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Nouvel appel d’offres pour les concessions FM à partir du 1er janvier 2027
Engler Stefan · P-M · Conseil des Etats · Grisons · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Antrag der Mehrheit
Annahme der Motion
Antrag der Minderheit
(Gmür-Schönenberger, Dittli, Herzog Eva, Zopfi)
Ablehnung der Motion
Proposition de la majorité
Adopter la motion
Proposition de la minorité
(Gmür-Schönenberger, Dittli, Herzog Eva, Zopfi)
Rejeter la motion
Präsident (Engler Stefan, Präsident): Es liegt Ihnen ein schriftlicher Bericht der Kommission vor. Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Maret Marianne · Mit-F · Conseil des Etats · Valais · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Cette motion charge le Conseil fédéral de renoncer à la désactivation actuellement prévue de la FM au 31 décembre 2026 et de prolonger les concessions actuelles ou de lancer un nouvel appel d'offres pour l'attribution de nouvelles concessions à partir du 1er janvier 2027. Cette motion a été déposée par la Commission des transports et des télécommunications du Conseil national après un vote serré en commission, puisque c'était la voix prépondérante du président qui avait fait pencher en faveur de la décision.
Le Conseil fédéral s'oppose à cette motion, principalement au motif que la décision de l'abandon de la FM a été prise par la branche elle-même il y a plus de dix ans et que la Confédération a activement soutenu cette sortie, tant sur les plans législatif que financier. Malgré cet argument, le Conseil national a accepté cette motion lors de la session d'automne 2025, par 124 voix contre 62 et 8 abstentions.
La Commission des transports et des télécommunications de notre conseil s'est réunie le 6 novembre dernier afin d'examiner de manière approfondie les enjeux liés à cette motion ainsi que les conséquences qu'aurait un abandon de la FM. Elle a entendu des représentants de l'Office fédéral de la communication, mais a également procédé à de nombreuses auditions afin d'entendre les arguments des différentes parties intéressées, tant celles favorables à la motion - bien sûr - que celles qui y sont défavorables. La commission de notre conseil a ainsi auditionné les entités suivantes : l'organisation indépendante Mediapulse, qui a présenté les données sur l'évolution de l'audience radio en Suisse, l'Association suisse des radios privées, qui couvre la Suisse allemande et la Suisse italienne, ainsi que les Radios régionales romandes et divers représentants de radios privées - Radio 1 et CH Media - qui ont plaidé pour une prolongation de la FM afin d'éviter des conséquences économiques graves pour les radios locales. Enfin, nous avons également entendu l'Association des radios et médias audio indépendants Unikom ainsi que des représentants de la SSR - bien sûr -, qui ont rappelé que la migration vers le numérique était un engagement sectoriel de longue date et qu'une prolongation de la FM irait à l'encontre de la politique de numérisation du secteur.
Ces auditions ont duré plus de deux heures et ont permis à la commission de notre conseil de bien cerner les enjeux ainsi que les avantages et désavantages liés à une nouvelle prolongation de la FM. Je dis "nouvelle prolongation", puisque l'arrêt de la FM a été reporté à deux reprises déjà, de 2022 à 2024, puis de 2024 à 2026. Cette dernière prolongation s'est faite à la demande des radios privées, la SSR ayant - comme vous le savez et comme prévu - procédé à la désactivation de ses ondes FM à la fin de l'année 2024. Au final, en raison des nombreux éléments d'explications fournis durant les auditions, la commission s'est prononcée, par 5 voix contre 2 et 2 abstentions, en faveur de la motion. Une minorité s'y oppose, étant d'avis que le passage au DAB plus a été annoncé suffisamment tôt et que le maintien de la diffusion FM entraînerait des coûts payés en partie par la redevance.
La minorité aura naturellement l'occasion d'exposer plus en détail sa position, et je vais donc concentrer ma prise de parole sur les principaux éléments qui ont convaincu la majorité de la commission de votre conseil de soutenir une nouvelle prolongation de la FM. Ses arguments sont avant tout d'ordre économique. Les études réalisées par Mediapulse sur le mandat de la Confédération montrent que la désactivation de la FM par la SSR a entraîné une chute d'environ 15 pour cent de son audience calculée en matière de pénétration quotidienne. Il convient de noter que, pour la SSR, il s'agit d'un chiffre global incluant également des programmes majoritairement numériques. Les pertes d'audience sont ainsi significativement plus élevées si l'on s'intéresse à certaines chaînes radio spécifiques de la SSR. Les auditeurs se sont reportés en partie sur les radios privées, qui ont progressé de 8 pour cent sur la même période, mais surtout sur les radios étrangères, qui ont progressé de 13 pour cent.
En cas de sortie généralisée de la FM, un report plus important sur les radios étrangères est donc évidemment à craindre tant que les pays voisins continuent d'exploiter les ondes FM. Ce phénomène de report sur des radios étrangères menace la diversité et la vitalité du paysage médiatique local, ainsi que la capacité des radios régionales à remplir leur mission de service public. Ce report est d'autant plus marqué en Suisse romande et en Suisse italienne, car la proximité culturelle et linguistique avec la France et l'Italie favorise la migration des auditeurs vers les radios françaises et italiennes, qui restent accessibles en FM.
En raison du dialecte, l'effet est un petit peu moins soutenu en Suisse alémanique. La SSR reconnaît que sa baisse d'audience, bien que prévisible, est douloureuse. Cependant, l'impact économique d'une extinction rapide de la FM serait encore bien plus grave pour les radios privées. Dans leur cas, une chute d'audience, même partielle, se traduit immédiatement par une baisse des revenus publicitaires, mettant en péril leur viabilité financière. Pour les radios privées, une baisse d'audience de 15 pour cent se traduirait plus ou moins par une perte de 15 pour cent des recettes publicitaires, soit environ 15 millions de francs pour les radios régionales, avec un chiffre d'affaires annuel du secteur estimé à 100 millions de francs. Contrairement à la SSR, qui dispose d'un financement principalement assuré par la redevance et d'une audience plus large, les radios privées dépendent fortement de la publicité locale et régionale. Une diminution de leur audience, accentuée par la migration vers le numérique, risque d'entraîner des suppressions d'emplois, une réduction de l'offre journalistique régionale et, à terme, malheureusement, la disparition de certains acteurs essentiels à la diversité médiatique. Selon les représentants du secteur, les pertes publicitaires seraient cinq fois supérieures aux coûts d'exploitation de la FM - c'est important de le signaler -, ce qui rendrait la transition économiquement insoutenable pour les acteurs privés.
La question du rythme de la migration technologique était bien sûr au coeur de nos discussions. Si la numérisation de la radio est inévitable à long terme, la réalité du parc automobile suisse montre que, sur 4,8 millions de véhicules, 1,7 million ne sont pas encore équipés du DAB plus. En Suisse, on écoute encore beaucoup la radio dans sa voiture. La conversion des véhicules dépend essentiellement du renouvellement naturel du parc automobile. Forcer une extinction rapide de la FM reviendrait à priver une partie importante de notre population d'accès à la radio, notamment dans les régions périphériques et chez les publics les moins enclins à investir dans de nouveaux équipements.
Pour la majorité de notre commission, la prolongation de la FM est donc vue comme une mesure transitoire permettant d'éviter un choc économique et social, tout en laissant le temps nécessaire à la population - surtout à elle - et au secteur pour s'adapter à cette transition.
Les radios privées se disent prêtes à continuer de financer la FM et à payer les redevances afférentes, sans coûts supplémentaires pour la Confédération. Il est vrai que la sortie de la FM a été annoncée il y a plus de dix ans, et il est toujours délicat de changer les règles du jeu en cours de partie. Néanmoins, lorsque l'on s'aperçoit que ces règles péjorent trop durement la situation de certains acteurs, il faut avoir la souplesse et l'intelligence d'accepter de les changer.
