25.465
Prolongation limitée dans le temps des exceptions à l’obligation d’avoir exercé pendant trois ans dans un établissement suisse reconnu prévue à l’art. 37, al. 1, LAMal
Page Pierre-André · P-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Antrag der Mehrheit
Eintreten
Antrag der Minderheit
(de Courten, Aellen, Fischer Benjamin, Glarner, Graber, Gutjahr, Silberschmidt, Thalmann-Bieri, Vietze, Wyssmann)
Nichteintreten
Proposition de la majorité
Entrer en matière
Proposition de la minorité
(de Courten, Aellen, Fischer Benjamin, Glarner, Graber, Gutjahr, Silberschmidt, Thalmann-Bieri, Vietze, Wyssmann)
Ne pas entrer en matière
Le président (Page Pierre-André, président): Nous allons mener un seul débat sur l'entrée en matière et la discussion par article.
Crottaz Brigitte · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste
Notre commission s'est réunie à plusieurs reprises en 2025 pour examiner les conséquences des règles régissant l'admission des médecins, ce qui l'a conduite à déposer l'initiative parlementaire 25.465 - que nous traitons en ce moment - visant une prolongation limitée dans le temps des exceptions à l'obligation d'avoir exercé pendant trois ans dans un établissement suisse.
Pour rappel, depuis le 1er janvier 2022, l'article 37 alinéa 1 LAMal prévoit que les médecins souhaitant pratiquer à charge de l'assurance obligatoire des soins doivent avoir travaillé durant au moins trois ans dans un établissement suisse reconnu pour la formation postgrade, afin de garantir la qualité des prestations et la connaissance du système de santé suisse. Très rapidement toutefois, plusieurs cantons ont signalé que cette exigence entraînait des difficultés importantes dans certains domaines des soins ambulatoires de base, en particulier dans les régions confrontées à des pénuries.
Pour pallier les lacunes dans la prise en charge, le Parlement a introduit dans la LAMal, le 17 mars 2023, l'article 37 alinéa 1bis, permettant aux cantons d'accorder des dérogations lorsque l'offre de soins est insuffisante sur leur territoire. Cette dérogation concerne la médecine interne générale, la pédiatrie, ainsi que la psychiatrie et la psychothérapie de l'enfant et de l'adolescent.
En février, juillet et août 2025, notre commission s'est penchée de manière approfondie sur les résultats de cette règle d'exception, qui est valable jusqu'en 2027. Selon les informations transmises par la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS), 21 cantons y ont eu recours. Les médecins qui ont bénéficié de cette exception étaient dans plus de la moitié des cas des médecins praticiens et dans environ un quart des cas des spécialistes en médecine interne générale. Par ailleurs, 22 cantons se sont prononcés en faveur d'une prolongation du dispositif.
C'est dans ce contexte que la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique de notre conseil a déposé l'initiative parlementaire dont nous parlons aujourd'hui, et qui vise une prolongation de cette possibilité de dérogation jusqu'au 31 décembre 2032.
Lors de sa séance du 13 février 2026, la commission est entrée en matière sur le projet, par 14 voix contre 10. La majorité de la commission considère que, malgré les efforts entrepris pour augmenter la formation de médecins en Suisse, la pénurie demeure importante et ne pourra pas être résorbée à court terme. Il a été rappelé que plus de 40 pour cent des médecins exerçant en Suisse ont obtenu leur diplôme à l'étranger, proportion qui atteint même environ 60 pour cent dans le domaine de la psychiatrie. La majorité estime également qu'il convient de tenir compte des préoccupations exprimées par les cantons, qui restent responsables de garantir l'accès aux soins sur leur territoire. La formulation proposée demeure facultative : chaque canton reste libre d'accorder ou non ces dérogations selon sa situation propre.
La minorité de Courten s'oppose à l'entrée en matière, considérant que ce qui devait constituer une mesure transitoire tend progressivement à devenir un mécanisme permanent. Cette minorité estime également qu'une multiplication des dérogations affaiblit la cohérence de la réforme adoptée en 2022, et qu'une réponse durable à la pénurie doit plutôt passer par la formation, l'attractivité des professions et une meilleure planification des soins.
La commission s'est aussi penchée sur une demande des cantons d'étendre la dérogation au titre postgrade "psychiatrie et psychothérapie" pour les adultes. Sur cette question, les débats ont été particulièrement serrés. Cette extension a été rejetée par 12 voix contre 12, avec la voix prépondérante de la présidente.
Les partisans de l'extension à la psychiatrie ont mis en avant la pénurie importante dans ce domaine, les délais d'attente parfois très longs pour les patients et les difficultés rencontrées par les médecins de premier recours pour adresser leurs patients à un spécialiste. Ils ont souligné que cette mesure vise uniquement à garantir l'accès aux soins psychiatriques là où il y a une pénurie.
