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Femmes enceintes au travail. Combler les lacunes, protection de la maternité pour toutes les travailleuses
Page Pierre-André · P-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Antrag der Mehrheit
Annahme der Motion
Antrag der Minderheit
(Gutjahr, Aellen, de Courten, Fischer Benjamin, Glarner, Graber, Silberschmidt, Thalmann-Bieri, Vietze, Wyssmann)
Ablehnung der Motion
Proposition de la majorité
Adopter la motion
Proposition de la minorité
(Gutjahr, Aellen, de Courten, Fischer Benjamin, Glarner, Graber, Silberschmidt, Thalmann-Bieri, Vietze, Wyssmann)
Rejeter la motion
Le président (Page Pierre-André, président): Vous avez reçu un rapport écrit de la commission.
Marti Samira · Mit-F · Conseil national · Bâle-Campagne · Groupe socialiste
Die Kommission für soziale Sicherheit und Gesundheit (SGK) des Nationalrates hat an ihrer Sitzung vom 13. Februar 2026 die Motion Wasserfallen Flavia, deren Ziffern 1 und 2 der Ständerat am 24. September 2025 annahm, beraten. Die Motion beauftragt den Bundesrat, die Gesetzesbestimmungen so anzupassen, dass erstens während einer Schwangerschaft keine Aussteuerung aus der Arbeitslosenversicherung (ALV) erfolgen darf und zweitens die Anzahl Taggelder der ALV für schwangere Arbeitslose mit gesundheitsbedingter Arbeitsunfähigkeit erhöht wird. Ziffer 3 der Motion wurde von der Motionärin bereits in der Kommission des Ständerates zurückgezogen und wird somit heute nicht beraten.
Die SGK Ihres Rates beantragt mit 13 zu 11 Stimmen bei 1 Enthaltung, gleich wie der Ständerat die Ziffern 1 und 2 der Motion anzunehmen. Die Mehrheit anerkennt den Handlungsbedarf. Warum? Wir bilden heute für viel Geld junge Frauen exzellent aus, wir investieren Milliarden in ihre Ausbildung und sind gleichzeitig mit einer zunehmenden Alterung der Gesellschaft und dem damit einhergehenden Arbeitskräftemangel konfrontiert. Wir haben gesellschaftlich und ökonomisch ein vitales Interesse daran, dass Mütter, die gerne erwerbstätig bleiben möchten, dies auch tun können und im Arbeitsmarkt verbleiben. Trotzdem wird heute in der ALV nicht berücksichtigt, dass schwangere Frauen offensichtlich zu den schwerer vermittelbaren Arbeitsuchenden gehören. Denn sagen Sie mir: Wer stellt eine schwangere Frau an? Die Antwort kennen Sie.
Die ALV kennt bereits heute Unterscheidungen bei der Anzahl Taggelder je nach Vermittlungsfähigkeit. So sind z. B. mehr Taggelder für Menschen mit einer IV-Rente, für ältere Arbeitslose und für junge Arbeitslose mit kleinen Kindern vorgesehen. Nach Ansicht der Kommissionsmehrheit gehören auch schwangere Arbeitslose in diese Kategorie der sogenannt schwer vermittelbaren Versicherten.
Dazu kommt: Wenn es noch vor der Geburt des Kindes zur Aussteuerung aus der ALV kommt, dann verlieren die Betroffenen den Anspruch auf die Mutterschaftsversicherung. Die existenzielle Not, die damit einhergeht, notabene während des Wochenbetts, ist nicht zu rechtfertigen, und wir haben ein Interesse daran, dass auf diese Frauen auch in der ALV Rücksicht genommen wird.