Avant de conclure, et par souci de transparence, j'aimerais apporter une précision sur un élément qui a été repris dans les médias en lien avec l'alerte de la population via les ondes FM. C'est un élément que nous avons thématisé en commission. À ce sujet, il est important de clarifier le fait que la décision en lien avec les concessions FM pour les radios privées civiles est indépendante de celles liées aux émetteurs FM d'urgence, c'est-à-dire les radios IPCC. En octobre dernier, le Conseil fédéral a mis en consultation sa stratégie multicanaux qui prévoit le démantèlement des stations de radio d'urgence. Nous aurons l'occasion de débattre de ce projet en temps voulu, mais la décision que nous prenons aujourd'hui sur la motion dont nous discutons n'a aucun lien avec les émetteurs d'urgence, qui sont du reste de la compétence de l'Office fédéral de la protection de la population et non de l'Office fédéral de la communication.
En conclusion, je vous invite à suivre la majorité de la commission et à accepter cette motion. Personne ne remet en question le fait que la transition numérique doit avoir lieu. Les radios privées investissent d'ailleurs déjà 12 millions de francs par année dans le DAB plus, contre 3,8 millions pour la FM. Une prolongation de la FM apparaît néanmoins comme une mesure de sauvegarde économique qui offrirait aux radios privées le temps nécessaire pour adapter leur modèle d'affaires, préserver l'emploi et garantir une offre médiatique diversifiée et de proximité essentielle au tissu social et démocratique de la Suisse.
La représentante de la minorité va s'exprimer incessamment et je vous enjoins de suivre la majorité de notre commission.
Gmür-Schönenberger Andrea · Mit-F · Conseil des Etats · Lucerne · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Ich beantrage Ihnen, dem Bundesrat zu folgen und diese Motion abzulehnen. Erlauben Sie mir kurz einen Blick zurück. Im Jahr 2006, also vor fast zwanzig Jahren, wurde entschieden, Digitalradio als Hauptverbreitungskanal zu verwenden. Dies geschah auf Wunsch der Radiostationen, es war kein Entscheid des Bundesrates oder des BAKOM. Es war die Branche, die das gefordert hatte, weil UKW begrenzte Frequenzmöglichkeiten hat und man mehr Programme anbieten wollte. Diese Chance wurde genutzt. Es wurden sehr viele Programme lanciert, auch Spartenradios. Man hat gesehen, dass DAB einfach ein Erfolg ist.
Die UKW-Konzessionen wurden 2008 vergeben; dann wurden sie zweimal ohne Ausschreibung verlängert, einmal 2019 und noch einmal 2024. Damals wurde klar gesagt, 2026 sei definitiv Schluss - nach zwanzig Jahren. Das Publikum hat dann umgestellt. Wer einmal auf DAB gewechselt hat, wechselt auch nicht mehr zurück. Neunzig neue Radiosender haben investiert. Die SRG hat sich an die Vereinbarung gehalten und UKW verlassen. Der Bund stellte zudem 84 Millionen Franken für die Umstellung zur Verfügung. Die Radiostationen wussten also seit Jahren, worauf sie sich hätten einstellen müssen, erhielten dafür viel Zeit und Geld. Die Fördergelder wurden gerne genommen; sie wurden aber nicht für eine weitere Verlängerung, sondern für die Umstellung gesprochen. Es kann nicht sein, dass nun auch noch diejenigen bestraft werden, die sich an die selbst auferlegten Regeln gehalten haben.
Es wird behauptet, dass die Radionutzung aufgrund der Umstellung auf DAB zurückging. Das ist falsch. Die Radionutzung hat in den letzten 25 Jahren permanent abgenommen. Der Radiomarkt ist nicht nur in der Schweiz, sondern weltweit rückläufig. Diese Abwärtsbewegung beträgt etwa 2 Prozent pro Jahr und hat nichts mit UKW oder DAB zu tun. Die UKW-Abschaltung der SRG hat aber zu einem Digitalisierungsschub geführt. Radionutzung findet heute überwiegend digital statt. Nur noch 7 Prozent der Bevölkerung nutzen ausschliesslich UKW. Entscheidend ist aber, dass 87 Prozent der gesamten Nutzungsdauer auf die digitalen Kanäle entfallen. Das heisst, rund 9 von 10 Radiominuten werden heute digital empfangen.
Wir alle - und ich gehöre auch dazu - haben es selbstverständlich als störend empfunden, als wir realisierten, dass das alte Radio, das jahrelang seinen Dienst erfüllte, plötzlich versagte, nicht mehr funktionierte und ein neues gekauft werden musste. Es ist natürlich so, dass nicht alle Hörerinnen und Hörer dieselben Möglichkeiten haben, ein neues Radio zu kaufen. Es gibt aber sehr, sehr preiswerte, günstige Radios. Für zwei Kinotickets gibt es ein neues, günstiges Radio. Zudem kann auch über den Fernseher Radio gehört werden; diese Möglichkeit besteht auch.
Autos sind auch immer wieder ein Thema bei dieser Umschaltung, aber auch da schreitet die Digitalisierung voran. Neuwagen sind standardmässig mit DAB plus ausgerüstet. Die UKW-Abschaltung der SRG hat bei den Autogaragen für einen zusätzlichen grossen Umrüstungsschub gesorgt. Der Aufwand für eine Umrüstung von älteren Modellen hängt dabei sehr stark von der gewählten Lösung ab. Es gibt auch da günstigere und teurere Lösungen. Es gibt praktische und einfache Lösungen via Bluetooth oder Handy oder kleine Adapter, die nicht viel Geld und Aufwand kosten und quasi für eine Tankfüllung zu haben sind.
Diese Motion betrifft überdies weder die Sicherheit noch die Krisenkommunikation. UKW braucht es auch in Schutzunterkünften nicht. Der Bundesrat ist dabei, das ganze System der Alarmierung der Bevölkerung zu überarbeiten. Der Bundesrat will nämlich künftig auf eine Multikanalstrategie setzen, die auf drei Pfeilern beruht, und einer davon ist der Rückbau der UKW-basierten Notfallradiosender. Der Bundesrat will diesen Rückbau vornehmen, weil die UKW-Alarmierung nicht mehr zeitgemäss ist. Das Szenario, dass man wochen- oder monatelang im Bunker ist, entspricht heute nicht mehr der Realität. Das haben wir auch in der Ukraine gesehen. Viel wichtiger ist heute ein Handy für die Alarmierung, für die Information, für die Transaktion all dieser Informationen. Weiter weist der Bundesrat darauf hin, dass die hohen Betriebskosten von jährlich 20 Millionen Franken für eine veraltete Informationstechnologie nicht mehr gerechtfertigt seien. Auch die höhere Flucht ins Ausland ist ein Mythos. In der Romandie liegt der Marktanteil ausländischer Programme gemäss Mediapulse zwischen 0,02 und 1,38 Prozent. Es besteht keine Bedrohung. Die Menschen steigen nicht auf ausländische Sender um, sondern tauschen früher oder später, irgendwann, das Gerät aus, weil sie eben die Nachrichten aus unserem Land in unserem Land hören wollen.
Was aber schon störend ist: Genau diejenigen Radiosender, die sich jetzt für einen Erhalt der UKW-Verbreitung starkmachen, haben UKW selbst schon weitgehend abgeschaltet. Sie bieten keine flächendeckende Versorgung mehr, sondern bedienen nur noch die lukrativsten Standorte. So zum Beispiel ausgerechnet Radio 1, dessen Eigentümer ein vehementer Befürworter der UKW-Verlängerung ist. Er hat im gesamten Glarnerland UKW schon vor Jahren lautlos abgeschaltet. Dieser Besitzer fand UKW für den Kanton Glarus nicht mehr notwendig, weil er eben dort sehr viele Sendeanlagen hätte betreiben müssen, um ein relativ kleines Publikum zu erreichen. Ein Radio in der Region wie Radio Südostschweiz braucht enorm viele Sendeanlagen für UKW. Dort ist es also sehr teuer. In Zürich aber, wo man den Uetliberg hat und gleichzeitig eine Million Hörerinnen und Hörer, ist es anders. Diese Situationen haben letztlich dazu geführt, dass die Branche entschieden hat, nur noch digital zu senden und nicht mehr über UKW. Es geht also letztendlich nicht um die Hörerinnen und Hörer, sondern um rein kommerzielle Interessen. Die Nachfolgetechnologie DAB steht mit über 99 Prozent Bevölkerungsversorgung im ganzen Land bereit. Es ist nicht verhältnismässig, verschiedene Technologien parallel aufrechtzuerhalten.