Les opposants à cette extension ont, pour leur part, exprimé des réserves quant à une possible augmentation du volume des prestations et des coûts dans le domaine de la psychothérapie. Ils ont également estimé qu'un élargissement progressif des exceptions risquait de remettre en question le principe même de la réglementation adoptée en 2022.
Finalement, la commission, par 17 voix contre 7, vous propose d'accepter le projet tel qu'il vous est soumis, avec une prolongation limitée dans le temps des dérogations existantes jusqu'à fin 2032, sans extension au domaine de la psychiatrie et psychothérapie pour adultes.
Hess Lorenz · Mit-M · Conseil national · Berne · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Die SGK empfiehlt Ihnen mit 17 zu 7 Stimmen, auf diese Vorlage einzutreten und ihr im Sinne des Entwurfes auch zuzustimmen. Konkret geht es darum, dass wir eine befristete Verlängerung der Ausnahme von der dreijährigen Tätigkeitspflicht beschliessen.
Die dreijährige Tätigkeitspflicht wurde eingeführt, um die Zulassung zu steuern. Konkret wurde sie so umgesetzt, dass in verschiedenen Fachbereichen die Ärztinnen und Ärzte eine dreijährige Tätigkeit an einer zertifizierten Ausbildungsstätte nachweisen müssen. Wir haben bereits eine Ausnahme von dieser Pflicht beschlossen. Heute geht es darum, diese Ausnahme für bestimmte Bereiche zu verlängern.
Im Jahr 2020 wurde Artikel 37 KVG revidiert, und die Zulassungsvoraussetzungen für Ärztinnen und Ärzte wurden so definiert, dass für die Zulassung unter anderem drei Jahre Tätigkeit an einer Weiterbildungsstätte nachgewiesen werden müssen. Nach der Inkraftsetzung 2022 hat sich gezeigt - das kam namentlich aus den Kantonen, die ja für die Versorgung zuständig sind -, dass sich regional und auch fachgebietsbezogen Unterversorgungen ergeben können. Deshalb haben wir bereits im Jahr 2023 eine entsprechende Verlängerung beschlossen. Eine Verlängerung gilt es jetzt nochmals befristet bis zum Jahr 2032 zu beschliessen - so lautet der Antrag des Bundesrates und der Mehrheit der Kommission.
Die zwei Minderheitsanträge werden ja dann noch vorgestellt.
Die Minderheit de Courten beantragt Nichteintreten. Sie lehnt den Entwurf der Mehrheit ab, weil sie ihn für ein falsches Signal hält und weil sie es für eine Tatsache hält, dass schon genügend Massnahmen für die Grundversorgung ergriffen werden.
Die Mehrheit empfiehlt Ihnen ebenfalls, den Antrag der Minderheit Hässig Patrick abzulehnen, dies bei einem Stimmenverhältnis von 12 zu 12 mit Stichentscheid der Präsidentin. Die Mehrheit ist hier der Meinung, dass Psychiatrie und Psychotherapie nicht von dieser dreijährigen Tätigkeitspflicht ausgenommen werden sollten. Die Mehrheit ist der Meinung, dass das eben nicht nötig ist und dass das in einem gewissen Sinne zu einer "Mengenausweitung" führen könnte.
Die Minderheitsanträge werden Ihnen ja gleich noch vorgestellt.
Wir empfehlen Ihnen, der Mehrheit zu folgen, das heisst, einzutreten und der Vorlage zuzustimmen; das heisst auch, den Minderheitsantrag de Courten auf Nichteintreten und den Minderheitsantrag Hässig Patrick abzulehnen. Die Vorlage wurde in der Kommission insgesamt mit 17 zu 7 Stimmen angenommen. Die Mehrheit beantragt Ihnen Zustimmung.
Hässig Patrick · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe vert'libéral
Dieser Minderheitsantrag kam nur zustande, weil der Antrag in der Kommission per Stichentscheid der Präsidentin keine Mehrheit fand. Es geht um ein sehr wichtiges und vor allem in Zukunft gewichtiges Thema. Es geht um die grossen Herausforderungen in der Psychiatrie und in der Psychotherapie. Meine Minderheit sieht eine Ausdehnung der Ausnahmeregelung auf den Weiterbildungstitel Psychiatrie und Psychotherapie für Erwachsene vor. Aus unserer Sicht wäre eine solche Berücksichtigung sehr wichtig. Weshalb?
1. Die Ausnahme für die Kinder- und Jugendpsychiatrie gilt bereits. Es ist unverständlich, weshalb für die Erwachsenenpsychiatrie andere Regeln gelten sollen. Diese Fachpersonen arbeiten zusammen im selben System, oft mit denselben Patientinnen und Patienten.
2. Der Mangel an Psychiaterinnen und Psychotherapeuten ist dokumentiert. Menschen, die auf diese Art von Unterstützung angewiesen sind, leiden. Sie brauchen jetzt Hilfe und nicht in zehn Jahren, wenn wir dann hoffentlich mehr Psychiaterinnen und Psychotherapeuten fertig ausgebildet haben.
