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Apprentissage d'une des langues officielles de la Suisse comme première langue étrangère

Zwygart Otto · Conseil national · Berne · Groupe évangélique et indépendant

Do you want that we change our national identity? Wollen Sie wirklich von unserer nationalen Identität Abschied nehmen? Sprachen sind doch ein herausragendes Element nationaler Eigenheiten. Bei uns sind es vier Sprachen. Alle bemühen sich oder sind gezwungen, eine der Nachbarsprachen zu lernen. Romanisch- und Italienischsprachige müssen das tun, wenn sie sich eine höhere Bildung aneignen oder über die Alpen oder ins Nachbarland "ennet dem Rhein" ziehen wollen.

Müssen nun nicht nur sie, und dies erst noch zweifach, sondern alle Schweizerinnen und Schweizer verpflichtet werden, vorgängig einer Landessprache eine andere Sprache, eine Weltsprache, zu lernen?

Ich verstehe, dass Sie, Frau Bundesrätin, das Postulat aus rechtlichen Gründen nicht entgegennehmen wollen. Ich vermisse aber den Willen des Bundes, in dieser Angelegenheit eine gewisse Führungsrolle zu übernehmen.

In der Antwort des Bundesrates ist an und für sich festgehalten, dass die Kantone zuständig sind. Am Schluss schreibt er aber, die Forderung sei allenfalls direkt an die Kantone und an die Schweizerische Konferenz der kantonalen Erziehungsdirektoren (EDK) zu richten. Die EDK hat aufgrund einer Umfrage bei den Kantonen einen Bericht zusammengestellt. In diesem wird zu Beginn unter anderem festgehalten, drei Viertel der Kantone wollten das Prinzip beibehalten, als erste Fremdsprache eine Landessprache zu unterrichten. Politische Vorstösse, von diesem Prinzip abzurücken und dafür Englisch als erste Fremdsprache anzubieten, wurden in weniger als einem Sechstel der Kantone eingereicht. Nebenbemerkung: Bezogen auf die Bevölkerungszahlen stimmt diese Angabe - ein Sechstel - längst nicht mehr, dann sind es vielmehr über 50 Prozent.

In rund einem Viertel der Kantone, allesamt in der Deutschschweiz gelegen, ist Englisch längerfristig als erste Fremdsprache vorgesehen oder wird offen gelassen, ob Französisch oder Englisch als erste Fremdsprache unterrichtet werden sollen.

Diese Tendenz, scheint mir, sollte in der eidgenössischen Politik einen Gegenpol finden. Darum strebt mein Postulat dies an. Die Schule soll dem Bedarf der Öffentlichkeit zwar entsprechen. Die Gesellschaft verändert sich - das ist unbestritten. Aber ebenso unbestritten sollte es doch sein, dass unsere nationale Identität gesucht werden soll. Darum hoffe ich, dass Sie, Frau Bundesrätin, in dieser Beziehung etwas unternehmen.

Zum Schluss möchte ich mir diesbezüglich noch eine Frage erlauben. Sie haben die EDK angesprochen. Die EDK ist ein Gremium, das nicht gewählt, das von niemandem nominiert ist. Ich kann der EDK aus einem politischen Gremium in keiner Weise an den Karren fahren. Ich kann nur murren und die Faust im Sack machen.

Das ist letztlich das Problem: Wir müssten diese Institution eigentlich in irgendeiner Form wählen oder demokratisch bestimmen können. Sie, Frau Bundesrätin, hätten in diesem Bereich - das gilt auch für den medizinischen Bereich - eigentlich etwas unternehmen sollen, um eine rechtliche Handhabe zu bekommen, damit man sich einbringen kann. Denn letztlich kann man sich bei der EDK nur mit Wünschen einbringen, mit mehr nicht.

Dreifuss Ruth · BR-F · Conseil fédéral · Genève

Je partage tout à fait le souci de M. Zwygart. Je trouverais absolument regrettable que la première langue étrangère soit systématiquement l'anglais ou que, par le choix de la première langue étrangère, les langues nationales soient vraiment repoussées de façon à ce qu'il n'y ait pas une véritable incitation à les apprendre. Je me suis déjà exprimée plusieurs fois sur ce sujet, et j'ai déjà exprimé plusieurs fois ce souci qui, chez moi, est un souci de cohésion nationale. Je trouve qu'il est très important de reconnaître que, en dehors des langues qui sont nos langues du coeur, il puisse aussi y avoir une lingua franca, qu'il puisse y avoir à un moment donné, que ce soit entre autres par les ordinateurs ou par les chansons, une imprégnation qui se fait de l'anglais. Nous comprenons que, pour des enfants, cela puisse être plaisant d'apprendre, je dirais un peu irrespectueusement, à baragouiner l'anglais. Je comprends que les écoles puissent être tentées de le faire, mais il ne faudra en aucun cas confondre ce qui est lingua franca de ce qui est l'apprentissage intime d'une langue de communication qui est la nôtre, qui fait partie de nos trésors nationaux. J'ai eu plusieurs fois l'occasion d'en parler avec mes collègues, ministres de l'éducation des cantons.

Notre réponse de rejeter le postulat tient au fait que nous n'avons pas de compétence pour ce qui concerne l'école primaire et que nous ne souhaitons pas nous imposer dans ce domaine. Là où nous pouvons le faire, nous l'avons fait. Nous avons mené une longue discussion sur les programmes de maturité. Nous avons insisté non seulement sur la langue nationale comme première langue étrangère, mais sur le fait que les adolescents doivent avoir l'occasion d'apprendre deux langues nationales en plus de leur langue maternelle. Sur ce plan, nous pouvons indirectement encourager l'enseignement primaire à ne pas négliger les langues nationales.

En d'autres termes, nous ne pouvons pas faire mieux que ce que nous faisons ici, c'est-à-dire, pour des raisons de forme et aussi de compétences, repousser votre postulat tout en partageant vos soucis.

La question concernant la façon dont un parlementaire suisse - parce que c'est ainsi que j'ai compris votre question - peut s'adresser à une Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP): il est vrai qu'il n'y a que deux possibilités de le faire. La première, c'est de passer par son canton. La légitimité de mes collègues est au moins aussi grande que la mienne, si vous me permettez cette expression, puisqu'ils sont élus par le peuple dans tous les cas, je crois, ou dans la quasi totalité des cas.

Par ailleurs, il nous est déjà arrivé de transmettre des messages à la suite d'un voeu du Parlement à la CDIP. Mais nous nous limitons dans ce cas à des situations où nous avons au moins une compétence résiduelle; ça n'est pas le cas ici, où c'est vraiment de la responsabilité des cantons, et où nous tenons à jouer pleinement le jeu, non pas de la subsidiarité, mais du partage des compétences.

Voilà la raison pour laquelle, Monsieur Zwygart, nous partageons votre souci. Nous nous permettons d'intervenir là où on en parle librement, mais nous ne souhaitons pas violer la compétence unique des cantons en matière d'enseignement primaire.

Seiler Hanspeter · P-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Abstimmung - Vote

Für Überweisung des Postulates .... 56 Stimmen

Dagegen .... 39 Stimmen