Die UKW-Abschaltung, ich habe es gesagt, wurde bereits mehrfach verschoben, und der Bundesrat hat die Konzessionen bis Ende 2026 verlängert, um den Privaten mehr Zeit für die Umstellung zu geben. Eine weitere Verlängerung würde keinen zusätzlichen Nutzen bringen, sondern den Abschluss eines jahrelangen Prozesses einmal mehr verzögern. Es kann wirklich nicht sein, dass diejenigen, die sich an die Abmachungen gehalten haben, auch nach zwanzig Jahren noch weiter bestraft werden.
Ich bitte Sie, der Minderheit zu folgen.
Dittli Josef · Mit-M · Conseil des Etats · Uri · Groupe libéral-radical
Die Motion zur Verlängerung des UKW-Betriebs konfrontiert uns mit den wichtigen Fragen der strategischen Verlässlichkeit und der Zukunftsgestaltung. Wir stehen vor folgender Wahl: Entweder verankern wir den bereits vollzogenen digitalen Standard als verbindliche Zukunftsstrategie und schaffen damit die notwendige Basis für weitere Innovationen, oder wir belasten mit der Annahme dieser Motion den digitalen Fortschritt durch blockierte Frequenzen, unnötigen Verwaltungsaufwand und Verschwendung von Gebührengeldern.
Erlauben Sie mir eine kurze Standortbestimmung. Die Schweiz hat den digitalen Wandel beim Radio erfolgreich vollzogen. Heute wird Radio zu 90 Prozent digital empfangen. UKW ist nicht mehr notwendig. Die Faktenlage ist in diesem Bereich ungewöhnlich klar. Die digitale Migration in der Schweiz ist eine unbestreitbare Erfolgsgeschichte. Dieser technologische Wandel hat die jahrzehntelange Mangelverwaltung knapper Frequenzen beendet. Konkret heisst das: Statt einer staatlich verwalteten Knappheit mit 41 ähnlichen UKW-Programmen erleben wir heute dank DAB plus eine Fülle von Programmen, gesendet von Klassik- über Regional- bis hin zu Spartensendern. Gleichzeitig hat sich die Empfangsqualität massiv verbessert. Digitales Radio ist heute auf Berggipfeln und in allen wichtigen Tunnels verfügbar, wo UKW oft rauschte oder gänzlich fehlte. Die technologische Grundlage für die Zukunft des Radios in der Schweiz ist gelegt.
Erlauben Sie mir einen ökonomischen Faktencheck bezüglich Strukturwandel: Es wird behauptet, so haben wir es in verschiedensten Unterlagen gelesen und auch in der Kommission gehört, die Sender bräuchten UKW zum Überleben. 1 Prozent Reichweitenverlust führe automatisch zu 1 Million Franken Umsatzverlust. Diese einfache Berechnung hält einer sorgfältigen Überprüfung nicht stand. Es gibt da keinen Automatismus. Ein Praxisvergleich von Sendern mit ähnlichen Reichweitenverlusten in derselben Region zeigt sehr unterschiedliche finanzielle Entwicklungen: Manche konnten ihre Umsätze nahezu stabil halten, andere brachen massiv ein. Dies beweist, dass die Ursache für die Gewinneinbussen primär bei den strukturellen Verschiebungen im Werbemarkt liegt, insbesondere beim Wettbewerb durch globale digitale Plattformen - Google, Meta usw. -, aber nicht beim Ende der UKW-Technologie. Haben Sie gewusst, dass ausgerechnet jene Sender, die die Abschaltung von UKW auf die lange Bank schieben wollen, vom Bund massgeblich profitiert haben? Wir sprechen hier von 84 Millionen Franken Steuergeldern, die geflossen sind, um die Digitalisierung zu fördern. Sich den Fortschritt staatlich bezahlen zu lassen, das Geld zu nehmen und dann den Ausstieg aus UKW auf die lange Bank zu schieben, ist politisch nicht korrekt.
Noch ein Wort zum angeblichen Hörerschwund bei einer Abschaltung von UKW, lassen Sie uns ein prominentes Beispiel anschauen: Der lauteste Kritiker der Abschaltung, der Besitzer und Betreiber von Radio 1, hat gemäss aktuellen Berichten bereits sieben seiner zehn UKW-Anlagen stillgelegt. In Regionen wie dem Glarnerland - aber nicht nur im Glarnerland, sondern auch im Sarganserland und im Rafzerfeld - ist sein Sender auf UKW längst verstummt. Und was war das Resultat? Niemand hat es bemerkt; es gab keinen Aufschrei, keinen Kollaps, nichts. Wer seine entsprechende Infrastruktur zu 70 Prozent abbaut, kann uns heute nicht erzählen, UKW sei für ihn die überlebenswichtige Lebensader.
Ich komme nun zur Radioinfrastruktur auf der Strasse und zum Radiohören im Auto. Hier höre ich immer wieder das Argument der Versorgungssicherheit. Schauen wir uns das einmal etwas genauer an. Zum Tunnelnetz: Der "point of no return" ist überschritten. Das Bundesamt für Strassen hat in den Nationalstrassentunnels längst Fakten geschaffen; die Umrüstung auf DAB plus ist abgeschlossen, die alten UKW-Anlagen sind demontiert. Eine Rückkehr würde die Reinstallation alter, oft nicht mehr gewarteter Infrastruktur erfordern, was strategisch unvernünftig und sicherheitstechnisch fragwürdig wäre.
Noch ein Wort zum Radiohören im Auto: Nur 13 Prozent der gesamten Radionutzung finden im Auto statt, davon wiederum erfolgen 75 Prozent digital und 25 Prozent über UKW. Es geht also um 3 Prozent der Radionutzung über UKW in älteren Autos. Für die Fahrzeuge ohne DAB-plus-Empfang gibt es übrigens eine zumutbare und kostengünstige Lösung in Form von Adaptern zum Preis einer Tankfüllung.
Ich komme nun zur Ordnungspolitik und zur Verlässlichkeit. Hier höre ich immer wieder: Warum nicht einfach beide Systeme parallel laufen lassen? Ob es UKW noch braucht, das regle doch der Markt, und die Branche zahle es ja selbst. Das Gegenteil ist der Fall:
1. UKW ist kein freies Gut. Die UKW-Frequenzen sind ein knappes, staatlich zugeteiltes Gut. Wer sich an diese knappen Frequenzen klammert, bewahrt damit eine Eintrittsbarriere gegen neue Marktteilnehmer. Liberal wäre es, diese Frequenzen für neue, zukunftsweisende Nutzungen freizugeben. Die Beibehaltung von UKW ist somit staatlich sanktionierter Protektionismus zugunsten alter Lizenznehmer. Die Digitalisierung hat rund 90 neue, innovative KMU-Radios hervorgebracht. Diese Unternehmen haben investiert, Personal aufgebaut und ihr Geschäftsmodell auf der Vereinbarung der gesamten Branche, den digitalen Weg zu vollenden, aufgebaut. Eine UKW-Verlängerung würde die Geschäftsgrundlage dieser jungen, innovativen Akteure fundamental infrage stellen. Wir würden das Vertrauen jener Unternehmer untergraben, die in die Zukunft investiert haben. Und wir würden zugleich etablierte Marktvorteile künstlich konservieren.
2. Zur Verlässlichkeit einer Vereinbarung: Die Branche selbst hat diese Umstellung vereinbart; die Minderheitssprecherin hat das erläutert. Wenn wir aus politischen Gründen die Beendigung von UKW heute auf die lange Bank schieben, signalisieren wir, dass staatliche Subventionierungen, selbst wenn sie auf Branchenvereinbarungen beruhen, jederzeit revidierbar sind. Das schafft Unsicherheit. Die Motion schützt nicht den freien Markt, sie schützt die Marktmacht der wenigen Lizenzinhaber.