3. Die Zahl der IV-Renten wegen psychischer Erkrankungen steigt stark an. Wenn wir verhindern wollen, dass Menschen mit psychischen Beschwerden dauerhaft aus dem Erwerbsleben ausscheiden und auf die IV angewiesen sind, dann müssen wir psychische Probleme frühzeitig behandeln. Das ist sozial richtig, und es ist auch aus Sicht der IV-Finanzen vernünftig.
Ja, die Massnahme wird potenziell zu einer Mengenausweitung führen. Aber den Bedarf wegzureden, indem man das Angebot klein hält, löst kein Problem. Es verschiebt es nur, und zwar auf die Patientinnen und Patienten, auf die IV, auf unsere Steuern und ganz grundsätzlich auf die Gesellschaft.
Im Namen der Grünliberalen Fraktion bitte ich Sie deshalb, meinen Minderheitsantrag zu unterstützen und ihm hier im Rat zu einer Mehrheit zu verhelfen.
Gysi Barbara · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe socialiste
Ich spreche für die SP-Fraktion. Ich beantrage Ihnen, auf die Vorlage einzutreten und sie auch zu unterstützen. In der Detailberatung bitte ich Sie, die Minderheit Hässig Patrick zu unterstützen.
Der Minderheitsantrag de Courten auf Nichteintreten ist in erster Linie ein Antrag gegen das Instrument der Zulassungssteuerung. Die SVP-Fraktion hat diese immer abgelehnt, weil sie viel lieber möchte, dass die Krankenversicherer entscheiden und der Vertragszwang aufgehoben wird. Ohne Vertragszwang könnten die Krankenkassen entscheiden, und ausländische Ärztinnen und Ärzte könnten unabhängig eine Praxis eröffnen. Das Instrument der Zulassungssteuerung wurde zum Glück definitiv eingeführt. Wir mussten aber dann feststellen, dass es in Domänen mit einem ausgewiesenen Mangel Probleme gibt. Wir als Kommission haben darauf reagiert und die Ausnahmeregelung geschaffen, die jetzt um weitere fünf Jahre verlängert werden muss. Die Zulassungssteuerung per se ist grundsätzlich richtig. In der Zeit ohne Zulassungssteuerung gab es massive Erhöhungen bei den Kosten, weil sehr viele Praxen entstanden sind.
Dass jetzt bei der Weiterbildungsverpflichtung Ausnahmen gemacht oder aufrechterhalten werden sollen, ist sicher nicht ideal. Es geht aber darum, in den Gebieten mit einem ausgewiesenen Mangel, vor allem in Randkantonen, Abhilfe zu schaffen. Es geht um die folgenden Bereiche: allgemeine innere Medizin als einziger Weiterbildungstitel; praktischer Arzt oder praktische Ärztin als einziger Weiterbildungstitel; Kinder- und Jugendmedizin; Kinder- und Jugendpsychiatrie und -psychotherapie; Psychiatrie und Psychotherapie, wozu es einen Antrag der Minderheit Hässig Patrick gibt. Gerade die Minderheit Hässig Patrick ist zu unterstützen, weil es eine Zunahme von psychischen Erkrankungen gibt. Es ist wichtig, dass die betroffenen Menschen Fachkräfte finden, die sie behandeln. Wir wollen nicht, dass sie, weil sie nicht behandelt werden, allenfalls sogar in die IV abgeschoben werden müssen.
Es ist auch kein Zufall, dass wir diese Ausnahmeregelungen vor allem in den Bereichen der Medizin schaffen müssen, in denen die Löhne am tiefsten sind. Das zeigt einfach, dass es dort auch schwieriger ist. Es handelt sich zum Teil um Bereiche mit relativ wenig Renommee. Diese Bereiche sind aber extrem wichtig. Dazu gehören die Hausarztmedizin, die Kinder- und Jugendmedizin, die Kinder- und Jugendpsychiatrie sowie die Psychiatrie insgesamt. Diese Domänen sind extrem wichtig. Sie unterstützen die Menschen auch im Alltag. Darum braucht es genügend Fachkräfte.
Dennoch möchte ich ein, zwei kritische Bemerkungen anbringen. Es ist richtig, dass wir die Ausnahmeregelung verlängern. Es ist aber ganz wichtig, dass ein ausgewiesener Mangel festgestellt werden muss. So ist es auch im Gesetz formuliert. Es ist nicht einfach eine Generalklausel. Was wir unbedingt auch festhalten wollen, ist, dass weiterhin genügend Mittel in die Ausbildung von Medizinerinnen und Medizinern gesteckt werden, dass mehr Ausbildungsplätze geschaffen werden, dass sich die Kantone hier auch engagieren und sich nicht einfach zurücklehnen. Es gibt auch Kantone, die mehr Medizinstudienplätze geschaffen haben. Das ist wichtig, aber das muss sich auch zuerst akzentuieren.
