäss meinem Antrag den Bundesrat in seiner schwierigen Aufgabe der Haushaltsanierung, und beschliessen Sie vor allem nicht schon am ersten Tag neue Mehrausgaben, nachdem der Bundespräsident die Sanierung der Bundesfinanzen als erstes Hauptziel der Legislatur bekannt gegeben hat.
Gadient Brigitta M. · Mit-F · Conseil national · Grisons · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Der Bundesrat und die Kommissionsminderheit beantragen Ihnen, den maximalen Zahlungsrahmen für die Finanzhilfe an die Stiftung Bibliomedia für die nächsten vier Jahre von 8 auf 7 Millionen Franken zu kürzen. Im Rahmen des beschlossenen Entlastungsprogramms scheint diese Kürzung auf den ersten Blick in der Tat zumutbar.
Doch der Ihnen vorliegende Bundesbeschluss geht eigentlich viel weiter. Es wird Ihnen beantragt, dass ab 2006 die Finanzhilfen des Bundes an die Stiftung Bibliomedia gegenüber heute um nominell 25 Prozent, real aber um über 30 Prozent gekürzt werden sollen. Mit einem Drittel weniger Bundesmittel ab 2006 ist die Weiterführung der Stiftungsaktivitäten in der bisherigen Form aber nicht mehr möglich.
Sie müssen sich im Klaren sein, was Sie damit beschliessen würden: nämlich die Infragestellung des heute flächendeckenden Bibliotheksnetzes in unserem Land einerseits und einen klaren Abbau der ohnehin bescheidenen Massnahmen und Mittel im Bereich der Leseförderung andererseits. Der Bund investiert heute über die Bibliomedia 29 Rappen pro Einwohner in das System der öffentlichen Bibliotheken der Schweiz. Ab 2006 sollen es gemäss Bundesrat und Kommissionsminderheit noch 22 Rappen pro Einwohner sein. Von grosser Kelle, Herr Pfister, kann da wohl keine Rede sein. Das ist heute schon ein so kleiner Betrag, dass eine Kürzung einfach nicht zu verkraften wäre und zudem, wie ich Ihnen vorhin aufgezeigt habe, noch in die völlig falsche Richtung ginge.
Der von der Kommission beantragte maximale Finanzrahmen von 8 Millionen Franken für die nächsten vier Jahre erlaubt der Stiftung nämlich auch nicht die erwünschte Verstärkung der Aktivitäten zur Lese- und Bibliotheksförderung. Auch er zwingt die Stiftung zum Sparen, aber er erlaubt den Verzicht auf die massiven Kürzungen in den Jahren 2006/07, und er erlaubt damit der Stiftung die Weiterführung ihrer unbestritten wichtigen und dringend notwendigen Aufgabe im Interesse der Öffentlichkeit. Nochmals: Die Bibliomedia setzt sich für eine ausgeglichene Literaturversorgung aller Landesteile und Bevölkerungskreise ein und trägt so wesentlich zum regionalen und sozialen Ausgleich in unserem Land bei. Insbesondere auch die Aufgaben, die sie im Bereich der Leseförderung wahrnimmt, sind heute wichtiger denn je.
Ich bitte Sie also eindringlich, der klaren Mehrheit Ihrer Kommission - 12 zu 5 Stimmen bei 1 Enthaltung - zuzustimmen und damit die Unterstützung im heutigen Umfang, also bei 2 Millionen Franken pro Jahr, zu belassen.
Simoneschi-Cortesi Chiara · Mit-F · Conseil national · Tessin · Groupe démocrate-chrétien
Je vous ai déjà dit avant ce que cela veut dire de couper 1 million de francs sur 8 et surtout de le couper à la fin de la période. Cela veut dire que les deux dernières années, Bibliomedia, au lieu de 2 millions de francs par année, aura seulement 1,5 million par année. Cela veut dire, nominalement, 25 pour cent de moins et, dans les faits, 30 pour cent de moins.
Si l'on coupe ce million, on doit déjà commencer dans la période 2004/05 à diminuer tout ce qui est alloué au prêt et à la promotion de la lecture. Cela veut dire, par exemple, renoncer à des expositions itinérantes dans les bibliothèques, à des manifestations de promotion de la lecture, à la mise en réseau de toutes les activités sur le plan suisse avec des institutions ayant le même but. Cela veut dire, par exemple, ne pas renouveler tout le stock de livres, ne plus avoir la diversité et l'attractivité des fonds de livres. Cela veut dire qu'il ne sera plus intéressant pour des bibliothèques de prendre des livres chez Bibliomedia. Cela veut dire que des petites bibliothèques pourraient disparaître, parce que c'est seulement grâce à Bibliomedia et à son service que de petites bibliothèques dans les vallées, dans les petits villages, dans les écoles, peuvent exister. Cela veut dire aussi que les bibliocentres de Lausanne et de Biasca, surtout le bibliocentre tessinois, pourraient être fermés. Couper 1 million de francs sur 8, cela veut dire tout ça.