Ein Wort zur SRG: Mit der Annahme der Motion würden wir ihr nicht nur viel Arbeit, sondern wohl auch eine zusätzliche Gebührenlast aufhalsen. Die SRG handelte nach Treu und Glauben, basierend auf der Branchenvereinbarung der gesamten Branche. Um Gebührengelder zu sparen, hat sie deshalb ihr UKW-Netz sukzessive zurückgebaut. Eine Rückkehr ist nicht die Frage eines Knopfdrucks, sie ist technisch und strategisch eigentlich unmöglich. Die Reaktivierung wäre ein massiver Akt der Zerstörung von Kapital und eine unverhältnismässige Belastung der Gebührenzahler. Das Resultat wäre ein Flickenteppich von unzureichender Qualität. Es würden Millionen von Franken in eine auslaufende Technologie zurückgepumpt, während diese Mittel für zukünftige digitale Innovationen fehlen.
Noch ein Wort zur sicherheitspolitischen Verantwortung: Das Argument der Sicherheit wird zur Panikmache instrumentalisiert. Das sogenannte Bunkerradio, korrekt "System zur Information der Bevölkerung durch den Bund in Krisenlagen", ist ein gehärtetes, eigenständiges System des Bundesamtes für Bevölkerungsschutz und Teil des VBS. Es basiert zwar auf UKW-Technologie, ist aber organisatorisch völlig unabhängig vom zivilen Radiomarkt. Sein Weiterbetrieb bleibt jederzeit möglich, sofern der Bund die Mittel dafür bereitstellen will. Der Bund setzt heute aber auf Redundanz. Die Sicherheitsstrategie des BABS ist längst auf Multikanalfähigkeit ausgerichtet: App, Sirenen, DAB plus und so weiter. Es wäre fahrlässig und unverantwortlich, die Sicherheit der Bevölkerung an eine einzige veraltete Technologie zu binden. Die Praxis in den Tunnels im Zuständigkeitsbereich des ASTRA beweist, dass die moderne Multikanalstrategie zuverlässig funktioniert.
Ich komme zum Schluss. Die Schweiz hat den digitalen Wandel erfolgreich vollzogen. Es braucht keine Verlängerung der UKW-Konzessionen mehr. Sie würde die ordnungspolitischen Prinzipien der Verlässlichkeit und des freien Marktes untergraben. Die Kosten einer Verlängerung sind nicht null, sie entstehen in Form von blockierten Frequenzen, unnötigem Verwaltungsaufwand beim BAKOM und der Zerstörung der Planungssicherheit.
Ich bitte Sie, lehnen Sie diese Motion ab.
Stark Jakob · Mit-M · Conseil des Etats · Thurgovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ich bin in dieser Frage im Verlaufe der vertieften Beschäftigung sozusagen vom Saulus zum Paulus geworden, nicht wie mein Vorredner, und unterstütze jetzt die Möglichkeit der UKW-Verlängerung. Es geht nicht darum, dies zwangsweise anzuordnen, es ist nur eine Möglichkeit. Ich unterstütze die Möglichkeit einer UKW-Verlängerung. Weshalb? Ich möchte das kurz in fünf Punkte fassen.
Erster Punkt: Es existiert - das wurde gesagt - kein rechtlich bindender Vertrag zwischen den privaten Radioveranstaltern und der SRG für die Abschaltung der UKW-Sender bis Ende 2024 bzw. 2026. Es gibt nur eine Vereinbarung. Das BAKOM bzw. der Bund ist nur insoweit involviert, als die Umstellung auf die neue DAB-plus-Technik mit 84 Millionen Franken gefördert worden ist; das wurde gesagt.
Zweiter Punkt: Die Radiosender der SRG haben durch die UKW-Abschaltung per Ende 2024 rund 500 000 Hörerinnen und Hörer verloren und damit 15 Prozent an Tagesreichweite und 9 Prozent an Wochenreichweite eingebüsst. Dieser Rückgang, und das ist entscheidend, war viel höher als erwartet. Entsprechend befürchten auch die Regionalradios einen massiven Rückgang der Anzahl Hörerinnen und Hörer beim UKW-Ausstieg Ende 2026. Im Unterschied aber zu den SRG-Sendern bedeuten grosse Hörerinnen- und Hörerverluste für die Privatsender automatisch grosse Werbeeinbrüche und grosse Mindereinnahmen. Diese Mindereinnahmen werden rund fünfmal höher sein als die Kosten eines Weiterbetriebs der UKW-Sender.
Dritter Punkt: Die Kosten der Sendeanlagen, und das ist ganz wichtig für uns als Vertreter des Bundes, werden vollumfänglich von den Radiosendern bezahlt. Für die Privatradios liegen diese bei 3,8 Millionen Franken pro Jahr für die UKW-Sendeanlagen und bei - hören Sie gut zu - 12 Millionen Franken pro Jahr bei den DAB-plus-Sendeanlagen. Das zeigt also, dass die Privatradios bereits heute stark auf DAB plus setzen und es wirklich nur eine Frage der Zeit ist, bis die UKW-Nutzungsquote so tief ist, dass sich die Sender nicht mehr lohnen und dann eben sukzessive abgestellt werden.
Vierter Punkt: Vorläufig ist die Situation eine ganz andere, weil unter anderem 1,7 Millionen Autos auf unseren Strassen verkehren, die nicht mit einem DAB-plus-Radio ausgerüstet sind. Ich frage Sie: Soll jetzt der Staat diesen Autofahrerinnen und Autofahrern die UKW-Frequenz entziehen und ihr Radio sozusagen zwangsweise abstellen? Gibt es dafür ein öffentliches Interesse? Das ist die entscheidende Frage: Gibt es ein öffentliches Interesse? Ich komme zum Schluss, dass das öffentliche Interesse schlicht und einfach fehlt. Die Umsetzung der Branchenvereinbarung zum Abschalten der UKW-Sender liegt nicht im öffentlichen Interesse, auch wenn der Bund dabei mitgewirkt hat. Beim Abwägen des öffentlichen Interesses steht für mich die Radionutzung im Vordergrund. Es kann uns doch nicht egal sein, wenn plötzlich eine Million Schweizerinnen und Schweizer unsere Radioprogramme nicht mehr nutzen können und damit den Zugang zu Informationen verlieren, die in einer direkten Demokratie auch staatspolitisch von grosser Bedeutung sind. Diesem Umstand, der beim Abschluss der Vereinbarung eben nicht vorhersehbar war, muss heute Rechnung getragen werden - umso mehr, und ich betone es nochmals, als der Bund kostenmässig nicht betroffen ist.
Fünfter Punkt: Man mag einwenden, dass sowohl die SRG als auch die Regionalradios für den Weiterbetrieb der UKW-Sender wertvolle Gebührengelder einsetzen. Ich denke, dass wir das getrost den unternehmerisch unabhängigen Radiosendern überlassen dürfen. Am Schluss geht es darum, wie viel den Privatradios, aber auch der SRG ihre Hörerinnen und Hörer wert sind. Und da bin ich überzeugt, dass sich die Kosten des vorläufigen UKW-Weiterbetriebs medien- und staatspolitisch lohnen.
Ich empfehle Ihnen, der Motion zuzustimmen.
Chassot Isabelle · Mit-F · Conseil des Etats · Fribourg · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Je n'avais pas l'intention d'intervenir ce matin, les principaux arguments étant sur la table, mais il m'est apparu qu'un "fact-checking" était nécessaire du point de vue romand. Je déclare mes intérêts : je suis administratrice de Radio Fribourg - Radio Freiburg, une des seules radios bilingues de ce pays. J'aimerais rétablir les faits sur trois éléments : la perte d'audience, un regard au-dessus de nos frontières et la réalité chiffrée d'une radio régionale.