Wir haben nicht vor, diese Regelung in fünf Jahren oder später noch einmal zu verlängern. Das ist extrem wichtig. Die Kantone können sich nicht zurücklehnen. Sie müssen investieren. Es kann nicht sein, dass wir einfach auf Medizinerinnen und Mediziner mit ausländischem Diplom zurückgreifen. Wir müssen das inländische Fachkräftepotenzial ausschöpfen. Das ist ganz wichtig.
Auch dieses Parlament muss die Weichen richtig stellen. Im letzten Budget haben Sie den Bundesbeitrag zur Schaffung zusätzlicher Humanmedizin-Studienplätze gekürzt. Das kann natürlich auch nicht die Lösung sein. Auch wir müssen dafür sorgen, dass genügend Studienplätze geschaffen werden.
Aellen Cyril · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe libéral-radical
Le projet qui nous est soumis comporte en réalité deux questions distinctes. La première est de savoir s'il faut prolonger jusqu'à la fin de l'année 2032 la dérogation permettant à certains médecins de facturer à la charge de la LAMal sans avoir préalablement exercé pendant trois ans dans un établissement suisse reconnu. La seconde question, qui se posera si notre conseil entre en matière sur ce projet, est la suivante : faut-il suivre la minorité Hässig Patrick, qui propose d'étendre cette dérogation à la psychiatrie et à la psychothérapie des adultes ?
Concernant la première question, le groupe libéral-radical vous invite à ne pas entrer en matière. Il ne conteste pas l'existence de pénuries dans certaines spécialités et dans certaines régions. Ces difficultés sont réelles et elles doivent être prises au sérieux. Mais le dispositif de régulation des admissions mis en place par le Parlement s'est révélé inadapté. Il a contribué à créer ou à aggraver les pénuries dans différentes spécialités. Depuis son entrée en vigueur, nous sommes régulièrement contraints d'en corriger les effets par de nouvelles exceptions. La dérogation en vigueur devait précisément être temporaire. Elle devait prendre fin en 2027. Or, avant même d'être arrivés à cette échéance, il nous est proposé de la prolonger de cinq années supplémentaires. Ce qui devait être une mesure d'urgence tend ainsi à devenir un mécanisme permanent. Mais surtout, la multiplication des dérogations démontre que le problème ne réside pas dans l'absence de nouvelles exceptions, mais dans la conception même de la régulation des admissions. Nous avons adopté un système trop rigide. Puis, face aux difficultés concrètes qu'il provoque, nous tentons de le réparer spécialité par spécialité, canton par canton, exception par exception. Cette méthode rend la réglementation toujours plus complexe, moins lisible et plus difficile à appliquer.
Pour le groupe libéral-radical, la bonne réponse ne consiste pas à ajouter une nouvelle couche à une réglementation déjà défaillante. Un problème structurel exige une réponse structurelle. Il faut revoir le dispositif de régulation des admissions, mais il faut surtout agir sur les véritables causes du manque de médecins : augmenter les capacités de formation en Suisse, développer les places de formation postgrade, renforcer l'attractivité de la médecine de premier recours, améliorer les conditions de travail et réduire la charge administrative. La prolongation proposée ne crée aucune place supplémentaire. Elle ne forme aucun médecin. Elle ne garantit pas non plus que les médecins admis grâce à cette dérogation s'installeront dans les régions périphériques qui en ont le plus besoin. Elle ne fait que prolonger un système d'exceptions destiné à compenser les défauts d'une réglementation qui devrait elle-même être remise en cause. Les dérogations peuvent constituer une réponse ponctuelle à une situation d'urgence. Elles ne sauraient tenir lieu de politique de santé. C'est pourquoi le groupe libéral-radical vous invite à ne pas entrer en matière.
Si notre conseil devait néanmoins entrer en matière, nous vous invitons à rejeter la proposition de la minorité Hässig Patrick visant à étendre cette dérogation à la psychiatrie et à la psychothérapie des adultes. Il ne s'agit évidemment pas de nier les besoins dans le domaine de la santé mentale, mais l'extension proposée illustre précisément les défauts du système actuel. Aujourd'hui, il nous est demandé d'ajouter la psychiatrie adulte. Demain, une autre spécialité confrontée à une pénurie comparable demandera à son tour une exception. À chaque nouvelle spécialité ajoutée, le périmètre de la dérogation s'étend et la réglementation devient de plus en plus incohérente. Le Parlement ne doit pas gérer la pénurie par une succession de dispositions particulières. Il doit revoir le système dans son ensemble. La santé n'est d'ailleurs pas un marché ordinaire. Celui qui reçoit la prestation, celui qui la prescrit, celui qui la fournit et celui qui supporte finalement son coût ne sont pas toujours la même personne, voire rarement. Une augmentation de l'offre remboursée peut donc entraîner une augmentation des prestations et des dépenses, sans que l'amélioration correspondante de la santé de la population soit automatiquement démontrée. L'évolution récente des coûts de la psychothérapie doit à cet égard nous inciter à la prudence.