M. Pfister a commencé la législature en nous faisant la morale sur les économies à faire par l'Etat. Je ne pense pas qu'il soit bien d'économiser dans un domaine où, je vous l'ai dit, il y a malheureusement beaucoup à faire. Je vous ai parlé de l'étude PISA 2000 qui nous dit que nos jeunes à 15 ans ne sont pas très bons en lecture. Je vous ai parlé de l'étude consacrée à l'illettrisme, qui nous dit que 10 pour cent de la population suisse a des problèmes pour lire. Or que coûte à la société, à l'Etat et à l'économie l'analphabétisme fonctionnel? Jamais personne n'a fait ces calculs. Je pense que cela coûte bien plus de 1 million de francs.
Couchepin Pascal · BPR-M · Conseil fédéral · Valais
Le crédit à Bibliomedia, en lui-même, n'est pas contesté. Il n'y a pas lieu de revenir sur son utilité, sinon pour dire que l'étude PISA 2000 a démontré qu'il y a des lacunes dans le système éducatif suisse qui font qu'une partie de la population est victime de ce que l'on appelle l'illettrisme fonctionnel. Il n'est pas contesté non plus que Bibliomedia joue un rôle important dans la propagation du goût de la lecture, dans la possibilité de donner à chacun un accès aux livres. Ce qui fait l'objet de la discussion, c'est de savoir si on en reste à 8 millions de francs, comme c'est le cas pour la période actuelle, ou si, pour tenir compte des efforts d'allègement budgétaire, on réduit le crédit de 8 millions de francs à 7.
Je crois que nous sommes tous conscients que les enjeux financiers vont être au centre des débats durant les prochains mois. Nous allons devoir faire des coupes douloureuses et, comme l'ont dit les rapporteurs, la coupe de 1 million de francs dans le cas de Bibliomedia a probablement un certain caractère douloureux. Mais cela ne coupe pas les moyens de cette fondation; cela lui permet de poursuivre son travail en fixant des priorités. Peut-être que ce sera moins facile - certainement, ce sera moins facile.
Mais c'est encore possible, et c'est la raison pour laquelle le Conseil fédéral vous demande de suivre les décisions prises au cours du traitement du programme d'allègement budgétaire et de voter un crédit de 7 millions de francs pour la fondation Bibliomedia pour la période 2004 à 2007, en diminution de 1 million par rapport au crédit qui avait été accordé pour la période actuelle.
Chevrier Maurice · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe démocrate-chrétien
Le rôle extrêmement important de Bibliomedia dans la démocratisation, dans l'accès à la lecture n'est plus à démontrer. Il est reconnu aux quatre coins du pays, bien au-delà des frontières et des clivages habituels, et nous nous en réjouissons. Par contre, sait-on que Bibliomedia contribue depuis de très nombreuses années à former le personnel indispensable pour gérer ces bibliothèques disséminées sur l'ensemble de notre territoire? La fonction de ces auxiliaires n'est pas seulement de prêter des livres mis à disposition par la fondation, mais encore de diffuser et d'animer des collections. C'est une manière concrète et conviviale de promouvoir la culture et de lutter contre l'illettrisme rampant. Il est donc primordial de préciser, dans le contrat de prestations à passer entre la Confédération et Bibliomedia, le soutien à cette formation. Qu'en est-il, Monsieur le président de la Confédération?
Couchepin Pascal · BPR-M · Conseil fédéral · Valais
Selon le rapport que j'ai parcouru il y a un instant, Bibliomedia a une activité de formation pour les bibliothécaires. Il est évident qu'au moment où on réduit le crédit-cadre de 8 millions de francs à 7, un certain nombre d'activités seront réduites, mais ne disparaîtront pas. Elles seront adaptées en fonction des besoins et on continuera à former des bibliothécaires, comme ç'a été le cas dans le passé, mais sur une base un peu plus modeste puisqu'il y a une diminution du crédit.
Christen Yves · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe radical-libéral
Le président (Christen Yves, R, VD): Mes chers collègues, vous n'avez pas encore reçu vos pagers, je ne peux donc pas vous appeler pour venir voter. Je vous demanderai donc de rester dans la salle pour les quelques votes sur l'ensemble qui vont intervenir.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition
1. Bundesgesetz über die Ausrichtung von Finanzhilfen an die Stiftung Bibliomedia
1. Loi fédérale sur l'octroi d'aides financières à la fondation Bibliomedia
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress, Art. 1-3
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1-3
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Vote
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes .... 118 Stimmen
Dagegen .... 20 Stimmen
Intervention de procédure
2. Bundesbeschluss betreffend einen Zahlungsrahmen für eine Finanzhilfe an die Stiftung Bibliomedia in den Jahren 2004-2007
2. Arrêté fédéral concernant le plafond de dépenses en vue de l'octroi d'une aide financière à la fondation Bibliomedia pour la période 2004-2007
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Art. 1
Antrag der Mehrheit
Abs. 1
.... von 8 Millionen Franken bewilligt.
Abs. 2
.... maximal 2 Millionen Franken.
(Rest des Absatzes streichen)
Antrag der Minderheit
(Pfister Theophil, Bangerter, Nabholz, Wandfluh, Wittenwiler)
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Art. 1
Proposition de la majorité
Al. 1
Un plafond de dépenses de 8 millions ....
Al. 2
.... s'élève à 2 millions de francs au maximum.
(Biffer le reste de l'alinéa)
Proposition de la minorité
(Pfister Theophil, Bangerter, Nabholz, Wandfluh, Wittenwiler)
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit .... 77 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit .... 73 Stimmen
Art. 2
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Vote
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes .... 103 Stimmen
Dagegen .... 43 Stimmen