Concernant le premier point, les pertes d'audience de la SSR se sont révélées massives, et surtout beaucoup plus élevées que celles qu'elle avait prévues. Ses projections se sont révélées inexactes de ce point de vue. En Suisse romande - je vais me concentrer sur cette région -, pour RTS La Première, la radio d'information générale, la perte d'audience a été de l'ordre de 19 pour cent. Pour Espace 2, la radio culturelle, la perte d'audience a été de 49 pour cent. Pour Couleur 3, la radio, entre guillemets pour les plus jeunes générations - elle a été créée quand j'avais presque 20 ans, donc je l'écoute aussi encore -, (Hilarité) la perte a été de plus de 46 pour cent. Lorsque l'affirmation de la SSR est que sa perte d'audience a été de 15 pour cent, elle inclut également les programmes exclusivement numériques ; si l'on ne prend que les programmes par FM, ce sont en fait ces chiffres qui sont réels. Vous imaginez bien qu'un chiffre équivalent qui se reporterait sur les radios régionales, qui se financent en particulier par la publicité, se révélerait également extrêmement dommageable.
Concernant le deuxième point, lorsque l'on parle des auditeurs qui auraient basculé, et que l'on dit qu'ils n'ont pas basculé vers des radios FM étrangères, cela ne se révèle pas exact. Ce sont plus de 100 000 auditeurs et auditrices qui ont basculé vers des radios FM étrangères. Au premier semestre 2025, les stations étrangères proches de la frontière ont en effet enregistré une hausse de plus de 100 000 personnes, ce qui représente plus de 20 pour cent. En cas d'arrêt complet de la FM, ces chiffres exploseraient. Selon une étude de l'Office fédéral de la communication, 57 pour cent de la population suisse pourrait alors recevoir des stations FM étrangères de qualité suffisante, et dans les régions frontalières, comme en Suisse romande - et je mentionne aussi le Tessin -, ce taux atteindrait 100 pour cent.
Et si l'on jette un regard au-delà de nos frontières sur la question du principe général, la demande de prolongation de la FM s'inscrit dans la pratique européenne. Dans l'Union européenne, la quasi-totalité des États a fait le choix d'une coexistence durable entre la FM et le DAB plus, afin de protéger l'audience, le pluralisme, mais aussi - c'est important -, le financement des radios. En Italie, le régulateur et les acteurs du secteur se sont récemment prononcés pour le maintien parallèle de la FM, du DAB plus et de la diffusion IP, au moins pour la prochaine décennie. Aux Pays-Bas, les licences nationales FM ont été renouvelées jusqu'en 2035, en parallèle d'un déploiement pourtant déjà très avancé du DAB plus. En France, le DAB plus connaît un développement rapide, mais aucune date officielle d'extinction de la FM n'a été fixée à ce jour, le régulateur soulignant qu'il est encore trop tôt pour envisager une telle décision.
Prolonger la FM en Suisse ne signifie nullement renoncer au DAB plus - notre collègue Stark l'a dit - : il s'agit d'une possibilité de maintenir la FM à côté du DAB plus, et pas du tout d'une obligation. Avec cela, nous pourrions aligner notre pays sur une trajectoire de transition progressive, comme celle adoptée dans d'autres pays. C'est exact, cela a été dit : le secteur radiophonique s'est prononcé en 2014 en faveur d'une migration commune vers le DAB plus. Les radios régionales restent entièrement engagées dans cet objectif, et j'aimerais le mentionner en particulier pour la radio pour laquelle je porte une responsabilité partielle en tant qu'administratrice.
Les projections erronées de la SSR et les chiffres réels nous ont fait vraiment douter, mais nous montrent aussi qu'une prolongation de la FM est à nouveau indispensable dans l'intérêt de la population, et pour éviter de lourds dommages économiques aux radios régionales. Celles-ci remplissent également un service public et ont besoin de notre soutien aujourd'hui.
Je vous remercie donc de soutenir la motion.
Zopfi Mathias · Mit-M · Conseil des Etats · Glaris · Groupe des VERT-E-S
Um es vorwegzunehmen: Ich unterstütze den Antrag auf Ablehnung der Motion und damit die Minderheit. Eigentlich haben Kollegin Gmür-Schönenberger und Kollege Dittli bereits sehr engagiert und ausführlich und sehr überzeugend gesagt, weshalb diese Motion abzulehnen ist, weshalb wir hier einen Fehler machen würden, wenn wir uns auch selbst nicht an den Weg, der eingeschlagen worden ist, halten würden.
Kollege Stark fragt dann: Gibt es ein öffentliches Interesse an dieser Abschaltung? Man könnte umgekehrt fragen: Gibt es, Kollege Stark, ein öffentliches Interesse daran, verlässlich zu sein auf so einem Weg? Sie dürfen nicht vergessen, dass diese Umstellung gerade für kleine Radios eine grosse Chance ist. Denn UKW, das hat Kollege Dittli bereits gesagt, ist eine Verknappung. Sie haben dort ein knappes Angebot. Auf DAB - das können Sie selbst ausprobieren; nehmen Sie Ihr Radio und gehen Sie die ganzen DAB-Sender durch - haben Sie ein viel grösseres Angebot. Es ist eine Chance für all diese Sender, die sich auf diesem Verbreitungskanal präsentieren. Und jetzt ist es auch klar, weshalb die SRG Hörerinnen und Hörer verloren hat, oder es ist auch klar, weshalb einzelne Radios, die von dieser Verknappung - man könnte fast sagen: vom Monopol auf der eigenen Frequenz - profitiert haben, zum Teil auch Hörerinnen und Hörer verlieren. Ja, wenn Sie auf DAB gehen, kommen Sie vielleicht auf die Idee - ich habe das zum Beispiel getan -, auch einmal ein anderes Radio zu hören, und sehen die ganze Breite dieses Angebotes. Und ich muss sagen, wenn man von öffentlichem Interesse spricht: Das Wort dafür heisst Wettbewerb. Und mit diesem Wort sind wir in der Schweiz eigentlich immer relativ gut gefahren. Ich komme nachher noch einmal darauf zurück.
Gibt es ein öffentliches Interesse daran, dass unsere Räte einfach auf Druck hin - weniger in Bezug auf eine Vereinbarung, die getroffen wurde, ob sie jetzt vertraglich bindend ist oder nicht - umfallen und das ändern? Das Glarnerland, mein Kanton, wurde bereits mehrfach erwähnt. Es wurde gesagt, dass niemand bemerkt hat, dass UKW gar nicht mehr läuft. Ich muss Ihnen auch sagen, ich habe in dieser Debatte viel gehört. Ich habe viele Meldungen bekommen, vor allem von Lobbyisten aller Seiten. Aber was ich nicht gehört habe, ist eine Glarner Stimme, eine einzige Glarner Stimme, die mir gesagt hätte, dass man UKW unbedingt weiter betreiben müsse. Dann habe ich ausprobiert, weshalb das so sein könnte, und habe das Radio auf UKW zurückgeschaltet und habe einmal geschaut, was kommt. Es kommt nichts, es ist abgeschaltet. Ich habe dann übrigens das alte Grundig-Röhrenradio aus den Sechzigerjahren mit einem DAB-Empfänger ausgerüstet und kann jetzt mit diesem alten Radio ein wunderbares und breites DAB-Radio-Angebot geniessen.
Aber weshalb kommt denn im Glarnerland nichts mehr? Das wurde bereits gesagt, ich kann hier zitieren. In der Kommission wurde die Frage gestellt, weshalb im Glarnerland zum Beispiel und auch in anderen Gebieten kein UKW mehr gesendet wird. Da wurde gesagt: Weil es dort kaum Einwohner hat. Es gibt dort ein paar Einwohner, einer sitzt hier, der andere sitzt gerade nicht hier, und dann gibt es noch ein paar mehr. Aber das zeigt eigentlich die Realität. Und, Kollege Stark, wenn Sie fragen, wie viel denn die Hörerinnen und Hörer wert sind, dann frage ich: Ja, wie viel sind jetzt die Glarner Hörerinnen und Hörer wert? Offenbar nichts - offenbar nichts, denn es gibt in meinem Kanton kein UKW mehr und in vielen anderen Gebieten auch nicht. Diese zwangsläufige Umstellung hat absolut reibungslos funktioniert. Und ich meine, es gibt auch ein öffentliches Interesse, dass es eine Gleichbehandlung und keine Zweiklassengesellschaft gibt, sowohl bei den Radiosendern als auch bei den Radiohörern.