En conclusion, le groupe libéral-radical vous invite à soutenir la proposition de la minorité de Courten de non-entrée en matière et, cas échéant, à rejeter la proposition de la minorité Hässig Patrick visant à étendre la dérogation à la psychothérapie et à la psychiatrie des adultes.
Roduit Benjamin · Mit-M · Conseil national · Valais · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Pour comprendre la prolongation qui vous est demandée aujourd'hui, il vaut la peine de se pencher sur l'historique de cet article 37.
Au printemps 2018, le Conseil fédéral a soumis au Parlement un projet traitant de l'admission des médecins dont la préoccupation principale était la maîtrise des coûts. On partait du principe qu'une augmentation de l'offre engendrait une augmentation de la demande, d'où la nécessité de la réguler. C'était avant le COVID-19, une autre époque. Au 1er janvier 2022 sont ainsi entrées en vigueur des dispositions qui, notamment, exigent de la part des médecins au moins trois ans d'activité dans un établissement suisse reconnu de formation postgrade. Depuis lors, les médecins étrangers sont soumis à ces règles. Or, dès la mise en oeuvre de la modification, plusieurs cantons ont fait part de leurs craintes quant à une couverture sanitaire insuffisante, notamment dans les soins de base. La même année déjà, un projet initié par Ruth Humbel, du groupe du Centre, prévoyant des exceptions jusqu'à fin 2027 en cas de problème d'approvisionnement en soins médicaux ambulatoires de base, a été accepté par notre Parlement. Le COVID-19 et ses pénuries étaient passés par là ! Limitée aux généralistes, praticiens, pédiatres, psychiatres et psychothérapeutes d'enfants et d'adolescents, l'application de ces mesures est restée du ressort des cantons, ce que nous saluons.
Qu'est-ce qui justifie aujourd'hui à nos yeux une prolongation jusqu'en 2032, qui est par ailleurs vivement soutenue par la CDS ?
Premièrement, il s'agit de la clause du besoin. Selon la statistique médicale de la FMH, 44 612 médecins exerçaient en Suisse en 2025. Par rapport à l'année précédente, il y a eu une légère augmentation, de 5 pour cent. Le 43 pour cent d'entre eux ont un diplôme étranger. Actuellement, un quart des médecins en exercice sont âgés de 60 ans et plus. On comprend pourquoi les cantons sont préoccupés.
Deuxièmement, la pénurie est particulièrement forte en médecine de premier recours - médecine interne générale, praticiens et pédiatrie. Avec la nécessité d'une prise en charge globale des soins, notamment pour les soins de longue durée, avec le vieillissement de la population et l'augmentation des maladies chroniques, la prolongation de cette disposition est plus que jamais nécessaire. C'est aussi le cas pour le domaine de la psychiatrie et de la psychothérapie, où la demande de prestations médicales dépasse considérablement l'offre.
Notre groupe entrera en matière sur le projet, car nous avons l'obligation d'assurer l'accès aux soins primaires sur l'ensemble du territoire, pour toute la population.
Quant à la minorité Hässig Patrick, visant une légère extension aux psychiatres et psychothérapeutes pour adultes, nous la soutiendrons. Cette extension est demandée par 16 cantons et plusieurs arguments plaident en sa faveur.
Premièrement, cette mesure est en faveur des patients. Elle vise à éviter des délais d'attente qui ne sont plus supportables. 80 pour cent des psychiatres considèrent que les délais d'attente sont beaucoup trop longs. Ils sont submergés, ce qui est confirmé par les médecins de premier recours, dont les clients ne peuvent pas être pris en charge par un psychothérapeute avant cinq ou six mois dans certaines régions.
Deuxièmement, vous connaissez les valeurs cibles du Conseil fédéral concernant l'AI. Le nombre de rentes AI explose en raison des maladies psychiques. Pour éviter l'octroi d'un maximum de rentes, il faudrait traiter le mal à la racine et disposer du personnel nécessaire pour traiter les problèmes psychiques.
Troisièmement - et sans vouloir jouer sur les événements - vous savez tous ce qui s'est passé à Crans-Montana. Les post-traumatismes liés à de telles tragédies ne touchent pas seulement le Valais, mais aussi toutes les personnes qui, de près ou de loin, se sentent concernées par l'insécurité générée par ce type de situation, qu'on peine à comprendre. Dans de tels cas, le travail des psychothérapeutes s'avère extrêmement important, en particulier lors de cothérapies familiales, où se retrouvent ensemble enfants et adultes.
Certes, il s'agit de maîtriser les coûts et nous attendons avec impatience l'évaluation qui sera présentée dans quelques semaines à notre commission au sujet du nouveau modèle de prescription. Toutefois, il s'agit d'un autre débat et l'intérêt des patients dans le cadre de cet élargissement pour la psychothérapie des adultes est prioritaire, d'où notre soutien à la proposition de la minorité Hässig Patrick.