Laut dem Staatssekretariat für Wirtschaft erreichten im Jahr 2022 rund 500 Frauen die Höchstzahl an Taggeldern im Rahmen der ALV und wurden während der Schwangerschaft ausgesteuert. Die Kommission erachtet es als richtig und wichtig, die Umstände der schwangeren Frauen, die erwerbstätig bleiben möchten, entsprechend besser zu berücksichtigen. Für die ALV ist diese Forderung finanziell absolut tragbar: Es geht um 8 bis 10 Millionen Franken, dies bei jährlichen Umsätzen der ALV von über 7 Milliarden. Der ALV geht es finanziell gesehen sehr gut, und es ist abzusehen, dass in den nächsten Jahren sogar die Lohnbeiträge für die ALV sinken werden.
Das Anliegen der Motion findet breite Unterstützung aus der Gesellschaft, und deshalb beantragt die Mehrheit der Kommission, die Ziffern 1 und 2 der Motion anzunehmen. Eine Minderheit sieht angesichts der geringen Fallzahlen und des angespannten Bundeshaushaltes keinen Handlungsbedarf, verweist auf das soziale Netz und betont, dass die derzeitige Regelung für den allergrössten Teil der Schwangeren ausreiche und ein weiterer Sozialausbau nicht berechtigt sei.
Ich bitte Sie, der Kommissionsmehrheit zu folgen und diese Motion zu unterstützen.
Roduit Benjamin · Mit-M · Conseil national · Valais · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Cette motion a pour but de combler une lacune dans notre filet social en protégeant davantage les femmes enceintes. C'est un motif noble, et c'est un homme qui le dit. Cette motion comprenait à l'origine trois revendications. La troisième, qui concernait les travailleuses, a été retirée par l'auteure de la motion. Il ne reste plus que deux requêtes concernant l'assurance-chômage.
La première requête exige qu'une chômeuse enceinte reçoive des indemnités journalières jusqu'à l'accouchement, même si son droit aurait normalement pris fin plus tôt. Une minorité de la commission estime que, pour la plupart des chômeuses enceintes, les indemnités journalières existantes suffisent. De son point de vue, une réglementation spéciale créerait par ailleurs de grandes inégalités et entraînerait des insécurités juridiques ainsi qu'une atteinte à la sphère privée. La majorité relève que plus de 500 femmes enceintes au chômage arrivent chaque année en fin de droit et sont ainsi privées de congé maternité, donc de revenus. Soyons honnêtes : qui engagerait une femme enceinte au chômage ? Concrètement, la motion vise à augmenter le nombre d'allocations de chômage jusqu'à l'accouchement, afin que toutes les femmes puissent mener leur grossesse à terme dans les meilleures conditions. C'est une question de dignité pour les personnes concernées, qui n'ont pas à être précarisées en raison de leur grossesse. De plus, la loi contient une inégalité structurelle entre les femmes enceintes au chômage. Si elles ont plus de 25 ans, qu'elles ont cotisé plus de 12 mois ou ont déjà une charge de famille, elles bénéficient d'un plus grand nombre d'indemnités : 260 au lieu de 200. Enfin, le surplus d'allocations est minime : seulement 0,12 pour cent des dépenses de l'assurance-chômage, soit 8 millions de francs sur 7 milliards. Avec un excédent de recettes de 1,4 milliard en 2024, on peut voir venir.
Passons à la seconde requête. Elle exige qu'une chômeuse enceinte reçoive plus d'indemnités journalières que les autres chômeurs en cas d'incapacité de travail. Pour la minorité, cela créerait une inégalité de traitement et accentuerait un privilège déjà accordé par l'assurance-chômage aux chômeuses enceintes, puisque celles-ci ne doivent plus présenter de recherche d'emploi 2 mois avant l'accouchement. Or, pour la majorité, il s'agit surtout de combler une lacune dans la réglementation. Actuellement, les personnes assurées ont droit à l'intégralité des indemnités journalières pendant 30 jours consécutifs en cas d'incapacité de travail ou pendant 44 jours si c'est pour des raisons de santé. Or, ces jours sont très vite épuisés en cas de problèmes de santé ou d'inaptitudes déclarées par le médecin qui assure le suivi de la grossesse. Dans notre pays, il est largement admis que des arrêts maladie ou de repos pour éviter des naissances prématurées soient prescrits plusieurs semaines avant l'accouchement. Ces femmes se retrouvent alors sans prestations et sans salaire durant cette période.