Es wurde auch gesagt, es gebe doch kein öffentliches Interesse daran, diese Verlängerung zu bekämpfen, weil es den Bund gar nichts koste. Ja, haben Sie das Gefühl, die ganze Administration, der ganze Aufwand, um diese Konzession noch einmal für zehn Jahre auszuschreiben, sei gratis? Das ist doch überhaupt nicht der Fall. Das sind grosse Kosten, die wir hier verursachen und die letztlich in diesem gesamten System fehlen. Wir haben ja nicht einfach mehr Geld. Wir nehmen also Geld in die Hand, und notabene nehmen auch die Radios Geld in die Hand. Ich habe noch Vertreter eines anderen Radios gefragt, das in meinem Gebiet sendet: Ist es für euch interessant, UKW weiter zu betreiben? Und sie haben mir gesagt: Natürlich nicht, wir müssten dann zwei Systeme betreiben, DAB und UKW. Und das ist eben teuer, wenn sie in einer Region sind, wo sie verhältnismässig viele Antennen brauchen.
Zuletzt ist die Frage für mich: Wem nützt es, wenn wir hier die UKW-Konzessionen weiterlaufen lassen bzw. neu ausschreiben? Es nützt nicht jenen, die im Glarnerland oder flächendeckend in unserem Land ein gutes Radioangebot machen wollen. Es nützt jenen, die in Ballungsräumen mit weniger Antennen, mit verhältnismässig wenig Geld möglichst viele Werbekunden abschöpfen wollen. Denen nützt es. Das schafft eine Zweiklassengesellschaft bei den Radiosendern, weil die Kleinen, die sich so eine Konzession gar nicht leisten können, in diesen interessanten Ballungsräumen, in diesen ökonomisch interessanten Gebieten Anteile nicht generieren können, die sie vielleicht sonst erhalten würden.
Wem schadet es? Es schadet genau diesen innovativen Kleinen, die in dieser Umstellung, in diesem Wettbewerb Chancen gesehen haben. Wenn Sie diesen Kleinen - es sind viele, und es sind deutlich mehr als jene, die noch auf UKW senden - zeigen wollen, dass der Bund verlässlich ist, wenn Sie diesen Kleinen zeigen wollen, dass in unserem Land der Wettbewerb spielt und dass wir auf jene Verbreitungstechnologie setzen, bei der der Wettbewerb möglichst gut spielen kann, dann ist es im öffentlichen Interesse, Kollege Stark, diese Motion abzulehnen.
Herzog Eva · Mit-F · Conseil des Etats · Bâle-Ville · Groupe socialiste
Nach den ausgezeichneten Voten der Minderheitssprecherin und von Kollege Dittli wollte ich eigentlich ebenfalls nicht mehr sprechen. Auch ich bitte Sie, die Motion abzulehnen.
Folgende Zahl wurde genannt: Wir sprechen von 7 Prozent Hörerinnen und Hörer, die überhaupt noch ausschliesslich UKW hören. Ich melde mich jetzt wegen des guten Hinweises auf die Regionen, auf die Romandie zu Wort. Dieser Punkt wurde in der Kommission ebenfalls diskutiert, und wir nehmen ihn sehr ernst.
Aber zuerst noch einmal dies: Alle Beteiligten, auch im Hearing in der Kommission, unabhängig davon, ob sie für oder gegen die Abschaltung von UKW sind, sagen, die Zukunft sei digital - alle. Analog Radio hören ist out. Meine Kinder taten das nie, ausser, sie wurden quasi dazu gezwungen, weil ich gerade das Radio eingeschaltet hatte und sie mithören mussten. Das mache ich aber selten, da ich meist per Internet zeitversetzt Radio höre. Die Zukunft ist also digital, alle wollen dorthin.
Warum wollen wir diesem Weg jetzt nicht weiter folgen? Noch nicht alle Länder haben die analoge Übertragung abgestellt; sie werden das zum Teil erst in ein paar Jahren tun. Wir hingegen haben diesen Weg eingeschlagen. Jetzt zurückzugehen, was wir mit der Motion tun würden, wäre primär eine Verschwendung von Mitteln. Wir würden Geld in eine veraltete Technologie - UKW - investieren, die wir ja überwinden wollen. Wir würden sie damit erst ein paar Jahre später überwinden, und dieser Aufschub würde uns mehr Mittel kosten. Das finde ich schade. Die gesamte Medienbranche beklagt seit Jahren, dass sie zu wenig Mittel für journalistische Inhalte hat. Stecken wir die Mittel doch in journalistische Inhalte.
Jetzt noch zur Romandie: Ich habe oft das Argument gehört, die ausländischen Sender würden die entsprechenden Anteile übernehmen. In der Schweiz wandern die Hörerinnen und Hörer im Durchschnitt jedoch nicht zu ausländischen, sondern vor allem zu privaten Sendern ab. Der Anteil ausländischer Sender ist klein. Ich kann mir auch nicht vorstellen, dass lokale Sender, die über regionale Besonderheiten berichten, auf Dauer durch ausländische Sender ersetzt werden können. Sender mit lokaler Reichweite dürften keinen Verlust an Hörerinnen und Hörern erleben, der vergleichbar wäre mit dem Verlust der SRG mit ihrer nationalen Reichweite durch die Abwanderung vieler Hörerinnen und Hörer zu privaten Sendern.
Vor allem werden die Leute, die bisher immer noch keine Lust hatten, ein DAB-Radio zu kaufen, dies tun, wenn wir den eingeschlagenen Weg weitergehen. Dies geschieht dann zugunsten der SRG und zugunsten der Privaten, und die Mittel können in die journalistischen Inhalte gesteckt werden.
Ich bitte Sie wirklich, jetzt auf diesem Weg weiterzugehen. Es wurde alles gesagt. Es wurde auch erwähnt, wer ein Interesse daran hat, das nicht zu tun; es ist sicher nicht die Mehrheit der Schweizerinnen und Schweizer. Das ist keine Glaubensfrage - die Zahlen zeigen es.
Germann Hannes · Mit-M · Conseil des Etats · Schaffhouse · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ich habe die Ansicht der Kommission entgegengenommen, und ich bitte Sie, der Mehrheit zu folgen. Die Argumente der Minderheit verfangen für mich nicht. Ich finde es wichtig, dass der Umstellung auf DAB plus noch mehr Zeit eingeräumt wird. Die Kommission zeigt sich zu Recht über die Abnahme der Anzahl Radiohörerinnen und -hörer besorgt, dies vor allem bei der SRG aufgrund der Abschaltung von UKW. Sie hat gegen eine halbe Million Hörerinnen und Hörer verloren. Als ob das nichts wäre! Man tut hier drin so, als ob nichts passiert wäre. Das ist offenbar das Normalste der Welt. Man stellt einfach mal um, und siehe da: Man verliert bis zu 30 Prozent seiner Kundschaft. Das finden offenbar Sie hier drin, mindestens aufseiten der Minderheit, etwas ganz Normales. Man muss einfach die anderen zwingen, auch umzustellen, dann bereinigt sich das schon wieder. Das ist für mich eine etwas seltsame Haltung.
Kosten gibt es natürlich, wenn man die UKW-Sender weiter betreiben will. Es ist allerdings das schwächste Argument, da sich die Kosten doch in einem relativ überschaubaren Bereich halten. Dann gilt es vor allem, diesen geringen finanziellen Mehraufwand mit dem Schaden zu vergleichen. Den hat die SRG als Unternehmen eingefahren. Sie ist vielleicht von den anderen Radios getäuscht worden, aber das ist etwas, das die Branche unter sich ausmachen muss. Das machen nicht wir hier drin. Ich finde, dass der Schaden, den man im Moment hat, zu gross ist.
