RO 2017 6575
Ordonnance du SEFRI
sur la formation professionnelle initiale
Boulangère-pâtissière-confiseuse/Boulanger-pâtissier-confiseur
avec attestation fédérale de formation professionnelle
(AFP)
Modification du 1er novembre 2017
21107 Boulangère-pâtissière-confiseuse AFP/ Boulanger-pâtissier-confiseur AFP Bäckerin-Konditorin-Confiseurin EBA/ Bäcker-Konditor-Confiseur EBA Panettiera-pasticciera-confettiera CFP/ Panettiere-pasticciere-confettiere CFP
Le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI)
arrête:
I
L’ordonnance du SEFRI du 27 octobre 2010 sur la formation professionnelle initiale Boulangère-pâtissière-confiseuse/Boulanger-pâtissier-confiseur avec attestation fédérale de formation professionnelle (AFP)1 est modifiée comme suit:
Préambule
Le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI), vu l’art. 19 de la loi fédérale du 13 décembre 2002 sur la formation professionnelle (LFPr)2, vu l’art. 12 de l’ordonnance du 19 novembre 2003 sur la formation professionnelle (OFPr)3, vu l’art.4, al. 4, de l’ordonnance du 28 septembre 2007 sur la protection des jeunes travailleurs (OLT 5)4,
Art. 1, phrase introductive (ne concerne que le texte allemand) et let. b
Les boulangers-pâtissiers-confiseurs de niveau AFP maîtrisent notamment les activités suivantes et se distinguent par les comportements ci-après:
b. ils exécutent les travaux dans une optique économique et d’efficacité énergétique à l’aide des techniques, des appareils, des machines et des installations donnés;
Art. 7
Dès le début de la formation, les prestataires de la formation remettent et expliquent aux personnes en formation les directives et les recommandations en matière de sécurité au travail, de protection de la santé et de protection de l’environnement, en particulier celles relatives à la communication des dangers (symboles de danger, pictogrammes, signes d’interdiction) dans ces trois domaines.
Les directives et les recommandations précitées font partie intégrante de la formation dispensée dans tous les lieux de formation et elles sont prises en considération dans les procédures de qualification.
Les personnes en formation acquièrent, sur tous les lieux de formation, des connaissances en matière de développement durable, notamment en ce qui concerne l’équilibre entre les intérêts sociétaux, écologiques et économiques.
En dérogation à l’art.4, al. 1, OLT 5 et conformément aux prescriptions de l’art.4, al. 4, OLT 5, il est permis d’occuper les personnes en formation, en fonction de leur niveau de connaissance, aux travaux mentionnés dans l’annexe du plan de formation.
La dérogation visée à l’al.4 présuppose que les personnes en formation soient formées, encadrées et surveillées en fonction des risques accrus qu’elles courent; ces dispositions particulières sont définies dans l’annexe du plan de formation à titre de mesures d’accompagnement en matière de sécurité au travail et de protection de la santé.
Art. 10, al. 2 à4
Le plan de formation:
détaille les contenus de la formation initiale et les dispositions en matière de sécurité au travail, de protection de la santé et de protection de l’environnement, et définit quelles compétences opérationnelles sont transmises et acquises dans chaque lieu de formation;
contient le tableau des périodes d’enseignement à l’école professionnelle;
désigne l’organe responsable des cours interentreprises et définit l’organisation des cours ainsi que leur répartition sur la durée de la formation professionnelle initiale;
établit un rapport direct entre les compétences opérationnelles et la procédure de qualification et décrit les modalités de cette dernière;
e. détaille les mesures d’accompagnement en matière de sécurité au travail et de protection de la santé dans une annexe.
Le plan de formation est assorti de la liste des instruments servant à promouvoir la qualité de la formation professionnelle initiale avec indication des sources.
Abrogé
Art. 12, titre et phrase introductive
Exigences posées aux formateurs Les personnes ci-après remplissent les exigences posées aux formateurs:
Art. 13, al. 1 à4
Les entreprises qui disposent d’un formateur occupé à 100 % ou de deux formateurs occupés chacun au moins à 60 % peuvent former une personne.
Une autre personne peut être formée pour chaque professionnel supplémentaire occupé à 100 % ou pour chaque groupe supplémentaire de deux professionnels occupés chacun au moins à 60 %.