Bien sûr, cette motion va à l'encontre de certains principes techniques de l'assurance-chômage, mais il existe bien des exceptions dans le cadre de cette assurance : pour les chômeurs âgés, pour les jeunes de moins de 25 ans et en charge d'enfants, ou encore pour les bénéficiaires d'une rente AI supprimée ou réduite. Pour un nombre si restreint de femmes concernées, mais pour lesquelles il est très important d'avoir une assurance en cas de chômage et de maternité, pourquoi ne pas prévoir aussi une telle exception ?
Enfin, arrêtons-nous sur les enjeux généraux visés par cette motion. Il s'agit de mettre ou de maintenir sur le marché du travail le maximum de femmes. Cela va d'ailleurs dans le sens de la votation de ce dimanche sur la dépénalisation du mariage. Ne perdons pas de vue que ces femmes ont souvent plus de 30 ans et sont qualifiées, ce qui est un apport appréciable pour l'économie. Un autre enjeu consiste à favoriser une politique nataliste en Suisse : concilier vie professionnelle et vie familiale a toute son importance lorsqu'on connaît le taux de natalité excessivement bas dans notre pays.
En résumé, la commission, par 13 voix contre 11 et 1 abstention, vous recommande de suivre le Conseil des États, qui a adopté, par 24 voix contre 18, les chiffres 1 et 2 de cette motion. Sachez qu'elle est largement soutenue par Alliance F, Alliance des femmes suisses, Femmes protestantes, Travail Suisse ou encore l'Union suisse des paysans.
Gutjahr Diana · Mit-F · Conseil national · Thurgovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ich spreche heute für eine grosse Minderheit, die Ihnen beantragt, die Motion Wasserfallen Flavia abzulehnen. Dabei ist mir wichtig, zu betonen, dass ein Nein zu dieser Motion kein Nein zu Frauen, kein Nein zu Schwangeren und sicher auch kein Nein zu jungen Familien ist. Es ist vielmehr ein Nein zu einer schlecht konstruierten, systemfremden und sogar rechtlich problematischen Lösung. Die Arbeitslosenversicherung (ALV) ist nicht darauf ausgelegt, Leistungsansprüche nahezu unbefristet zu verlängern, und genau das würde die Motion faktisch auslösen.
Die Verwaltung hat uns klar aufgezeigt, dass eine Frau, die am letzten Tag vor ihrer Aussteuerung eine Schwangerschaft feststellt, bis zu 200 zusätzliche Taggelder erhalten könnte und damit mehr als zwei Jahre Leistungen beziehen würde. Eine Frau, die hingegen früh während der Bezugsdauer schwanger wird, hätte keinerlei Vorteile. Das führt zu einer massiven Ungleichbehandlung, die einzig vom Zufall des Zeitpunktes der Schwangerschaft bestimmt wäre.
Zudem würde die Motion nicht nur eine bestehende Lücke schliessen, sondern gleichzeitig eine neue schaffen - sowohl zwischen verschiedenen Gruppen von Frauen als auch zwischen Männern und Frauen. Auch andere Personen wie Menschen mit gesundheitlichen Einschränkungen oder ältere Menschen, die als vorübergehend nicht oder nur schwer vermittelbar gelten, erhalten zusätzliche Taggelder nur dann, wenn objektiv und dauerhaft strukturelle Hürden vorliegen. Versicherte Personen, die wegen Krankheit, Unfall oder Schwangerschaft arbeitsunfähig sind, haben gemäss Artikel 28 AVIG längstens bis zum 30. Tag Anspruch auf das volle Taggeld. Die Ausschöpfung dieses Anspruches stellt keine Aussteuerung aus der ALV dar, weshalb der Anspruch auf Mutterschaftsentschädigung davon nicht berührt ist.