Natürlich kann man sagen, ein batteriebetriebenes Radio gehört zum Notvorrat; das empfiehlt übrigens das Bundesamt für wirtschaftliche Landesversorgung. Kauft man ein neues Gerät, ist dieses logischerweise mit der DAB-plus-Technologie ausgestattet. Ältere können jedoch nur UKW empfangen. Aber bitte, wer rüstet schon sein Gerät nach? Da sind Sie wohl eine Ausnahme, Herr Kollege Zopfi, wahrscheinlich, weil Sie dazu fähig sind. Ich wünsche Ihnen viel Glück, wenn Sie in einem Auto rumfummeln müssen und dort ein Radio nachrüsten wollen. Ich weiss wirklich nicht, ob das funktioniert.
Nun wird von einer Bestrafung der Branche geredet. Frau Kollegin Gmür und auch Herr Dittli, wer bestraft denn hier wen? Sie haben gerade so gesprochen, als ob man die neue DAB-plus-Technik wieder durch UKW ersetzen möchte. Das stimmt doch so einfach nicht. Die Technologien sollen einfach nebeneinander betrieben werden, wie das in anderen Ländern auch der Fall ist.
Wenn eine Branche eine technische Neuerung durchsetzen will, tut sie das bekanntlich auf eigenes Risiko. Wenn Sie Bill Gates gefragt hätten, welche Technologie auf dem PC sein müsste, hätte er selbstverständlich die Microsoft-Software oder auch Windows als Standard vorgeschrieben - ist es aber nicht. Die Technologien müssen sich auf dem Markt durchsetzen. So ist das auch bei den Radios. Nun, ich habe im Auto selbst ein neueres Modell, das selbstverständlich auch DAB-plus-fähig ist. Aber trotzdem muss ich feststellen, dass die Branche es bis heute nicht schafft, mein Fahrzeug auch in der Grenzregion mit sauberem Empfang zu versorgen. Es funktioniert einfach nicht.
Damit komme ich zur Situation in unserem Grenzkanton. Mag sein, dass Schaffhausen ein Sonderfall ist. Wir sind nördlich des Rheins, und vielleicht ist das für den Rest der Schweiz dann nicht mehr so wichtig. Wir haben eine Stadtdurchfahrt, den Fäsenstaubtunnel. Dort verkehren pro Tag doppelt so viele Fahrzeuge wie durch den Gotthard. Sie haben richtig gehört: doppelt so viele. Das sind beileibe nicht nur Schweizerinnen und Schweizer. Logischerweise sind es gerade in der Tourismussaison auch viele Ausländer. Gerade aus Deutschland kommen Leute, die nach wie vor sehr stark und gut mit UKW-Sendern versorgt sind. Sie können diese praktisch überall empfangen, während bei mir DAB plus rausfällt. Auch im Tunnel hat er seine Aussetzer. Das UKW-Programm ist im Tunnel logischerweise ganz aus, ausgerechnet dort, wo man vielleicht froh wäre, mal eine Information zu kriegen, die auch sicherheitsrelevant ist. Darum habe ich auch keinerlei Verständnis dafür, warum man die Infrastruktur in den Tunnels offenbar derart voreilig abgebaut oder abgeschaltet hat. Das entzieht sich meiner Kenntnis. Aber ich finde, das macht keine gute Falle.
Ein deutscher Staatssekretär oder Botschafter hat einmal gesagt, das Sympathische an der Schweiz sei, dass sie die gleichen Fehler begehe, wie sie im Ausland begangen würden, aber erst zehn Jahre später. Diesmal haben wir den Fehler im Voraus begangen. Im Ausland ist man überhaupt noch nicht so weit. Es ist ja schön, dass Norwegen wie die Schweiz umgeschaltet hat, aber das ist nicht relevant. Hingegen ist es relevant, wenn Tausende täglich mit ihren Fahrzeugen in die Schweiz kommen und dann nur noch ein Rauschen hören, es sei denn, sie hätten Neuwagen gekauft.
Also ich bitte Sie, denken Sie in erster Linie nicht an die Branche, die sich hier wahrscheinlich zu wenig gut abgesprochen hat. Denken Sie an die Menschen. Hören wir doch auf, hier drin Technologien bestimmen zu wollen - schon gar nicht Technologien, die als einzige verbleiben sollen. Wir können diese beiden Systeme nachher nebeneinander laufen lassen, weil UKW vor allem systemrelevant ist. UKW wird nach wie vor in Notsituationen gebraucht, es kann nämlich mit starken Sendern auch durch die dicksten Wände hindurch empfangen werden. Auch das gehört zum Notsystem der Schweiz. Also, ein solcher Fremdkörper und so abartig von vorgestern ist UKW nun auch wieder nicht.
Darum bitte ich Sie, wenigstens die Möglichkeit zu schaffen, dass man weiterhin Konzessionen vergeben kann. Ob die Branche davon Gebrauch macht oder nicht, das liegt an ihr selbst. Die Unternehmen müssen das selbst entscheiden, aber wir müssen diese Möglichkeit offenhalten, sonst begehen wir einen gravierenden Fehler.
In diesem Sinne bitte ich Sie, der Mehrheit zu folgen.
Müller Damian · Mit-M · Conseil des Etats · Lucerne · Groupe libéral-radical
Besten Dank für die anregende Diskussion, die wir jetzt hatten. Ich erlaube mir als Nichtkommissionsmitglied, Ihnen noch zwei, drei Gedanken mit auf den Weg zu geben. Angesichts der Medienberichterstattung der letzten Wochen und Monate habe ich mich immer wieder gefragt, ob dieses Thema eine Generationenfrage ist. Ich habe in diesem Rat jetzt aber festgestellt, dass es nicht per se eine Generationenfrage ist.
Ich habe mir vor allem aber die staatspolitische Frage gestellt, ob wir verlässlich sind oder nicht. Vor über zehn Jahren wurde in einer Branchenvereinbarung festgehalten, dass man nach zehn Jahren die Umstellung vollziehen wird. Der Bundesrat liess vor wenigen Jahren mit sich reden und hat dann entschieden, dass er nochmals um ein Jahr verlängert. Man kann in dieser Branche nicht sagen, man habe nicht gewusst, in welche Richtung es geht.
Natürlich gibt es immer Menschen, die UKW nutzen werden, solange es verfügbar ist. Das ist - es ist jetzt ja Winterzeit - das genau Gleiche wie beim Winterpneueffekt: Erst wenn der Winter kommt, wechseln die Leute ihre Reifen. Genauso ist es beim Radio: Erst wenn UKW weg ist, wechseln die letzten Hörerinnen und Hörer. Das ist die Realität.
Von Kollege Stark haben wir ein weiteres Argument gehört. Er kommt ja immer wieder mit diesen Autos, die nur UKW empfangen können. Ja, solche Fahrzeuge gibt es noch, aber es werden jedes Jahr weniger. Wissen Sie, ich bin früher einmal ein Auto gefahren, das einen Kassettenspieler hatte. Dann gab es diese Kassettenspieler plötzlich nicht mehr. Dann gab es Autos mit diesen Radios mit CD-Playern. Ich kriege heute kein Auto mehr mit einem CD-Player, obwohl ich gerne noch CD hören würde. Dann habe ich mir eine App heruntergeladen, und ich musste mich digital weiterentwickeln.
Als ich Herrn Bundesrat Rösti vorhin beim Zuhören gesehen habe, habe ich mich gefragt: Ist der Staat unter dem Strich dazu da, die Technik für Altgeräte zu erhalten? Ich glaube, nein, der Staat ist nicht dazu da, die Technik für Altgeräte zu erhalten. Er ist dazu da, die Versorgungssicherheit mit einer höheren Qualität und die Zukunftsfähigkeit im Bereich der digitalen Transformation sicherzustellen, und er ist dazu da, dafür zu sorgen, dass die nötigen Informationen an die Bevölkerung gelangen; das muss er abdecken. Ich glaube, dafür ist der Staat da.
