Objet parlementaire: Loi sur les étrangers (02.024)

02.024

Loi sur les étrangers

Intervention de procédure

Ordnungsantrag Huguenin

Angesichts der neuen Situation nach der Annahme des Freizügigkeitsabkommens beantrage ich, dass das Ausländergesetz von der Tagesordnung abgesetzt wird.

Motion d'ordre Huguenin

En fonction de la nouvelle situation liée à l'acceptation des accords bilatéraux sur la libre-circulation, je demande que la loi sur les étrangers soit retirée de l'ordre du jour.

Pfister Gerhard · Mit-M · Conseil national · Zoug · Groupe démocrate-chrétien

Wir kommen noch zur Differenzbereinigung im Ausländergesetz. Wir haben es hier vermutlich mit einer ruhigeren oder vielleicht auch etwas sachlicheren Differenzbereinigung zu tun; denn die meisten Artikel, vor allem die Artikel 71 bis 83, sind in der vorangegangenen Debatte zum Asylgesetz entschieden worden, und im Rahmen des Ausländergesetzes gab es keine neuen Anträge des Bundesrates zu verhandeln. Der neue Artikel 30a zum Beispiel, der eine neue Differenz schafft, entspricht Artikel 6a des Anag.

Die Artikel 71 bis 83 entsprechen den soeben geänderten Artikeln, die aus dem Anag ins Ausländergesetz übertragen werden müssen. Artikel 70a (neu) wird ebenfalls ins Ausländergesetz eingefügt. Er entspricht dem geltenden Recht, nämlich Artikel 14f Anag gemäss Entlastungsprogramm 2003. Auch diese Artikel, in denen die wichtigsten Differenzen bestehen, müssen in der Beratung des Ausländergesetzes nochmals genehmigt werden. Es macht aber aus Sicht der Kommission keinen Sinn, jetzt materiell andere Entscheide zu fällen als die, die in der vorhergehenden Beratung gefällt worden sind, obwohl das rechtlich möglich wäre. Wir werden Sie als Kommissionssprecher noch darauf hinweisen und Ihnen beantragen, keine anderen Entscheide zu fällen, als Sie es vorher gemacht haben.

Wenn wir kurz an die Erstberatung in der Sondersession 2004 zurückdenken, müssen wir uns daran erinnern, dass auch das Ausländergesetz in der Gesamtabstimmung mit 64 zu 48 Stimmen bei 55 Enthaltungen den Nationalrat denkbar knapp passierte. In diesem Resultat drückt sich eine grosse Unzufriedenheit verschiedener Lager aus, selbstverständlich aus verschiedenen Gründen.

Der Ständerat hatte also die Aufgabe, das Ausländergesetz bei der Beratung so zu ändern, dass die Chancen auf eine Mehrheit grösser werden. Er hat das getan. Aber auch das Ausländergesetz steht natürlich - wir haben es soeben gehört - unter der Referendumsdrohung. Und es gilt aus Sicht der Kommissionsmehrheit auch hier, ein Gesetz zu schaffen, das eine Volksmehrheit finden kann.

Die Mehrheit der Kommission des Nationalrates schliesst sich vor allem aus diesen Gründen bei den meisten Differenzen dem Ständerat an, wie sie es schon beim Asylgesetz gemacht hat.

Der Ständerat bestätigte das duale Zulassungssystem mit dem Vorrang für Personen aus Staaten, mit denen das Freizügigkeitsabkommen gilt. Konsequenterweise haben der Ständerat und die Kommissionsmehrheit die beiden Abweichungen von diesem Prinzip in den Artikeln 20 und 23, die im Nationalrat beschlossen wurden, wieder rückgängig gemacht.

Die Kommissionsmehrheit schloss sich auch in den folgenden wichtigsten Punkten dem Ständerat an: Die automatische Erteilung der Niederlassungsbewilligung für Ausländerinnen und Ausländer, die seit mehr als zehn Jahren in der Schweiz leben, wird abgelehnt; ein Automatismus des Familiennachzugs wird abgelehnt, doch wird bei der Erteilung der Niederlassungsbewilligung für Kinder die Alterslimite aus integrationspolitischen Gründen von 14 auf 12 Jahre gesenkt; die sogenannte vertiefte Prüfung von Bewilligungsgesuchen nach vier Jahren rechtswidrigen Aufenthaltes in der Schweiz wurde vom Ständerat und von der Kommissionsmehrheit gestrichen.