Hässig Patrick · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe vert'libéral
Die GLP-Fraktion unterstützt die Vorlage und lehnt den Minderheitsantrag de Courten auf Nichteintreten ab.
Die ambulante Grundversorgung befindet sich in einer angespannten Situation, man muss es so klar sagen. Aktuell fehlen uns in vielen Bereichen Ärztinnen und Ärzte. Deshalb haben sich 22 Kantone für eine Verlängerung der Ausnahmeregelung bei der dreijährigen Tätigkeitspflicht ausgesprochen. Daraus wird klar: Die Kantone sind froh, wenn wir diese Massnahme nun verlängern. Da wir nur eine Kann-Formulierung vorsehen, kommt noch hinzu: Jeder Kanton ist frei, zu entscheiden, ob er die Ausnahmeregelungen dann auch tatsächlich umsetzen will. Es wird also kein Kanton dazu gezwungen.
Auch die Patientinnen und Patienten dürfen froh sein, wenn wir die Vorlage so beschliessen. Schlussendlich kommt diese Massnahme ihnen direkt zugute. Sie sind es, die ansonsten oft lange auf einen Termin warten müssten. Die Qualitätsanforderungen bringen ihnen nichts, wenn sie gar nicht die Möglichkeit haben, ärztlich behandelt zu werden. Ja, es stimmt, diese Regelung war als temporäre Massnahme gedacht, aber aktuell ist in vielen Bereichen der strukturelle Fachkräftemangel immer noch real. Natürlich müssen wir mehr Ärztinnen und Ärzte ausbilden, aber das machen wir bereits, wenn auch zögerlich; wir schrauben am Numerus clausus, wir versuchen, mehr Studienplätze bewilligt zu erhalten, aber diese Massnahmen, Sie merken es, dauern zu lange. Bis dahin brauchen wir diese Ausnahmeregelungen. Nichteintreten würde in der aktuellen Situation bedeuten, die Kantone sowie die Patienten im Stich zu lassen.
Ich bitte Sie deshalb im Namen der GLP-Fraktion, auf die Vorlage einzutreten und meinen Minderheitsantrag zu unterstützen.
Graber Michael · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Mit der Vorlage soll die befristete Ausnahmeregelung bis zum 31. Dezember 2032 verlängert werden und die dreijährige Tätigkeitspflicht an einer anerkannten schweizerischen Weiterbildungsstätte noch länger entfallen. Zudem soll die Verlängerung gemäss der grossen Minderheit Hässig Patrick und gemäss der ursprünglichen Absicht des Vorstosses auch auf den Weiterbildungstitel Psychiatrie und Psychotherapie ausgedehnt werden.
Ganz unabhängig von der Versorgungslage ist es generell keine gute Idee, aufgrund einer offenbar fehlenden Versorgung die Zulassungsbedingungen zu senken. Damit riskieren Sie die ausserordentliche Qualität unseres Gesundheitswesens. Die Qualifikationen von ausländischen Ärzten sind naturgemäss nur sehr lückenhaft überprüfbar, denn die Anforderungen in der EU an das Staatsexamen, an Facharztprüfungen und an die Habilitation sind mit denen in der Schweiz schlicht nicht vergleichbar. Die SVP-Fraktion ist nicht bereit, weitere Abstriche bei der Qualität vorzunehmen. Oder anders gesagt: Es ist besser, etwas länger auf einen guten Arzt zu warten, als sofort bei einem schlechten dranzukommen.
Daher lehnen wir diese Vorlage im Grundsatz ab, bitten Sie, dem Minderheitsantrag de Courten auf Nichteintreten zu folgen und insbesondere die Ausweitung auf die Fachrichtung Psychiatrie und Psychotherapie gemäss der Minderheit Hässig Patrick abzulehnen. Gerade bei dieser Minderheit muss man beachten, dass es nach wissenschaftlich anerkannten Methoden zahlreiche psychische Leiden gibt, bei denen keine objektivierbaren Symptome nachgewiesen werden können. Es würde zu einer massiven Mengenausweitung und zu hohen zusätzlichen Kosten führen.
Aus diesen Gründen bitten wir Sie, für Nichteintreten zu stimmen und den Antrag der Minderheit Hässig Patrick abzulehnen - im Interesse der Qualität, aber auch mit Blick auf die Kosten unseres gesamten Gesundheitssystems.
