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Collectes de données régulières sur les maladies et le bien-être psychiques

Texte déposé

Le Conseil fédéral est chargé de veiller à ce que des données relatives aux maladies et au bien-être psychiques soient régulièrement collectées, par exemple sous la forme d’une étude de cohorte.

Une minorité de la commission (Thalmann-Bieri, Aellen, Aeschi, Amaudruz, de Courten, Glarner, Gutjahr, Graber, Vietze, Wyssmann) propose de rejeter la motion.

Développement

Dans son rapport, la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) constate que la Suisse ne dispose pas de données épidémiologiques collectées à intervalles réguliers qui permettraient de tirer des conclusions fiables sur la prévalence réelle des maladies psychiques au sein de la population. L’Office fédéral de la santé publique reconnaît ce constat et relève que le rapport national sur la santé 2025 indique qu’il n’est pas possible pour l’instant de répondre à la question de la prévalence des maladies psychiques en Suisse, faute d’études sur le sujet.

Cette lacune doit être comblée. L’augmentation du recours aux prestations psychothérapeutiques s’inscrit tant dans le cadre de l’introduction de la nouvelle réglementation concernant la psychothérapie pratiquée par des psychologues sur la base d’une prescription médicale que des évolutions au sein de la société. En l’absence de données épidémiologiques suffisantes, il est impossible de déterminer si cette augmentation est due à une offre excessive ou si, au contraire, elle a permis de remédier à une offre jusque-là insuffisante, en offrant un suivi à des personnes qui n’étaient pas prises en charge ou qui ne l’étaient pas assez.

Au vu de ces constatations, il convient de suivre la recommandation R3 du rapport de la ZHAW et de mettre en place un suivi épidémiologique systématique de la santé mentale.