Sont réputés professionnels les titulaires d’un certificat fédéral de capacité ou d’une qualification équivalente dans le domaine de la personne en formation.
Dans les entreprises qui ne sont autorisées à former qu’une seule personne, une seconde personne peut commencer sa formation si la première entame sa dernière année de formation professionnelle initiale.
Titre précédant l’art. 14
Section 7 Dossier de formation, rapport de formation et dossier des prestations
Art. 14 Dossier de formation
Pendant la formation à la pratique professionnelle, la personne en formation tient un dossier de formation dans lequel elle inscrit au fur et à mesure les travaux importants concernant les compétences opérationnelles à acquérir.
Au moins une fois par semestre, le formateur contrôle et signe le dossier de formation et en discute avec la personne en formation.
Art. 14a Rapport de formation
À la fin de chaque semestre, le formateur établit un rapport attestant le niveau atteint par la personne en formation. À cette fin, il se fonde sur les prestations de la personne en formation pendant la formation en entreprise et sur les remarques relatives aux prestations fournies à l’école professionnelle et dans les cours interentreprises. Il discute du rapport de formation avec la personne en formation.
Le formateur et la personne en formation conviennent si nécessaire de mesures permettant d’atteindre les objectifs de la formation et fixent des délais en conséquence. Ils consignent par écrit les décisions et les mesures prises.
À l’issue du délai fixé, le formateur vérifie l’efficacité des mesures prises et fait mention de ses conclusions dans le prochain rapport de formation.
Si les objectifs ne sont pas atteints malgré les mesures prises ou si les chances de réussite de la personne en formation sont compromises, le formateur le signale par écrit aux parties contractantes et à l’autorité cantonale.
Art. 15, titre
Dossier des prestations fournies dans la formation scolaire et dans la formation initiale en école
Art. 16, let. c, ch. 2 et 3
Est admise aux procédures de qualification la personne qui a suivi la formation professionnelle initiale:
c. dans un autre cadre que celui d’une filière de formation réglementée et qui: 2. a effectué2 ans au minimum de cette expérience dans le domaine d’activité des boulangers-pâtissiers-confiseurs AFP, et 3. démontre qu’elle satisfait aux exigences des procédures de qualification.
Art. 19, al. 1, phrase introductive (ne concerne que le texte italien) et 3
La note d’expérience correspond à la moyenne, arrondie à une note entière ou à une demi-note, des4 notes de l’enseignement des connaissances professionnelles figurant dans les bulletins semestriels.
Art. 22, al. 2
L’AFP autorise ses titulaires à porter le titre légalement protégé de «boulangèrepâtissière-confiseuse AFP»/«boulanger-pâtissier-confiseur AFP».
Titre précédant l’art. 23
Section 10 Commission suisse pour le développement de la profession
et la qualité de la formation des professions de production de la boulangerie-pâtisserie-confiserie
Art. 23, al. 1 et 4
La Commission suisse pour le développement de la profession et la qualité de la formation des professions de production de la boulangerie-pâtisserie-confiserie (commission) comprend:
six à huit représentants de l’Association suisse des patrons boulangersconfiseurs (BCS);
un représentant de l’Ecole professionnelle Richemont;
un représentant des enseignants des connaissances professionnelles;
un représentant de l’Association suisse du personnel de la boulangerie, pâtisserie et confiserie (aspbpc);
au moins un représentant de la Confédération et au moins un représentant des cantons.
Elle est notamment chargée des tâches suivantes:
examiner la présente ordonnance et le plan de formation au moins tous les 5 ans en fonction des développements économiques, technologiques, écologiques et didactiques; intégrer, le cas échéant, de nouveaux aspects organisationnels de la formation professionnelle initiale;
identifier les développements qui requièrent une modification de l’ordonnance et demander à l’organisation du monde du travail compétente de proposer au SEFRI les modifications voulues;
identifier les développements qui requièrent une adaptation du plan de formation et proposer à l’organisation du monde du travail compétente d’effectuer les adaptations voulues;
prendre position sur: 1. les instruments de validation des acquis de l’expérience, 2. les instruments servant à garantir et à mettre en œuvre la formation professionnelle initiale et à en promouvoir la qualité, en particulier les dispositions d’exécution relatives aux procédures de qualification avec examen final.
II
La présente ordonnance entre en vigueur le 1er janvier 2018.
1er novembre 2017 Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation: Josef Widmer Directeur suppléant