Weichelt Manuela · Mit-F · Conseil national · Zoug · Groupe des VERT-E-S
Diese Vorlage ist eine reine Symptombekämpfung. Warum? Wir bilden in der Schweiz nach wie vor zu wenig Ärztinnen und Ärzte aus und können sie zu wenig im Beruf halten. Es gibt also sehr viel Ähnlichkeit mit der Pflege. Ein Drittel der Hausärztinnen und Hausärzte ist 60 Jahre alt oder älter. Wir ziehen eine bedeutende Zahl von Ärztinnen und Ärzten aus dem Ausland in die Schweiz ab. Einerseits profitieren wir davon, dass wir ihre Ausbildung nicht finanzieren mussten. Andererseits entziehen wir dem Ausland die dort ebenfalls dringend benötigten Fachkräfte und verschärfen so den Fachkräftemangel in anderen Ländern. In der Schweiz besitzen heute 43 Prozent der Ärztinnen und Ärzte ein ausländisches Diplom. In den Grenzregionen und im ländlichen Raum ist die Abhängigkeit vom Ausland noch ausgeprägter.
Eigentlich müssten wir das Problem an der Wurzel packen, das heisst den Numerus clausus, so wie er heute funktioniert, hinterfragen. Das ist erkannt, und wir hatten hier im Parlament auch schon einige Vorstösse dazu, auch Vorstösse, die gutgeheissen wurden. Der Lead ist beim SBFI, der Lead ist nicht beim EDI. Ich weiss nicht, ob die Umsetzung stockt. Ich weiss nicht, wie die Kommunikation ist. Sie scheint mir sehr dürftig zu sein. Ich gehe davon aus, dass die Ausbildungsplätze immer noch sehr zögerlich ausgebaut werden und dass die föderalen Strukturen auch in diesem Bereich mehr hinderlich als förderlich sind.
Eine weitere Massnahme ist die Umsetzung der Vorlage zu den Advanced Practice Nurses als Leistungserbringer im KVG. Diese Vorlage kommt leider erst im Sommer 2028 in den Bundesrat. Das ist wirklich schade. Die Umsetzung der Vorlage würde die Ärzteschaft entlasten. Dieser lange Zeitrahmen dürfte einmal mehr die Folge der unverantwortlichen Sparpolitik unseres Rates sein.
Die Grüne Fraktion unterstützt den Antrag der Minderheit Hässig Patrick, um den Kantonen die Möglichkeit zu geben, dass bei einer Unterversorgung auch die Psychiatrie und die Psychotherapie ausgenommen werden können. Es kann nicht sein, dass sogar suizidgefährdete Personen auf einer Warteliste sind, weil wir eine Unterversorgung haben. Das muss uns doch irgendwie aufrütteln.
Noch einige Worte zur Inkompatibilität mit dem europäischen Recht, dem Freizügigkeitsabkommen: Die Schweiz ist auf die Revision von Anhang 3 angewiesen, damit wir endlich in Echtzeit und auf elektronischem Weg über allfällige Berufsausübungsverbote gegen Personen aus dem Ausland informiert werden, insbesondere über Verbote, die gegen Gesundheitspersonal verhängt wurden. Das ist ein wichtiger Pfeiler, um die Gesundheit unserer Bevölkerung schützen zu können.
Die Grüne Fraktion bittet Sie, auf die Vorlage einzutreten, den Nichteintretensantrag der Minderheit de Courten also abzulehnen, und bei der Detailberatung den Antrag der Minderheit Hässig Patrick anzunehmen.
Baume-Schneider Elisabeth · BR-F · Conseil fédéral · Jura
Pour renforcer la qualité et l'économicité des prestations à la charge de l'assurance obligatoire des soins, de nouvelles conditions d'admission pour les médecins sont entrées en vigueur en 2022.
Eine der Zulassungsvoraussetzungen für Ärztinnen und Ärzte, die zulasten der OKP tätig sein wollen, ist, dass sie mindestens drei Jahre im entsprechenden Fachgebiet an einer anerkannten schweizerischen Weiterbildungsstätte gearbeitet haben. Nach Inkrafttreten dieser Voraussetzung äusserten die Kantone die Sorge, dass es in gewissen Regionen und Fachgebieten zu einer Unterversorgung kommen könnte.
Avec l'initiative parlementaire 22.431, une disposition d'exception a été introduite dans la LAMal. Celle-ci permet aux cantons, en cas de pénurie avérée, d'admettre des médecins qui ne remplissent pas la condition d'avoir travaillé pendant trois ans en Suisse. Cette disposition d'exception, actuellement en vigueur, concerne quatre domaines de spécialité ; sa durée de validité est limitée dans le temps. Elle expirera à la fin de l'année 2027.
Dans la perspective de cette échéance, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national a auditionné, en juillet de l'année passée, la CDS pour faire un point de situation dans les cantons. Le Conseil fédéral a pris note du fait qu'une nette majorité des cantons fait usage de la disposition et considère une prolongation de cette dernière comme nécessaire. Compte tenu de la situation tendue dans le domaine des soins ambulatoires de base, la commission a décidé d'élaborer le présent projet de loi, qui vise à prolonger la durée de la validité de la disposition d'exception jusqu'au 31 décembre 2032.