Gemäss Artikel 127 des Parlamentsgesetzes sind die Kommissionsberichterstatter verpflichtet, im Rat auf Petitionen hinzuweisen, die einen Bezug zum Gesetzentwurf haben. Das wurde bei der ersten Beratung in diesem Rat verpasst, und die Kommissionssprecher haben vereinbart, das jetzt nachzuholen. Es lagen zu diesem Gesetz vier Petitionen vor. Die Kommissionsmitglieder hatten somit Gelegenheit, die Anliegen der Petenten in die Detailberatung einzubringen. Da die Bittschriften im Rahmen der Erstberatung im Nationalrat nicht namentlich erwähnt wurden, müssen wir dies nachholen. Es handelt sich um folgende Petitionen:

1. Petition GBI/SMUV Zürich gegen das neue Ausländergesetz: Das Anliegen der Gewerkschaften, welche das Ausländergesetz wegen des als diskriminierend erachteten dualen Zulassungssystems ablehnten, wurde im Rahmen des Minderheitsantrages auf Nichteintreten diskutiert. Dieser Antrag wurde vom Rat bekanntlich abgelehnt.

2./3. Petition des Zürcher Regionalkomitees zur Unterstützung der "sans-papiers" und Petition Jugendsession 2003, Regelung des Status der "sans-papiers": Diesen Petitionen hatte der Nationalrat auf Antrag seiner Kommission in der Erstberatung durch die Einführung einer Legalisierungsbestimmung, Artikel 30 Absatz 1bis, teilweise Rechnung getragen. Diese Bestimmung sah vor, dass Personen, die sich länger als vier Jahre illegal in der Schweiz aufgehalten haben, den Anspruch erhalten, dass ihr Bewilligungsgesuch vertieft geprüft wird. Nachdem der Ständerat diese Bestimmung gestrichen hat, beantragt die Kommissionsmehrheit, dass sich der Nationalrat dem Ständerat anschliesst und diese Bestimmung fallen lässt.

4. Petition der Piloten der ehemaligen Crossair AG zur Aufenthaltsbewilligung: Die Petition der Gewerkschaft Swiss Pilots schliesslich verlangte eine Verlängerung der B-Bewilligungen für ausländische Linienpiloten. Dieser Petition wurde keine Folge gegeben.

Beck Serge · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe radical-libéral

La loi sur les étrangers et la loi sur l'asile sont étroitement liées, cela a été rappelé dans le cadre du débat sur cette dernière. Les dispositions relatives aux mesures de contrainte qui peuvent être prises à l'égard des étrangers qui ne respectent pas les conditions de séjour dans notre pays concernent d'ailleurs tant la loi sur les étrangers, dans laquelle elles figurent, que la loi sur l'asile ou que les infractions à d'autres législations.

Nous avons modifié, après un long débat, dans le cadre de l'examen de la loi sur l'asile, les articles 3a, 6a, 13a-13i, 14a-14f, 15, 20, 25b, 25c du droit en vigueur, c'est-à-dire de la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers. Ces dispositions sont reprises aux articles 70a et suivants de la loi sur les étrangers. Il convient de considérer que ces articles ont été débattus.

A l'ouverture de ce deuxième débat, il est nécessaire de rappeler que la loi que nous débattons concerne, pour l'essentiel, les personnes qui viennent de pays extérieurs à l'Union européenne, à l'AELE ou d'autres pays que ceux avec lesquels la Confédération a conclu ou pourrait conclure un accord de libre circulation des personnes. Ce sont en effet ces accords qui règlent les conditions d'entrée et de séjour des citoyens ou des personnes ayant durablement et légalement séjourné dans les pays avec lesquels nous avons contracté de tels engagements.

La loi sur les étrangers, dont le rapporteur qui vous parle n'est pas toujours porteur, a pour but de concentrer l'immigration venant de pays sans accords particuliers avec la Suisse sur des personnes de formation supérieure ou des spécialistes. Par contre, au-delà de ses plus hautes exigences, elle a la volonté de favoriser l'intégration des étrangers qui obtiennent l'autorisation de séjourner dans notre pays. Votre serviteur, qui s'est toujours engagé pour une certaine perméabilité permettant une immigration modérée venant de pays hors Union européenne et AELE, se réjouit qu'à défaut d'avoir pu inscrire une telle solution dans la loi, le premier cercle se soit considérablement agrandi par la volonté du peuple lors du scrutin de dimanche dernier, favorisant les rapports migratoires avec la plupart des partenaires économiques et politiques naturels de notre pays que sont les Etats du continent européen.