Schwangere Arbeitslose sind heute also gleich abgesichert wie Kranke oder Verunfallte. Um dem Armutsrisiko zusätzlich entgegenzuwirken, greift ergänzend auch das Auffangnetz der Sozialhilfe. Eine einseitige Besserstellung von Schwangeren ist daher nicht gerechtfertigt. Eine Schwangerschaft ist zudem eine zeitlich klar begrenzte und glücklicherweise natürliche Lebensphase. Die Verwaltung hat auch ausdrücklich festgehalten, dass Schwangerschaften keine strukturellen und dauerhaften Einschränkungen darstellen, wie sie z. B. bei älteren Menschen, älteren Arbeitslosen oder IV-Betroffenen vorliegen.
Die Motion würde zudem erhebliche Rechtsunsicherheiten schaffen und zu einem tiefgehenden Eingriff in die Privatsphäre führen. Damit die ALV überhaupt feststellen kann, ob und wie lange Zusatzleistungen zu gewähren wären, müsste sie intime Informationen zum genauen Zeitpunkt des Eintrittes der Schwangerschaft einholen. Besonders heikel wäre auch der Fall, dass bei einer Fehlgeburt die Zusatzleistungen am gleichen Tag gestoppt würden, weil ab diesem Zeitpunkt die Schwangerschaft und damit der Anspruch nicht mehr bestünde. Das ist weder praktikabel noch zumutbar.
Ein weiterer zentraler Punkt ist, dass die Arbeitslosenversicherung nicht die richtige Versicherung für krankheitsähnliche oder medizinisch begründete Erwerbsausfälle ist. Wir dürfen nicht vergessen, dass der Kreis der tatsächlich betroffenen Frauen sehr klein ist. Rund 500 Frauen werden pro Jahr während der Schwangerschaft ausgesteuert, und für eine grosse Mehrheit reichen die bestehenden Taggeldregelungen bereits aus. Eine umfassende Systemänderung für eine kleine Gruppe scheint uns daher unverhältnismässig. Gesetze sollten für die Mehrheit funktionieren und nicht Einzelfälle in das System einbauen. Genau das hat die Minderheit auch mehrfach betont.
Abschliessend kommt hinzu, dass der Titel der Motion etwas irreführend geworden ist. Nachdem Ziffer 3 gestrichen wurde, geht es nicht mehr um Schwangerschaft am Arbeitsplatz, sondern ausschliesslich um arbeitslose Frauen. Auch in der Kommission wurde darauf hingewiesen, dass dieser Titel die öffentliche Diskussion unnötig verzerrt.
Die Minderheit beantragt Ihnen deshalb klar und verantwortungsvoll die Ablehnung dieser Motion. Besten Dank für Ihre Unterstützung.
Parmelin Guy · BPR-M · Conseil fédéral · Vaud
Il reste les deux requêtes qui concernent exclusivement les femmes enceintes qui sont au chômage. Permettez-moi d'exposer les raisons de la proposition de rejet de cette motion par le Conseil fédéral, en commençant par la première revendication, à savoir celle qui cherche à éviter que les chômeuses enceintes arrivent en fin de droits avant l'accouchement. Tout d'abord, je tiens à préciser que les indemnités de chômage couvrent généralement toute la période jusqu'à l'accouchement. Plus de 90 pour cent des femmes enceintes bénéficiant d'indemnités journalières n'arrivent pas en fin de droits pendant leur grossesse. La motion ne vise à soutenir financièrement que le petit nombre de femmes qui ont déjà reçu des indemnités journalières pendant plusieurs mois avant de tomber enceintes. Dans un cas extrême, cela peut conduire à la situation suivante : une femme qui est au chômage depuis un an et demi et qui tombe enceinte le dernier jour avant d'arriver en fin de droits pourrait toucher 200 indemnités journalières supplémentaires et donc, plus de deux ans d'indemnités de chômage. La motion proposée entraînerait donc d'importantes inégalités de traitement liées au moment de la grossesse. Indépendamment de cela, nous devons nous rendre compte de la réalité pratique. Le début d'une grossesse est souvent constaté tardivement et le premier trimestre peut être incertain sur le plan médical. Si une grossesse était constatée, il faudrait fournir des informations médicales intimes sur le début et le déroulement de la grossesse à l'assurance-chômage pour que celle-ci puisse, éventuellement, annuler rétroactivement l'arrivée en fin de droits et verser des indemnités journalières supplémentaires. La portée de cette mesure est encore plus claire si l'on considère qu'en cas de fausse couche, les indemnités journalières seraient suspendues le jour même de cette situation éprouvante. La personne ne serait donc plus enceinte et perdrait aussi, sans préavis, ses indemnités de chômage. Lier les indemnités journalières à la grossesse serait donc non seulement une atteinte profonde à la vie privée des assurées, mais cela ferait également dépendre le soutien financier du statut de la grossesse. Une telle extension remettrait en question la systématique de l'assurance-chômage.