La disposition d'exception en vigueur permet donc aux cantons, en cas d'offre de soins insuffisante sur leur territoire, d'octroyer des admissions à des médecins qui ne remplissent pas les conditions d'avoir travaillé pendant au moins trois ans. Il s'agit d'exceptions accordées au cas par cas et il appartient aux cantons de déterminer s'il existe ou non une couverture insuffisante sur leur territoire. Par ailleurs, la règle d'exception n'est applicable qu'à quatre domaines de soins ambulatoires de base, à savoir celui de la médecine interne générale, celui des médecins praticiens, celui de la pédiatrie ainsi que celui de la psychiatrie et la psychothérapie - mais j'insiste - d'enfants et d'adolescents.
Vous discutez maintenant du projet soutenu par une majorité de votre commission, qui prévoit donc une prolongation de la durée de validité de cette disposition d'exception dans sa teneur en vigueur, et ce, à nouveau de manière limitée dans le temps, jusqu'à fin 2032. Le Conseil fédéral a pris connaissance du fait que les cantons souhaiteraient prolonger sa durée de validité. Cette prolongation limitée dans le temps, qui concerne certains domaines spécifiques des soins de base définis, pourrait continuer à contribuer à réduire le risque d'une couverture insuffisante.
Dès lors, le Conseil fédéral propose d'entrer en matière sur le projet de la commission et il salue le fait que la disposition devrait être à nouveau limitée dans le temps.
Concernant les domaines de spécialité concernés, le Conseil fédéral salue le fait que, selon le projet, l'application par les cantons reste limitée aux domaines de spécialité mentionnés et que les critères des domaines de soins médicaux de base soient maintenus. Une minorité demande d'étendre le champ d'application de la disposition d'exception au titre postgrade fédéral en psychiatrie et psychothérapie. L'exception devrait ainsi s'appliquer également à la psychothérapie et psychiatrie pour adultes et ne plus être réservée uniquement aux enfants et adolescents. Vu les débats antérieurs, le Conseil fédéral estime judicieux de renoncer, du moins pour le moment, à cette extension qui a déjà été rejetée encore récemment dans le cadre de l'initiative du canton du Valais 24.300.
En outre, dans le cadre de la procédure d'approbation de la présente initiative, la commission du Conseil des États a estimé à l'unanimité qu'il fallait renoncer, pour le moment également, à une telle extension. Selon les chiffres de la FMH, le domaine de spécialité psychiatrie et psychothérapie comptait, après celui de la médecine interne générale, le plus grand nombre de professionnels en exercice. La répartition entre les cantons est toutefois très inégale, ce qui laisse à supposer des disparités notoires dans l'offre des soins. La possibilité pour les cantons de limiter l'admission des fournisseurs de prestations, conformément à l'article 55a de la LAMal, pourrait permettre de pallier cette situation.
C'est pour ces raisons que le Conseil fédéral estime judicieux de renoncer, pour le moment, à cette extension et de rejeter la proposition de minorité.
En conclusion, étant donné que la validité est à nouveau limitée dans le temps et que quatre spécialités des soins médicaux de base sont concernées, le Conseil fédéral se prononce en faveur de la prolongation de la dérogation à l'exigence d'une expérience professionnelle de trois ans pour les médecins.
Je vous invite donc à suivre la majorité de votre commission, à entrer en matière et à apporter votre soutien au projet élaboré par la commission du Conseil national.
Page Pierre-André · P-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Le président (Page Pierre-André, président): Nous votons sur la proposition de non-entrée en matière de la minorité de Courten.
Vote
Abstimmung - Vote
Für Eintreten ... 101 Stimmen
Dagegen ... 86 Stimmen
(1 Enthaltung)
Page Pierre-André · P-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Bundesgesetz über die Krankenversicherung (Ausnahmen von der Pflicht einer dreijährigen Tätigkeit: Verlängerung der Geltungsdauer)
Loi fédérale sur l'assurance-maladie (Exceptions à l'obligation d'avoir exercé pendant trois ans : prolongation de la réglementation)
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress, Ziff. I Einleitung
Antrag der Kommission: BBl 2026 482
Titre et préambule, ch. I introduction
Proposition de la commission : FF 2026 482
Angenommen - Adopté
Art. 37 Abs. 1bis, 2, 3
Antrag der Kommission: BBl 2026 482
Art. 37 al. 1bis, 2, 3
Proposition de la commission : FF 2026 482
Vote
Abs. 1bis Bst. e - Al. 1bis let. e
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Minderheit ... 102 Stimmen
Dagegen ... 87 Stimmen
(1 Enthaltung)
Übrige Bestimmungen angenommen
Les autres dispositions sont adoptées
Page Pierre-André · P-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ziff. II
Antrag der Kommission: BBl 2026 482
Ch. II
Proposition de la commission: FF 2026 482
Angenommen - Adopté
Vote
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes ... 102 Stimmen
Dagegen ... 88 Stimmen
(1 Enthaltung)
Le président (Page Pierre-André, président): L'objet va au Conseil des États.