Au cours de ses travaux, le Conseil des Etats a inscrit, sans compter les corrections linguistiques ou de terminologie, une quarantaine de divergences avec le texte issu de notre premier débat. La commission s'est ralliée à la majorité des décisions de la Chambre des cantons et nous avons à traiter une quinzaine de minorités ou divergences, ce qui nous donne espoir de mener ce deuxième débat dans un laps de temps plus court que les 34 heures du premier débat. Ceci, bien entendu, pour autant que nous ne discutions pas une deuxième fois des articles que nous venons d'adopter concernant les mesures de contrainte.

Dans le cadre de ce long débat, pourtant, nous n'avons pas traité les pétitions en rapport avec le projet de loi sur les étrangers, dont les objectifs ont été débattus par la commission dans le cadre de ses premiers travaux. Ces pétitions étaient au nombre de quatre.

1. La pétition SIB FTMH Zurich contre la nouvelle loi sur les étrangers: la pétition de ces syndicats qui rejettent la loi sur les étrangers en raison de son système d'admission à deux vitesses jugé discriminatoire a été discutée dans le cadre d'une proposition de minorité de non-entrée en matière. Cette proposition a été déjà rejetée par notre conseil.

2. La pétition du Comité zurichois de défense des sans-papiers, "Régularisation des sans-papiers" (01.2011).

3. La pétition de la Session des jeunes 2003, "Régler le statut des sans-papiers".

Le Conseil national avait partiellement tenu compte de ces deux pétitions en introduisant en première lecture une nouvelle disposition à l'article 30 alinéa 1bis de la loi sur les étrangers, aux termes de laquelle les personnes séjournant illégalement en Suisse depuis plus de quatre ans pouvaient prétendre à un examen approfondi de leur demande d'autorisation. Le Conseil des Etats ayant toutefois décidé de biffer cet article, la majorité de la commission propose à notre conseil de se rallier à la version adoptée par le Conseil des Etats, donc d'abandonner cette disposition.

4. En ce qui concerne la pétition relative à l'autorisation de séjour des pilotes de l'ancienne Crossair, celle-ci demandait une prolongation des permis B pour les pilotes de ligne étrangers. La commission a rejeté cette pétition.

Huguenin Marianne · Mit-F · Conseil national · Vaud · Non inscrit

En raison de la nouvelle situation liée à l'acceptation des accords bilatéraux sur la libre circulation, "A gauche toute!/Links!" demande que la loi sur les étrangers soit retirée de l'ordre du jour. Les hasards du calendrier font que la loi sur les étrangers est à l'agenda de ce conseil au lendemain du vote sur l'extension de la libre circulation des personnes.

Dans l'euphorie de l'acceptation de cette extension, on a parlé ouverture, libre circulation, liberté. La loi sur les étrangers vient cruellement rappeler que l'ouverture s'arrête à l'Europe, ultime horizon voulu par nos milieux économiques et politiques dominants, et que la politique migratoire de ce pays est complètement inadaptée et mène à une situation absurde, pour reprendre les termes mêmes de François Couchepin, ancien chancelier de la Confédération. En effet, ce dernier dénonçait hier dans "Le Temps" l'absence de vraie loi sur l'immigration et l'impossibilité pour les travailleurs extra-européens de légaliser leur situation.

Les 100 000 travailleurs sans papiers qui travaillent dans notre pays ont de la chance si, dans la loterie de la vie, celle-ci leur a donné un passeport venant des dix nouveaux pays de l'Union européenne. Quant aux autres, c'est-à-dire l'énorme majorité des sans-papiers, ceux issus d'ex-Yougoslavie, de Turquie, qui font partie pourtant des cercles d'immigration traditionnels de la Suisse, ceux venus d'Amérique latine ou d'Afrique, ils resteront dans l'illégalité sans aucune possibilité de légaliser leur statut. Oui au plombier polonais, non à la femme de ménage équatorienne, au travailleur agricole kurde ou kosovar.

L'absurdité de cette situation saute aux yeux après le vote sur l'extension de la libre circulation. Cela démontre simplement que nos milieux économiques et politiques ne sont intéressés qu'aux grands marchés et à l'obtention d'une main-d'oeuvre à bas prix, mais sont dénués de principes en ce qui concerne la libre circulation des êtres humains. Or il ne peut y avoir d'un côté ceux qui, légalement, peuvent venir ici et de l'autre les damnés de la terre, sans aucun droit ni aucune autre perspective de venir en Suisse que l'illégalité ou l'asile.

"A gauche toute!" a tenté l'an dernier de nommer formellement cette loi pour ce qu'elle est: une loi contre les étrangers et non sur les étrangers, une loi raciste confirmant le caractère absolu du système dit "des deux cercles". Nous ne sommes pas en présence d'une loi sur l'immigration, mais d'un règlement de police, qui multiplie les mesures administratives et restrictives. C'est finalement une gigantesque machine à fabriquer des travailleurs sans papiers et sans droits, une machine aussi à limiter les droits des travailleurs étrangers établis ici légalement.