Contrairement aux exceptions actuelles, pour les assurés âgés ou les bénéficiaires de l'assurance-invalidité, qui prévoient une durée fixe de 24 semaines, les femmes enceintes pourraient recevoir jusqu'à 40 semaines supplémentaires. Le Conseil fédéral s'oppose donc à ce chiffre de la motion, car il conduit à de grandes inégalités, remet en question la systématique de l'assurance-chômage et porte de graves atteintes à la sphère privée, bien qu'il ne concerne qu'un nombre très réduit de femmes.
La deuxième revendication de la motion concerne l'augmentation du nombre des indemnités journalières des chômeuses enceintes en cas d'incapacité de travail. À cet égard, nous devons être conscients du fait que les indemnités de chômage ne sont pas conçues pour couvrir des incapacités de travail de longue durée. Elles assurent la perte de gain en cas de chômage. Pour les cas de maladie, il est possible de conclure une assurance d'indemnités journalières en cas de maladie. En outre, il convient de noter que l'exception existante, qui permet de recevoir des indemnités journalières en cas d'incapacité de travail de courte durée, est déjà suffisante. Dans un délai-cadre d'indemnisation, il est possible de percevoir au maximum 44 indemnités journalières en cas d'incapacité de travail, ce qui correspond à 8 semaines et demie. Il est important de souligner que l'épuisement du droit aux indemnités journalières en cas d'incapacité de travail n'entraîne pas une fin de droits. Cette règle s'applique à toute personne assurée, indépendamment de sa situation. L'acceptation de la motion impliquerait donc une inégalité de traitement par rapport aux autres personnes assurées. En outre, l'inégalité ne serait pas seulement créée parmi les chômeurs. Les chômeuses enceintes seraient également mieux traitées que les travailleurs sans assurance d'indemnités journalières en cas de maladie. En effet, les travailleurs n'ont droit, au cours de leur première année de service, qu'au maintien légal du salaire pendant trois semaines. En plus, pour les chômeuses enceintes, une incapacité de travail n'interrompt pas une prestation de travail. Leur obligation principale dans l'assurance-chômage est, en effet, la recherche d'un emploi. Indépendamment d'une incapacité de travail, les chômeuses enceintes ne doivent plus présenter de recherche d'emploi deux mois avant l'accouchement. Il existe donc déjà une sorte de privilège qui est judicieux, mais qui ne remet pas en question la systématique de l'assurance-chômage.
En résumé, il faut retenir de la motion que son adoption et sa mise en oeuvre dans l'assurance-chômage conduiraient à des inégalités de traitement, ainsi qu'à d'importants problèmes de droits et d'atteinte à la sphère privée, et cela, pour un nombre très petit de personnes. La protection renforcée des femmes pendant la grossesse devrait donc être réglée dans le cadre de l'allocation de maternité ou de l'assurance d'indemnités journalières en cas de maladie. Ce serait une approche conforme au système.
En conséquence, le Conseil fédéral vous recommande de rejeter la motion.
Vote
Le président (Page Pierre-André, président): La majorité de la commission propose d'adopter la motion. Une minorité Gutjahr et le Conseil fédéral proposent de rejeter la motion.
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 103 Stimmen
Dagegen ... 87 Stimmen
(1 Enthaltung)