Wer heute ein Auto kauft, hat längst digitale Empfangsmöglichkeiten, dessen sind wir uns bewusst. Ich bin überzeugt: Dank den kleinen Umrüstungsmöglichkeiten kann man heute das hören, was man gerne will.
Es tut mir leid, Kollege Germann, dass Sie in einem Kanton mit einem längeren Autotunnel wohnen - der wird ja leider nicht ausgebaut, das hat die Stimmbevölkerung entschieden - und dass Sie dort kein UKW-Signal mehr empfangen können. Aus meiner Sicht müssen wir uns jetzt aber weiterentwickeln. Die Branche hat gewusst, was sie tut.
Aus diesem Grund, aus all diesen Überlegungen bitte ich Sie, diese Motion abzulehnen, damit auch der Bundesrat und die Branche weitergehen können. Es geht nicht um einen einzelnen Unternehmensbereich. Es geht auch nicht alleine um die SRG, die das schon gemacht hat. Man kann ihr vorwerfen, dass sie jetzt einmal zu früh war, denn normalerweise muss sie sich ja vorwerfen lassen, dass sie immer zu spät ist. Aber über die SRG werden wir sicher in der nächsten Session oder auch später wieder debattieren.
Zusammenfassend bitte ich Sie, die Motion abzulehnen.
Rösti Albert · BR-M · Conseil fédéral · Berne
Es wurde jetzt mehrfach gesagt, aber die Jahreszahl ist schon noch wichtig: Bereits 2014 hatte die Radiobranche - nicht der Bund, die Branche - gemeinsam beschlossen, UKW nach einer Verlängerung bis spätestens 2024 durch digitale Übertragungswege zu ersetzen. Also das ist wirklich ein langer Prozess.
Kurz nachdem ich mein Amt angetreten hatte, musste auch ich in der Diskussion mit der Radiobranche feststellen, dass eine beschränkte Verlängerung sinnvoll ist, weil man sich in gewissen Kreisen vielleicht nicht genügend vorbereitet hatte. Der Bundesrat hat dann entschieden, bis 2026 zu verlängern. Aber er hat damals klar gesagt, auch im Sinne des Vertrauens in die Politik, dann sei endgültig Schluss - soweit das der Bundesrat eben entscheiden kann, denn das Parlament steht hier natürlich über dem Bundesrat. Es sagt jetzt mit dieser Motion: Wir wollen das nochmals diskutieren.
Wir haben alle, auch das wurde jetzt mehrfach gesagt, diesen Prozess aktiv begleitet und sowohl rechtliche Grundlagen geschaffen als auch finanzielle Unterstützung geleistet. Also die Branche, nicht der Bund, hat einen Entscheid gefällt. Die Politik hat dann gesagt: Wir passen das Recht an, und wir leisten insgesamt 84 Millionen Franken an Unterstützungsgeldern. Man hat hier also aufgrund des Anliegens der Branche schon einiges gemacht.
Dann wurden die Funkkonzessionen bis 2026 verlängert. Man hat da genügend Flexibilität gewährt. Die SRG hat ihre UKW-Verbreitung dann, gestützt auf diesen Fahrplan, Ende 2024 eingestellt, im Vertrauen darauf, dass die Privatradios das bis 2026 auch tun. Die SRG hat damit für die gesamte Branche durchaus auch eine Vorleistung erbracht. Die UKW-Abschaltung der SRG hat nämlich einen richtiggehenden Umrüstungsschub ausgelöst. Da können Sie die Wartelisten der Garagen für die Umrüstung, die wirklich auch läuft, anschauen.
DAB, und das scheint mir auch noch wichtig, hat eine massive Vielfalt gefördert. Während es 2015 nur rund 40 Radioprogramme gab, haben wir heute über 230 Radioprogramme. Das ist auch ein massiver Erfolg. Damit haben Radiohörerinnen und -hörer mehr Auswahl und regionale Angebote.
Der Betrieb der UKW-Infrastruktur kostet - er ist nicht gratis zu haben - mehrere Millionen Franken jährlich. Eigentlich sollten diese Millionen in journalistische Arbeiten geleitet werden. Dabei handelt es sich durchaus auch um öffentliche Gelder: Es sind Gebührengelder, die gesetzlich verankert sind, es sind nicht einfach private Gelder, die hier investiert werden. Durch die UKW-Abschaltung werden diese Mittel frei - ich sage es nochmals - für journalistische Inhalte.
Für die Meinungsbildung ist UKW kaum mehr relevant. Die Veranstalter mit Leistungsauftrag erbringen alle ihren Service public über DAB plus. Die Bevölkerung ist bestens auf die UKW-Abschaltung vorbereitet. 90 Prozent hören über DAB. Die Schweiz ist flächendeckend mit DAB versorgt, und es gibt eine grosse Auswahl an Radioprogrammen. UKW, und das wurde jetzt auch mehrheitlich gesagt, erreicht nur noch die kommerziell interessanten Ballungszentren. Es ist nicht so, dass sie in den hintersten Tälern mit wenig Hörern noch aufgeschaltet sind. Auch viele Sendemasten, etwa 70 Prozent, sind abgeschaltet.
Aus diesen Gründen beantragt Ihnen der Bundesrat, diese Motion abzulehnen.
Eine Bemerkung zur Krisenorganisation: Die Abdeckung des UKW-Notfallradios, über das jetzt auch gesprochen wurde, war früher bei etwa 85 Prozent. Heute erreicht es noch etwa 70 Prozent der Bevölkerung, es ist also eine mangelhafte Abdeckung, während DAB in gehärteten Standorten eine Versorgung für den Krisenfall von bis zu 90 Prozent umfasst. Oder noch eine Aussage zu den jetzt auch oft zitierten Autobahntunnels: Betreffend Verkehrssicherheit und Tunnelsicherheit verweist das ASTRA nicht aufs Radio, sondern auf die Verkehrsleitsysteme. Dort sind die nötigen und auch verlässlichen Angaben.
Ich fasse zusammen: Ich glaube, Vertrauen ist ein wichtiges Gut der Politik. All diejenigen, die auf diesen Fahrplan vertraut und abgeschaltet haben, sollten wir jetzt nicht enttäuschen, nachdem wir den anderen entgegengekommen sind. Den UKW-Freunden sind wir zweimal mit einer Verlängerung entgegengekommen. Es wäre jetzt richtig, das Vertrauen in die Politik nicht zu schwächen und hier an dieser Abschaltung festzuhalten; denn der Bund hat diese mit 84 Millionen Franken gefördert. Es sind Gebührengelder, die nicht in Infrastruktur, sondern in journalistische Inhalte gesetzt werden sollten.
Man hat verschiedene Fragen dazu gehört, wo das öffentliche Interesse liege. Das öffentliche Interesse liegt darin, hierfür nicht Frequenzen zu besetzen, die anderweitig genutzt werden können. Als Beispiel für die Angst davor, dass dann viele Menschen ausländische Radios hören werden, wurde Frankreich erwähnt. Frankreich schaltet auf DAB um, wenn nicht mehr als 50 Prozent der Menschen UKW hören. Wir sind hier viel weiter; wir sind bei einem Anteil von 90 Prozent, der DAB hört. Ich weise nochmals auf die Vielfalt hin: 2015 waren es 40, heute sind es 230 Radioprogramme.
Das abschliessende Argument: Nachdem jetzt die Konzessionen nicht erneuert wurden und wir immer die gleichen Radios hatten, müssten wir hier eine neue Ausschreibung machen, eine auch administrativ relativ kostspielige Ausschreibung, um diese Frequenzen neu zu verteilen. Das können wir klar nicht mehr tun.
Aus allen genannten Gründen bitte ich Sie, hier der Minderheit Gmür-Schönenberger zu folgen und diese Motion abzulehnen.
Vote
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 21 Stimmen
Dagegen ... 18 Stimmen
(5 Enthaltungen)