Alors qu'elle avait déjà été durcie après son passage au Conseil national, on pouvait penser que le fond de l'inacceptable était atteint avec cette loi. Or, le cap de l'arbitraire total a en fait été atteint après son passage devant le Conseil des Etats, ce qui donne définitivement tort aux stratèges socialistes qui avaient cru pouvoir l'adopter ou s'abstenir au Conseil national. Les conditions de regroupement familial sont durcies. L'automaticité du droit de faire venir le conjoint et les enfants est supprimée. Le seuil de l'âge permettant un regroupement familial a baissé de 14 à 12 ans, comme si un enfant de 14 ans n'était pas juste un enfant ayant le droit de vivre avec sa famille! La petite possibilité de régularisation des sans-papiers a également été éliminée. La cerise sur le gâteau, le comble de l'arbitraire, c'est la suppression de l'octroi automatique du permis d'établissement C aux étrangers vivant en Suisse depuis plus de dix ans.

L'examen approfondi voulu par la majorité des membres du Conseil des Etats ouvre là aussi la porte toute grande à l'arbitraire. L'étranger n'aura dans ce pays plus le droit à l'erreur, plus le droit d'être au chômage, d'être malade ou invalide. Un examen approfondi de sa situation par les autorités cantonales dira s'il peut rester là ou pas. Cette situation honteuse est déjà vécue par des détenteurs de permis B jetés hors de la Suisse comme des malpropres, par exemple après un accident de chantier.

L'ensemble de cette disposition est d'ailleurs marqué par l'usage de la forme potestative. Il n'y a plus de droits, mais juste l'arbitraire. Celles et ceux dans ce Parlement qui essayent déjà actuellement d'utiliser les quelques fenêtres existant dans nos lois et nos ordonnances pour régler des situations humaines désespérées savent à quel point leur effort est la plupart du temps vain.

Ce règne de l'arbitraire, cette absence de droits nous maintiennent dans cette vieille tradition de la politique de la Suisse à l'égard des étrangers: nous ne voyons que la main-d'oeuvre mais pas l'humain, et nous jetons la main-d'oeuvre dès qu'elle ne nous sert plus.

Un mot encore pour dire que cette loi contre les étrangers est aussi, mine de rien, une loi contre les Suisses. Ceux-ci sont souvent sidérés lorsqu'ils découvrent, par les hasards de la vie, que la mère ou les enfants de leur nouvelle conjointe, par exemple, n'ont simplement aucune possibilité de venir en Suisse.

"C'est la honte!", comme disent les jeunes, la honte de voir supprimer dans la loi sur l'asile le dernier rempart contre la barbarie qu'était l'admission humanitaire, la honte de voir le simple droit de principe de rester en Suisse arraché aux détenteurs d'un permis C. Après le vote de dimanche dernier, ce vote d'ouverture, nous ne pouvons ériger un mur entre la Suisse et le monde.

"A gauche toute!/Links!" vous invite donc à retirer la loi sur les étrangers de l'ordre du jour. Il faut logiquement la renvoyer au Conseil fédéral afin qu'il présente une loi sur l'immigration cohérente.

Blocher Christoph · BR-M · Conseil fédéral · Zurich

Durch die Annahme der Freizügigkeitsabkommen ist keinerlei neue Situation entstanden. Ich wüsste nicht, was hier anders geworden wäre. Bevor wir die Personenfreizügigkeit mit den alten EU-Staaten beschlossen hatten, gab es auf unserem Arbeitsmarkt einerseits Schweizer, und alle ausserhalb waren Ausländer. Dann beschlossen wir die Freizügigkeit. Jetzt gelten die Quoten, und wenn die Quoten abgelaufen sind, gelten auch die Europäer im Sinne des Arbeitsmarktes als Schweizer. Jetzt sind die zehn neuen EU-Länder dazugekommen, somit gilt das künftig auch für sie.

Dahinter steht, Frau Huguenin, eine andere Ausländerpolitik, die besagt: Jeder aus dem Ausland kann kommen, wenn er eine Arbeit hat. Ich wäre natürlich sehr für diese Politik. Aber das geht nur für einen Fall: wenn Sie die Sozialleistungen einschränken. Sie können nicht jedermann kommen lassen und ihm das Recht geben, zehn Monate hier zu sein, eine Arbeit zu suchen, eine Arbeit zu ergreifen und dann das ganze Sozialsystem zur Verfügung zu haben. Das machen wir jetzt in Bezug auf die Europäer. Aber wenn Sie es für die ganze Welt machen, geht das leider nicht.

Es ist keine neue Situation entstanden. Darum bitte ich Sie, diesen Antrag abzulehnen.

Pfister Gerhard · Mit-M · Conseil national · Zoug · Groupe démocrate-chrétien

Die Debatte, die nun mit dem Ordnungsantrag Huguenin initiiert wird, ist eigentlich bereits geführt worden, nämlich in unserer ersten Beratung, als wir in der Sondersession 2004 über dieses neue Ausländergesetz debattierten. Schon damals gab es Kritik am dualen System. Der Bundesrat hat vorhin die Gründe noch einmal erwähnt, warum man beim dualen System bleiben und nicht zum monistischen übergehen sollte. Die Argumentation in Bezug auf die Abstimmung zum Freizügigkeitsabkommen kann man natürlich auch anders führen. Es war zum Beispiel in meinem Kanton ein entscheidendes Argument für dieses Freizügigkeitsabkommen, dass man dann die aussereuropäische Migration begrenzen werde und wolle, und das tut dieses neue Ausländergesetz. Insofern hat die Kommission dieses Ausländergesetz in Kenntnis der Problematik oder in Kenntnis der möglichen Abstimmungsergebnisse beraten.

Ihren Vorwurf des Rassismus und der Willkür möchte ich zurückweisen, Frau Huguenin. Ich glaube, dass die Reglemente und Gesetze, die wir heute haben, eines Rechtsstaates würdig sind. Die Schweiz ist - bis zum Beweis des Gegenteils durch Sie - mindestens noch ein Rechtsstaat, und daran wird sich auch mit der Beratung des Ausländergesetzes hoffentlich nichts ändern. Inhaltlich können Sie selbstverständlich zum Beispiel bei der Regelung bezüglich der "sans-papiers" anderer Meinung sein. Das rechtfertigt aus der Sicht der Kommission, mit der ich keine Rücksprache nehmen konnte, einen Rückweisungsantrag nicht.

Ich bitte Sie, den Ordnungsantrag Huguenin abzulehnen.

Beck Serge · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe radical-libéral

Il est tout de même piquant de constater que l'extrême gauche, qui s'est opposée à l'élargissement du premier cercle - en tout cas une partie d'entre elle -, vient aujourd'hui dans ce conseil pour demander de remettre en question le débat sur la loi sur les étrangers.

Nous abordons, et nous aborderons, dans le cadre de ce deuxième débat, le problème de la régularisation des sans-papiers. Encore, pour l'aborder, faut-il bien vouloir entrer en discussion! Je crois donc que ce n'est pas en renvoyant au Conseil fédéral un tel projet, alors que nous avons déjà largement débattu des principes qui fondent cette loi, que nous avancerons. Dans le cadre de cette loi, il y a un certain nombre de mesures - je l'ai rappelé tout à l'heure - qui favorisent l'intégration, y compris au titre du regroupement familial, même si vous ne voulez pas le reconnaître, Madame Huguenin.

Je ne peux donc que vous inviter à rejeter cette motion d'ordre.

Zisyadis Josef · Mit-M · Conseil national · Vaud · Non inscrit

Je n'ai pas de question; je voulais juste rappeler quelque chose. Je croyais que mon collègue Beck était un homme informé. Mais, peut-être n'a-t-il pas pris en compte le fait que les Bilatérales I ont été votées ici par les représentants de ce qu'il appelle "l'extrême gauche", tout comme les Bilatérales II, même si nous voulions que les mesures d'accompagnement soient bien plus importantes. Il faut prendre le temps de vous informer, Monsieur Beck!

Beck Serge · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe radical-libéral

Ecoutez, Monsieur Zisyadis, je prends volontiers note de votre remarque. Elle concerne un certain nombre de membres de votre groupe et du mouvement que vous représentez. Mais il y en a d'autres, et on peut les mentionner, en particulier dans le canton de Genève, qui représentent les mêmes idées que vous et qui sont souvent en parfaite coordination avec votre action, qui ont combattu les Bilatérales II.

Meyer Thérèse · P-F · Conseil national · Fribourg · Groupe démocrate-chrétien

Abstimmung - Vote

Für den Ordnungsantrag Huguenin .... 50 Stimmen

Dagegen .... 114 Stimmen

Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen

Le débat sur cet objet est interrompu

Schluss der Sitzung um 12.45 Uhr

La séance est levée à 12 h 45